Le Boulay est rattaché au canton de Château-Renault et les deux chefs-lieux ne sont distants que de 4,1 km à vol d'oiseau. Les origines de Château-Renault remontent au Xe siècle.
Le développement de la ville est lié à la présence d'une fortification, sur l'éperon rocheux à la confluence de la Brenne et du Gault, attestée au début du XIe siècle.
Avant 1044, le château est détenu par les dénommés Guicher, Geoffroy, Renault et Guicher II, vassaux des comtes de Blois.
Le nom de Castrum Rainaldi ou Castrum Reginaldi pour désigner Château-Renault aurait été donné par Geoffroy en l'honneur de son fils Renaud.
Selon le site de la commune, des gisements de minerai de fer auraient été exploités dès la préhistoire, au lieu-dit les Minerais (au sud-ouest du bourg, à la limite avec Villedômer), toponyme caractéristique.
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Le Prieuré de Moniales Bénédictines
Bien qu'il soit probable que des gisements de minerai de fer aient été exploités de longue date dans la commune, l'histoire du Boulay n'est bien documentée qu'à partir du milieu du XIIe siècle.
À cette époque s'y établit un prieuré de moniales bénédictines qui se trouvait auparavant à la limite entre Le Boulay et Château-Renault.
Au milieu du 12ème siècle, un prieuré de moniales bénédictines fut établi par Thibaut V de Blois à la limite avec Château-Renault ; ce prieuré dépendait de l’abbaye N.D. d’Étival à Chemiré-en-Charnie (Sarthe), qui était propriétaire du fief.
Son apogée se situe au milieu du 17ème siècle, après son rétablissement par l’archevêque de Tours Bertrand d’Eschaud (1556/1641) et sa restauration par la prieure Françoise de Montgarny (1591/1661), inhumée dans l’église Saint-Sulpice (voir ci-après).
L’église est installée dans la chapelle de l’ancien prieuré des Bénédictines, fondé au XIIème siècle. C’est au XVIIIème siècle, lorsque le prieuré sera désaffecté, que l’édifice deviendra église paroissiale. La mairie est installée dans les murs de l’ancien prieuré des Bénédictines elle aussi, dans le presbytère plus précisément.
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Le Château Seigneurial
Le fief appartenait, au début du 16ème siècle, à N. Chauvin, qui a donné son nom au château.
Le château seigneurial, du 16ème siècle, largement modifié au 19ème, possède une tour d’escalier carrée, couverte d’un toit pyramidal et une vaste terrasse, au nord, surplombant la vallée.
Le propriétaire était, en 1594, François Mareschau, juge au Présidial de Tours, également seigneur de Portauville à Berthenay et de La Richardière à Château-Larcher (Vienne), suite à son mariage avec Élisabeth de Laugeray (morte en 1656), fille de Gaspard de Laugeray, cité comme seigneur en 1560.
Ce fief, qui appartenait, en 1666, à Jules Du Perray passa ensuite à la famille Du Mouchet ; au 18ème siècle, Jean Du Mouchet, seigneur de la Tétarderie, épousa Louise Michelle de Musset (née en 1686), sœur de Charles Antoine de Musset (1677/1732), arrière-grand-père du poète Alfred de Musset (1810/1857).
De 1899 à 1976, le domaine a appartenu à la famille Aron.
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Autres Éléments Historiques
En 1870, lors de la guerre franco-prussienne, des combats opposèrent des uhlans à des unités de l’infanterie française dans les bois du Boulay.
En 1885, une ligne de chemin de fer fut ouverte. Elle traversait le territoire de la commune du nord-ouest au sud-est et une halte ferroviaire y fut construite. Elle fut ironiquement surnommée « La ligne du pain sec » car sa faible vitesse commerciale permettrait au pain transporté d'y rassir en route.
Une ligne de train reliait Château-Renault à Port-Boulet en passant par Neuvy-le-Roi et Bourgueil de 1885 à 1949.
Cette ancienne église prieurale, du 12ème siècle, a été profondément restaurée en 1875.
Géographie et Démographie
Commune située dans le département d’Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire, dans la région naturelle de la Gâtine de Touraine.
La commune se trouve à 27 km au nord-est de Tours, en limite des départements d’Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher avec la ville de Vendôme, qui se situe à 25,9 km du Boulay.
La Glaise, d’une longueur de 12 km, affluent de la rive droite de la Brenne, marque la limite communale du Boulay au nord et au nord-est, jusqu’à sa confluence avec la Brenne, qui ferme le territoire du Boulay à l’est ; un petit moulin a fonctionné à cet endroit.
Pendant longtemps, l’agriculture a pâti de la mauvaise qualité agronomique des sols de la Gâtine tourangelle, qui fut progressivement défrichée à partir du XVIe siècle ; en outre, ce secteur d'activité perd du poids dans l'économie communale depuis plusieurs décennies.
Au XXIe siècle, la proximité de Château-Renault fait que la population du Boulay, qui n'avait que peu diminué depuis 1880, augmente très vite, pour atteindre 822 habitants en 2016, la démographie étant soutenue par un parc industriel dynamique à cheval sur les deux communes.
Cette population est principalement répartie sur 2 zones : le centre bourg et le quartier de la Touche.
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