Chaque année, l’événement Mans Classic revisite durant quelques jours l’histoire des 24h du Mans, une course automobile ayant lieu depuis 1923. Ford, constructeur de renom, est partenaire de ce rendez-vous depuis ses débuts.

À l’occasion de l’événement Mans Classic, la marque américaine Ford exposera quelques-uns de ses modèles les plus prestigieux et permettra aux amateurs de voitures de collection de participer à de nombreuses activités.

L’édition 2014 sera pour elle l’occasion de célébrer le cinquantième anniversaire de l’un de ses modèles phares, la Ford Mustang. La marque américaine honorera l’événement de sa présence cette année encore.

Son dernier prototype, prochainement commercialisé et dévoilé en images, sera présenté pour la première fois en France. Son aînée, la Ford Mustang Shelby GT 350, créée en 1967, sera aussi présente. Celle-ci concourra sur le plateau 5, réunissant l’ensemble des modèles ayant participé aux 24h du Mans entre 1966 et 1971.

Ford exposera également un Convertible Magnetic Silver et le Fastback Competition Orange.

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Hommage à la Mustang à travers le cinéma

Ponctuant l’événement dans un esprit pitoresque, un drive in accueillera les passionnés de voitures anthologiques et de septième art. Les spectateurs pourront prendre place au sein d’authentiques Mustang prêtées expressément par des collectionneurs.

La voiture américaine iconique sera mise à l’honneur à travers différents long-métrages, tels que Un homme et une femme, Bullit, Le Mans ou encore Week end of a champion.

Ce type de projection en plein air, populaire aux États-Unis, rendra hommage aux origines du véhicule et célèbrera son anniversaire dans une atmosphère délicieusement rétro.

Un concours de photographie sera également proposé au public, permettant aux heureux vainqueurs de remporter un tour au sein du modèle citadin et vitaminé de Ford, la Fiesta ST.

Les images défilent sur l'écran du "drive-in" improvisé dans le village du circuit du Mans. Jean Louis Trintignant, participant au rallye de Monte-Carlo dans le film de Claude Lelouch Un homme et une femme en 1966 ; Steve McQueen pourchassant le crime et une Dodge Charger dans les rues de San Francisco dans Bullitt en 1968.

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La Mustang : Une Icône Automobile

Voulue par Lee Iacocca et lancée par Ford en 1964, la Mustang fut un succès immédiat et inédit, avec plus de 400 000 exemplaires vendus la première année. Des stars, donc, et pourtant, celle qui crève l'écran dans ce contexte un peu particulier, c'est bien la Mustang, la première et la plus célèbre des "pony-cars", ces coupés américains des années 1960 à long capot et arrière tronqué permettant de concilier gros moteurs et habitacles 2 + 2.

Une icône automobile dont Ford allait s'employer à construire la légende avec l'aide du pilote devenu constructeur et préparateur, Carroll Shelby.

Le résultat, c'est la Mustang Shelby GT 350, dont Ford France a engagé un des rares exemplaires existant en Europe pour l'édition 2014 du Mans Classic.

Le prétexte est double, qu'il s'agisse de fêter les 50 ans de la naissance du modèle (lire notre article historique) ou son retour sur le Vieux Continent dès l'année prochaine à l'occasion du lancement de sa 6e génération (lire notre présentation).

Préparée pour la course, cette GT350 de 1967 animée par un V8 de 289 "cubic inches" - soit un peu plus de 4,7 litres - développe plus de 400 chevaux. Pas mal pour une auto ne pesant "que" 1 200 kilos, grâce à un allègement systématique à base de suppression de matériaux insonorisants, de vitres latérales et arrière en polycarbonate ou de capot en fibre de verre.

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Expérience de conduite sur le circuit du Mans

De fait, la bête en impose. Et d'autant plus quand il s'agit de prendre la mesure de son tempérament de cheval sauvage sur le grand circuit du Mans - celui des 24 Heures, utilisé tous les 2 ans à l'occasion du Mans Classic -, et ce, la nuit et, pour couronner le tout, sous la pluie...

Contact, démarreur, et c'est évident au premier coup de gaz, le silencieux a lui aussi fait les frais de la cure d'amaigrissement.

Première surprise, le moteur de cette GT 350 n'émet pas le glougloutement caverneux d'un V8 américain classique, mais un gargouillis, qui, s'il est très présent - échappement libre oblige -, ne s'éclaircit la voix qu'au-dessus de 3 000 tr/min, par la faute d'un arbre à cames spécial favorisant exclusivement le remplissage à haut régime.

Combiné à un embrayage "course" au ressort de rappel particulièrement raide et à une première ultra-longue (rapport de pont du Mans oblige) non synchronisée, ce caractère pointu transforme les quelques centaines de mètres d'évolution et de manoeuvre qui nous séparent de la prégrille en une éprouvante séance de musculation.

Elle est rendue d'autant plus angoissante que le préparateur nous glisse négligemment à l'oreille la cote de cette Mustang sur le marché de la voiture de collection : environ 400 000 euros...

Autant dire que le tour de formation ouvrant la première heure de course du plateau 5, celui réservé aux voitures ayant participé aux 24 Heures du Mans entre 1966 et 1971, est effectué avec la plus grande prudence.

Un train de sénateur mis à profit pour tenter de repérer visuellement les zones les plus humides de la piste - heureusement plutôt bien éclairée par les nombreux lampadaires du circuit complétant utilement les phares "d'époque" de notre Mustang de 1967 -, le tout en vérifiant que la température d'eau du gros V8 reste sous la barre fatidique des 100 degrés, et nous voici lancés dans le grand bain !

Libéré par le pace-car au niveau de la chicane Ford, le peloton tout entier écrase l'accélérateur à l'abord de la ligne droite des stands. Frisson garanti à l'écoute de la symphonie composée en canon par les montées en régime successives de ces mécaniques de course : d'abord, le chant cristallin des 12 cylindres Matra (660), Porsche (917) et Ferrari (312) de tête, suivi du hurlement des 8 cylindres Ford (Lola T70) et Porsche (908), lui-même soutenu par le grognement des V8 Corvette et le crépitement des 4 cylindres BMW des barquettes Chevron... Avant que le tout ne soit couvert par le rugissement de notre propre V8, façon Nascar.

Et le bougre ne fait pas semblant de pousser sur sa plage d'utilisation optimale, plutôt étroite car comprise en 3 000 et 6 000 tr/min. Seconde, troisième, la Mustang file comme un avion de chasse, à tel point qu'on aurait presque pu passer le quatrième et dernier rapport avant le freinage de la courbe Dunlop.

Mais bien nous en a pris de n'en rien faire, tant ladite courbe se montre glissante, suffisamment en tout cas pour largement rater le point de corde de la chicane qui suit, négociée en seconde. Un enchaînement particulièrement serré où la Mustang ne nous met guère à l'aise avec sa direction lourde et son gros autobloquant générant un important sous-virage à notre rythme trop timide.

Les esses de la forêt, à la fois plus rapides et moins glissants, laissent entrevoir un équilibre plus neutre et rassurant avant d'aborder le complexe virage à droite du Tertre rouge ouvrant sur la mythique ligne droite des Hunaudières, qui emprunte pour un peu plus de 5 kilomètres la nationale reliant Le Mans à Tours.

Un coup d'oeil au rétroviseur pour vérifier qu'un prototype n'est pas en train de nous remonter avec un différentiel de vitesse qui peut largement dépasser les 100 km/h à cet endroit, et c'est le moment d'enclencher la quatrième...

L'occasion de constater les progrès réalisés en matière aérodynamique au cours de cinquante ans d'évolution automobile : alors que notre Mustang GT 350 se montre lourde comme un camion dans les virages serrés, elle ne cesse de s'alléger avec la vitesse, pour devenir franchement légère au-dessus de 200 km/h...

Aléatoire, la tenue de cap exige alors d'incessantes corrections pour que l'auto garde une ligne à peu près droite. Faute d'y parvenir totalement, nous nous sommes fait une petite frayeur : en se rapprochant excessivement de la rangée de rails de sécurité bordant le côté gauche de la piste, la réverbération du bruit produit par les échappements à sorties latérales de la Mustang nous a un court instant fait croire qu'une autre voiture, sortie de nulle part puisqu'invisible dans nos rétroviseurs, était en train de nous doubler... Émotion garantie !

Précédant la chicane de l'Arche, le premier gros freinage est abordé avec circonspection. Heureusement, la Mustang freine plus droit qu'elle ne roule, sans doute grâce à un train avant ouvrant légèrement en compression.

Le reste du tour se passe comme un rêve éveillé, à batailler avec une Ferrari Daytona et une Porsche 911, puis des Chevrons conduites très prudemment par leurs propriétaires.

Il ne faut que quelques boucles pour que notre course soit rejointe par celles des leaders en passe de nous remonter, dont l'approche est signalée par les lumières bleues clignotantes du très efficace système de signalisation du circuit du Mans.

Nous sommes alors aux premières loges pour voir s'affronter, parfois à quelques centimètres de nos pare-chocs, les prototypes se disputant les places d'honneur... On en oublierait presque de rentrer aux stands pour passer le volant à ses coéquipiers !

La Mustang GT3 aux 24 Heures du Mans 2024

Soixante ans après sa naissance, la Mustang s'apprête à relever un nouveau défi de taille : les 24 Heures du Mans !

Même si l'histoire de Ford au Mans est intimement liée à la légendaire GT40, la course fait également partie de l'ADN de la Mustang. Dès 1964, cinq mois seulement après son lancement, elle faisait ses débuts en compétition et gagnait sa première victoire lors du Tour de France Automobile.

Bien que la Mustang ait déjà participé aux 24 Heures du Mans - en 1967 et 1997 - 2024 marque son retour sur le circuit du Championnat du Monde d'Endurance (WEC) avec une ambition clairement définie dans une toute nouvelle catégorie GT. Pour cette aventure, Ford s'est associé à deux partenaires de longue date : Multimatic Motorsports et M-Sport, qui collaborent à la réalisation de la Mustang 7 GT3.

La 92e édition des 24 Heures du Mans, à guichets fermés, se déroulera les 15 et 16 juin sur le circuit de la Sarthe en France.

Pour la catégorie LMGT3 du Championnat du Monde d'Endurance de la FIA, Proton Compétition conserve les équipages de ses deux Mustang GT3 : la n°77 sera pilotée par Ryan Hardwick, Ben Baker et Zacharie Robichon, tandis que la n°88 sera confiée à Giorgio Roda, Dennis Olsen et Mikkel O. Pedersen.

En marge de la course, la Mustang GTD, version routière de la Mustang GT3, fera ses débuts européens et sera à l'honneur de la "Maison de Mustang", un espace dédié aux fans au sein du village des constructeurs.

Podium pour la Mustang GT3 en 2024

Soixante ans après la première victoire de la Ford Mustang au Tour de France, la Mustang GT3 a réalisé une performance remarquable en terminant troisième et en classant ses trois voitures lors des 24 Heures du Mans.

La Mustang GT3 n°88, pilotée par Dennis Olsen (NOR), Giorgio Roda (ITA) et Mikkel O. Pedersen (CAN), a franchi la ligne d’arrivée en troisième position dans la catégorie LMGT3.

« Le podium d’aujourd’hui prouve que la Mustang peut rivaliser sur la scène internationale avec les meilleures voitures de sport, » a déclaré Mark Rushbrook, Directeur Mondial de Ford Performance Motorsports. « C’est fantastique de réussir cela dès notre première participation au Mans. Cela témoigne de la force de notre entreprise, de nos employés, de nos fans qui célèbrent le 60e anniversaire de la Mustang, et de nos partenaires, Proton Competition, M-Sport et Multimatic Motorsports.

« C’est toujours formidable de monter sur le podium, surtout au Mans, » a déclaré Christian Ried, Directeur de l’Equipe Proton Competition. « Pour la première année d’une nouvelle voiture et pour le 60e anniversaire de la Mustang, tant de choses se sont alignées pour rendre cette journée possible. C’est incroyable.

Résultats des Mustang GT3 aux 24 Heures du Mans 2024

Voiture Pilotes Position
Mustang GT3 n°88 Dennis Olsen, Giorgio Roda, Mikkel O. Pedersen 3ème (LMGT3)
Mustang GT3 n°44 Chris Mies, Ben Tuck, John Hartshorne 4ème (LMGT3)
Mustang GT3 n°77 Ryan Hardwick, Ben Barker, Zacharie Robichon Classée

La Mustang GT3, basée sur la toute nouvelle Mustang Dark Horse 2024, a été dévoilée au monde de la course lors de la célébration du centenaire des 24 heures du Mans.

« Ford et le Mans sont liés par l'histoire. Et maintenant, nous revenons à la course la plus spectaculaire et la plus importante au monde », a déclaré Jim Farley, PDG de Ford Motor Company.

Hommage à Claude Dubois et la Shelby GT350R aux 24h du Mans 1967

Parmi les nombreuses courses où une Shelby Mustang fut engagée, il y a la plus mythique des courses d’endurance au monde: les 24 heures du Mans !

L’histoire commence en décembre 1965 lorsque la Ford Motor Company demande à ses filiales Européennes de trouver une concession dans chaque pays pour distribuer la gamme High Performance, à savoir les GT350, Cobra et GT40.

Après avoir couru sur Porsche 550, Lister Jaguar, Triumph TR3 S, Simca Abarth, Sunbeam Tiger et Triumph Spitfire, Claude Dubois demande à Shelby un volant pour piloter une GT40 pour les 24h du Mans 1966. Ce dernier lui répond que malheureusement ce n’était pas possible car Ford lui imposait des pilotes de niveau F1, ce qui n’était pas son cas.

Ford Anvers, trouvant cela inadmissible pour un distributeur Ford et Shelby, décide de commander une Shelby GT350R pour lui en vu des 24h du Mans 1967.

Mais nous sommes encore en 1966, et c’est encore Ford Anvers qui traite avec Shelby. Le dossier est envoyé à Shelby American, mais sans aucune précision concernant son utilité.

Après les essais, grosse surprise: la voiture est complètement usée ! En effet la voiture datant de 1965 a déjà vécu deux années de courses aux Etats-Unis, et aucune pièce n’a été changée avant son expédition.

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