Le Volkswagen California est la référence incontestable dans l’univers des vans aménagés. Volkswagen a été l’un des pionniers dans le monde des vans aménagés, ou campervans, avec des conversions opérées par Westfalia. Désormais, Volkswagen Véhicules Utilitaires assure lui-même les conversions de ses modèles avec la gamme California.
Un ludospace (plus petit) est proposé, le Caddy California, ainsi qu’un fourgon (plus grand), le Grand California, mais le modèle central de la gamme reste le van California. Ces modèles sont particulièrement prisés, car ils sont compacts et discrets. Leur hauteur, généralement inférieure à 2 m (1,99 m pour le California), leur permet d’accéder à davantage de parcs de stationnement qu’un camping-car traditionnel, et d’être classés en tant que véhicules légers aux péages français.
Les Différentes Versions du California 6.1
Le California 6.1 se décline en différentes versions : Beach Camper, Coast et Ocean, toutes homologuées en tant que véhicule aménagé (carte grise VASP). La première propose un aménagement allégé avec une mini-cuisine sans évier, tandis que les deux autres moutures partagent un aménagement plus traditionnel pour un van aménagé. Le California Coast, que nous essayons aujourd’hui, est légèrement plus accessible et moins cossu que l’Ocean, mais conserve bon nombre de ses qualités.
Toutefois, il a été retiré du catalogue pour rationaliser la gamme en cette période délicate. On en trouve néanmoins en occasion ou même en location. En tant que conversion officielle, le California est distribué et entretenu directement par Volkswagen Véhicules Utilitaires. Il est vendu à partir de 65 420 € en version Beach Camper et de 85 420 € en version Ocean. Lorsqu’il était encore proposé, le California Coast s'intercalait entre ces deux versions, à environ 10 000 € d’écart de chacune d'entre elles.
Extérieur et Aménagements
Esthétiquement, le California est très proche d’un utilitaire Transporter 6.1 avec lequel il partage sa carrosserie. Une fois installé, il est possible de déplier le store extérieur et de placer les deux chaises de camping et la table fournies avec le van. Les chaises sont intégrées au hayon et la table à la porte latérale coulissante.
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On regrette toutefois que le hayon ne soit pas à ouverture électrique, puisqu’il se montre assez difficile à manipuler à cause de sa masse élevée. Les habillages façon chêne clair de cette version Coast éclaircissent l’intérieur. Seules quatre places assises sont intégrées. S'il n’est de toute manière pas possible de camper à plus de quatre, on aurait apprécié une cinquième place assise. En effet, un van est également pensé pour un usage quotidien et il est parfois bien utile de pouvoir voyager à cinq, voire plus.
La banquette arrière est coulissante et les sièges avant peuvent pivoter. Malheureusement, l’opération n’est pas très pratique pour le siège conducteur, dont il faut jouer des différents réglages et desserrer le frein à main pour permettre la rotation. Une fois les sièges en configuration salon, il est possible de déplier une table intérieure.
Rangements et Commodités
Les rangements sont assez nombreux à bord du California. On profite par exemple d’un vaste tiroir sous la banquette arrière, ainsi que d’un compartiment avec miroir à gauche de l’espace cuisine. Il est aussi possible de loger des valises dans le coffre. Sur notre modèle d’essai, l’espace était toutefois occupé par un set de bagages.
C’est aussi par l’arrière que l’on accède à la douche extérieure, alimentée par la réserve d’eau propre de 30 l. Le réservoir d’eaux grises est de même contenance - assez limitée - et les deux batteries auxiliaires ont une capacité de 150 Ah. Ces batteries se rechargent en roulant, mais peuvent aussi être alimentées par une prise extérieure pour camper plus longtemps. L’autonomie électrique devrait toutefois suffire à rester stationné pendant trois nuits environ.
De nombreux types de prises sont intégrés à l’habitacle : domestiques, 12 V, USB-A et USB-C. Quand vient l’heure de se restaurer, c’est au centre du van que cela se passe. En relevant le toit, il est possible de se tenir debout en faisant la cuisine, même pour les plus grands. Rabattre la banquette et déplier le surmatelas permet d’obtenir un premier couchage de 1140 mm x 2000 mm. La largeur est limitée pour deux personnes et replier le lit tous les matins pourra se montrer contraignant.
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Des rideaux permettent d'occulter l'entièreté des vitrages. Si cela ne plonge pas le van dans le noir complet, notamment au niveau du pare-brise, les infiltrations de lumière sont limitées. Un second lit est intégré au toit, avec sommier à coupelles. Il est légèrement plus large (1200 mm x 2000 mm). Si l’on est moins bien isolé du bruit et de la température extérieurs, ce lit est plus simple à mettre en place et à ranger grâce à un système de vérins. Néanmoins, sans échelle, il peut être difficile d’y accéder.
En cas de besoin, un système de chauffage stationnaire est intégré. Il fonctionne avec le gazole du réservoir à carburant. Toutefois, il est un petit peu bruyant à sa mise en marche. Il se contrôle par une télécommande ou l’ingénieuse unité de commande Camper. Il s’agit d’un écran tactile intégré au plafond et permettant de contrôler les fonctions spécifiques de cette version aménagée. Il est possible de programmer le chauffage, activer et régler le réfrigérateur, paramétrer les éclairages, ou encore de programmer un réveil.
En plus de ce premier écran, un second est intégré à la planche de bord. Ces deux interfaces ne communiquent pas. L’écran central tactile est assez petit (6,5 pouces) et limité dans ses fonctions, sans navigation embarquée par exemple. Il est néanmoins assez facile d’utilisation et plutôt réactif. Il sert surtout à connecter son smartphone pour profiter d'Android Auto ou d’Apple CarPlay via une prise USB-C.
On conseillera aux plus technophiles de se tourner vers le California Ocean qui profite d’un écran de 9,2 pouces à l’interface reprise de la dernière Golf, mais pas forcément plus intuitif. Enfin, l’app mobile proposée est elle aussi assez avare en fonctions. Comme pour les voitures Volkswagen, il est possible de localiser son van, de vérifier qu’il est correctement fermé, ou encore d’actionner le klaxon ou les appels de phares à distance. On regrette toutefois qu’il ne soit pas possible de le verrouiller à distance.
De même, aucune fonction de l'aménagement n’est accessible depuis l’application. On aurait apprécié la possibilité de contrôler le réfrigérateur ou le chauffage à distance, par exemple. Une app dédiée au California est proposée en Allemagne sous le nom de California on Tour, permettant de rechercher des emplacements de camping.
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Expérience de Conduite
Long de 4,904 mm, le gabarit du California n’est pas si éloigné de celui d’une voiture. Sa conduite n’est donc pas si intimidante. La position de conduite est néanmoins typée utilitaire avec une assise haute, mais n’est pas inconfortable. La planche de bord est ergonomique avec des commandes physiques pour la ventilation ou même le multimédia.
Contrairement à la version Ocean, ce California Coast n’a pas de combiné d’instrumentation entièrement “numérique”. Ici, seul un petit écran est intégré entre deux compteurs traditionnels. L’affichage est clair, mais un écran plus grand n’aurait pas été de refus pour afficher davantage d’informations simultanément.
Motorisation et Performances
Le California se décline en deux versions diesel : 2.0 TDI 150 et 2.0 TDI 204. C’est la mouture de 150 ch que nous avons à l’essai. Elle laisse le choix entre une transmission à deux roues motrices (traction) qui équipe notre modèle d’essai, ou une version 4MOTION à quatre roues motrices. Heureusement, les 340 Nm de couple et la boîte DSG rapide permettent des relances correctes. Le comportement routier est sain. Ce California ne se vautre pas dans les virages, la direction est précise, tandis que le confort est assez bon.
Du côté des nuisances sonores, nous avons relevé 71 dB (A) à 130 km/h, ce qui est relativement élevé. La dotation d’aides à la conduite est toutefois très limitée de série pour cette version Coast : le régulateur n’est pas adaptatif, il n’y a ni freinage automatique d’urgence, ni aide au maintien dans la voie et encore moins de système de conduite ou de stationnement autonome… Même les radars de stationnement et la caméra de recul sont en option !
Consommation
Pour cette version 2.0 TDI 150 deux roues motrices équipée de la boîte DSG7, le California annonce une consommation mixte WLTP un peu élevée de 8 l/100 km. C’est seulement 0,1 l/100 km de moins que la version 204 ch, aux performances nettement meilleures. Durant notre essai, nous avons relevé des consommations mixtes d’environ 9 à 10 l/100 km. Le réservoir du California dispose d’une capacité de 70 l, ce qui autorise une autonomie mixte d’au moins 700 km.
Le Nouveau Volkswagen California T7
Avec le lancement du California T7, le constructeur allemand signe un modèle encore plus innovant et polyvalent. L’objectif est de faire perdurer la légende de ce modèle dont le point de départ était le mythique combi VW des années 50. Le California T7 repose sur la plateforme modulaire MQB de Volkswagen. Cet atout lui permet de gagner en espace pour un gabarit comparable à son prédécesseur. Avec une longueur de 5 173 mm, il est légèrement plus long, et sa largeur atteint 1 941 mm hors rétroviseurs. Les lignes extérieures sont fluides et aérodynamiques.
Sur la face avant, je découvre une calandre subtilement redessinée et des phares LED modernes. Les projecteurs Matrix LED IQ.LIGHT, disponibles sur la version Ocean, renforcent cet aspect high-tech en offrant un éclairage adaptatif d’une grande efficacité. Les flancs du véhicule sont soulignés par des rails noirs ou chromés. C’est clairement la nouveauté majeure sur ce California qui équipe toutes les versions. Elle permet un accès optimisé des deux côtés du véhicule, une caractéristique particulièrement utile pour les voyages en pleine nature. À contrario, elle réduit le meuble de rangement qui jusqu’à présent s’allongeait jusqu’au siège conducteur.
À l’arrière, le hayon s’ouvre sur un espace de chargement généreux, parfaitement intégré dans le design global. La gamme California se décline en plusieurs versions adaptées à tous les besoins. Le Beach Camper dispose de l’essentiel avec une mini-kitchenette. La version Coast que j’essaie, offre une kitchenette complète et optimisée. Tandis que la version Ocean est le haut de gamme avec des équipements premium pour des aventures tout confort. La teinte « Argent Mono Métallisé » et les jantes 17 pouces Dundrod donne une certaine prestance à la version Coast que j’ai entre les mains.
Aménagements Intérieurs du T7
L’intérieur d’un California est toujours un chef-d’œuvre d’ingéniosité. Chaque détail a été pensé pour maximiser l’usage de l’espace. Cette nouvelle version ne déroge pas à la règle. Sa grande force réside dans sa capacité à s’adapter à toutes les situations. Que ce soit pour dormir, cuisiner, ou travailler, chaque élément peut être transformé selon ses besoins. Le toit relevable emblématique cache un lit de 2 054 x 1 137 mm, accessible grâce à une échelle discrète. C’est d’ailleurs le lit le plus confortable des deux. Au niveau inférieur, un second lit pliable (1 980 x 1 060 mm) est disponible sur les versions Coast et Ocean. Sa conception ingénieuse repose sur un support intégré à la kitchenette et sur les sièges arrière repliés.
Il est important d’ouvrir les fenêtres avant du véhicule avant de faire cette manoeuvre. Pourquoi ? Il faut éviter le phénomène de compression de l’air qui pourrait fatiguer prématurément le mécanisme d’ouverture, voir même déchirer votre toile. En effet, l’air doit circuler durant cette manipulation.
Les versions Coast et Océan disposent d’une kitchenette parfaitement intégrée. Elle se compose d’une plaque de cuisson à gaz, d’un évier avec un réservoir d’eau claire de 29 litres, et d’un réfrigérateur de 37 litres accessible de l’intérieur comme de l’extérieur. Les différents rangements permettent de stocker vaisselle et provisions pour quelques jours. À l’avant, les sièges conducteur et passager pivotants à 180° permettent de créer un espace convivial autour de la table escamotable s’il pleut.
Une fois installé sur votre lieu de villégiature, vous devez via l’écran de contrôle vous mettre en mode camping. La manipulation permet de basculer la consommation électrique sur les 2 batteries de camping (40Ah LiFePo chacune) pour réussir à démarrer le lendemain matin. Sur ce même écran, vous pouvez configurer l’éclairage, vérifier l’état de vos consommables et contrôler le chauffage si nécessaire. Chauffage fonctionnant d’ailleurs avec le carburant du véhicule.
Performances du T7
Disponible uniquement pour l’instant avec un moteur diesel 2.0 TDI développant 150 chevaux, le T7 offre un équilibre entre puissance et sobriété. J’ai d’ailleurs été surpris par sa faible consommation sur autoroute ou l’écran affichait moins de 7 litres / 100 km. L’association avec la boîte de vitesses automatique DSG à 7 rapports est bonne sur le plat, car ce moteur garantit une conduite fluide et réactive. Néanmoins, lorsque le relief fait son apparition, il est assez frustrant de ne pas avoir de frein moteur pour ralentir le véhicule en descente. Il faut toujours appuyer sur les freins. Dommage.
Comme évoqué précédemment, ce T7 dispose de la plateforme MQB. Ainsi le comportement du véhicule se trouve plus proche d’une voiture plutôt que d’un utilitaire. L’agrément de conduite est meilleurs, la position de conduite moins haute et vous aurez tout le loisirs d’apprécier les différents mode de conduite pour juger de la prouesse réussit par Volkswagen sur ce T7. C’est presque un exploit d’obtenir un tel ressenti au volant d’un véhicule d’un tel gabarit. De plus, lorsque vous roulez avec votre maison sur le dos, généralement il y a constamment des grincements, des bruits parasites qui perturbent le voyage. Ici, rien n’y fait ! Vous voyagerez dans un silence des plus agréable et un confort plus qu’appréciable.
Avis et Expériences
Avec son aménagement abouti et une conduite agréable, le Volkswagen California 6.1 a une place de choix sur le marché des vans aménagés. Cette version Coast, légèrement plus accessible que le California Ocean, pourra séduire ceux pour qui la technologie embarquée n’est pas une priorité.
Après une semaine à vivre dans un van, on est unanimes : le point fort du voyage en van, c’est le stationnement ultra simple pour passer la nuit. Nous n’avons pas été de grands aventuriers et avons privilégié la plupart du temps les parkings isolés indiqués sur l’application, pas forcément des plus glamours, mais très calmes hors-saison. Le confort à l’intérieur du van reste sommaire, mais est au final très proche de celui qu’on a lorsqu’on voyage en tente.
Après une semaine à voyager en van, nous avons remarqué que les interactions sociales avec les locaux étaient assez limitées. Nous ne nous sommes pas arrêtés manger au restaurant, ni boire un café, ni dormir à l’improviste dans un hôtel/auberge sur le bord de la route. On avait déjà tout le nécessaire dans le van, à l’inverse de ce que l’on vit lors d’un voyage à vélo ! Mais du coup, on a fini notre séjour avec un gros sentiment d’être seuls au milieu des montagnes.
Le voyage en van comme nous l’avons vécu, vous l’aurez compris, ne nous a pas vraiment convaincu. Cela dit, on reste ouverts pour retenter l’expérience une prochaine fois avec de meilleures conditions météo, en été par exemple. On imagine embarquer nos vélos, pour pouvoir se déplacer toute la journée avec. Et que le van reste uniquement un endroit où dormir, et non l’objet du voyage en soit.
Volkswagen California 2024 : Dernières Évolutions
Au mois de mai dernier, Volkswagen a pris la décision de renouveler son van aménagé, et lui soustraire la plateforme du célèbre Transporter pour celle du Multivan, plus grande et donc plus à l’aise pour imaginer la suite du Combi. Pourtant, l’aventure de ce mythique nom touche aussi à sa fin, alors que le California 2024 sera le dernier à disposer d’une version 100 % thermique, en diesel, qui représente aujourd’hui 99 % du marché selon le constructeur. Il reviendra à partir de l’année prochaine dans une version hybride, PHEV de 245 ch, qui aura le mérite d’offrir une transmission intégrale 4Motion au California, lui qui n’est disponible qu’en version deux roues motrices, avec son diesel TDI de 150 ch, le seul disponible dans la nouvelle gamme California 2024 en France.
Voici un tableau récapitulatif des principales caractéristiques des différentes versions du Volkswagen California 6.1 :
| Version | Aménagement | Équipements Principaux | Prix de Départ |
|---|---|---|---|
| Beach Camper | Mini-cuisine sans évier | Aménagement allégé | 65 420 € |
| Coast | Cuisine complète | Aménagement traditionnel | Environ 75 000 € (modèle retiré du catalogue, disponible en occasion) |
| Ocean | Cuisine complète | Équipements premium | 85 420 € |
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