Fin de parcours pour la Ford Fiesta ? La célèbre citadine pourrait ne plus être produite à partir de 2023. Véritable icône du segment des compactes, la Ford Fiesta est présente sur le marché depuis 46 ans et sept générations, à 3 ou 5 portes, en berline ou même un van. Mais cette belle histoire pourrait arriver doucement à son terme.
Pourquoi une telle décision ?
Le constructeur américain a annoncé la fin de carrière de ce petit modèle produit depuis 1976. Une fin de carrière qui s'explique par le recentrage sur l’électrique de Ford en Europe."Il est temps de dire au revoir à la petite voiture qui nous a tous touchés". C’est par ces quelques mots dans un tweet que Ford a annoncé l’arrêt de la Fiesta. La petite compacte ne sortira plus des chaînes de l’usine de Cologne (Allemagne) à partir de juin 2023.
Selon nos confrères, la marque américaine ne produira plus de Fiesta à partir de la fin juin dans son usine de Cologne, en Allemagne. Commercialisée depuis 1976 et vendue exclusivement en Europe depuis 1996, la Fiesta s’est au total écoulée à 22 millions d’exemplaires depuis 47 ans.
Virage stratégique de Ford vers l'électrique
La Fiesta fait partie des victimes collatérales de deux tendances lourdes de l’automobile: les SUV et l’électrique. A plusieurs reprises modèle le plus vendu d’Europe, comme en mars 2010 ou en mars 2017 devant la Volkswagen Golf, la petite voiture avait depuis perdu de sa superbe. Notamment ces dernières années, la Fiesta a été devancée par le Puma dans le cœur des acheteurs: le petit SUV est devenu le modèle du constructeur le plus vendu en Europe l’an dernier.
Le virage électrique pris par Ford en Europe a aussi eu raison de la Fiesta: la marque américaine compte vendre 600.000 voitures 100% électriques sur le continent en 2026 avant de passer au 100% électrique en 2030. Le constructeur se concentre donc sur ses futurs modèles zéro émission en disant adieu à une partie de sa gamme actuelle. Comme le rappelle La Libre Belgique, Ford a arrêté la Mondeo, la Focus ne sera plus commercialisée en 2025, tandis que le S-Max et le Galaxy achèveront leur carrière en 2024.
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En abandonnant la Fiesta, le constructeur prend le risque d’abandonner le segment des citadines polyvalentes, pourtant encore puissant en Europe. Un choix fort qui doit permettre à Ford de tenir sa feuille de route dont l’objectif est de devenir une marque 100 % électrique en Europe d’ici à 2030. Une transition accélérée grâce au partenariat avec Volkswagen pour utiliser la plateforme MEB de l’allemand. Ford a de grandes ambitions sur l’électrique.
La marque à l’ovale bleu espère bien doubler ses ventes et atteindre 1,2 million d’unités écoulées au cours des six prochaines années. Pour cela, le constructeur compte sur son nouveau SUV 100 % électrique. Un « medium crossover » très sympa, polyvalent, qui coche toutes les cases du quotidien comme des vacances. Prix de départ : 45 000 euros. Ce modèle 100 % électrique sortira du fraîchement inauguré « Ford Electric Vehicle Center ».
Selon Martin Sander, directeur général de Ford Model E Europe, la branche électrique de Ford sur le Vieux continent, « nous avons décidé de construire notre premier véhicule électrique à grand volume ici, à Cologne. C’est un moment crucial pour l’industrie automobile et il faut faire des choix.
Quoi à la place de la Ford Fiesta ?
Toujours selon Automotive News, la Fiesta laisserait place à un nouveau crossover électrique, également produit à Cologne, sera basé sur la plateforme modulaire MEB de Volkswagen. Enfin, trois nouveaux modèles de voitures électriques et quatre véhicules utilitaires seront lancés en Europe d’ici 2024, a déclaré Ford.
Un futur modèle électrique
En parallèle, le constructeur américain adapte son outil industriel. L'usine de Cologne opère une "profonde restructuration en vue de devenir le centre d'excellence électrique de Ford en Europe", a commenté auprès de l'AFP un porte-parole du groupe. L'usine de Cologne entamera prochainement la production d'un nouveau modèle de SUV électrique conçu grâce à un partenariat avec le géant allemand Volkswagen, a ajouté le porte-parole. Ford utilisera la plate-forme électrique "MEB" développée par l'industriel allemand et qui permet d'assembler sur une même base technique plusieurs modèles de voitures différents.
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Ford a déjà annoncé en juin dernier avoir choisi son usine espagnole pour fabriquer un futur modèle électrique, au détriment de son usine ouest-allemande de Sarrelouis, menaçant des milliers d'emplois.
C’est une page qui se tourne. Ford vient d’annoncer que la production de la Fiesta serait stoppée à partir de la semaine prochaine. La Fiesta va être retirée de la production afin de libérer de l’espace au sein de l’usine de Cologne, en Allemagne, pour fabriquer le nouveau SUV 100 % électrique de Ford : l’Explorer. La toute dernière Fiesta sortira des chaînes de montage le 7 juillet 2023.
Après 47 ans et huit générations, la dernière Ford Fiesta sortira de la chaîne de production le 7 juillet, marquant la fin d’une ère pour les citadines. Selon Martin Sander, directeur général de Ford Model E Europe, l’usine Fiesta de Cologne, en Allemagne, sera transformée en une usine entièrement électrique à batterie. Cette décision fait partie de l’engagement de Ford envers les véhicules électriques et du plan de l’entreprise de ne vendre que des véhicules électriques en Europe à partir de 2030. Les deux dernières Fiesta produites resteront chez Ford. L’un rejoindra la flotte patrimoniale internationale de l’entreprise à l’usine de Cologne, tandis que l’autre sera ajouté à la flotte patrimoniale britannique.
La Fiesta n’est pas le seul modèle Ford à être supprimé alors que la marque se prépare à une électrification à grande échelle. Les monospaces S-Max et Galaxy ont cessé leur production en avril 2023, et la berline Focus devrait emboîter le pas en 2025.
Ford s'y plie avec empressement en dépit des grandes qualités routières de ses véhicules thermiques. Est-ce la raison pour laquelle il va, le 7 juillet, euthanasier une Fiesta en pleine forme encore et, avant deux ans, la Focus puis d'autres encore qui subiront le même sort ? Pas vraiment. En réalité, Ford n'a plus les moyens de tout faire et, avec un programme vertigineux de neuf modèles électriques d'ici à 2024 nécessitant des investissements colossaux, il fait le choix industriel de rester en Europe en débarrassant les chaînes de l'usine historique de Cologne Niehl, fondée en 1930. Exit donc la huitième génération de Fiesta qui y est produite. Un modèle à succès qui, dans les années 90, s'écoulait à raison de 80.000 exemplaires par an, à rapprocher des 47.000 Ford, tous modèles confondus, vendus l'an dernier.
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Après 47 ans d'estimés services et plus de 12 millions de Fiesta écoulées, elle laisse place à son semi-remplaçant, un inévitable SUV 100 % électrique, le Ford Explorer déjà connu auparavant sous un gabarit nettement plus américain. En fait, comme nous l'avions déjà souligné ici même, il s'agit d'une plateforme MEB achetée à Volkswagen, car Ford n'avait rien de prêt dans les cartons qui soit de son cru.
En d'autres termes, la marque à l'ovale bleu accélère à fond sur l'électrique mais en payant très cher la transition à Volkswagen pour cet emprunt technique majeur (au minimum 70 % de la voiture finie) de l'Explorer. L'usine de Cologne-Niehl, déjà convertie à la construction électrique, ce qui lui vaut le nom de « Ford Electric Véhicule Center », est dimensionnée pour sortir à elle seule 250 000 véhicules par an. Un pronostic qui laisse perplexe mais, s'il se réalise, emplira les poches de Volkswagen.
À ce stade, on ne sait pas trop d'où viendront les autres modèles avec des solutions électriques maison, car Ford, proche de condamner la Focus, négocie déjà la vente de son usine de Saarlouis qui la produit. Bien placé dans les tractations, un constructeur chinois avide de se localiser là où Ford se délocalise. Il a bien compris que le contrôle des appellations d'origine sera bientôt un goulot d'étranglement pour les voitures « made in China » vendues en Europe et que, pour y échapper, il faudra produire local...
Les usines européennes se préparent à la réorganisation des activités du groupe, qui a déjà annoncé cet été des suppressions de plusieurs milliers de postes outre-Atlantique et en Inde à l'occasion de conversions d'usines vers l'électrique.
La toute première génération de la Fiesta avait en effet été lancée en 1976, et devait être la solution du constructeur à la mémorable crise pétrolière de l’époque. Paradoxalement, c’est au beau milieu d’une autre crise énergétique que Ford met fin à la carrière de la Fiesta, après huit générations, et quelque 22 millions d’exemplaires produits un peu partout dans le monde.
Mais au fait, pourquoi le constructeur a-t-il décidé de « tuer » l’un de ses modèles les plus emblématiques ? La première raison, c’est une fois encore la toute puissance du SUV. Bien que la Fiesta enregistre encore des ventes plus qu’honnêtes, elle génère moins de profit que le Puma, qui est construit sur la même base.
Par ailleurs, la Fiesta n’était plus produite qu’à l’usine allemande de Cologne. Or, Ford a le projet de faire de ce site un point stratégique dans la production de voitures électriques.
La disparition de la Fiesta va permettre d’achever la transformation de l’usine, en vue du lancement du crossover Explorer EV.
Après avoir déjà annoncé un plan de suppression de 2 900 emplois en Allemagne, Ford renchérit encore. La marque vient d'indiquer que 1 000 ouvriers supplémentaires allaient perdre leur poste dans son usine de Cologne.
Les mauvaises nouvelles continuent pour l'usine Ford de Cologne. Après avoir perdu la production de la Fiesta, le site s'était retrouvé au cœur d'un plan d'économies annoncé fin 2024 et visant à supprimer pas moins de 2 900 emplois en Allemagne d'ici à 2027. Mais, finalement, ce sont encore 1 000 ouvriers supplémentaires qui devraient perdre leur poste assez rapidement.
Il est vrai que ses deux SUV “zéro émission”, les Explorer et Capri, ne rencontrent pas le succès. Le premier n'a trouvé que 19 000 acheteurs en Europe sur le premier semestre 2025, selon les données de Jato Dynamics, alors que son dérivé “coupé” a fait encore moins bien. On est ainsi bien loin des 250 000 véhicules par an que Cologne est capable de produire.
L'échec de ces deux modèles peut en effet s'expliquer en partie par le décollage poussif de la voiture électrique sur le Vieux Continent. Même si sa part de marché progresse, elle est loin d'atteindre les niveaux escomptés par les constructeurs automobiles.
Des Ford Capri et Explorer loin derrière leur cousin Volkswagen ID.4 Mais la contre-performance des Explorer et Capri n'est sans doute pas seulement liée à cette situation difficile. Ces deux SUV viennent aussi boxer dans une catégorie aujourd'hui très encombrée et archi-dominée par deux modèles. En tête sur les six premiers mois de l'année, on y retrouve toujours le Tesla Model Y. Malgré des ventes en baisse de 33%, il domine toujours largement le marché de l'électrique, avec ses 68 801 exemplaires. C'est cependant surtout la deuxième place du Volkswagen ID.4, avec 40 335 immatriculations et une croissance de 38%, qui doit faire mal à Ford. L'ID.4 utilise en effet la même base MEB que les Capri et Explorer, en vertu d'un partenariat entre les deux constructeurs. Cette situation rappelle à nouveau que la reprise des ingrédients d'une autre marque ne fonctionne pas à tous les coups dans l'automobile.
Alors que l'usine employait 20 000 personnes il y a seulement dix ans, il ne devrait bientôt en rester plus que 7 600, selon les calculs de nos confrères espagnols de Motorpasion. Quant à l'autre manufacture de la marque américaine en Allemagne, basée à Saarlouis, elle est en cours de fermeture à la suite de la décision d'arrêter la Focus d'ici à la fin de l'année 2025.
Certaines rumeurs récentes annoncent toutefois que cette berline compacte pourrait finalement faire son retour en 2027… sous la forme d'un crossover doté de moteurs thermiques et produit en Espagne. Ce serait à nouveau un moyen de répondre à la demande plus faible que prévu pour les véhicules électriques, dans un contexte très difficile pour la branche européenne de Ford. Affaire à suivre.
L’entreprise a récemment ouvert sa première usine neutre en carbone, le Cologne EV Centre, qui jouera un rôle crucial dans la production de véhicules électriques. Alors que l’industrie automobile continue de se tourner vers les véhicules électriques, Ford se positionne comme un leader sur le marché des véhicules électriques.
La fin de la production de la Ford Fiesta marque la fin d’une époque pour cette citadine iconique. Bien qu’elle ne soit plus en production, l’héritage de la Fiesta perdurera grâce à son inclusion dans les flottes patrimoniales de Ford. Alors que Ford se concentre sur les véhicules électriques, il est clair que la marque s’engage à rester à la pointe de l’innovation automobile.
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