Tout le monde rêve d'une Mercedes AMG, forte en caractère et équipée de son puissant moteur. Mais certaines Mercedes-AMG tiennent plus la côte que d'autres. Quel est d'après-vous le modèle AMG le moins excitant de tous les temps ? Il suffit sans doute d'observer de près un R63 AMG pour trouver la réponse. Une rareté A condition déjà de s'en souvenir.

Seulement un peu plus de deux cent exemplaires du R63 AMG sont sortis de l'usine en 2007. Et pour cause : personne ne voulait d'une version sportive d'un grand monospace familial, au prix astronomique et au coût d'utilisation tout aussi élevé. Reste que ce R63 AMG s'équipait du fabuleux V8 6,2 litres atmosphérique d'AMG, développant quelques 510 chevaux sous le capot du gros Classe R.

Dans un monde où tant d’événements sont tristement prévisibles, toute innovation un tant soit peu rafraîchissante devrait toujours être la bienvenue, n’est-ce pas ? « Cassons les codes », psalmodient avec un enthousiasme sans cesse renouvelé les esprits les plus créatifs - qu’il s’agisse de réfléchir au pitch forcément transgressif d’une série pour Netflix, de vendre aux enchères une sculpture invisible ou de concevoir une voiture strictement étrangère à tout segment de marché préexistant.

Dans ce dernier cas, on recense moins de succès (cf. le Nissan Qashqai) que d’échecs (cf. l’Opel Signum, le Renault Kangoo Be Bop, l’Audi A2). Toujours est-il que la frénésie inventive à l’œuvre chez Mercedes il y a une vingtaine d’années a encouragé la firme de Stuttgart à se lancer, elle aussi, dans le grand bain des concepts spécieux, lancés avec emphase, censés révolutionner les usages mais que, le plus souvent, l’on abandonne en toute discrétion après une débâcle commerciale plus ou moins prévisible.

Quand AMG motorise une familiale

Tel a été le cas de la Classe R, étrange salmigondis à la clientèle introuvable, et plus encore dans la plus baroque de ses variantes, nous avons nommé la 63 AMG ! Il faut se rappeler. Ce siècle avait un an et, obnubilés par le succès des Renault Espace puis Scénic, beaucoup de constructeurs fourbissaient en secret leur propre interprétation du monospace, compact ou non.

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Après le périlleux lancement d’une Classe A qui ne manquait pas d’élan mais peut-être de mise au point, Mercedes était bien décidé à poursuivre dans la même voie, à deux échelons distincts de sa gamme : du côté des tractions, la Classe B allait se charger de séduire les familles davantage soucieuses de promotion sociale que de modularité en marchant sur les traces des Scénic, Zafira ou Multipla (eh ouais), tandis que, chez les propulsions, il était plutôt question de bousculer les habitudes en créant de toutes pièces un sous-segment inédit, empruntant à la fois au break, au SUV, à la berline de luxe et au monospace.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le constructeur à l’étoile a pris son temps pour préparer ses clients au choc, avec un teasing de haut vol qui débuta en janvier 2002, dans le cadre très opportun du Salon de Detroit - les dimensions de l’engin le destinant a priori plus aux highways californiennes qu’aux départementales berrichonnes.

En l’espèce, le Vision GST Concept (pour Grand Sports Tourer) ne faisait pas dans la dentelle : plus de cinq mètres de long, près de deux mètres de large, c’est-à-dire de quoi accueillir fastueusement six passagers, dans des conditions définies comme proches de celles d’une Classe S en termes de confort postural et acoustique.

Crossover (and over and over and over)

Voulant démontrer « l’attractivité et la polyvalence d’un nouveau concept de voiture familiale spacieuse, confortable et performante », feu le Prof. Jürgen Hubbert, qui dirigeait alors la firme, défendait l’auto avec d’autant plus d’ardeur qu’il ne s’agissait pas là d’un prototype sans lendemain mais bien du préambule à un futur modèle de série, confirmé deux ans plus tard au même endroit par la Vision Grand Sports Tourer (en toutes lettres, cette fois), débarrassée des outrances du premier show car (portes antagonistes, console centrale innovante à commandes sensitives, architecture des sièges, etc.) et désormais très proche de l’industrialisation, qui intervint pour le millésime 2006 sous le nom de Classe R, disponible en deux empattements, le modèle Lang étant le seul proposé en Amérique du Nord.

L’R de quoi, au fait ? Personne n’a jamais été en mesure d’expliquer de façon intelligible le choix de cette lettre pour désigner le modèle, en dehors du fait qu’elle précède le S dans l’alphabet. De là à assimiler cette voiture à une sorte de break Classe S, il n’y a qu’un pas - que nous ne franchirons pas.

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Même en ayant copieusement recours au très épais catalogue d’options, la R-Klasse, assemblée en Alabama dans la même usine que les ML et GL dont elle reprenait la plateforme, n’était pas tout à fait digne des standards du made in Germany, et en tout cas pas du raffinement de la toute récente S-Klasse W221, en dépit d’un éventail de motorisations en partie partagé avec celle-ci et qui lui garantissaient un agrément de conduite de bon niveau. De fait, on pouvait légitimement se poser une question cruciale : à qui s’adressait donc cette voiture ?

Plus disruptif qu’éruptif

Toutefois, cédant à leurs coupables penchants pour l’exotisme, la course à la puissance et - il faut bien le dire - une certaine obstination, les responsables de la marque n’hésitèrent pas à pousser le bouchon plus loin encore que la R 500, déjà confortablement motorisée avec son 5,5 litres de 388 ch. De la sorte, les visiteurs de l’IAA de Francfort, à l’automne de 2005, découvrirent la très inattendue R 63 AMG qui nous occupe aujourd’hui et dont la commercialisation effective intervint au début de l’année suivante.

Sur le plan technique, il n’y avait aucune surprise à attendre : la chaîne cinématique de l’auto était entièrement similaire à celle du ML identiquement gréé. Cernée par deux optiques ovales au format XXL qui conféraient à la voiture un regard de grosse bestiole éberluée, la calandre de la R-Klasse sommitale dissimulait un authentique monument de la construction automobile, sous la forme du huit-cylindres M156 de 6208 cm3, développant ici 510 ch à 6800 tours/minute.

Un moteur à la brève mais glorieuse destinée, qui fut le premier groupe entièrement conçu par AMG, et non pas, comme ses prédécesseurs, basé sur une unité Mercedes existante. Un moteur qui, sous le capot de la C 63 de ce temps-là - nous voulons dire le temps d’avant les turbocompresseurs, le downsizing triomphant et les forfanteries de l’hybridation -, était capable, par sa seule sonorité, de vous donner le sourire et de réveiller les morts.

Malheureusement, une fois chargé d’enlever les 2,3 tonnes de la Classe R, ce groupe d’anthologie ne s’exprimait pas tout à fait de la même manière, même si les performances chiffrées n’avaient rien de déshonorant : observer cette automobile aussi volumineuse qu’inclassable abattre le 0 à 100 km/h en cinq secondes dans un tumulte suggestif, voilà qui, aujourd’hui encore, peut susciter l’incrédulité ou le respect mais aussi une certaine perplexité. Car, avant même de prendre le volant, la lecture de la fiche technique a de quoi désorienter le plus indulgent des amateurs.

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Les déménageurs teutons

Bien sûr, on pourrait en dire autant du ML 63, du BMW X5 M ou du Porsche Cayenne Turbo. Qu’on les aime ou pas, la qualité générale de l’ingénierie de ces voitures est indéniable, leurs niveaux de puissance tutoient les sommets et, en ligne droite, leur potentiel d’accélération intimidera toujours les odieux propriétaires de Prius scotchés à 110 km/h sur la file de gauche.

Pour autant, ce ne sont en aucun cas des voitures de sport mais, par rapport à la R 63, elles recelaient un avantage décisif : les SUV étaient alors déjà à la mode, comme chacun sait et, quelles que fussent les vertus du crossover germano-américain, son positionnement alambiqué ne lui laissait aucune chance de séduire la clientèle de ce type de bagnole (comment frimer sur les Champs-Élysées ou à Beverly Hills au volant d’une familiale pour pré-retraité ?).

Résultat : avec environ 200 exemplaires produits jusqu’à l’été 2007, la carrière du R 63 aura été du genre météorique - crash final compris. Il y a belle lurette que le panurgisme règne en maître sur le marché et les marques premium ne font pas exception à la règle : en la matière, l’excentricité ne paie que très rarement.

Et pourtant, un séjour à bord de l’auto a amplement de quoi séduire, peut-être surtout en raison de son incongruité fondamentale. L’espace disponible est réellement phénoménal et rend les longues étapes extrêmement agréables ; de surcroît, le toit panoramique optionnel inonde l’habitacle de lumière, avec la complicité de vitrages généreux et de montants de carrosserie moins massifs que d’ordinaire. Le grondement du V8 est totalement addictif et la suspension « AIRMATIC » se révèle aussi confortable qu’efficace sur tous les types de revêtements, les quatre roues motrices distribuant harmonieusement les 630 Nm de couple.

Moins ridiculement haut perchée qu’un SUV de puissance comparable, facile à contrôler en toutes circonstances, la R-Klasse présente, sans avoir l’air d’y toucher, un degré de polyvalence probablement unique à ce niveau de puissance. Plus affable qu’agressive, l’auto ne cherche pas à effaroucher qui que ce soit et laisse à d’autres l’arrogance un peu sotte qui, hélas, caractérise fréquemment les conducteurs de SUV multicylindres.

À même de ronronner patiemment dans les embouteillages, elle sait aussi mugir à la demande avec une sorte de fulgurance aimable à laquelle il est difficile de renoncer, une fois qu’on y a goûté. Néanmoins, si l’expérience vous tente, le plus difficile sera d’en trouver une à vendre : à l’heure où nous écrivions ces lignes, seuls cinq exemplaires étaient disponibles sur le marché allemand, et aucun en France.

Au demeurant, moins de 50 000 euros peuvent suffire pour vous procurer l’une des Mercedes les plus atypiques et les plus paradoxalement attachantes de toute l’histoire de la marque. 2005. Mercedes lance sur le marché le Classe R, un grand monospace familial dont le châssis se base sur celui des SUV Classe M et GL. Très cher et pas spécialement désirable sur le plan esthétique, ce gros monospace pas comme les autres ne brillera pas par son succès commercial.

Et comme tous les gros modèles de la gamme, ce Classe R bénéficiait d'une version AMG équipée du magnifique V8 atmosphérique de 6,2 litres dès 2007. Avec 510 chevaux, il permettait à l'engin d'abattre le 0 à 100 km/h en 5 secondes et de filer confortablement à 250 km/h. Comme vous pouvez l'imaginer, tout le monde ne rêve pas d'un monospace ultra-sportif.

Un exemplaire de l’un des plus désirables monospaces sportifs, le Mercedes R63 AMG est à vendre. La vague de monospaces qui avait inondé l’Europe dans les années 90 avait accouché de quelques versions sportives et insolites ! On ne vous parle pas ici du fameux Espace F1 de 1994 ni du Peugeot 806 des 24 Heures de Spa en 1995. Mais plutôt de modèles de série, sages en apparence, mais capables de belles performances.

La plupart des constructeurs généralistes s’y étaient mis à l’époque. Renault et PSA greffaient des V6 dans leur Espace et 807/C8. Opel montait son Zafira d’une version OPC de 240 chevaux et 229 km/h de vitesse de pointe ! Chez Volkswagen, on dotait le Sharan du fameux bloc VR6 déjà décliné sur la Golf et la Passat, qui offrait jusqu’à 204 chevaux. Mais ces quelques exemples font office de petits joueurs par rapport au plus radical de tous : le Mercedes-Benz R63 AMG !

Un monospace de luxe qui titille la performance

Vous rappelez-vous du Classe R ? Ce nom donné par Mercedes-Benz à son tant attendu grand monospace, débarqué en 2005. S’il ne rencontra pas un très grand succès (200 000 exemplaires environ), c’est parce que sa philosophie était à la croisée des mondes. Monospace, break, SUV ? Il était un peu les trois à la fois, et ses tarifs élitistes ne lui permirent pas une grande carrière. Il était d’ailleurs davantage destiné au marché américain, assemblé localement et exporté vers l’Europe, la Chine et le Japon au compte-gouttes.

Malgré cela, Mercedes a cru bon de le doter d’une radicale version sportive AMG 63 ! On lui greffa un bloc V8 6.2 de 510 chevaux et 630 Nm de couple. Avec un tel moulin et malgré ses 2,2 tonnes, le R63 abattait le 0 à 100 km/h en cinq secondes, pour une vitesse maximale (bridée électroniquement) de 275 km/h.

Ce pari un peu fou ne dura qu’une année, 2007, et donna naissance à seulement 200 exemplaires de ce monospace survitaminé. C’est à ce jour l’un des modèles AMG les plus rares, et il n’est pas commun d’en trouver dans les petites annonces, surtout de ce côté-là de l’Atlantique. Figurez-vous qu’un exemplaire vient de refaire surface, disponible à la vente dans une concession de Munich, en Allemagne.

L’exemplaire en question n’a que 132 000 kilomètres au compteur, et est dans un parfait état de conservation. Il s’agit d’un exemplaire européen, vendu neuf en Allemagne en 2007. Il est affiché à un prix de 46 900€, auquel il faudra rajouter les dépenses quotidiennes en essence (plus de 20 l/100 km en moyenne).

Vous êtes chargé de famille, avez besoin de confort, de quatre roues motrices, mais vous n'avez pas renoncé aux performances et vous n'êtes pas gêné côté budget? Ne cherchez plus, la R 63 AMG vous tend les bras.

Les plus:

  • Un avion de chasse à six places
  • Polyvalence
  • Excellent confort

Les moins:

  • V8 glouton et petit réservoir
  • Efficacité sur route mouillée

510 ch, 250 km/h revendiqués, près de 5 mètres de long: la version AMG pousse la démesure à son comble. - Bruno Picault

La Classe R s’impose par son physique étrange, sorte de break mâtiné de monospace, son gabarit hollywoodien (4,92 m en version courte!), ses six places disponibles et sa transmission 4x4. Et à vrai dire, il ratisse si large que personne ne sait vraiment à qui il s'adresse... C'est encore plus vrai quand AMG décide de lui offrir un V8 surpuissant, développant ici 510 ch. De quoi s’amuser avec ce vaisseau de plus de 2,3 tonnes.

Le résultat est surprenant par la polyvalence: vous pouvez vous balader tranquillement en profitant de son incroyable confort, ou alors laisser sur place à peu près tout ce qui roule. En configuration six places, il reste une petite place pour les bagages. En deux places, la Classe R se fait déménageuse, mais attention à la moquette. - Bruno Picault

Evidemment, la suspension pneumatique, l'insonorisation remarquable et l'espace généreux aux deux premiers rangs y sont pour quelque chose. Si vous avez besoin d'un grand coffre, l'ouverture n'est pas très large, mais, en configuration 2 places, la longueur de chargement atteint 1,95 m et le volume 1.530 dm3. Bref, à défaut de savoir tout faire parfaitement, la Classe R a plusieurs cordes a son arc. D'autant qu'il vous accueille en première classe, dans cet intérieur sombre.

Une autre qualité marquante du R 63 AMG, c'est sa... discrétion. Personne n'a conscience que ce gros break est un missile sur roues. Activez le mode Sport pour mettre la boîte automatique en condition, et attention au décollage. Le R63 AMG reste sobre à l'extérieur. Ses deux doubles sorties d'échappement chromées et la sonorité qui s'en échappe aident cependant à l'identifier. - Bruno Picault

Ce Classe R bondit avec une vivacité insoupçonnable. Le tout en toute décontraction grâce à la transmission intégrale qui assure une motricité totale. Ça ne plaisante pas. Face à cette déferlante, le châssis n'est pas manchot et propose une étonnante facilité de conduite. La direction avoue un certain balourd et le poids vous rappelle à l'ordre rapidement, mais il est déjà possible de rouler très fort. Sur route mouillée, en revanche, pas de miracle: la voiture élargit facilement la trajectoire, et l'antidérapage ESP, malgré sa bonne volonté, jette vite l'éponge. Cela dit, si on est tenté d'abuser du V8 en permanence, l'ordinateur de bord affiche facilement 25 l aux 100 km. Le plein de 80 litres paraît tout à coup trop juste. Glups!

Mercedes lance son Classe R en 2005 avec l'idée de concevoir un monospace luxueux et potentiellement, puissant. Drôle de véhicule que ce Mercedes-Benz R63 AMG... L'idée de proposer un monospace censé être familial avec un gros V8 de plus de 500 chevaux sous le capot est assez particulière. Mais elle a son charme et ses afficionados.

Un SUV sportif avant l'heure ? Mercedes a peut-être été obligée de retirer la plupart de ses modèles puissants aux USA cette année. Mais il y a 15 ans, il était difficile d'imaginer un modèle sans son traditionnel V8. Alors quand le constructeur lance son Classe R en 2005, un monospace grand luxe, il fallait respecter la règle. Mais le moteur de base ne suffisait pas. Cette sorte de SUV allongé avant l'heure reçoit en 2007 l'appellation "63 AMG".

L'extérieur du véhicule n'est pas transformé pour autant, seules les quatre canules d'échappement et les jantes cinq branches tranchent. Il s'avère donc être un excellent "sleeper". Le fameux V8 6.2 atmosphérique est présent sous le capot et poussé à 510 ch et 630 Nm. C'est largement de quoi transporter les 2 375 kg à vide de ce mastodonte routier.

Rapport prix/performances

Cette cavalerie est associée à plusieurs équipements technologiques pour être mieux contrôlée. Ainsi le R63 AMG possède un système de transmission intégrale automatique 7G-Tronic (très courant aux Etats-Unis) et le 4Matic (quatre roues motrices). Cela lui permet d'atteindre les 100 km/h en 5,1 s et de flirter avec les 300 km/h de pointe, sans la bride électronique.

Seulement, son excentricité n'a pas su attirer les foules. La version AMG est restée une année au catalogue Mercedes, tout juste le temps de construire environ 200 exemplaires, en 2007 donc. Cet échec se répercute encore aujourd'hui sur les prix.

Le modèle présenté en images est actuellement en vente aux enchères jusqu'à ce jeudi 21 octobre. Même s'il compte déjà plus de 210 000 km au compteur, la fiabilité de la firme de Stuttgart n'est plus à prouver.

Caractéristiques Techniques de la Mercedes-Benz R63 AMG

Caractéristique Valeur
Moteur V8 6.2 litres atmosphérique
Puissance 510 ch
Couple 630 Nm
Transmission Intégrale automatique 7G-Tronic (4Matic)
0-100 km/h 5 secondes
Vitesse maximale 275 km/h (bridée électroniquement)
Poids 2.2 tonnes
Années de production 2006-2007
Nombre d'exemplaires produits Environ 200

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