La Mercedes-Benz CLS (C218) Diesel CLS 350 CDI représente l'incarnation parfaite du luxe allemand allié à l'efficacité du moteur diesel. Lancée en 2011 comme successeure de la première génération CLS, cette berline coupé quatre portes se distingue par son design élégant et ses performances remarquables. Avec son moteur V6 diesel de 3,0 litres développant 265 chevaux, la CLS 350 CDI offre un compromis séduisant entre puissance, économie de carburant et raffinement.

Un Style qui Marque les Esprits

La CLS fait partie des rares automobiles dont le style a marqué les esprits. À l'instar de l'Audi TT en 1996, cette berline coupé fut dès son lancement en 2004 un modèle à part, dont les lignes apparaissaient trop personnelles pour être imitées. Malgré sa ligne intemporelle, la CLS ne pouvait faire l'économie d'une refonte. Comme pour l'Audi TT, le remplacement de ce modèle relevait du casse tête : comment renouveler un dessin intemporel ? La CLS a suivi l'exemple du petit coupé. Elle conserve ses lignes, mais renforce son agressivité. Elle perd en pureté afin de paraître plus moderne. Gageons que la clientèle ne tiendra pas rigueur à Mercedes de ce choix.

Modernité et Technologie

La modernité affichée n'est pas que de façade. Car en matière de technologie le temps fait toujours son œuvre. La nouvelle CLS intègre donc toutes les nouveautés introduites sur la dernière Classe E. Cela se ressent nettement dans l'habitacle. L'électronique se fait plus envahissante que jamais. L'écran GPS grossit considérablement et se trouve surtout beaucoup mieux placé en haut de console. La CLS bénéficie heureusement d'une planche de bord spécifique, beaucoup plus harmonieuse que celle de la Classe E. Sa finition progresse considérablement et rivalise avec celle de l'Audi A7. En la matière, Mercedes-Benz tourne définitivement le dos aux errements du début des années 2000.

Habitabilité et Confort

Au chapitre habitabilité, la nouvelle CLS se défend plutôt mieux que sa devancière. C'est particulièrement sensible en ce qui concerne la garde au toit à l'arrière, qui permet enfin à des adultes de plus d'1m 80 de s'asseoir sans plier la tête. Cela dit, leur espace vital reste quelque peu confiné : il n'est pas en rapport avec les 4,94 m de l'auto.

Plus que ses concurrents allemands, Mercedes est attendu au tournant en ce qui concerne la qualité de l'amortissement. En la matière, la CLS ne déçoit pas. Elle domine même clairement sa rivale la plus directe, j'ai nommé l'Audi A7. La Mercedes-Benz offre deux types de suspension : métallique et pneumatique. Le compromis offert par la première nous a paru déjà très satisfaisant. Même avec des jantes de 19 pouces, elle offre un confort plutôt moelleux sans interdire une certaine sportivité. Le roulis apparaît également bien maîtrisé. Toutefois, les 1.800 kg de l'auto se feront toujours sentir, surtout au freinage. La direction se montre précise.

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Performances et Motorisations

En termes de performances, l'écart est faible entre les V6 350 essence et Diesel. Les deux motorisations du cœur de gamme de la CLS sont les V6 350 essence et 350 CDI Diesel. Ce dernier, fort de 265 ch se montre particulièrement adapté au poids du véhicule. Coupleux à souhait grâce à ses 620 Nm, il tire le meilleur de la transmission automatique sept vitesses 7G-tronic, toujours aussi rapide et douce. Infiniment moins bruyant que le 4 cylindres 250 CDI, ce V6 exhale également une sonorité nettement plus harmonieuse. En la matière les multicylindres restent indétrônables.

En comparaison, le six cylindres essence se montre plus progressif et plus doux à l'accélération. La fiche technique explique facilement cette différence : il affiche près de 250 Nm de moins malgré une puissance supérieure de 41 ch. Seule une seconde sépare ces deux motorisations dans l'exercice du 0 à 100 km : Mercedes-Benz affiche 6,1 secondes pour la version essence et 6,2 s pour le Diesel. Avec le moteur essence, il parait difficile de passer en-dessous des 10 litres aux 100 km. Si ce moteur apparaît excellent, il ne fait pas vraiment la différence en matière d'agrément par rapport au Diesel.

Coûts et Équipements

Justement, côté porte-monnaie, la CLS fait payer cher son statut de référence. Le modèle Diesel est ainsi facturé à partir de 66.300 € soit 4.900 € de plus que l'Audi A7 3.0 TDI équipée de la transmission intégrale Quattro. L'écart est encore plus important pour le modèle essence : la CLS 350 demande 68.300 € soit 5.400 € de différence. Dès lors, il ne faut pas être grand clerc pour deviner que la diffusion de ce modèle restera confidentielle chez nous. On relève également quelques regrettables mesquineries d'équipement comme la banquette rabattable proposée uniquement en option à 550 €.

Voici les prix de certains modèles :

  • Mercedes-Benz CLS 350 Bluefficiency: 68.300 €
  • Mercedes-Benz CLS 350 CDI Bluefficiency: 66.300 €

Avis des Propriétaires

  • "Excellente voiture, très confortable et performante. J'ai eu quelques soucis avec l'injection vers 70 000 km qui ont coûté cher, mais depuis la réparation, tout fonctionne parfaitement."
  • "Belle voiture mais attention aux coûts d'entretien ! J'ai dû faire remplacer la chaîne de distribution à 90 000 km et récemment les injecteurs."
  • "Aucun regret sur cet achat ! La CLS 350 CDI est une voiture fantastique, élégante et puissante. L'entretien chez Mercedes est certes coûteux mais nécessaire."

Points d'Attention et Entretien

Avant tout achat d'une Mercedes CLS 350 CDI d'occasion, il est crucial de vérifier l'historique complet du véhicule. Pour cela, nous recommandons de consulter nos conseils d'achat et de vente qui vous guideront dans vos démarches. Les rappels de sécurité constituent également un aspect important à vérifier. Le rappel concernant le toit ouvrant (risque de détachement du panneau) et celui du boîtier de direction (corrosion des vis en aluminium) doivent absolument avoir été effectués. Pour les véhicules importés ou ayant subi un sinistre, particulièrement en provenance de Belgique, il est important de connaître les démarches spécifiques.

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Le moteur V6 3.0L CDI de la CLS 350 développe ses 265 chevaux et 620 Nm de couple grâce à une technologie avancée qui nécessite un entretien rigoureux. La surveillance régulière du système d'injection CommonRail est primordiale. Les injecteurs piezo-électriques utilisés sur ce moteur sont sensibles à la qualité du carburant et aux intervalles de vidange. La chaîne de distribution, autre point sensible identifié par les propriétaires, nécessite une surveillance particulière à partir de 80 000 km. Un bruit métallique au démarrage à froid peut indiquer un début d'usure prématurée.

Qualités et Défauts

Qualités :

  • Un style ultra statutaire, appuyé d'autant plus par sa rareté même après de nombreuses années de commercialisation.
  • Comportement routier plus dynamique qu'on pourrait le croire
  • Compromis confort/efficacité vraiment bien maitrisé par la marque à l'étoile.
  • Qualité de finition excellente
  • Silence, accélérations, confort, sobriété
  • Très bonne routière,confort exceptionnel
  • Très bonne tenue de route pour ce type de véhicule.
  • Moteur puissant et souple ,bon confort ,consommation modérée
  • Confort airmatic indispensable tenue de route boîte 9 g bien étagée conso exceptionnelle
  • Design de l'auto vieilli très bien
  • Finition exemplaire, qualité exceptionnelle
  • Voiture très confortable et très réactive

Défauts :

  • Versions 4 places ... Impossible donc d'embarquer à cinq, comme dans une Classe E coupé.
  • Suspension airmatic a ménager surtout sur les ralentisseurs.
  • Un peut de roulis dans les virages
  • Quelques bruit parasite de temps en temps dans le tableau de bord
  • Bruit du moteur a bas régime
  • Joueuse temps pluvieux
  • Garde au toit trop juste pour 1m72, difficulté pour s'extirper de la voiture et impossible monter à l'arrière.
  • Insonorisation perfectible sono HK médiocre.
  • Voiture lourde freinage désagréable
  • Moteur bruyant 250 cdi
  • La qualité des matériaux pas au rendez vous
  • Pas assez d Equipement en série Trop d options
  • Tres basse visibilisée arrière mauvaises
  • Coût des réparations , boîte auto lente
  • Encombrement difficile à gérer, c'est pas une auto des villes !
  • Petite visibilité sur côté arrière tarifs horaires pour entretien ou réparation onéreux

La CLS Shooting Brake

Pas vraiment coupé, pas vraiment break, pas vraiment berline… La nouvelle Mercedes CLS Shooting Brake brouille les pistes, mais déclenche à coup sûr l'émotion. En 2004, la toute première CLS faisait crépiter les flashes du monde entier. Dévoilée comme un coupé à 4 portes, cette berline très effilée et racée a cédé sa place à une seconde mouture encore plus athlétique en 2011. Aujourd'hui, le constructeur à l'étoile décline le concept avec une carrosserie break. Suivant une certaine logique sémantique, elle se nomme Shooting Brake, ou break de chasse, puisque la CLS berline est censée être un coupé.

La ligne apparaît majestueuse. La partie avant ne change guère : long capot musclé, portes sans montants et ligne de toit basse. La poupe, elle, gagne un toit plus long, en pente douce, atypique pour un break. Par rapport à la CLS, l'habitabilité arrière progresse, avec près de 5 cm de gagnés en hauteur à l'intérieur et plus de 1,5 cm en profondeur d'assise. L'habitacle ne change guère. Moderne, bien agencé, très cosy, il apparaît de plus bien construit, avec des matériaux de qualité…ambiance première classe.

Première classe également en termes de confort. La suspension pneumatique optionnelle de notre modèle d'essai est la panacée en termes d'amortissement, avec au choix un tarage sport très efficace ou très doux, façon limousine.

Côté moteurs, le V6 350 CDI diesel de 265 ch apparaît parfaitement calibré pour cette auto. Superbe, classe, majestueuse, impressionnante… Mercedes réussit un coup de maître en termes de design. Partant de la base d'une berline « façon coupé » déjà bien lotie en termes esthétiques, la CLS Shooting Brake se la joue break de chasse avec une ligne de toit en pente douce, atypique pour un engin de ce type. Il suffit de jeter un œil à la Mercedes Classe E break de dimensions comparables pour se rendre compte de la différence. Plus fine, plus basse, plus athlétique qu'un break conventionnel, la CLS Shooting Brake dévoile effectivement des attributs de break de chasse, mais avec deux portes supplémentaires.

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Dans le détail, la partie avant ne change pas. On retrouve le long capot musclé, les portes sans montants, comme un coupé, et une faible hauteur, seulement 1,416 m. On appréciera pourtant le volume appréciable de la soute, 590 litres minimum, que l'on peut porter à 1550 litres. Un détail croustillant : il existe une option « plancher de coffre en bois de merisier » absolument divine, facturée…5 100 euros. A ce prix-là, on évitera d'embarquer des sacs de gravats !

Toujours des chiffres, avec une longueur totale de 4,956 m, soit 1,6 cm de plus que la berline. Notons enfin le porte-à-faux arrière imposant, 1,18 m. Cette carrosserie permet en outre un volume habitable plus important à l'arrière, avec près de 5 cm de gagnés en hauteur à l'intérieur et plus de 1,5 cm en profondeur d'assise. L'habitacle ne change guère par rapport à la berline.

Si les puissances disponibles vont de 204 ch (250 CDI) à 557 ch (63 AMG), les versions intermédiaires seront les plus appréciées de la clientèle. Parmi elles, notre 350 CDI dispose d'un V6 diesel de 265 ch qui, comme son nom ne l'indique pas, cube 3 litre. Un bloc d'une onctuosité et d'une disponibilité remarquables. A la fois vif dans ses montées en régimes et discret à rythme de croisière, il autorise de plus des performances de premier ordre, avec un 0 à 100 km/h revendiqué en 6,6 secondes, plutôt pas mal pour un gros break de près de deux tonnes ! De plus, la consommation moyenne annoncée, seulement 6,1 litre de gazole aux cent kilomètres, notamment grâce au Start/Stop de série, placent ce modèle parmi les plus efficients de sa catégorie. Notons d'ailleurs l'excellence de la boîte automatique à 7 rapports, qui dispose d'un étagement permettant des économies de carburant supplémentaires. A rythme plus soutenu, mode sport enclenché, il faudra toutefois compter deux litres supplémentaires environ…

Cette mécanique plaisante et efficace propulse un châssis fait du même bois. Nous avons justement pu apprécier, sur notre 350 CDI d'essai, la suspension pneumatique à tarage variable, absolument irréprochable en termes de confort, mais aussi suffisamment ferme lorsque le mode Sport est enclenché, permettant à ce gros break un comportement étonnamment vif et plaisant. Notons justement que le centre de gravité abaissé par rapport à un break Classe E ajoute cette note de sportivité très appréciable.

Mais cette étoile filante sait effectivement jouer sur plusieurs tableaux sans jamais se départir de son efficacité, y compris en termes mécaniques. Nous l'avons évoqué plus haut, le V6 diesel, presque mélodieux, invite même à le pousser dans ses retranchements. Il dévoile alors une facette presque sportive, bien aidé par la vivacité de la boîte automatique à 7 rapports, de série. Une combinaison parfaitement homogène qui sait bien sûr rester discrète. Peu de vibrations, peu de bruits parasites dans l'habitacle, peu de résonances grâce à une insonorisation remarquable. Il reste alors le plaisir de mener un engin imposant, élégant et exclusif, capable de douceur comme de poigne, efficace et sécurisant quelque soit le terrain.

Coup de maître en termes de design, irréprochable en termes de présentations et d'homogénéité, dynamique, plaisante, efficace, le break de chasse à 4 portes Mercedes est à coup sûr une réussite.

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