Parfois, le choix d’une voiture peut apparaître comme une évidence… Fervent amateur de voitures mal-aimées et/ou oubliées, je suis tombé sous le charme de la Fiat Panda 100HP en mars 2018. Sept ans plus tard, je tenais à vous faire un retour sur cette voiture méconnue et tirée à peu d’exemplaires. Cet article sera l’occasion de parler de fiabilité, du plaisir de conduite, de ses aspects pratiques, de ses qualités mais aussi de ses faiblesses. Avant tout, revenons brièvement sur l’histoire de cette voiture.
Les Origines de la Fiat Panda
Dans les années 70, la mode était aux petites autos citadines. Elles passent partout et sont robustes et à l’époque ce sont les 2CV et les Renault 4 qui ont la côte. Chez Fiat, les modèles 126 et 127 ne font plus le poids par rapport aux concurrentes et leur temps est venu de laisser la plus à une descendante. La Fiat 126 est devenue trop petite tandis que la 127 est trop chère, la marque turinoise cherche un entre deux.
Le patron de Fiat, Carlo Benedetti, appelle à la rescousse un certain Giorgietto Giugiaro. Ce dernier vient alors tout juste de dessiner pour Volkswagen la petite Golf. Benedetti souhaite pour sa nouvelle auto une interprétation moderne, et surtout, italienne, des petites citadines françaises qui ont la côte. Pas encore nommée officiellement, le projet 141 fait son apparition. Elle est une auto très simple. Très carrée, tous les panneaux de carrosserie de la voiture sont plats. Un atout pour les réparations qui sont donc plus faciles.
Le projet 141 fait 3.38 mètres de long, Fiat reste fidèle aux petits gabarits ! Toutefois contrairement à ses aïeules, celle qui deviendra la Panda peut accueillir confortablement 5 personnes. Si ses lignes sont simples, elle n’est pas pour autant dénuée de charme. La future Panda reçoit de nombreuses fonctionnalités qui permettent de la rendre conviviale. L’un de ses atouts, c’est sa banquette arrière qui est amovible et qui peut se positionner dans plusieurs positions. Même si elle est petite, elle peut donc être très pratique.
Présentation et Premières Motorisations
La Fiat Panda est présentée en 1980 au Salon de Genève. A l’époque, la presse est plutôt positive à son sujet. Elle est compacte, mais spacieuse, économique mais brillante, séduisante et pratique. Le projet 141 semble être bien accueilli. Sous le capot, les premières Panda reprennent les deux motorisations de la 126 et de la 127. Il existait donc la Fiat Panda 30, qui était équipée du moteur bicylindre de 30ch de la 126. Cette dernière était réservée au marché italien, puisqu’en France seule la Fiat Panda 45 était commercialisée. Elle avait donc le 4 cylindres de 903 cm³ de la 127 qui développait 45ch. Pour les reconnaitre, il suffisait de regarder la position de la grille métallique sur la calandre ! Sur la 30, les fentes étaient à droite pour envoyer l’air au ventilateur du bicylindre tandis que sur la 45 elles sont à gauche.
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Pourquoi « Fiat Panda » ?
Bon, avant de comprendre pourquoi la Panda porte ce nom là, il faut un peu revenir sur la crise identitaire qu’elle a traversé. Pour ça, je remercie Pierre pour les infos ! A sa sortie, le projet 141 doit porter un nom significatif. Elle s’appellera tout d’abord Rustica. Mais la sortie de la nouvelle petite Fiat ne se fera pas sans encombre, ce qui causera des répercussions sur son appellation. En effet, le lancement en production de la « Rustica » se fait dans un contexte de grève aux usines Fiat. La situation est très tendue, à tel point que certains modèles de présérie seront détruits par des manifestants.
A la même époque, Fiat change de main. C’est Vittorio Ghidella qui prend la relève de la direction et ce dernier n’était à priori pas ravi du projet 141. Il paraît qu’il n’aimait pas l’auto, et avec, son nom aussi lui déplaisait. Du coup, il va être changé à nouveau. La firme turinoise nommera alors cette petite citadine « Panda ». Et non, ça n’a rien à voir avec l’animal, aussi mignon soit-il ! En fait, ce nom est inspiré de la déesse romaine Empanada. Dans les croyances antiques, elle était la déesse de l’hospitalité et des voyageurs. Elle était souvent surnommée Empanda, ou tout simplement Panda.
Évolutions et Versions Notables
La Fiat Panda connaîtra un bon nombre d’évolution au cours de sa carrière. Déjà, quelques mois à peine après sa sortie, Fiat sort pour le marché français la Fiat Panda 35. Cette dernière reprend la motorisation de la Seat Panda ! Cette dernière n’est autre que la Panda espagnole produite par Seat.
Si la Fiat Panda plait beaucoup à sa sortie, on lui reproche toutefois une chose : elle n’est pas confortable, et elle tient moyennement bien la route. Il faudra attendre 1982 pour que Fiat améliore ce point avec la Fiat Panda Super. Cette dernière dispose déjà de pas mal de changements. Les suspensions sont meilleures, elle obtient de nouveaux ressorts de suspensions arrières ainsi que des amortisseurs renforcés. S’ils arrivent sur la Super, petit à petit toute la gamme va les adopter. De même pour la nouvelle calandre et les bas de caisses peint couleur carrosserie.
La Fiat Panda 4x4
C’est 3 ans après la sortie de la Panda, en 1983, que l’on voit arriver la Fiat Panda 4×4. Fiat fera appel à un autrichien pour développer la transmission à 4 roues motrices non permanentes, c’est Steyr Puch qui va s’en occuper. En plus de sa nouvelle transmission, elle dispose aussi d’une garde au sol relevée, de suspensions et de pneus spécifiques ainsi que des bandes de protections latérales et des bavettes. A l’intérieur, la 4×4 reçoit aussi un intérieur en simili cuir, plus résistant que le tissus.
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Cette nouvelle version vient compléter la gamme et permet d’assoir un peu plus la réputation de la Panda d’une auto polyvalente avec laquelle on peut tout faire. D’ailleurs, les 4 roues motrices ont l’avantage d’offrir un confort et une tenue de route supplémentaires qui pouvaient manquer. Elles ne sont pas qu’accessoires puisque la petite italienne pouvait, malgré un moteur de 48ch, gravir des pentes à 50%, voire plus avec une seule personne à bord.
Les Modifications de 1986
La plus grosse évolution de la Fiat Panda s’opère en 1986. Si la carrosserie change quelque peu, ce sont surtout les trains roulants qui vont évoluer. Une nouvelle suspension arrière est ajoutée dans la Panda pour un compromis confort-tenue de route en net progrès ! Les premières Panda étaient équipée d’un essieu rigide. Ce dernier est abandonné en 1986, à l’exception de la 4×4 qui le conserve. On installe alors dans cette nouvelle version un essieu Omega qui encore une fois va améliorer le confort de l’auto. Elle se sépare petit à petit de ses défauts ! C’est aussi sous le capot qu’il y aura du changement puisqu’à partir de ce moment-là, ce sont les moteurs Fire qui sont implantées dans la baie moteur. Déjà inaugurés sur la Fiat Uno, les petits 4 cylindres sont conçus avec Peugeot. La Panda recevra aussi les liaisons au sol de la Lancia/Autobianchi Y10.
La Panda Elettra
Si c’est la plus populaire, la 4×4 n’est pas la seule autre version de la Panda a avoir existé. La seconde décennie de production de la Panda est importante, nous sommes alors dans les années 1990. A cette époque, Fiat cherche à concrétiser son engagement envers la protection de l’environnement. Pour cela, la firme décide de transformer la Panda de série en voiture électrique. Elle s’appelle alors Panda Elettra. Il s’agit de la toute première voiture électrique fabriquée de série et par un constructeur mondial. Le 750 Fire est remplacé par un moteur électrique en courant continu à excitation de 9,2 kW de puissance. Ce sont douze batterie de 6V qui génèrent la puissance de l’auto. La petite Elettra dispose d’une autonomie de 100km et ses batteries se rechargent avec une prise de courant ordinaire. Elle aussi sera réalisée en collaboration avec Steyr-Puch.
A l’intérieur, on élimine la banquette de la Panda qui devient alors une 2 places. La Panda Elettra connaîtra une amélioration en 1992. Le moteur passera à 17,7 kW pour faire naître la Panda Elettra 2. Elle sera produite jusqu’en 1998.
Dernières Modifications et Fin de Production
En 1991, Fiat opère une dernière modification sur la turinoise. La calandre change encore une fois, pour une avec un logo plus petit. Les moteurs sont aussi catalysés pour correspondre aux nouvelles normes européennes. La même année, la Fiat Cinquecento fait son apparition.
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La Fiat Panda 4×4 et la Panda Selecta, celle qui est équipée d’une boîte auto, sont arrêtées en 1999. La toute dernière Panda sera produite en 2003. Pour Fiat, c’est un immense succès. La production s’arrête à 4.5 millions d’exemplaires ! Toutefois, ce n’est pas la dernière fois que l’on entendra parler de la Fiat Panda, puisque cette dernière aura le droit à ses descendantes ! Même si ce n’était pas gagné, puisqu’une fois encore les suivantes auront un souci d’identité.
La Panda 100HP : Une Version Sportive Méconnue
La Panda 100HP est arrivée plus tardivement, en 2006. Alors que les versions classiques se contentaient de moteurs Fire essence de 51, 60 ou 69 chevaux (et même diesel de 75 chevaux), Fiat a développé une version de 100 chevaux. Une recette qui s’inscrit pleinement dans l’esprit GTI et qui devait assurer le retour d’Abarth. Finalement, c’est la 500, plus populaire et moderne, qui fut sélectionnée.
Pour l’anecdote, le moteur n’est autre que le 1.4 litre Fire de 100 chevaux et 131 Nm de couple. C’est peu sur le papier mais la masse est maintenue à 975 kg. Le 0 à 100 km/h ? Fait amusant : cette version sportive dispose même d’un mode Sport. Il remplace le mode City des autres versions de la Panda en permettant d’améliorer la réactivité de la pédale d’accélérateur et la direction. Pour ma part, je n’utilise que ce mode de conduite. Et c’est aussi quelque chose que je recommande aux autres propriétaires de Panda 100HP car la colonne de direction est parfois (souvent) une source de problème sur ce modèle.
Fiabilité et Entretien
Dans l’ensemble, le moteur Fire de 1.4 litre de 100 chevaux se montre fiable et plutôt bien construit. C’est un moteur qui nécessite un entretien régulier et qui consomme aléatoirement de l’huile. Il y a par exemple cette fois où la voiture ne démarrait absolument plus depuis une bonne semaine. J’ai fini par tenter quelques redémarrages dans mon garage, sans aucune réaction de la Panda. J’appelle mon assistance qui m’envoie alors une dépanneuse. Le dépanneur tente un démarrage à son tour : miracle, la Panda se réveille et démarre du premier coup et tourne rond.
Il y a parfois des voyants qui s’allument par intermittence, comme celui de la direction assistée. Sur les Panda de seconde génération, la direction est électrique, ce qui donne un feeling agréable… Mais le capteur renvoie parfois de mauvaises informations allant jusqu’à bloquer totalement la direction. Les bugs électroniques sont assez rares cependant mais ils arrivent parfois par période, sans aucune explication rationnelle à cela. Ils partent d’eux-mêmes.
Lorsque le capteur de la colonne de direction est HS, il a longtemps été nécessaire de remplacer l’intégralité de la colonne, avec une note à quatre chiffres. Cela a tristement conduit beaucoup de Panda 2 à la casse… Aujourd’hui, il existe des professionnels capables de ne remplacer que le capteur (soudé…) afin de limiter les dépenses.
Plaisir de Conduite
Si vous achetez une Fiat Panda 100HP dans le but de cramer tout le monde au feu rouge, c’est que vous êtes passé à côté de l’intérêt du modèle. Les accélérations sont assez franches, avec une boîte de vitesses manuelle bien étagée, à 6 rapports. Toutefois, c’est véritablement sur le sinueux que l’on prend le plus de plaisir… Et que l’on peut surprendre pas mal de monde !
Le moteur est relativement plein, avec la puissance totale délivrée à 6 000 tr/m. La sonorité, amplifiée légèrement par l’échappement Ragazzon, est vraiment très cool. Le châssis répond bien, sans être trop rigoureux, ce qui permet de décrocher l’arrière à l’occasion, tout en renvoyant de bonnes informations. La colonne de direction divise : certains l’apprécient, d’autres la détestent. Pour ma part, j’aime bien sa consistance et les remontées d’infos. C’est assez précis mais sans trop d’être, ce qui donne un comportement assez joueur, à la condition que le moteur soit bien chaud et que l’on aille chercher la puissance là où elle se trouve : dans les tours.
Côté freinage, les quatre disques assurent un blocage puissant, largement bien dimensionné. Sur la mienne, j’ai opté pour des plaquettes céramique, qui évitent de salir les jantes, ainsi que des disques percés Zimmerman. Malgré sa petite longueur de 3,58 mètres, la Panda 100HP Sport est plutôt posée au sol. Comme toute traction, elle prend un petit peu de roulis parfois et peut sous-virer légèrement. Cela n’a rien de catastrophique et devient même une force lorsque l’on connaît parfaitement le comportement du modèle. Une tenue de route pas parfaite donc mais dans la bonne moyenne et qui permet de s’amuser à l’occasion. C’est clairement ce qui manque sur pas mal de sportives plus récentes !
En conduite « classique », la Fiat Panda 100HP se montre homogène et très ferme. Bien calé dans mon siège semi-baquet d’origine, j’apprécie une certaine forme de souplesse. L’avantage des voitures à moteur atmosphérique, c’est d’avoir un modèle agréable à régime « normal » et d’avoir un comportement sportif dans les tours. La Panda 100HP illustre assez bien ces deux visages. Outre la fermeté, il y a aussi l’angle de braquage assez faible, conséquence de l’apport d’une boîte mécanique à 6 rapports.
La Fiat Panda 100HP reprend une recette de GTI à l’ancienne. Dans son comportement, elle me rappelle la Peugeot 205 GTI 1.9 litre, que j’ai déjà eue l’occasion d’essayer. Une voiture pétillante, pas trop rigoureuse, avec un châssis permissif, qui mise à fond sur le plaisir de conduite.
Consommation
En usage mixte, je suis sur une consommation mixte comprise entre 6,2 et 7,2 litres aux 100 kilomètres. Cela reste relativement peu ! En ville, la moyenne grimpe logiquement mais tout en restant dans les standards du segment. Sur autoroute, l’étagement court de la boîte fait qu’à 130 km/h réels, vous dépassez légèrement les 4 000 tr/m, la consommation est donc importante et je ne parlerais pas de la résonance de l’échappement. Côté carburant, mon exemplaire a toujours carburé au SP102 et au SP98, c’est donc tout naturellement que j’ai continué d’utiliser le second.
Intérieur et Finitions
La Fiat Panda 2 était une voiture construite à l’économie. Son intérieur est donc relativement basique. Fatalement, la version sportive reprend cette même base, bien qu’améliorée. Les finitions sont donc assez grossières et sans recherche particulière sur la qualité des ajustements. Nous sommes sur des plastiques granuleux, pas forcément de bonne facture. Une présentation assez basique que j’ai amélioré en peignant mes contours d’aérateur en rouge brillant, afin d’apporter un petit peu de couleur tout en assurant le lien avec l’extérieur.
Le volant vieillit assez mal avec un cuir déjà bien usé. Les compteurs sont lisibles et agréables, avec une présentation spécifique pour la 100HP. Pour le reste, l’habitabilité est correcte aux places avant, un peu plus limitée à l’arrière. D’ailleurs, il n’y a que deux places seulement à l’arrière ! Aussi, la moquette d’origine est d’une qualité assez mauvaise, ce qui entraine des points d’usure, surtout au niveau du repose-pied. L’ajout d’une protection est vivement conseillé à cet endroit.
Quant à la console centrale, elle interpelle par sa forme inhabituelle. Le levier de vitesse, placé en bas, nécessite un maniement un peu typé utilitaire. Là encore, cela choque au début mais on s’y fait, l’ergonomie n’est pas médiocre pour autant, juste un peu déroutante au début. Beaucoup font le choix de remplacer le bloc radio par un système doté d’un grand écran tactile. Le volume de coffre est un point très sensible. Avec 206 litres, il se positionne dans la moyenne basse du segment et ne permettra qu’un chargement très limité, du fait de l’inclinaison de la banquette arrière.
Coût d'Entretien
Cette mini-citadine vitaminée n’est pas particulièrement coûteuse en entretien. La courroie de distribution est à remplacer tous les cinq ans. Elle est relativement accessible et je m’en suis toujours sorti à des tarifs raisonnables (autour des 400 €). La révision ne présente pas de difficulté particulière non plus, tout est relativement accessible. J’ai bien eu quelques frais d’usure classiques, comme les soufflets de cardan, les freins ou encore le flexible d’échappement et les roulements arrière, en plus des frais habituels. C’est donc relativement peu ! Prochainement, j’envisage de remplacer les pneus. Là encore, la monte pneumatique 194/45 R15 n’est pas très répandue. Le nombre de références est limité et j’hésite encore entre plusieurs marques afin d’avoir un bon grip et pouvoir aller sur circuit de temps à autre si l’occasion se présente.
La Fiat Panda et son Public
Le monde automobile est particulièrement complexe à aborder. Il y a beaucoup de personnes qui ne jurent que par une seule marque ou un seul type de segment. Fiat fédère une assez petite communauté à l’égard d’autres. La Panda 100HP souffre d’une méconnaissance du public et d’une image de voiture moche. Bon, les goûts et les couleurs ne se discutent pas… Toujours est-il que beaucoup pensent que cette petite italienne n’est qu’une version adaptée « vite-fait », comme peut l’être une Kia Picanto T-GDI 100 ou la Nissan Micra 160SR.
Sur la route, elle attire pas mal la curiosité de celles et ceux qui ne connaissent pas cette version. Le côté « cube sportif » amuse aussi beaucoup, moi le premier ! Ce style décalé déplaît aussi à certains avec une expression de prédilection « Et pourquoi pas un Multipla sportif ? ». Je fais assez peu de rassemblements mais les rares fois où j’en ai fait, la Panda a attiré pas mal de fois la curiosité. Il faut bien reconnaître que c’est une voiture rare, tirée à moins de 2 000 exemplaires et assez peu représentée en France.
Je pense que l’aspect qui m’amuse le plus, c’est de savoir que cette voiture ne laisse pas indifférent. On l’adore où on la déteste mais il y a rarement un entre-deux. Inspectez le châssis pour déceler d’éventuelles traces de corrosion. À titre d’information, mon exemplaire d’octobre 2007 est très basique. Elle est d’origine italienne et ne dispose donc pas des commandes au volant (qui sont de série sur les Panda 100HP d’origine française).
Nous essayons régulièrement des voitures sportives mais je demeure toujours très attaché à ma Panda. C’est une voiture simple, basique de conception mais relativement équilibrée. Les ingénieurs ont réussi à la rendre amusante et polyvalente à la fois, tout en ayant un style bien à elle… Avec sa grande calandre en plastique, ses extensions d’ailes, ses petites jantes alliage de 15 pouces et son aileron, j’aime beaucoup le rendu presque caricatural. Il n’empêche que c’est une voiture qui donne le sourire et qui offre un vrai plaisir de conduite sans avoir besoin d’aller au-delà des limitations de vitesse. Une recette directement empruntée aux GTI des générations précédentes.
Maintenant, il reste encore beaucoup d’a priori sur la Panda 100HP. Celles et ceux qui resteront bloqués sur la fiche technique passeront totalement à côté de cette voiture. Est-ce un mal ? Je ne pense pas. Encore aujourd’hui, la Fiat Panda 100HP constitue un bon plan pour les personnes qui cherchent une petite sportive avec du caractère. La cote augmente depuis quelques années déjà, les beaux exemplaires dépassant régulièrement les 8 000 € sur le marché de l’occasion.
Que cela ne plaise ou non, j’ai la conviction d’avoir une voiture qui me correspond en tout point. J’aime les voitures décalées, avec du caractère, mal-aimées et suffisamment imparfaites pour être amusantes à conduite… Que demander de plus ? Nous avons déjà testé de nombreuses Abarth 595 et 695, même si leur puissance est supérieure, je retrouve moins le plaisir que me procure la Panda.
Les Générations Suivantes
En 2003, Fiat lance une auto appelée Gingo. La firme turinoise refuse de lui donner le nom de Fiat Panda, ne voulant pas associer cette nouvelle venue à l’idée de simplicité qu’inspire celle qu’elle remplace. Dès sa sortie, Renault conteste ce nom. A la même période, la marque au losange vient de sortir la Twingo. Twingo, Gingo, vous voyez où je veux en venir ? Fiat persiste et sort tout de même la Gingo sous ce nom, elle sera même utilisée au Tour de France. Renault ne se laisse pas faire entame des démarches juridiques contre la marque italienne.
Fiat finit par céder et revient à ses basiques, c’est le cas de le dire. La nouvelle venue s’appellera donc aussi Panda. Parfois, il ne faut pas chercher à aller contre le destin il faut croire… C’était la solution la plus rapide et la plus économique. Du coup, la Fiat Panda se voit offrir une seconde génération. Plus tard, on reconduit le modèle pour une troisième génération en 2012, et la dernière, en 2024 ! Cela montre bien le succès du modèle. Si l’on compte toute les générations confondues, la Panda a été produite à plus de 7 millions d’exemplaires.
Tableau récapitulatif des générations de Fiat Panda
| Génération | Années de production | Nombre d'exemplaires produits |
|---|---|---|
| Première génération (Type 141) | 1980-2003 | 4.5 millions |
| Seconde génération (Type 169) | 2003-2012 | Plus de 2 millions |
| Troisième génération (Type 312) | 2012-2024 | Plus de 7 millions (toutes générations confondues) |
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