La Ford Fiesta, commercialisée en 1976, a célébré son 40e anniversaire en 2016. Une belle longévité qui méritait bien une petite rétrospective! Le premier exemplaire est sorti des chaînes de l'usine allemande de Saarlouis en mai 1976. Quelques mois plus tard, le site espagnol de Valence a également donné naissance à sa première Fiesta.
Pour l'anecdote, sachez que ce sang hispanique est à l'origine du nom "Fiesta", Henry Ford II souhaitant au travers de cette appellation célébrer ce nouveau chapitre espagnol. Mue par un petit moteur essence 1 litre de 40 chevaux, elle affiche des dimensions assez modestes (3,5 mètres de long, à comparer aux 3,97 m de la génération actuelle).
Avec la Fiesta, Ford entre réellement dans la modernité, en adoptant à grande échelle le sacro-saint principe de traction avant (déjà aperçu sur les confidentielles Taunus dans les années 60). La citadine rencontre rapidement un beau succès, et le millionième exemplaire sort des chaînes dès l'année 1979.
En 1981, la Fiesta s'encanaille avec l'apparition de la XR2 (1.6 litre, 84 chevaux). En 1983, la Fiesta 2e génération entre en scène. Sa carrière sera notamment marquée par l'implantation d'un moteur diesel.
La 3ème Génération (1989-1995)
La 3e génération (1989-1995) restera dans les mémoires comme celle de la redoutable Fiesta RS Turbo, véritable machine à sensations...et à sueurs froides! Provisoirement interrompue avec la 4e génération (1995-2002), la lignée des petites sportives à l'ovale bleu reprend des couleurs avec les 5e (2002-2008) et 6e génération, grâce aux méchantes déclinaisons ST.
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Ford adopte une carrosserie et plateforme inédite pour sa nouvelle Fiesta 3e génération. Un design qui s’inspire de la Peugeot 205 alors leader en France et qui connait sa déclinaison XR2i. La Peugeot 205 GTI a enfin une rivale sérieuse chez Ford ? On peut le croire à la présentation visuelle (kit carrosserie, jantes alu, liséré bleu, feux additionnels…) et la lecture de la fiche technique.
Le moteur CVH de 1,6 litres est revu en profondeur pour être doté d’une injection électronique. La puissance grimpe à 110 ch et les performances progressent mais insuffisamment pour inquiéter les premières de cordées chez les GTI. D’autant que le comportement routier reste encore approximatif avec en prime une direction non assistée qui est lourde et pénible.
Fiesta RS Turbo
Si le look est identique à celui de la XR2i, la Ford Fiesta RS Turbo reçoit des jantes trois branches nouvelles. Les lisérés de carrosserie sont vert et non plus bleus comme sur la XR2i. Histoire de laisser la mécanique suralimentée respirer, le capot est ajouré de prises d’air.
Belle et agressive à regarder, la Ford Fiesta RS Turbo va vite doucher les espoirs des fans de GTI très performantes. En effet, si le quatre cylindres turbo est très vigoureux et donne (en ligne droite) de sacrées accélérations, la motricité et le train avant déficient sont le point noir de la Fiesta RS Turbo.
Impossible, sans modifications techniques sur le train avant de profiter pleinement du potentiel du moteur. Ford semble entendre les critiques formulées. Résultat, la XR2i et la RS Turbo disparaissent du catalogue. Elles sont toutes deux remplacées par la nouvelle Ford Fiesta XR2i 16V aussi appelée Fiesta RS1800 sur certains marchés.
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Fiesta XR2i 16V
Sa force première est son nouveau quatre cylindres 16 soupapes atmosphérique Zeta 1,8 litres qui développe 130 ch. Les performances sont flatteuses et mettent la Fiesta dans le bon tempo. Côté trains roulants, qui a essuyé jusqu’ici le feu des critiques, il y a du mieux.
C’est moins scabreux et plus efficace, mais encore très loin des attendus, surtout que la direction reste toujours trop lourde car sans assistance. Après la présentation début 1989 de la nouvelle Fiesta, Ford lâche la Fiesta XR2i en juillet 1989 sur les routes françaises.
Avec son design nettement plus actuel et sexy, elle s’inspire sans complexe de la star de la catégorie, la Peugeot 205. Plus grande dehors et dedans, la Fiesta XR2i se pare de tous les attributs sportifs ad hoc, avec boucliers peints, liseré bleu (!), jantes alu et peinture pimpantes. Derrière sa batterie de phares sur la proue, on retrouve ...
Ford s’est lancé à son tour dans la course à la puissance avec sa Fiesta pour jouer dans le peloton de tête des GTI. Dominé depuis la fin des années 80 par la Peugeot 205 GTI, la Supercinq GT Turbo et la VW Golf GTI, il faut avoir 130 ch pour jouer des coudes. Après une Fiesta XR2i peu charismatique, Ford avait trouvé l’astuce en mettant un coup de turbo sous le capot avec la Fiesta RS Turbo.
Pour sa 4e génération de Fiesta, basée sur la génération 3 en matière de plateforme, Ford jugera bon de ne plus proposer de variante sportive apte à concourir chez les GTI. Il est vrai que le segment des GTI commence à décliner et que les coupés et cabriolets leur volent la vedette.
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La Fiesta, c’est un peu la révolution dans la gamme très classique et conservatrice de Ford dans les années 70 où la propulsion et les essieux arrière rigides sont de rigueur. Ford met toutes les chances de son côté pour une belle réussite, puisque sa Fiesta est une traction avant à moteur transversal, et que sa carrosserie dessinée par Tom Djaarda (Ghia) qui est également l’auteur de la de Tomaso Pantera.
Les moteurs, tous des 4 cylindres sont de la famille Kent. La Fiesta est alors très appréciée pour sa plastique, son rapport espace intérieur/encombrement extérieur et son aspect robuste et économique. Première tentative de la Fiesta chez les GTI et petites sportives avec la version XR2.
Attirante et aguicheuse avec son gabarit menu et sa présentation spécifique (kit carrosserie composé d’un becquet de hayon et d’un spolie avant, strippings, jantes alu de 13 pouces) et ses feux additionnels. Son moteur est un quatre cylindres Kent de 1,6 litres développant 84 ch.
Passons sur la Fiesta S relativement modeste, et c’est pour 1981 que la Fiesta XR2 vient coiffer la gamme et se jeter dans la fosse aux lions des GTI. Malgré une tenue plus sport (strippings, jantes alu 13″ et extensions d’ailes) et une bouille sympa, son moteur ne délivre que 84 ch.
Pour son deuxième opus, Ford modifie quelque peu la Ford Fiesta pour sa deuxième génération. Néanmoins, elle reste basée techniquement sur la première génération. La grosse nouveauté concerne la proue qui est inédite et nettement plus moderne et aérodynamique avec ses optiques oblongues et ses clignotants dans le prolongement.
La version XR2 reste dans la même veine avec ses élargisses d’ailes, son spoiler proéminent, ses phares additionnels et son (nouveau) becquet de toit qui ceinture la lunette arrière et redescend sur les montants de hayon. Le quatre cylindres Kent a céder sa place à un CVH tout alu plus moderne développant 96 ch.
L’habitacle demeure toujours aussi sobre et vide, Si le confort a progressé avec un amortissement plus souple, la tenue de route ne progresse guère en restant pataude avec une conduite virile à défaut d’être efficace. Ford Fiesta XR2 Phase 2Depuis 1976, la Ford Fiesta commence à accuser le poids des ans.
Ford utilise sa recette favorite : le face-lift. Pour 1983, la Fiesta XR2 s’offre donc un sacré coup de jeune pour rester dans le coup ; se composant essentiellement d’une nouvelle face AV plus lisse, de nouveaux pare-chocs et d’un habitacle légèrement revu.
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