Avec les nombreux articles parus sur le sujet, le diesel n’est définitivement plus à la mode. À l’heure où la personne lambda souhaitant une voiture pour voyager s’oriente vers un SUV (diesel évidemment), pourquoi l’amateur d’élégantes berlines et coupés classieux n’aurait-il pas le droit d’avoir également recourt à ce carburant ? Essayée en version Coupé, Sportback et S, charge à moi d’essayer la déclinaison cabriolet de cette nouvelle A5. Plutôt emballé par les modèles de gammes inférieures et les nouvelles technologies embarquées (Virtual Cockpit en tête), je me réjouissais d’avance de savourer cette A5 sur un trajet au long-court.

Si le marché des cabriolets est globalement en déclin depuis déjà quelques années, il n'est pour autant pas encore mort. En effet, si les marques généralistes comme Peugeot ou Volkswagen ont définitivement abandonné le cabriolet, les constructeurs premium continuent d'occuper le segment. Logique après tout puisqu'elles sont les seules à pouvoir se permettre d’élargir leur gamme et constituer autour d'un même produit toute une déclinaison de voitures. Elles sont également les seules aujourd'hui à attirer des clients pouvant se permettre de s'offrir un véhicule de loisir haut de gamme, et même si le cabriolet ne représente qu'un marché de niche, notamment en France, il est toujours important, pour l'image, de proposer ce type de carrosserie dorénavant majoritairement réservée à une clientèle élitiste. Audi et son A5 Cabriolet que nous essayons aujourd'hui, n'en est pas à son coup d'essai.

Concernant l'Audi A5, il faut remonter à 1991 et le premier cabriolet Audi de l'après-guerre dérivé de l'Audi 80 (B3), qui fut d'ailleurs baptisé très sobrement à l'époque "Audi Cabriolet". Elle fut produite de 1991 à 2000 à plus de 70'000 exemplaires. C'est ensuite l'Audi A4 Cabriolet (B6) qui lui succédera en 2001. Celle-ci fut produite à plus de 100'000 exemplaires et a même bénéficié d'une variante S4 équipée d'un bloc à huit cylindres.

Design Extérieur et Intérieur

Le style c'est quelque chose de très subjectif. En revanche, quand tous nos confrères s'accordent à dire qu'il s'agit de l'un, si ce n'est le plus beau cabriolet du moment, avouons qu'on commencerait presque à y croire. Il faut dire que le coup de crayon de Walter da Silva a laissé quelques traces. Cette ligne de force notamment qui traverse tout le flanc de la voiture et lui confère à la fois élégance et robustesse est l'un des éléments conservés de la première A5. Le capot est un élément intéressant également.

C'est aussi de profil que s'apprécie un cabriolet. Capote fermée, il faut avouer que la jonction entre la ligne de toit et la poupe ne fait pas d'un cabriolet la voiture la plus élégante possible, surtout quand une version Coupé est proposée au catalogue. Étrangement chez Audi, c'est plutôt l'inverse. Nous avons tendance à préférer les lignes du Cabriolet plutôt que celles du Coupé.

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Si le design extérieur n’a rien de vraiment nouveau, l’habitacle et les technologies embarquées dans cette nouvelle A5 Cabriolet viennent enfoncer un peu plus le clou pour placer la generation précédente au rang de vetuste. L’habitacle donc, reprend trait pour trait celui de l’A5 Coupé et Sportback. Et malgré la présence de l’écran central et du Virtual cockpit, je reste surpris par la multitude de boutons places absolument partout sur la console centrale. Du réglage de volume multimedia au choix du mode de conduite du DCC (qui est pourtant accessible via le menu classique et la molette de selection), tout y est.

Une fois le seuil de porte franchi, nous pénétrons à l'intérieur d'un habitacle toujours aussi feutré et qualitatif. À chaque essai de la marque nous rabâchons la même chose, mais force est de constater qu'une fois de plus le boulot est fait avec un ensemble assemblé à la perfection, des matériaux de qualité, et des technologies de pointe. C'est largement au-dessus d'une BMW Série 4 Cabriolet et d'une Mercedes Classe C Cabriolet. Une fois de plus nous retrouvons donc des technologies bien connues de la marque avec l’inévitable "Audi Virtual Cockpit", un écran de 12,3 pouces (de série sur les finitions S-Line, Design Luxe et Avus) chargé de retranscrire les informations liées à la conduite, le GPS ou encore la musique directement sous les yeux du conducteur en lieu et place des compteurs physiques traditionnels. En complément, au centre de la console centrale, nous retrouvons un écran de 8,3 pouces chargé de retranscrire à peu près les mêmes informations que le cockpit virtuel. Celui-ci ne servira en réalité que d'écran d'appoint, l'ensemble des données étant maintenant sous vos yeux.

Audi pense au bien-être de ses clients, surtout décapoté, puisqu'un chauffage de nuque est disponible permettant de rouler au chaud quelque soit la saison. La clientèle est également gâtée au niveau des assistances à la conduite puisque pas moins de 30 systèmes d'aide sont disponibles de série ou en option. Une voiture moderne doit aussi être une voiture connectée.

Capote et Confort

D'une simple impulsion sur la commande grâce à la nouvelle fonction "One-touch", la capote s'ouvre en 15 secondes, et cela jusqu'à 50 km/h, et se referme en 18 secondes. Elle peut également s'ouvrir à distance, via la clé de la voiture, en restant appuyer sur la commande pendant tout le processus d'ouverture. Celle-ci bénéficie d'un traitement spécifique thermique mais aussi acoustique afin de minimiser les bruits d'air.

Audi propose aussi le très efficace chauffage de nuque (option). Autre bonne idée, le coffrage de l’emplacement de la capote dans la soute se déploie automatiquement… si, bien sûr, l’espace libre est suffisant dans cette malle. Avant, sans manipulation manuelle, décapoter en roulant était impossible !

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Autre astuce, le filet antiremous (option) dispose d’un rangement sous le plancher de coffre, alors que précédemment, il fallait le plier au préalable dans une housse, qui se baladait sans cesse dans le coffre au gré des virages et freinages. D’autant que ce filet, très facile à installer, limite - en roulant seulement à deux puisqu’il condamne les places arrière - au minimum les remous dans l’habitacle une fois les quatre vitres relevées. On roule ainsi sans être trop décoiffés et sans avoir à élever la voix de façon trop importante, y compris aux allures autoroutières, même s’il y a des bruits d’air.

Habitabilité et Coffre

Comme ses congénères, la place aux jambes y est très comptée, et décevante au vu de ses 4,63 m. Au moins, le coffre affiche des dimensions correctes, et le confort s’avère soigné grâce à des suspensions moelleuses, voire même trop pour le train arrière, dont les ressorts sont un peu souples.

Version cabriolet ? La version cabriolet offre quant à elle 380 litres et 320 litres quand la capote en toile est rétractée.

Grâce à sa bonne longueur, l'Audi A5 Cabriolet offre deux véritables places à l'arrière et pas seulement des assises d'appoint. Elles bénéficient même de leur propre plafonnier (commandes sur le toit) directement greffé sur la capote et d'un espace de rangement. Néanmoins, l'A5 Cabriolet n'est pas un monospace et il ne faudra pas chercher à trop étendre ses jambes ou à ajouter un cinquième passager. Au cas où, cette banquette peut se rabattre en deux parties afin d'augmenter le volume de coffre (320 litres).

Motorisations et Performances

Pour être tout à fait concret, il s'agit d'une offre très intéressante et sûrement du moteur le plus homogène pour ce type d'auto. Sous les 4000 tr/min, difficile de faire la différence entre ce quatre cylindres turbo et un V6 tant celui-ci est agréable et onctueux. Il offre véritablement les mêmes qualités qu'un V6 à bas régime, là où finalement l'Audi A5 Cabriolet sera la plus utilisée, notamment pour cruiser. Une fois que l'on monte dans les tours, la soufflerie s'active plus intensément et notre moteur faiblit logiquement au-dessus de 5500 tr/min. C'est à ce moment que la différence avec le V6 se fait ressentir.

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Concernant la boîte de vitesses, sans surprise c'est toujours aussi souple et typé confort, la boîte passe les rapports sans à-coups et gère plutôt bien les différences de rythme. Dommage qu'elle montre vite ses limites en conduite dynamique, mais comme nous le verrons un peu plus bas, inutile d'augmenter la cadence.

Comportement Routier et Confort de Conduite

Même s'il s'agit d'une histoire de goût me direz-vous, la direction manque de consistance et de remontée d'informations. D'un côté elle s'avère excellente pour cruiser, nous n'avons noté aucune remontée de couple disgracieuse et nous n'avons pas eu besoin non plus de corriger inlassablement le volant sur les routes quelque peu endommagées d'Italie.

Gros point positif en revanche pour le confort et le comportement général. Comme dit plus haut, on peut assez aisément hausser le rythme, mais le poids de la voiture empêche toutefois de prendre un réel plaisir. Ce n'est pas grave au final puisque le plaisir nous le retrouvons ailleurs, avec cette suspension pilotée très souple, très agréable qui gomme parfaitement les nombreuses aspérités des routes toscanes. En compression c'est là aussi excellent, nous n'avons jamais atteint la butée de la suspension malgré les nombreux nids de poule rencontrés. Avec quatre roues motrices via le système quattro, la motricité n'est jamais mise en défaut, même à un rythme soutenu et ESC déconnecté.

Finitions et Tarifs

En ce qui concerne la finition, l'Audi A5 Cabriolet est proposée sous 4 gammes : Ambiente, S line, Ambition Luxe et Avus.

Parlons peu parlons prix, l'Audi A5 Cabriolet est disponible à partir de 44'970 euros. Cela se justifie par les nombreux équipements disponibles de série sur les versions les plus hautes, mais aussi par un ensemble bien plus moderne que ses concurrentes. Notre modèle d'essai est facturé 71'925 euros, un prix élevé certes, mais dans la lignée de la tarification habituelle d'Audi.

Une dernière information concernant le tarif, l’Audi A5 Cabriolet débute à partir de 44 970€ (TFSI 190 ch avec boîte manuelle) mais pour nos modèles testés les prix débutent à + de 50 000€ (et jusqu’à 60 000€ hors options).

Consommation

Côté consommation, nous avons relevé une moyenne autour de 12,5 l/100 km mais qui ne reflète en aucun cas celle d'une utilisation conventionnelle. Notre rythme, globalement assez soutenu, et les reliefs de la Toscane n'ont pas forcément plaidé en la faveur de notre réservoir. En revanche, sur autoroute, l'ordinateur de bord affichait une consommation moyenne oscillant autour de 7,0 l/100 km.

Et pour l’utilisation que j’en ai faite, je n’aurai pas voulu autre chose qu’un Diesel qui m’a tout de même gratifié d’un 6,7 L / 100 km en consommation moyenne sur environ 1500 km d’utilisation ville/route/autoroute sans ménagement.

Tableau Récapitulatif des Caractéristiques

Caractéristique Description
Longueur 4,67 mètres (4,69 mètres pour l'Audi S5 Cabriolet)
Volume du coffre (capote ouverte) 320 litres
Volume du coffre (capote fermée) 380 litres
Ouverture de la capote 15 secondes (jusqu'à 50 km/h)
Fermeture de la capote 18 secondes (jusqu'à 50 km/h)
Motorisations Essence (2.0 TFSI 190 ch, 2.0 TFSI 252 ch), Diesel (3.0 TDI 218 ch, 3.0 TDI 286 ch)
Prix de base 44 970€ (TFSI 190 ch avec boîte manuelle)

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