BMW Motorrad renforce sa présence en Ile de France avec l'ouverture d'une toute nouvelle concession à Gennevilliers (92).
Le concept novateur de Moto Loft
L’initiatrice de ce projet ambitieux, Cécile Mayet l’a voulu novateur dans sa présentation et dans son approche. Le concept est à la fois une féminisation de l’univers de la moto et la création d’une passerelle vers le Lifestyle.
L'enseigne se démarque également par ses bâtiments, une ancienne usine de style Eiffel construite en 1948 et qui abritait l'atelier de réparation automobile de Gaz de France.
Coté technique, l’atelier est ouvert sur le show-room. Les clients pourront ainsi suivre les interventions et les mécaniciens participent de ce fait intégralement à la vie de la concession.
On retrouve également un important salon qui propose plus qu'un simple espace d'attente avec son accès wifi, sa bibliothèque ou encore la possibilité de prendre un café.
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Enfin, Moto Loft se pare d'une zone dédiée aux artistes pour des expositions temporaires. Cette partie est inaugurée par Götz Göppert qui expose 6 tirages grand format sur le thème de la BMW Vintage.
Laurent Nivalle, directeur artistique de DS Automobiles, est aussi photographe de talent à ses heures. L’enseigne conviait les motards au vernissage, le 26 janvier 2017. Une vente aux enchères de 12 tirages grand format y fut organisée. Elle avait un objectif de solidarité : le produit de la vente est versé à Martin, 19 ans, qui combat une grave maladie. Ses amis et sa famille ont décidé de lui offrir un grand voyage dépaysant, pour le motiver à guérir vite et bien. « Nous aimerions lui envoyer de l’énergie, des watts et des chevaux », explique l’équipe de la concession Moto Loft.
Les difficultés du marché des deux-roues à Paris
Frédéric Born tient une concession Peugeot de deux-roues avenue de Saint-Ouen (XVIIIe) depuis 22 ans. Le 31 mars 2024, il fermera définitivement les portes de son magasin, devant lequel trois scooters alignés attendent une réparation ce matin de janvier. « À l’époque, ils occupaient le trottoir sur 10 m », soupire Frédéric.
Selon l’Observatoire Solly Azar AAA-Data, Paris enregistre en 2023 une baisse des ventes de scooters thermiques de moins de 50 cm3 de 19 % sur un an. Sur les huit concessionnaires Peugeot installés dans la capitale début 2023, seuls trois sont encore présents. Au total, sur les 480 établissements présents dans la capitale, 28 ont mis la clé sous la porte au cours de l’année. Pour Frédéric, dont le père tenait déjà une concession avenue de la Grande Armée (XVIIe) fermée en 2008, c’est la « fin d’un monde », qu’il aura connu pendant près de trente ans.
Les causes du déclin
Télétravail, stationnement payant, restrictions de circulation...« Ce que nous avons vécu entre 2002 et 2020, c’est terminé », se résout Frédéric. Bien qu’il n’ait pas « trop souffert » de la crise sanitaire liée au Covid, les modifications du mode de vie depuis la pandémie ont eu des conséquences sur son activité. Avec la généralisation du télétravail, les deux-roues circulent moins : un effet boule de neige pour le gérant qui a vu s’écrouler les demandes de réparation, partie la plus rentable de son activité. En 2023, selon nos estimations, 5,8 % des réparateurs de scooters ont fermé boutique.
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Au télétravail s’ajoutent, selon Frédéric, les restrictions de circulation des deux-roues dans Paris intramuros, et notamment l’interdiction de rouler entre deux files.
« Les contraventions se font plus régulières et le temps gagné par les zigzags n’existe plus », détaille Frédéric, recueillant de la part de sa clientèle une forme de lassitude, les conduisant à abandonner leur véhicule motorisé, souvent pour se mettre au vélo mécanique ou électrique.
Habituellement, Benjamin change son scooter tous les trois ans. « Aujourd’hui, cela fait cinq ans que je roule avec le même : je n’ai aucun intérêt à investir si je ne peux plus rouler librement dans Paris », regrette-t-il.
Mais ce qui a décidé la plupart des clients de Frédéric, c’est le passage, depuis le 1er septembre 2022 au stationnement payant pour les deux-roues à moteur thermique. Et les chiffres parlent pour lui : « Je vendais une quinzaine de véhicules par mois. Du jour au lendemain, je suis passé à deux ou trois ».
Conséquences économiques
« Je comprends que mes clients ne veuillent pas s’ajouter un impôt supplémentaire », opinionne celui dont « le patron est le client » : cette réglementation a achevé de l’engloutir. Au total, c’est 30 % du chiffre d’affaires en moins pour Frédéric, qui perd 4 000 à 5 000 euros de bénéfice par mois et grignote dans sa trésorerie pour payer ses charges. Même en « remettant les mains dans le cambouis » pour alléger sa masse salariale, le loyer reste trop important à assumer. Le constat est donc sans appel, pour Frédéric, son activité est « devenue invendable ».
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Responsable d’un des trois magasins « La clinique du scooter » dans le XIVe arrondissement, Thomas Bou hanna attend la fin 2024 avant de se positionner sur une éventuelle fermeture. « Ce qui a complètement enfoncé le clou c’est l’inflation : de fait, la mobilité passe au troisième voire quatrième plan », analyse-t-il.
Pour Matthieu, client de Frédéric depuis 15 ans, cette chute libre est le fruit d’une « chasse aux moteurs thermiques ». Lui utilise encore quotidiennement son scooter qu’il trouve toujours « beaucoup plus simple ».
Mais le cinquantenaire reconnaît qu’il s’agit surtout d’une histoire de génération pas forcément prête à changer ses habitudes. « Je me sens égoïste, je conserve mon deux-roues par fainéantise mais faire la transition vers des mobilités douces demeure logique, physiquement et écologiquement parlant », avoue-t-il.
L'électrique comme alternative ?
Non concernés par le stationnement payant, les scooters électriques sont rapidement devenus la solution de repli idéale. Mais après un boom des ventes en 2022, l’attrait pour ces véhicules s’est rapidement essoufflé : les ventes ont baissé de 16 % sur l’année 2023 selon l’Observatoire Solly Azar AAA-Data.
Frédéric ne s’est pas essayé à l’électrique. « Il aurait fallu que j’en vende une cinquantaine par mois pour être rentable », commente-t-il. Sans oublier qu’un scooter électrique nécessite beaucoup moins de réparations qu’un scooter thermique, premier poste de rentabilité pour les concessionnaires.
Projet à long terme de la Ville de Paris, la transition vers l’électrique s’étend aussi aux vélos, dont l’usage est boosté par la création d’une centaine de pistes cyclables dans la capitale depuis 2020.
Matthieu le concède, avec la réduction des voies pour les automobilistes et les deux-roues, « je ne perdrais plus que cinq petites minutes si je roulais à vélo électrique ».
Frédéric, lui, n’a pas non plus voulu tenter de vendre ces bicyclettes en vogue. « On a changé de philosophie : on ne peut pas retrouver l’esprit vert dans mon magasin de thermique. Personne n’aurait l’idée de rentrer chez moi pour acheter un vélo électrique », tranche le concessionnaire, qui vendait près de 300 vélos par an dans les années 1990.
La situation en banlieue
Pour Frédéric, la transition vers le vélo électrique est aussi affaire de situation. « Ceux qui souffrent réellement sont les habitants de la grande couronne, d’autant plus que les transports en commun vers la banlieue ne sont pas efficaces », argue-t-il, résident lui-même à Ermont (Val-d’Oise).
Parmi ses clients toujours au rendez-vous, on trouve également « des restaurateurs mais aussi beaucoup de personnes travaillant dans le monde de la nuit, qui ne pourraient ni rentrer à vélo ni prendre le métro, fermé aux horaires qui les concernent », défend le concessionnaire, qui envisage une reconversion dans un tout autre secteur en Gironde.
Focus sur le guidonnage du C Evo
Un problème récurrent semble toucher le BMW C Evo, le guidonnage. Plusieurs utilisateurs ont partagé leurs expériences et solutions possibles :
- Resserrer la colonne de direction pourrait résoudre le problème.
- Vérifier et refaire l'équilibrage de la roue avant.
- Inspecter les roulements de direction et les changer si nécessaire.
- Contrôler les fourreaux de fourche et les joints spis.
- Serrage de la colonne à 3.5Nm par le dessous.
Un utilisateur, Joebar92, a partagé son expérience détaillée, incluant les vérifications déjà réalisées :
- Essai sur l'ensemble des modes de conduite et à différentes vitesses.
- Essai avec ou sans top case et parebrise haut.
- Changement du roulement de direction.
- Contrôle parallélisme fourreau de fourche.
- Pneus feelfree quasi neufs et équilibrés.
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