Fiat n’est pas un constructeur généraliste comme tous les autres. Si la marque a produit des voitures populaires à des cadences élevées, elle a toujours proposé des versions plus sportives.

Ce livre vous fait découvrir les modèles sportifs de Fiat, le constructeur italien qui a su allier popularité et élégance. Ces voitures, dessinées et produites principalement en Italie, sont issues des modèles de grande production, mais elles se distinguent par leur design, leur performance et leur luxe. Dans ce livre, vous trouverez les plus beaux coupés et cabriolets de Fiat, des années 1960 à 1990, inspirés des berlines de tourisme, comme la 850, la 128, la 1500, la 2300 ou la 124. Vous découvrirez aussi les modèles les plus prestigieux, comme la Dino 2,4 l, le coupé 130, mais aussi le plus modeste, la 500 dans sa version Luxe.

Grâce à ce livre, régalez-vous des musiques émises par le six cylindres de la Dino, de la Fiat 2300 S ou du cinq cylindres du coupé 20 V. Percevez le plaisir de leur pilotage à travers les dynamiques X1/9, Barchetta et coupé 850.

La Fiat 124 Sport Coupé

Parmi les modèles les plus prisés de Fiat en collection, la 124 Spider tient une bonne place. Mais elle n’est pas la seule 124 sportive et désirable. La version coupé a de beaux atouts à faire valoir, évoquant, surtout dans ses deux premières versions, des dessins en provenance des grandes maisons de style italiennes. Le coupé, contrairement au spider, est le résultat du centre de style maison. Il singe les proportions d’auto plus huppées, mais en y regardant de plus près, son style lui est propre.

L’histoire du modèle débute en 1966 quand Fiat remplace sa 1500, modèle médian de la gamme, joignant les populaires citadines aux luxueuses berlines. La descendante se nomme 124 berline et se pare d’une ligne moderne pour l’époque, c’est-à-dire carrée ! Pour le reste, l’auto fait appel aux solutions éprouvées (moteur avant et propulsion à pont rigide), accompagnées d’une motorisation aux 60ch latins, lui permettant de belles performances. La berline connaît le succès et se voit même élue voiture de l’année 1967. Comme à son habitude, Fiat va rentabiliser son modèle en sortant une gamme complétée par trois dérivés : la Familiare (le break), la Spider et celle qui fait l’objet de notre attention ici, la Sport Coupé.

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Pour le coupé, le dessin de Fiat mêle élégance et sportivité, mais reste malgré tout consensuel. L’avant reprend les gimmicks des GT de Maranello avec une calandre fine et étirée, bordée de phares ronds et de petits clignotants. Le reste est plus original, notamment avec la grande surface vitrée, signe qu’à l’époque, les coupés faisaient rêver les pères de famille. Certains y retrouveront un peu de Maserati Mexico. En tout cas, si elle rentre un peu dans le rang comparée à son aînée, la sublime Fiat 1500 Coupé (une Ferrari 250 GT Coupé échelle ½), elle présente l’avantage de garder un prix compétitif lui permettant de rencontrer le succès : 14 000 F en prix d’accès, comparés aux 18 500 F d’une Giula GT Junior 1300 aux performances similaires.

Au style et au prix contenu s’ajoute une dernière pièce de choix, le moteur ! Exit le 1.2 L à arbre à cames latéral de la berline et bienvenue au bloc musical du spider, dessiné par Lampredi (un ancien de chez Ferrari, moteur que l’on retrouvera dans les Delta Integrale). Ce bloc de 1.4 L est équipé de 2 arbres à cames en tête et peut être accouplé à une optionnelle boîte 5 vitesses. L’ensemble promet un alléchant 170 km/h grâce à ses 90 ch. Les dessous sont moins excitants car ils reprennent ceux de la berline, avec cependant des voies élargies pour des soucis de style. On y retrouve quand même quatre freins à disques, communs à toute la famille, ainsi que des amortisseurs et suspensions coaxiaux aux quatre coins de l’auto.

Deux barres anti-roulis et une barre Panhard à partir de 1968 complètent un ensemble relativement simple mais moderne et éprouvé, offrant un comportement neutre. L’habitacle est accueillant avec des places arrière suffisamment logeables pour convaincre la belle-mère d’y loger, d’autant que les sièges semblent particulièrement enveloppants. Pour le pilote, l’ambiance est à la fête grâce à une batterie de compteurs et un volant à trou-trou qui flattent l’égo. En bonne Italienne qui se respecte, elle ne manque pas de charme !

Dès 1969, cependant, et malgré le succès de la première phase, la 124 coupé reçoit un profond restylage (BC). Chose assez rare, c’est cette version qui est souvent la préférée des amateurs. Force est de constater que la nouvelle calandre, comprenant deux optiques sur fond de grille courant sur la largeur complète de l’auto, se virilise telle une américaine. Cela se remarque d’autant plus avec le capot plongeant qui fronce le regard sportif de la nouvelle 124 Sport et la rapproche de sa glorieuse sœur Dino Coupé. L’arrière reçoit des feux plus larges qui, une fois n’est pas coutume, donnent un peu plus de personnalité à l’ensemble. Mais l’évolution ne s’arrête pas là, puisqu’un 1.6 L vient épauler le 1.4 L, promettant 110 ch et une vitesse de pointe de 180 km/h ! Fiat semble par contre définitivement se tourner vers les familles puisque l’auto évolue vers plus de confort, voyant sa tenue de route dégradée. Cela dit, aujourd’hui, cette évolution ne fera pas perdre d’intérêt pour qui cherche un joli coupé 4 places pour de belles balades en famille.

En 1972, la 124 évolue une nouvelle fois pour prendre la dénomination CC. Les moteurs suivent la cadence, Fiat reprenant les moteurs de la 132, avec en tête de file un 1.8 L de presque 120 ch. Le look devient plus disco avec une surprenante calandre, façon bouche de carpe affamée. On aime ou pas, elle donne néanmoins une nouvelle personnalité. L’arrière voit les feux migrer en bord de malle et devenir verticaux, autorisant une malle plus basse pour améliorer le seuil de chargement. La découpe des fenêtres change un peu et continue de donner un aspect plus sportif. Ce qu’elle perd en charme, elle le gagne en modernité, sans devenir désagréable à l’œil pour autant. L’intérieur se voit paré d’un revêtement style alu (en imitation bois sur les AC puis plastique sur les BC), et change enfin son volant en faux bois, dorénavant has-been !

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Les trois sont les mêmes et pourtant différentes, mais chacune donne l’impression de posséder un objet exclusif, ancré dans son époque, bien qu’assez bon marché. À l’AC le style pur et fluet, à la BC le look sportif, et à la CC le look disco. Dans tous les cas, elles proposeront un habitacle vaste, un ensemble motopropulseur permettant une insertion aisée dans la circulation actuelle et un confort acceptable pour vous permettre de rouler longtemps sur le réseau secondaire. Sans compter qu’elle s’offre à des prix raisonnables (surtout la phase CC).

Car, comme beaucoup de modèles Fiat, la 124 Sport Coupé bénéficie d’une histoire limpide, avec une production sur dix ans, et a même connu un beau succès : près de 114 000 exemplaires pour l’AC, 98 000 pour la BC et 75 000 pour la CC. Sans compter les 23 600 dérivés Seat ! Pourtant, aujourd’hui, il est rare d’en croiser, la faute à la corrosion ? Bien que certaines pièces soient difficiles à trouver (surtout d’un point de vue carrosserie), elle est, pour moi, un des modèles de production transalpine à réhabiliter pour son style, ses performances et sa cote assez attrayante. D’autant que, même si elle ne dispose pas de l’aura de sa sœur 124 spider, elle est aussi éligible dans de nombreuses compétitions historiques prestigieuses comme le Monte-Carlo historique et le Tour Auto. Alors, soyez plus malin que les autres et profitez de cette alternative aux classiques Alfa et Lancia.

La Fiat 1200 Cabriolet (1959-1966)

La gamme Fiat Cabriolet Pininfarina est une série de voitures dessinées par le maître du design italien Pininfarina et produites par le constructeur italien Fiat de 1959 à 1966. Elles étaient construites sur la base des Fiat 1200 Granluce Trasformabile.

Au cours de la seconde moitié des années 1950, le géant de Turin décide de rajeunir son cabriolet 1200 Trasformabile et confie l’étude de la carrosserie à Pininfarina qui réalisa un spider aux lignes classiques mais élégantes et correspondant bien au goût européen de l’époque. Fiat conserve la base mécanique de sa 1200 Trasformabile avec son fameux moteur de 1 221 cm3 qui équipait également sa berline 1200 et les Simca Aronde, développant 59 ch. Bien que le nom commercial officiel soit « Fiat 1200 Cabriolet », la nouvelle voiture était bel et bien un véritable spider deux places.

En 1961, en liaison avec le lancement de la nouvelle gamme des Fiat 1300/1500 Berlines, la 1200 Cabriolet subira un léger restylage de sa partie avant avec une nouvelle calandre et des feux différents. L’aménagement intérieur sera revu et sa motorisation évolue. Le moteur 1200 est abandonné au profit du nouveau moteur de 1 481 cm3 de 72 ch qui équipait la berline. À la suite du succès rencontré par ce modèle, et deux après la mise sur le marché de ses berlines 1300/1500, Fiat présente, en 1963, une version équipée du moteur 1 500 cm3 et propose la puissante 1500 S Cabriolet. Ce spider dispose d’un moteur à deux arbres à cames O.S.C.A. de 1 491 cm3développant 90 ch. Le modèle 1500 S était reconnaissable à sa grille de calandre différente et à la prise d’air plus large. La version 1500 était équipée de freins à tambours, la version 1500S reçut de série des freins à disque à partir de la fin de l’année 1961.

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La dernière génération de la très réputée Fiat 1500 Cabriolet est proposée, tout comme la puissante version 1600 S, en version coupé et spider, équipées du moteur O.S.C.A. porté à 1 568 cm3 avec un double carburateur qui développait la puissance très élevée pour l’époque, de 100 ch.

La Fiat 1500 Coupé

La Fiat 1500 Coupé est une auto très élégante aux lignes signées Pininfarina. Si elle entend concurrencer les productions du rival milanais, Alfa Romeo, elle reste plus bourgeoise que les coupés de la marque au trèfle. La Fiat 1500 berline succède à la 1200 Granluce en automne 1961. C’est dans ce contexte que Fiat entame un partenariat avec son voisin turinois, la très prestigieuse carrosserie Pininfarina. Le résultat est d’une rare élégance avec carrosserie aux traits équilibrés, encadrés par des phares ronds à l’avant et des feux arrière verticaux.

Jusqu’à la fin 1964, les deux versions cabriolets et coupés sont dotées du quatre cylindres maison de 67 chevaux et d’une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports. Enfin, en plus des versions standard dotées d’un seul arbre à cames de 1.500 cm3, des versions sportives dites « S » sont lancées. Elles bénéficient de la collaboration avec la très sportive marque O.S.C.A. créée par les frères Maserati. Enfin, les millésimes 1965 et 1966 se distinguent par un sigle rond entouré de lauriers, en hommage au glorieux passé de la marque en compétition.

Production de la Fiat 124 Sport Coupé
Modèle Années de Production Nombre d'exemplaires
AC 1966-1969 114 000
BC 1969-1972 98 000
CC 1972-1975 75 000
Seat (dérivés) 23 600

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