La Mercedes 300 CE 24 Cabriolet est un coupé hard-top très beau, généreusement motorisé et très confortable. Elle offre le plaisir de rouler en ancienne, mais avec tout le confort et les équipements modernes.
Un Peu d'Histoire
Avec cette voiture, Mercedes a perpétué avec succès une tradition, après une longue interruption de 20 ans. Le cabriolet est basé sur le coupé de la série de modèles et sert à Mercedes de nouveau projet phare après la berline 500 E à hautes performances présentée à l'automne 1990.
L'effort à fournir est énorme : les ingénieurs modifient ou redessinent complètement pas moins de 1000 pièces afin de répondre aux exigences élevées en matière de sécurité passive et de confort de conduite, malgré l'absence de la structure du toit.
Pour ne citer que quelques exemples, les épaisseurs de tôle des montants A et B ainsi que des longerons sont renforcées, le compartiment de la capote est conçu comme un élément de rigidification transversale et une poutre moulée sous pression est boulonnée au tunnel du plancher ainsi qu'à la traverse du tableau de bord. Les jambes de force diagonales à l'avant et à l'arrière augmentent la rigidité en torsion. En outre, des amortisseurs de vibrations sont utilisés pour optimiser le confort de conduite.
Autre élément de sécurité : un arceau de sécurité linéaire nouvellement développé et breveté est installé derrière les sièges arrière, dont le sommet est en forme de deux appuie-têtes individuels. La barre se déploie vers le haut sur un rail légèrement incurvé en 0,3 seconde lorsque les capteurs du véhicule détectent un renversement imminent.
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La capote entièrement rétractable pèse 43 kilogrammes. La construction se compose de 27 liens et de 34 joints. Lorsqu'elle est pliée, elle a un volume de 80 litres. La capote est isolée par une couche de fibre polaire de 20 millimètres d'épaisseur entre la couverture extérieure et la capote intérieure. La lunette arrière chauffante en verre de sécurité est reliée à la couche extérieure par un double cadre et offre une vue sans distorsion vers l'arrière.
D'ailleurs, le cabriolet n'a pas été développé en interne mais - comme pour la 500 E - en collaboration avec Porsche. Le travail sur le cabriolet quatre places a commencé en 1988 chez Karmann à Osnabrück.
Lorsqu'elle a été présentée en 1991, la 300 CE-24 Cabriolet avait un moteur six cylindres en ligne de 3,0 litres et 220 ch sous le capot. La production en série à Sindelfingen commence en mars 1992.
La gamme de modèles comprend maintenant un total de quatre variantes, chacune avec deux moteurs à quatre et six cylindres. La E 200 Cabriolet (136 ch) a été initialement construite pour l'exportation vers la Grèce, l'Italie et le Portugal jusqu'en 1994. Le cabriolet 300 CE-24 est suivi du cabriolet E 320 (220 ch) et le nouveau modèle haut de gamme est la version E 36 AMG (272 ch).
Au total, ce sont exactement 33'952 unités de l'A124 qui ont été construites jusqu'en juillet 1997.
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Design et Esthétique
Dessiné sous la férule du légendaire Bruno Sacco, le coupé C124 cultive méticuleusement les coutumes esthétiques de la maison : ici, l’innovation affleure chaque détail mais sans toutefois sauter à la gorge du spectateur. Particulièrement soignée, l’étude aérodynamique, sanctionnée par un Cx de 0,29, ne se révèle qu’à la faveur d’un examen attentif ; l’efficience ne s’est pas construite en sacrifiant les préceptes de la marque.
Contrairement aux SEC, la calandre séculaire surmontée de l’étoile est fidèle au poste et, d’ailleurs, la proue tout entière est strictement identique à celle de la berline et du break. C’est à partir du montant A que tout change, sans être dissemblable. La philosophie d’ensemble reprend celle des prédécesseurs du modèle, en l’adaptant à l’époque : l’absence de montant central contribue à définir un profil aérien, très différent de celui de la berline, mais sans rechercher à tout prix la rupture par rapport à celle-ci ; l’air de famille si cher au constructeur se perpétue sans coup férir et, contrairement à une BMW E36, le coupé ne se prive pas de reprendre des éléments de tôlerie préexistants, ainsi que les optiques avant et arrière.
Motorisations et Performances
Au mois de décembre 1990, le six-cylindres de 2960 cm3 reçut le renfort d’une culasse à 24 soupapes et, ainsi gréée, la 300 CE-24 gratifia ses utilisateurs de performances en sensible augmentation, la puissance passant à 220 chevaux.
En haut de la gamme, un 3,2 litres de puissance identique supplanta rapidement le 3 litres « quatre soupapes », la version originelle disparaissant après le restylage de 1993.
La Version SportLine
L’offensive se confirma dès le mois de janvier suivant, lorsque que des versions « Sportline » firent leur apparition, correspondant à une démarche absolument inédite chez Mercedes, d’autant que l’initiative ne se limitait pas à un simple logo. Sur les coupés, cette nouvelle ligne comportait en effet un châssis surbaissé, des pneumatiques plus larges, une suspension affermie, un volant au diamètre réduit (39 centimètres contre 40 : on passait de l’autobus à la camionnette), des sièges plus enveloppants et revêtus d’un charmant tissu à carreaux censé rappeler celui des monoplaces des années 1950 et, pour la « 24 soupapes », une boîte Getrag à 5 vitesses avec grille inversée.
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Avis d'un Propriétaire
Un propriétaire partage son expérience après une semaine d'utilisation quotidienne :
- Problèmes initiaux : Difficulté à démarrer à froid, à-coups au ralenti, voyant ASD allumé.
- Intérieur : Superbe, belle qualité de fabrication, design droit et carré, toit ouvrant agréable, porte-ceintures geniaux.
- Extérieur : Le profil est apprécié, surtout le "cul" de la voiture. La version SportLine basse avec les jantes en 16 lui donne un côté "bad boy".
- Châssis : Basse mais pas inconfortable, typé sport mais avec un bon confort. Très à l'aise sur route et autoroute.
- Moteur et BVA : Association parfaite, bruit envoûtant du 6 cylindres.
Suspension : Surbaissée ou Non?
Il existe un débat sur la hauteur de caisse des modèles SportLine. Certains propriétaires se demandent si leur voiture a été surbaissée ou si c'est la configuration d'origine. Un propriétaire mentionne que lors de l'achat de sa voiture, elle était surbaissée et que deux des ressorts étaient cassés. Après le changement pour des ressorts et cales caoutchouc d'une SportLine, il a retrouvé une suspension hyper agréable et un freinage plus équilibré.
Pour rabaisser ce modèle, il faut simplement mettre des ressorts courts à l'avant et à l'arrière, ou faut il aussi "décranter" une barre ou autre ?
Pièces Détachées et Restauration
Les pièces détachées peuvent être difficiles à trouver. La rouille et le mauvais entretien de leurs propriétaires ont décimé ces voitures. Certaines ont été restaurées au niveau du moteur, de l'intérieur et de la carrosserie.
Alternatives et Concurrence
En 1987, le paysage était bien différent et le duo 230/300 commercialisé initialement ne rencontra qu’une concurrence extrêmement clairsemée.
Conseils d'Achat
Sur le marché français, une enveloppe d’environ 10 000 euros doit vous permettre d’acquérir une belle 300 ou 320 avec un dossier d’entretien digne de ce nom et un historique aussi limpide que possible. Fuyez les voitures modifiées et/ou négligées qui, hélas, sont légion sur le marché : sur une auto de ce calibre, les frais de remise en état d’origine peuvent vous faire perdre votre chemise.
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