Après la chute de l’Empire romain, les Bretons celtes qui vivaient dans ce qui correspond aujourd’hui à la Grande Bretagne furent contraints de fuir leurs terres envahies par les Saxons. Guidés par leurs chefs religieux et civils, ils émigrent en Armorique de manière pacifique.
Origines et Moyen Âge de Plabennec
Bien que saint Abennec soit reconnu comme le fondateur de Plabennec, les habitants honorent comme saint patron Saint Thénénan. Il semble que, très rapidement après l’installation de l’ermitage, un village protégé par une palissade de bois est bâti sur ce même site. Si, au début, les villageois de Lesquelen étaient « dirigés » par un chef de clan, au fil des siècles, un seigneur les a pris sous sa protection contre les envahisseurs normands et tous les autres pillards. Il eut alors construire une motte féodale vers le Xème siècle (comprenant la demeure seigneuriale, un donjon, les habitations du village, un claviare et une chapelle, le tout enserré d’une palissade en bois et de douves).
Au XVème siècle, le seigneur de Lesquelen quitte son château et fait construire le manoir de la Salle dont il ne reste plus que quelques traces aujourd’hui. Si Lesquelen a éré christianisé au Moyen Age, ce fut également le cas de nombreux autres sites à Plabennec. Le clergé a fait alors construire un certain nombre de croix chrétiennes dans plusieurs quartiers de la paroisse, des calvaires et des chapelles. Au Moyen Age et à l’époque moderne, le développement de Plabennec sur le plan religieux peut se faire parallèlement et grâce à la croissance démographique.
Les multiples seigneuries à l’origine des chapelles, croix et calvaires, le sont aussi pour la construction des manoirs et des moulins (Manoirs du Rest, de Kerbrat…). Autour de ces derniers, toute une petite communauté s’installe et vit pratiquement en autarcie. Les seigneurs disposent de métayers qui travaillent leurs terres. Sous l’Ancien Régime, les manoirs sont nombreux à Plabennec mais après la Révolution et au XIXème siècle, la plupart d’entre eux sont remaniés ou tout simplement abandonnés avant de tomber en ruines.
Plabennec au XXème Siècle : Guerres et Modernisation
Pendant le conflit de 1914/1918, 739 Plabennecois sont mobilisés. Parmi eux, 150 sont tués, 81 blessés et 58 faits prisonniers de guerre. Parmi les survivants revenus dans la commune après le conflit, nombre d’entre eux meurent prématurément. Ces disparitions précoces ont eu de nombreuses répercussions sur le quotidien des Plabennecois et notamment sur la démographie en 1911, la population totale était de 3 887 habitants alors que, en 1921, elle n’était plus que de 3 823.
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Lors de la seconde guerre mondiale, ce sont 300 hommes de la commune qui s’en vont au front. 175 d’entre eux connaissent la captivité. En 1940, plusieurs jeunes Plabennecois, dont Marcel Bouguen, rejoignent la France libre et la résistance.
Commune rurale, Plabennec comptait dans la première moitié du XXème siècle jusqu’à 400 fermes dont la majorité ne dépassait pas les 10 hectares. Après la Seconde Guerre mondiale, le monde agricole connait de grands bouleversements au niveau économique et social. L’arrivée du tracteur et la mécanisation des travaux agricoles transforment la commune.
En 1904 une ligne de chemin de fer reliant Lesneven ou Lannilis à Brest en passant par Plabennec est inaugurée. La commune compte alors trois gares : la grande gare à l’entrée de l’agglomération, la petite gare de Ravean et celle de Locmaria. La modernisation de la commune passe également par la construction d’un grand réseau d’eau potable en 1938, l’électrification en 1948 et, dans les années 1970, la création d’un réseau d’assainissement collectif.
En effet, à partir des années 1960, la généralisation de l’automobile et la proximité de l’agglomération brestoise entraînent un développement de la commune, sous forme de lotissements autour du bourg notamment.
Découvertes Archéologiques et Figures Religieuses
Au XIXème siècle, les fouilles mettent au jour sous l’amoncellement de pierre et de terre une chambre funéraire, recouverte d’une pierre de 2,70 m sur 3,80 m. Le menhir de Prat Lédan est répertorié au XIXème siècle comme menhir à demi renversé sur un talus puis brisé par la foudre.
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Seigneur de la cour de Londres, Thénénan demande au seigneur de l’enlaidir en recouvrant son corps d’une lèpre repoussante. Après quelques années d’épreuves, Saint Carantec le guérit et l’envoie en Armorique où le Saint fond l’église de Plabennec et celle de la Forest. Il défend le pays contre les invasions des Danois, puis est appelé au siège de Saint Pol de Léon. Il meurt en 635.
Patrimoine Religieux et Architectural
Vestige de l’ancienne église, le porche porte l’inscription : ” noble et vénérable messire De Kergariou sieur recteur G. De nombreux vols sont commis dans l’église entraînant le conseil de fabrique à prendre des mesures en installant cette cloche au dessus de la Sacristie. La statue qui représente Sainte Catherine, patronne des philosophes et des étudiants, faisait partie du mobilier de l’ancienne église paroissiale remaniée au début du XIIIème siècle. Elle a été retrouvée sous le retable. La statue de Saint Nicolas a été offerte par un ecclésiastique dont elle porte l’écu et le calice. Le retable du Rosaire représente une vierge à l’enfant, entourée de médaillons figurant le mystère du rosaire.
Manoirs et Personnalités
Le dramaturge Tanguy Malmanche vit dans ce manoir la moitié du temps à partir de l’âge de douze ans. Il y compose des pièces de théâtre. Le manoir donne lieu à une légende. Cette maison est la plus ancienne du bourg de Plabennec. Ce manoir aurait été construit par les familles Perrier et Duplessis dont il reste la trace dans un manuscrit de la chapelle de Loc Maria Lann. Ce bâtiment agricole dépendait d’un manoir désormais détruit. Du manoir, il subsiste les pierres du puits et trois bases de colonnes de style renaissance. Une chapelle Saint Christophe se trouvant également dans le domaine a disparue lors du remembrement. La chapelle Saint Roch qui se trouvait à proximité de ce calvaire lui a donné ce nom.
Le Petit Train et les Bombardements de Brest
Le petit train départemental qui allait de Brest à Lannilis s’arrêtait à cette gare pour faire le plein en eau et en charbon. La ligne Brest-Lesneven, qui faisait aussi étape à cette gare, cesse de fonctionner vers 1838, mais a repris du service pendant l’occupation, afin de transporter le béton nécessaire aux Allemands pour construire le mur de l’Atlantique.
Les premiers, d’origine anglaise, s’installent à Brest. En 1869, John Burnett Stears épouse Béatrice De Trobriand. Le couple s’installe au Leuhan. Construit en 1838, le moulin est exploité par plusieurs familles au cours du XIXème siècle.
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« Mercredi matin, vers 3 heures, des avions britanniques ont survolé Brest et ses environs. Ils sont revenus vers 7 heures, et encore le soir vers 21 heures. Au cours des deux premières incursions, plusieurs bombes sont tombées sur le territoire de Saint-Marc, causant des dégâts matériels assez importants. Dans la rue Saint-Marc, une bombe de petit calibre est tombée sur le trottoir opposé aux immeubles portant les numéros 6, 8 et 10. Ces trois maisons ont été criblées d’éclats. Au numéro 10, la devanture d’une épicerie, tenue par Mme Pont, a été sérieusement endommagée. Des éclats ont brisé persiennes et vitres et ont pénétré à l’intérieur des appartements de MM. Cam et Ollivier occasionnant des dégâts aux meubles et aux murs.
« Au n° 8, les portes d’un dépôt appartenant à M. Mary, marchand de primeurs, ont été trouées et arrachées. Au n°6, les appartements de Mme Guillou, Mme Simon, Melle Porchel, Mme Floquet et M. Joly ont été gravement endommagés. Mme Joly a été légèrement blessée à la jambe par un éclat de vitre.
« Dans la rue Cuvier, huit bombes incendiaires sont tombées, les unes au milieu de la rue, où un culot est resté enfoncé en terre ; deux autres dans des jardins où elles n’ont causé aucun dégât et la dernière au numéro 5 de la rue. La bombe a traversé le toit, le faux grenier, le plancher de la salle à manger, pour tomber dans la cave où les propriétaires, M et Mme Malfart, dormaient par précaution. Réveillés en sursaut, ils sont sortis par le soupirail, les escaliers étant bouchés par la bombe. Les flammes ont été éteintes par le sable jeté ensuite par les propriétaires, aidés des voisins. Les pompiers, alertés, sont arrivés rapidement sur les lieux, mais n’ont heureusement pas eu à intervenir.
« Mais la plus grosse bombe est tombée à environ 100 mètres du fort du Guelmeur, dans un jardin situé derrière deux maisons jumelles, 93 et 95 rue du Guelmeur appartenant l’une à M. Léon, mutilé de guerre et l’autre à son gendre, M. Gougaud, actuellement prisonnier en Allemagne. Le projectile, tombé à 6 mètres des villas, y a causé des dégâts très importants. La façade donnant sur le jardin est complètement dégradée et trouée, les portes sont éventrées, les fenêtres n’existent plus et leurs vitres gisent en mille morceaux, à l’extérieur ou dans les appartements. Dans ceux-ci règne un désordre indescriptible : lustres cassés, amas de plâtre tombés du plafond ou des murs intérieurs également troués par les éclats, meubles abîmés et renversés se mêlent dans un spectacle désolant. Une penderie a été traversée. Un éclat a traversé la maison de part en part pour se loger dans une villa de l’autre côté de la rue. Enfin la toiture du garage a été enlevée par suite de la déflagration. C’est une chance providentielle qu'aucune victime n’est à déplorer. M. Le Roux, commissaire de police de Lambézellec, s’est rendu sur les lieux. M.
« Cependant, les avions britanniques ont de nouveau survolé la région brestoise le soir vers 21 heures. Ce fut la plus forte alerte que Brest ait eu depuis la guerre. Plusieurs bombes explosives sont tombées dans le centre de la ville, occasionnant des dégâts et faisant malheureusement des victimes. Il y aurait des morts et des blessés. La clinique d’accouchement du docteur Delalande a notamment été atteinte par une bombe. Femmes, malades et enfants ont été évacués par une ambulance allemande.
« Une autre bombe serait tombée dans la cour des maisons Simon, photographe, et Le Goul, pâtissier, rue Jean-Jaurès. Le feu ayant été communiqué à l’appartement de M. Simon, les pompiers ont dû être alertés et, arrivés sur les lieux, se sont rendus rapidement maîtres des flammes. On signale d’autres accidents dans d’autres endroits de la ville.
« La discipline de la population, qui avait en majorité gagné ses abris, a limité heureusement le nombre des victimes. On doit cependant déplorer des morts et des blessés, notamment dans une clinique d’accouchement située en plein centre et où des membres du personnel ont été atteints.L’émotion et l’indignation des Brestois sont extrêmes. Quel objectif militaire les Britanniques peuvent-ils se flatter d’avoir visé, dans des quartiers de commerce et de résidence qu’ils connaissent fort bien pour les avoir parcourus et y avoir fait des emplettes pendant près d’un an de séjour à Brest. Faut-il évoquer le vieil adage latin disant que « ceux que Jupiter veut perdre, il les aveugle » ?
Le journal Ouest-Éclair du lendemain (28 septembre 1940) n'ajoute guère de précisions, probablement à cause de la censure allemande écrivant, sous le titre : Après le bombardement de Brest et le sous-titre : Plusieurs édifices atteints : écoles, asiles, patronages, hôpital... « L'inqualifiable agression des Anglais, mercredi dernier, sur Brest et ses environs, a produit une grosse émotion. Il se confirme que le centre de la ville, comme les faubourgs et les environs, ont été littéralement saupoudrés de bombes. Des scènes extrêmement tragiques se sont produites en certains endroits. L'évacuation d'un cirque, Place de la Liberté, fut surprise par la chute d'un projectile. Les numéros suivants du même journal n'en parlent plus.
« Le 27 février 1943, l’agglomération brestoise a subi un violent bombardement aérien. Il a eu lieu de 14h50 à 15h00. L’alerte a été donnée à 14h45 et a pris fin à 16h00 ; les résultats sont les suivants : à Brest, quinze personnes ont été tuées dont huit femmes et trois enfants. Les quartiers de l’Harteloire, Pontaniou et Kerigonan ont particulièrement souffert. Une bombe de gros calibre est tombée sur l’École Professionnelle de Garçons où aucune victime n’est à déplorer, l’école ayant été évacuée depuis un mois environ. Les effets du souffle de la bombe tombée sur l’école et la projection des matériaux ont démoli les fenêtres, portes et cloisons de la caserne de gendarmerie de Brest. Les murs sont lézardés, la voiture automobile de liaison est inutilisable, les toitures sont partiellement détruites et la caserne est inutilisable ; il n’y a pas eu de blessé, le personnel étant à l’abri situé dans le bâtiment principal lors du bombardement.
« À Lambézellec, quinze personnes dont cinq femmes et un enfant ont été tuées. La Rue de la Vierge et le quartier de Kérinou ont beaucoup souffert. Plusieurs maisons ont été détruites ou endommagées. A Saint-Pierre, quatorze personnes, dont huit femmes et un enfant, ont été tuées. Les quartiers du Landais, Kerebezon et du Ruisan sont les plus éprouvés, plusieurs maisons ayant été détruites. Dans l’agglomération ont été dénombrés quarante-quatre morts, dont vingt-et-une femmes et cinq enfants.
Le Groupe Le Saint et le Stade Brestois
Mercredi 6 novembre, les joueurs du Stade Brestois fouleront la pelouse du Sparta Prague à l’occasion de la quatrième journée de la Ligue des champions. C'était en 1997, le Stade Brestois était tombé en 4e division et "je n'avais pas de survêtements pour mes joueurs", se souvient Pascal Robert, alors entraîneur du club. Le déplacement à 𝗣𝗿𝗮𝗴𝘂𝗲 : les infos pratiques !
Un quart de siècle plus tard, le groupe Le Saint est devenu un géant de la distribution de fruits et légumes, avec 900 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 2.800 salariés. La clé de ce succès? "Un mode de fonctionnement original avec une très large délégation de pouvoir", analyse Gilles Falc'hun, 77 ans, président de la holding Sill Entreprises, et ami d'enfance. "Ils laissent faire et ils demandent des comptes. Car travail et famille sont étroitement liés chez ces petits-enfants de paysans bretons. "C'est ce qui nous a bercés toute notre enfance", décrit Mme Junca. "Ils arrivaient tous, les uns après les autres, pour ramener leurs caisses", se souvient l'aîné Gérard, 63 ans, au ton volontiers gouailleur. "Et évidemment, ma mère leur payait un coup.
Dans les années 90, l'arrivée des centrales d'achat de la grande distribution fait vaciller l'entreprise en la privant de plusieurs clients. "On était jeunes, on voulait se battre et on n'a rien lâché", raconte Denis, 60 ans. Le groupe se diversifie alors dans la restauration et les produits de la mer et rachète ses concurrents, en Bretagne puis dans le Grand Ouest. En 2012, leur développement s'étend dans le sport, quand les deux frères sont sollicités pour reprendre l'équipe brestoise de handball féminin, en difficulté financière. Une nouvelle fête européenne ! "Des chouettes types", abonde Gilbert Thomas, 66 ans, surveillant pénitentiaire en retraite, qui a transpiré avec eux dans l'équipe de foot de Bourg-Blanc. "C'est une passion.
En 2016 justement, Denis prend la tête du Stade Brestois et le club retrouve la Ligue 1 trois ans plus tard. Les frères se lancent alors dans un projet de nouveau stade en périphérie de la ville...
Problèmes de Mobilité à Bourg-Blanc
Âgés et en déclin de mobilité, les Le Paire doivent emprunter la seconde entrée de leur maison de Bourg-Blanc. Elle donne sur une ruelle glissante, que la mairie n’envisage pas de goudronner. La végétation pousse rapidement entre les dalles de pierre de la ruelle attenante à la propriété de René et Marie-Louise Le Paire. Arrosée par la pluie, elle rend le passage dangereux. (Photo Le Télégramme/Yann Le Gall)« C’est de la discrimination contre les personnes âgées », considère Samuel Le Paire. La situation vécue par ses parents l’émeut naturellement. Résidants depuis près de cinquante ans rue Notre-Dame, à Bourg-Blanc, Marie-Louise (78 ans) et René Le Paire (79 ans) ne sortent plus de chez eux sans une boule au ventre.
| Année | Population |
|---|---|
| 1911 | 3 887 |
| 1921 | 3 823 |
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