Certaines forces de police n'hésitent pas à investir dans des voitures haut de gamme, notamment lorsqu'il s'agit d'équiper les agents qui contrôlent les routes. C'est le cas en Italie, où la police bénéficie de quelques modèles de Lamborghini. En 2023, elle a même décidé d'acquérir un Lamborghini Urus, lequel peut faire des pointes à plus de 300 km/h. Un véhicule bien pratique lors des courses poursuites.
Dubaï est aussi connue pour ses acquisitions de supercars et de SUVs de luxe pour la police. Cette fois-ci, l'objectif est toutefois davantage d'impressionner la population et les touristes que de poursuivre des délinquants sur les routes. Quant aux États-Unis, les forces de police piochent dans les offres des constructeurs nord-américains.
Ford Mustang GT 2024 pour les contrôles routiers en Caroline du Nord
Les forces de l'ordre de Caroline du Nord ont d'ailleurs décidé d'acheter quelques Ford Mustang GT pour sa flotte de véhicules. Ce n'est pas la première fois qu'un État américain investit dans des véhicules flambants neufs. Les forces de l'ordre des États-Unis sont d'ailleurs réputées pour leurs voitures parfois impressionnantes, en particulier des SUV Chevrolet, Ford et Dodge.
Cette fois-ci, la Caroline du Nord a préféré investir dans l'un des véhicules les plus mythiques de l'Amérique du Nord : la Ford Mustang GT. Ces nouvelles voitures vont intégrer la North Carolina State Highway Patrol qui, comme son nom l'indique, se charge des contrôles routiers en Caroline du Nord. L'objectif pour la police est probablement à la fois d'impressionner et de s'assurer qu'elle peut tenir des courses-poursuites à haute vitesse.
Depuis quelques années, les courses folles entre les forces de l'ordre et des délinquants ont tendance à augmenter. La recrudescence des vols de voitures explique en partie ce phénomène. Au total, 25 Ford Mustang GT 2024 ont été commandées par la police de Caroline du Nord. La police a assuré que le coût d'acquisition de ces véhicules n'est pas plus élevé que celui des autres voitures de sa flotte.
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Pourtant, il faut bien imaginer que le prix de ces nouvelles Mustang GT est plus important que celui d'une voiture de police habituelle. Ce partenariat entre la police et Ford est aussi intéressant pour la marque que pour les autorités. Le constructeur américain bénéficie ainsi d'un formidable coup de communication pour ses nouvelles générations de Mustang GT. D'un autre côté, la police bénéficie d'une voiture puissante.
La Mustang GT 2024 est en effet équipée d'un moteur V8 Coyote de 5,0 litres. Il est capable de générer 480 chevaux à 7 150 tr/min et 563 Nm de couple. Quelques personnalisations ont été intégrées sur les 25 Mustang GT commandées par la police. Les performances ne semblent pas avoir été touchées. En revanche, les voitures ont été peintes en noir. Et elles arborent désormais les symboles de la police de Caroline du Nord. Dans l'habitacle, plusieurs équipements pour la police ont aussi été installés.
Ce n'est pas la première fois que la police de Caroline du Nord utilise la Mustang de Ford. Dans les années 1980 et 1990, elle disposait en effet d'une flotte de Mustang SSP. Dans un sens, elle renoue ainsi avec ses anciennes pratiques. Cet investissement intervient aussi l'année des 60 ans de la Mustang. Visiblement, le succès de cette célebre pony car n'est pas près de s'épuiser aux États-Unis.
L'histoire de la Ford Mustang
En 1960, pour Lee Iacocca, directeur général de Ford, il est clair que la génération du baby-boom va avoir d'autres attentes que ce que propose Ford à cette date, le modèle populaire la Falcon... Le 8 octobre 1962, cette barquette équipée d'un petit V4 de 100 CV ( celui de la Taunus vendue en Europe) fait l'ouverture du Grand Prix de Watkins-Glen avec Dan Gurney au volant, pour la parade. 1er coup de Pub. Mais pour autant la barquette 2 places n'est pas ce que cherchent les jeunes qui veulent 4 places pour emmener les amis avec eux.
Henri Ford II fait confiance à Lee Iacocca et lui donne la date butoir du 09 mars 1964 pour sortir le nouveau modèle. Le dessin de la voiture sera à coup sûr l'élément clef, Iacocca choisit Dave Ash déjà auteur de la Cougar. Le 17 avril 1964 Ford, présente à New York sa Mustang. Après de nombreuses études et tests Ford a construit une automobile pour les jeunes Américains issus du baby boom qui ne souhaitaient pas de grosses voitures, lourdes et massives... comme celles de leurs parents.
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En effet Lee Iacocca, directeur général de Ford, avait depuis longtemps l'idée d'une petite voiture plutôt sportive qui envahirait les rues, à cette époque c'est la VW Coccinelle qui emporte les suffrages de la jeunesse. Comme en Amérique on sait ce qu'est un dollar et que la banque de pièces de Ford est immense, les premières versions sont directement basées sur la Ford Falcon familiale. La Mustang 1964 ½ ( appellation des premiers modèles sortis mi-64 donc) est dotée en série d'un moteur de 6 cylindres en ligne de 2,8 L et en option, d'un V8 de 260 ci (4,2 L) ou d'un 289 ci (4,7 L) qui deviendra la norme par la suite.
Elle est disponible en coupé hardtop ou en cabriolet, pas de fastback au tout début, il ne sera proposé qu'en 1965. Il y a du chrome , ca c'est normal on est en Amérique mais par contre, nouveauté, les options sont légion pour personnaliser sa voiture, le but étant que chacun ait une Mustang unique. La légende attribue le nom de Mustang à à l'avion P-51 Mustang, mais le livre officiel de Ford sur les Mustang indique: le nom provient de la race de chevaux du même nom, d'où le logo. D'ailleurs le Mustang est la seule Ford à porter son propre badge et pas celui de Ford.
Une star en France : le gendarme de St tropez est tourné alors que la Ford Mustang n'est pas encore sortie c'est en effet un exemplaire de pré-série qui va servir au tournage, le premier modèle arrivé en France via le port d'Anvers. Avec un numéro de série 100145, c'est la 145e voiture sortie d'usine le premier jour du démarrage de la production en chaîne, le 5 mars 1964 à Dearborn (Michigan). Ce fut la première apparition de la Mustang dans le cinéma mondial. Toutes les Mustang sorties en 1964 furent estampillées... C'est en réalité cinq mois après sa sortie que l'année modèle 1965 commença réellement, et il y a du du changement coté moteurs !
Peu de changements en 1966, ce fut surtout l'année ou les Shelby 350 étaient disponibles à la location chez Hertz ! en robe noir et or préparées spécialement pour la société de location. Ce millésime marque une rupture avec les précédents. Bien que l'allure générale demeure la même, on note une taille augmentée afin d'installer le V8 390 ci Big block de 320 chevaux.
Pour les modèles de 1968, l'évolution du style de carrosserie de 1967 se poursuit, avec des retouches de détails : les fausses écopes latérales disparaissent et sont remplacées par un jonc chromé, le volant et le bouchon d’essence sont redessinés. Les feux de position latéraux sont également ajoutées cette année, et après le 1er janvier 1968 les voitures construites incluent des bandoulières pour les deux sièges avant. En 1968 Shelby propose le 428 Cobra Jet.
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Mais... les millésimes 1967-1968 présentent pourtant une diminution des ventes... à cause de la concurrene sur le marché, les ventes ont chuté à moins de 320.000 ex. L’année 1969 est donc celle d’un nouveau style, plus plus agressif et plus sport. Tout cela dans le but de plaire à un plus grand public, de reconquerir des parts de marché, la Mustang devient plus agressive, enragée même : on passe de la Mustang « pony car » à la Mustang « muscle car » car il faut rattraper et dépasser la concurrence et notamment la Camaro Z28.
Si les coupés et cabriolets ne subissent que peu de modifications, avec une fausse prise d'air orientée vers l'arrière et une allure plus agressive, c'est le « fastback », désormais nommé « sportsroof » (« toit sport »), qui est le plus modifié. Plus basse, ligne tendue avec un toit toujours plus fuyant, des prises d'air réduites prenant place devant les ailes au niveau de la ceinture de caisse suivant les finitions et un becquet sur la malle des coupés et fastbacks.
Ca commence à se gâter : la Ford Mustang est revue afin de répondre aux nouvelles normes d'émission polluantes, en conséquence elle dispose de moteurs moins puissants et on a la double peine car la voiture prend aussi du poids. Les compagnies d'assurance augmentent drastiquement leur tarifs pour les muscle cars.
La Mustang dans le cinéma : Bullitt
Si l’on ne devait retenir qu’une seule course-poursuite automobile dans l’histoire du cinéma, ce serait celle qui oppose le policier Frank Bullitt (Steve McQueen) à deux tueurs à gages, dans le dédale des rues très inclinées de San Francisco. Le film Bullitt, tourné en 1968, est devenu totalement culte pour les amoureux des pony cars.
L’idée de filmer une vraie course-poursuite à vitesse réelle, entre 150 et 200km/h, et à vitesse normale, 24 images/seconde, naît d’un défi, que se sont lancés le réalisateur Peter Yates et Steve McQueen, producteur du film, dans un restaurant bien connu du tout-Hollywood, le Martoni’s. Avant 1968, les poursuites automobiles sont filmées à vitesses plus lentes. L’image est ensuite accélérée en studio. McQueen ne veut pas donner l’illusion du danger. Les cascades doivent être effectuées dans leur vitesse réelle.
La prouesse technique est rendue possible grâce à une petite caméra portable, l’Aeroflex 2C, qui a fait ses preuves lors de la deuxième Guerre mondiale lorsqu’elle fut utilisée par des militaires. Fixée à une barre sur le siège-arrière, elle permet aux spectateurs d’avoir le point de vue du conducteur. Le producteur et le réalisateur obtiennent du maire de la ville, Joseph L. Alioto, de tourner dans quelques rues, bloquées pour le tournage. La course-poursuite commence à Bernal Heights, puis à Potrero Hill, Russian Hill, North Beach. Elle se termine sur Mansell avenue et la Guadalupe Canyon Parkway à Daly City puis à Brisbane, dans une fausse station essence construite pour le film.
Il faudra trois frénétiques semaines de tournage, plusieurs voitures mises à (très) rude épreuve. Le lieutenant de police Bullitt conduit une Ford Mustang GT 390 1968 verte. Les deux tueurs à gages sont à bord d’une Dodge Charger V8 440 noire de la même année. Lorsque la course s’engage, la bande-son composée par Lalo Schifrin s’efface au profit d’un dialogue entre les deux types de moteur. A la boîte de vitesse manuelle de la Mustang, sourde et nerveuse, répond la boîte automatique de la Dodge, plus suave. Une conversation interrompue par le crissement des pneus à chaque virage toujours pris serré.
1968 est l’année où la Mustang connaît une évolution de taille : son volume global est plus imposant, et sa forme de squale se reconnaît de plus en plus. La calandre est agrandie et devance les phares. McQueen sait qu’en mettant le coupé GT390 « Fastback » à l’écran, Ford verra ses ventes boostées : il demande alors à la firme de participer au financement du film. Après avoir accepté, Ford se retire au dernier moment. McQueen est furieux, d’autant que le tournage a déjà commencé et qu’il n’est plus possible de choisir une autre voiture. L’acteur décide alors de retirer tous les signes distinctifs de la voiture (insignes Ford, GT, Mustang sur la calandre…) et de changer les jantes d’origine pour les remplacer par des jantes alu type American Racing. Ce tuning fera entrer la 390 GT dans la légende !
La course-poursuite n’aurait pas pu être ce qu’elle est sans le génie de mécanos chevronnés, comme Max Balchowski, embauché par McQueen pour renforcer la Mustang et la Dodge, car à plus de 150km/h, aucune voiture normalement constituée ne peut résister à de tels sauts. Pendant neuf minutes 42 secondes, Bullitt pilote la Mustang GT propulsée par un V8 de 390 pouces cube-inches, soit 6390 cm3, développant 320 chevaux, couplé à une transmission manuelle à 4 rapports. Le modèle de 1968 est de 100kg plus lourd que la 289ci. Il offre de meilleures accélérations mais de moins bonnes reprises.
Pour améliorer le comportement de la GT 390 (selon les versions, Balchowski en aurait préparé 2 voire 4 du même modèle), les amortisseurs et leurs supports mais aussi les traverses (cross members) sont renforcés, les veilleuses sont retirées de même que les insignes. Les pneus et les jantes ne sont pas ceux de série, mais plus imposants, de type American racing en 17“. Balchowski change aussi les culasses. McQueen exige des réglages de châssis spécifiques. La Mustang est, elle, bien malmenée : aile gauche et portière arrière-droite enfoncés, amortisseurs et suspensions sous haute tension, rétroviseur éclaté, côté droit totalement rayé après avoir embrassé une glissière, pare-brise troué par plusieurs impacts de balles… Il doit y avoir aussi des problèmes avec le carter d’huile car la Mustang crache beaucoup d’huile et de fumée.
Deux Mustangs ont été commandées pour le film de 1968, la première portant le numéro de série 8R02S125558 (la '558) et servant à toutes les cascades, sauts, virages…, la seconde, le n° 8R02S125559 (la '559) étant celle que conduit McQueen. La '558, en mauvais état, est mise à la casse. Elle est retrouvée par hasard au Mexique dans la région de Baja California en 2017. Bingo : elle vaudrait aujourd’hui environ un million de dollars aux enchères. La '559 est passée entre plusieurs mains : celles d’un employé de la Warner Bros, d’un policier du New Jersey, d’un assureur du New Jersey, Robert Kiernan, qui l’acquiert pour 6000 $ de l’époque (environ 37 500 dollars, ou 30 550 euros d’aujourd’hui). Sa femme en fait un usage quotidien. 30 000 miles plus tard, la Mustang montre quelques signes de faiblesse et les pannes à répétition forcent Kiernan à la remiser dans son garage. McQueen tente à plusieurs reprises de lui racheter, en vain.
Mais c’est en 2018, pour célébrer le cinquantième anniversaire de la Mustang de Bullitt, que la firme Ford sort une édition spéciale et limitée, un modèle dédicace. Au salon automobile de Détroit, Ford a dévoilé la version 2018 : même absence d’insignes sur la calandre, même couleur « Dark Highland Green » (mais aussi en couleur noire « Shadow Black »), équipée de technologies modernes (planche de bord transformée en grand pavé numérique, bouclier redessiné, équipé de feux à LEDs, aide à la conduite). Côté moteur, le coupé reste un V8, 5,0 litres Coyote, boosté à 475 chevaux et 569Nm de couple. Une boîte de vitesses mécanique à six rapports assure une transmission efficace de la puissance. Le conducteur dispose d’un système de contrôle des valves, pour améliorer le son du V8, d’un nouvel échappement et d’un collecteur d’admission inauguré par la Shelby GT350. Quelques touches de chrome en plus, au niveau du tour de vitres, des étriers de frein Brembo rouges et un badge Bullitt au niveau du coffre, ainsi qu’au centre du volant.
Autres voitures de gangsters et de police célèbres
Outre la Ford Mustang, d'autres voitures sont entrées dans la légende, que ce soit pour leur utilisation par des criminels ou par les forces de l'ordre.
Ford Cortina Lotus : l’attaque du train postal
L’affaire du train postal Londres-Glasgow aura marqué les années 60 et restera aussi dans l’imaginaire collectif en France grâce au cinéma : Gérard Oury en tourna une adaptation, le Cerveau, avec Jean-Paul Belmondo et Bourville en têtes d’affiche. Le 8 août 1963, à 3h03 du matin, une bande de 16 gangsters menés par Bruce Reynolds (entre autres, les opinions divergent sur sa qualité de “cerveau”) s’emparent d’un train postal parti de Glasgow pour Londres garni de 2,6 millions de livres en petites coupures destinées à la destruction (presque 50 millions de livres d’aujourd’hui, pour comparaison).
Et la Ford Cortina Lotus me direz-vous ? Il s’agit à l’époque d’une voiture particulièrement désirable, destinée à l’homologation pour le BTCC (1 000 exemplaires minimum) et dotée d’un moteur Ford modifié par Lotus pour l’Elan, le 1.6 litre “Kent” poussé à 106 chevaux. Elle se différencie de ses paisibles soeurs par des portes en aluminium, une transmission et une suspension revues par Lotus, une peinture blanche et verte particulièrement reconnaissable et des pneus spécifiques. Bruce Reynolds, le cerveau présumé, adorait les voitures et s’était offert peu de temps auparavant une Lotus Cortina grâce aux produits de différents larcins. Immatriculée BMK 723A, elle lui servira à effectuer les repérages pour ce que l’on appellera le casse du siècle, laissant des traces de pneus (spécifiques on vous l’a dit) qui aideront à son identification par la police.
Reynolds réussira pourtant à s’échapper à l’étranger mais sera arrêté en 1968 lors d’un retour à Londres. Ironie de l’histoire, la police du West Sussex s’équipa en Lotus Cortina un peu plus tard. La BMK723A restera à la fourrière jusqu’en 1980 avant qu’elle ne soit revendue à un client célèbre, Colin Chapman (fondateur de Lotus). Elle restera dans les réserves de Lotus jusqu’à ce que la marque ne vende aux enchères une partie de sa collection en 2000. Depuis lors, elle ressort régulièrement lors de ventes aux enchères, la dernière datant de 2012 et une transaction à 100 000 livres.
Citroën 15-6 G : Pierrot le fou
L’immédiat après-guerre est une période trouble pour la France, et chacun tente d’y survivre comme il peut (le rationnement durera jusqu’en 1949). Pour Pierre Lautrel, truand violent, ancien des “bat’d’Af”, de la carlingue (la Gestapo française) et résistant de circonstance pour se refaire une virginité, il n’y a qu’une solution : reprendre ses activités de braqueur. Avec 6 complices, il va créer une bande qu’on appellera le “Gang des Tractions Avant”.
L’idée n’est pas nouvelle : disposer de voitures puissantes, solides et à la tenue de route exemplaire afin d’échapper le plus vite possible à tout poursuivant lors de leurs méfaits. Pour Pierre Lautrel, dit Pierrot le fou, le choix va se porter sur la Citroën 15-6 dotée d’un 6 cylindres en ligne de 2 867 cc de 77 chevaux. Rapide (135 km/h), elle a en outre le mérite de se fondre dans la circulation qui compte beaucoup de 7, 11 et 15 à l’allure identique. C’est enfin une voiture connue des malfaiteurs qui l’ont utilisée tant avec la Gestapo qu’avec la Résistance.
Après une série de braquages commencés en février 1946, le gang des Tractions Avant et Pierrot le fou (devenu “ennemi public numéro un”) se retrouvent assiégés par la police dans une ferme près de Champigny en septembre. Lautrel s’échappe mais se tire une balle par accident en montant de la 15-6. Il décèdera quelques jours plus tard.
BMW 528i : Jacques Mesrine
Le 14 mai 2007, une légende est broyée à jamais : dans une casse d’Athis-Mons, la BMW 528i E12 immatriculée 83 CSG 75 ne devient plus qu’un amas de métal après être restée 28 ans sous scellés depuis la mort de Jacques Mesrine le 2 novembre 1979.
Dans les années 70, celui qui s’appelle lui-même Le Grand, ou même Robin des bois (notez rétrospectivement l’ironie de sa plaque d’immatriculation) est devenu l’ennemi public numéro 1 après une série de braquage. En 1979, il décide de s’acheter une “Béhème” et s’offre pour un peu plus de 100 000 francs de l’époque un modèle de direction à la concession BMW de Clichy. Equipée d’un 6 en ligne 2,8 litres de 184 chevaux, dotée d’une boîte manuelle, de la climatisation et de jantes Motorsport, la voiture devient célèbre à peine deux mois après son immatriculation.
Alors que Mesrine sort de sa planque à son volant, il tombe dans une souricière policière à l’angle de la Porte de Clignancourt et du boulevard Ney. Tentant de s’échapper, 21 coups de feu criblent la voiture qui s’arrête définitivement à 7 747 km au compteur. A l’intérieur, Mesrine est mortellement touché. Depuis ce temps, BMW est souvent considérée comme une marque particulièrement prisée des gangsters, d’autant qu’un peu plus tôt dans la décennie, la Bande à Baader avait sévi en RFA à bort d’une BMW 2002.
Cadillac 341 V8 Town Sedan : Al Capone
Al Capone, surnommé Scarface, est sans doute l’un des gangsters les plus célèbres de tous les temps. Est-ce à cause des nombreux films qui s’inspireront de son histoire, de sa traque et de son arrestation par Eliot Ness, ou tout simplement pour son imposante limousine Cadillac Série 341 “Town sedan” blindée ? Difficile à dire.
Le parrain du crime à Chicago, alors à son apogée grâce à la prohibition imposée à partir de 1919, s’offre en effet en 1928 une Cadillac 341 V8, tant pour la prestance qu’elle impose que pour une autre raison : la police l’utilise aussi. Peinte dans les mêmes couleurs verte et noire que les unités de Chicago, elle dispose elle aussi d’un gyrophare et d’un récepteur radio. En outre, pour une meilleure protection, la Cad’ Town Sedan dispose d’un blindage qui fait passer son poids à 3 tonnes. Un poids que le V8 de 5,6 litres et 90 chevaux a bien du mal à déplacer.
Petite subtilité, Al Capone fera modifier la lunette arrière pour qu’elle devienne basculante : pratique pour mitrailler un poursuivant. Après la condamnation d’Al Capone en 1931, elle est récupérée par un agent automobile un peu véreux qui la vendit à des particuliers. Elle refait surface en 2012 lors d’une vente aux enchères, partant à 341 000 dollars. Particularité : n’ayant jamais changé d’immatriculation, elle était encore inscrite au nom de la femme d’Al Capone.
Tableau récapitulatif des véhicules de police et de gangsters célèbres
| Véhicule | Utilisation | Personnalités/Organisations |
|---|---|---|
| Ford Mustang GT | Véhicule de police moderne | North Carolina State Highway Patrol |
| Ford Mustang GT 390 (1968) | Film "Bullitt" | Lieutenant Frank Bullitt (Steve McQueen) |
| Ford Cortina Lotus | Repérages pour le casse du train postal | Bruce Reynolds |
| Citroën 15-6 G | Braquages | Pierrot le fou et le Gang des Tractions Avant |
| BMW 528i E12 | Fuite et confrontation avec la police | Jacques Mesrine |
| Cadillac 341 V8 Town Sedan | Protection et intimidation | Al Capone |
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