Comme vous nous l’avez demandé chers lecteurs, voici le guide pour la Mercedes SLK 55 AMG. Et on comprend votre demande car les meilleures Mercedes AMG laissent rarement indifférent.
Mercedes SLK 55 AMG (R171)
Dans le cas de la 1ère SLK55, on n’a pas hésité à loger au chausse-pied le gros V8 5,4 l dans le petit roadster R171, ce qui a donné lieu à un engin sauvage mais assez génial. Certes, l’ESP, pas totalement déconnectable, peut se montrer frustrant, mais vu l’appétit de la SLK55 pour les pneus arrière, ses propriétaires ne lui en tiennent pas trop tenu grief. De plus, avec son toit dur rétractable, elle sait se transformer en GT confortable quand on souhaite simplement rouler pépère. Bref, une auto à la large palette de compétences.
Ce petit hot-rod est arrivé à la vente en 2004 pour se retirer en 2010. En 2008, il a subi un léger lifting qui a rendu son nez façon F1 un peu plus agressif, entre autres modifications, dont une boîte auto 7 G-tronic plus rapide (pas de commande manuelle).
La bonne nouvelle est que la SLK55 AMG a le bon goût d’offrir ses grandes qualités à un tarif désormais accessible. On trouve de jolis exemplaires totalisant moins de 100 000 km dès 22 000 €, mais attention. AMG oblige, les coûts d’entretien sont plus élevés que ceux d’une Mercedes SLK normale. Les disques de frein, par exemple, se montrent particulièrement onéreux.
Fiabilité et entretien du SLK 55 AMG
D’après les propriétaires, le V8 série 113 est d’une solidité à toute épreuve. Il constitue d’ailleurs le meilleur argument de la SLK55, tant les problèmes sont rares. On pourra éventuellement retirer la boîte à air pour traquer d’éventuelles fuites d’huile sur la culasse. Si l’exemplaire convoité dispose de bougies neuves, c’est un gros plus.
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Assurez-vous que l’huile de la boîte automatique a bien été vidangée à 60 000 km. Une opération essentielle pour prolonger la vie de la transmission et s’épargner une facture colossale. Si elle change de rapport en douceur, c’est bon signe, sa réactivité dépendant aussi de la façon dont elle a été utilisée.
Les premiers exemplaires disposaient de remarquables étriers à 6 pistons à l’avant. Après 18 mois, ils ont rejoint le catalogue des options, ne comptant plus de série que 4 pistons. Cela dit, les deux set-ups procurent une belle efficacité, mais attention, les disques sont ruineux ! Comptez un minimum de 1 500 € pour une paire avant, auprès d’un réparateur indépendant…
Si l’auto manque de précision, les bras de suspension avant peuvent nécessiter un remplacement, ce qui n’est - pour une fois - pas excessivement cher. En revanche, préparez vos mouchoirs s’il faut changer une jante, après un coup de trottoir ou un trou abordé trop vite.
Malgré des plastiques pas tous flatteurs, la qualité de fabrication s’avère enviable. Assurez-vous du bon fonctionnement du toit : le système est généralement fiable mais onéreux à réparer.
Attention à ne pas se laisser leurrer par des prix en-dessous de 20 000 € : il pourra s’agir d’autos en provenance d’Allemagne, à l’historique pas toujours clair. Comptez 22 000 € pour un exemplaire sain et entretenu (27 ch de puissance fiscale : attention au prix de la carte grise - il peut aussi être intéressant d’opter pour une auto de plus 10 ans, pour diviser par deux le prix de la carte) avoisinant les 100 000 km. Pas forcément un mauvais choix car les disques auront sûrement été changés, la longévité du moteur permettant d’envisager de forts kilométrages.
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L’équipement de série s’avère très fourni (GPS, xénons, cuir, sièges électriques, Airscarf…) : attention aux vendeurs indélicats qui chercheraient à les faire passer pour des options et ainsi gonfler le prix. A partir de 2008, le SLK55 profite de diverses améliorations de détail : dès 34 000 €.
Mercedes SLK 280 et SLK 300 (R171)
Dans l'ombre du bestial SLK 55 AMG et du SLK 350, le SLK 280 et son "petit" V6 possède des qualités que l'on apprend à redécouvrir et à mieux apprécier après l'invasion des 4 cylindres et même du diesel sous le capot du coupé-cabriolet Mercedes SLK R171.
Commercialisée début 2004, la gamme du SLK fraîchement renouvelée affiche une montée en puissance certaine, forte du succès de la première génération. Entre le modèle d'accès, le SLK 200K et son modeste 4 cylindres de 163 ch, et le futur haut de gamme incarné par le SLK 55 et son V8 AMG de 360 ch, Mercedes-Benz ouvre suffisamment d'espace de jeu pour contrer le nouveau Z4 de BMW avec 6 cylindres.
Design extérieur et intérieur
Le design du SLK R171 n'a peut-être pas autant marqué les esprits que la première génération, ce qui est logique puisqu'il ne jouissait pas du même effet nouveauté, mais avec son nez inspiré des F1 de l'époque et sa ligne tendue, il reste une pièce de design plutôt désirable. Cette ligne, sans artifice inutile, se distingue aussi par une sobriété qui a malheureusement eu tendance à se perdre. Pas de roues démesurées, pas de kit AMG racoleur, ici il n'y a que le design pur d'un roadster dont la simplicité en fait déjà un futur grand classique. Cette pureté du trait se solde en outre par un Cx de 0,32, un peu moins bon que les 0,29 du Porsche Boxster mais meilleur que les 0,35 du BMW Z4 ou les 0,34 de l'Audi TT Roadster.
Avec sa longueur de 4m08, le SLK R171 a aussi grandi de 72 mm au total dont 30 sur l'empattement. Même si la mode du "CC" a passé et que la capote en toile fait son grand retour, sur un marché malheureusement en dégringolade, le toit escamotable Vario et son ballet cinématique de 22 secondes font toujours de l'effet à ceux qui ont su garder une âme d'enfant.
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Toit replié, on peut découvrir d'un seul coup d'oeil l'habitacle du SLK R171. D'emblée, le style de la console centrale un peu massive accuse son âge avec l'afficheur LCD monochrome et une forêt de boutons, déjà "vieillot" à l'ère du tout numérique. Les cadrans cerclés façon moto sous la casquette séduisent en revanche tandis l'ensemble présente une finition soignée avec un cuir de qualité, des plastiques globalement valorisants même si ce n'est pas le cas partout et des assemblages sérieux. L'équipement proposé est digne de la marque à l'étoile mais comme souvent chez Mercedes, si l'essentiel est de série, l'indispensable est en option... Bien appréciable en hiver, le système Airscarf permettant d'avoir de l'air chaud sur la nuque est l'une des plus recommandables. Loin du gadget, cette invention fait vraiment l'unanimité chez les propriétaires de SLK !
Motorisation et performances
Face aux multiples variantes de 6 cylindres proposées par BMW sur le Z3, le premier SLK avait laissé sur leur faim les amateurs de belles mécaniques. Avec le SLK II, Mercedes corrige le tir et propose deux versions de son nouveau V6 M172. Cet héritier du M112 qui équipait les précédent SLK 320 et 32 AMG en conserve l'angle d'ouverture de 90° (issu du V8) qui nécessite la présence d'un arbre d'équilibrage pour réduire les vibrations. du V6 M172 est le système de calage variable en continu des arbres à cames d'admission et échappement permettant d'optimiser le couple à tous les régimes. Sur le 3.0L du SLK 280 cela se traduit par un maximum de 300 Nm disponible en continu de 2500 à 5000 tr/mn, un fait rare sur un bloc atmosphérique !
A l'usage, ce V6 se montre en effet d'une grande docilité, tout en étant apte à prendre ses tours sans paresse. Pour apprécier à sa juste valeur ce moteur, il faut aussi faire le bon choix en matière de transmission. 6 rapports s'avère bien mieux adaptée que la 7G-TRONIC pour profiter du potentiel mécanique autant que du châssis de ce SLK. Malheureusement, la majorité des propriétaires prendront l'option automatique alors que, contrairement aux habitudes passées, la boîte manuelle Mercedes est une petite merveille d'agrément.
Comportement routier
Ce n'est vraiment qu'une fois sur route qu'on peut mesurer l'ampleur des progrès par rapport à la première génération de SLK. Tout d'abord, le R171 est superbement bien suspendu, ni trop ferme ni pas assez, offrant un compromis confort/efficacité sur petites routes assez surprenant disons-le (pas d'option châssis sport ici, juste des jantes de 17" au lieu de 16). Basé sur la plateforme de la Classe C W203, le SLK II profite aussi d'un train avant à trois bras par roue avec jambes McPherson au lieu de double triangulation. Egalement plus rigide structurellement, même si quelques craquements de caisse subsistent sur mauvaise route, il se montre plus incisif et très équilibré dans le sinueux, se plaçant avec aisance sur la trajectoire choisie et n'en bougeant plus. Doté de la boîte manuelle, le petit SLK 280 vient donc empiéter sur un territoire plus sportif que l'on croyait réservé à BMW et Porsche.
Avec ce V6 aux performances raisonnables, on prend déjà beaucoup de plaisir au volant et dans le contexte actuel, c'est une qualité non négligeable. Parmi les rares objections qu'on pourra lui trouver en conduite plus sportive encore, il y a bien l'absence de déconnexion totale des aides électroniques et d'autobloquant qui rend son comportement moins ludique que ses rivaux. Mais le circuit est-il vraiment la vocation d'un tel roadster ? A notre avis non, un faux problème. La discrétion des assistances et l'excellente motricité permettent d'ailleurs de les oublier en se faisant plaisir sans arrière pensée.
Évolutions et séries spéciales
Au restylage du SLK R171 présenté fin 2007, à quelques jours du salon de Detroit 2008, Mercedes offre à son roadster de nouveaux boucliers pour renforcer le lien avec la F1. Avec une lame inférieure à l'avant et un diffuseur à l'arrière, le SLK gagne en sportivité ce qu'il perd en sobriété. Dans l'habitacle, plus subtilement retouché, de nouvelles harmonies de couleurs font leur apparition avec un volant trois branches inédit. Tous les SLK reçoivent à cette occasion un nouveau système de direction à rapport variable.
Sans changement de puissance, le SLK 280 voit sa sobriété légèrement améliorée. Présenté comme un showcar en octobre 2006 au salon de Paris, puis commercialisé en janvier 2007, le SLK "Edition 10" fête 10 ans de production du SLK avec une série limitée de 350 exemplaires. Proposée sur les 3 motorisations (42 911 € pour le SLK 280 Edition 10), cette série se distingue par une peinture spécifique mate gris Allanite Magno ou noir Obsidienne, des jantes de 17" Chrome Shadow, des feux arrière fumés et de petits badges sur les ailes avant. A l'intérieur, on note les tapis de sol spécifiques, le cuir étendu avec surpiqûres argent et une ambiance grise foncée pour la sellerie cuir brodée "EDIT10N".
Entre juillet et septembre 2007, Mercedes France lance les offres "Contact", proposant un prix d'accès plus attractif sur toutes les versions du SLK y compris 55 AMG ! Ainsi, à équipement équivalent, cela baissait le prix du SLK 280 "Contact" à 37 700 €, soit une remise de 5400 € !
Il faut attendre le printemps 2009 pour revoir une série limitée sur le SLK, avec la "2Look Edition". Comme son nom l'indique, cette série propose deux personnalités en noir ou blanc exclusivement avec habitacle dans la teinte opposée. Outre les classiques blanc Calcite et noir Obsidienne, Mercedes propose le Mystic White pour un supplément de 1.700€. Côté look justement, on dispose aussi de très belle jantes 18" en finition titane ou chrome shadow.
La troisième et dernière série limitée du SLK R171 Baptisée "Grand Edition" sera commercialisée par Mercedes France en mars 2010 à 50 exemplaires seulement... et uniquement avec la motorisation 200 K.
En fin d'année, du 10/09/2010 au 30/12/2010 Mercedes relance une opération commerciale sur le SLK (sauf 55 AMG) avant son remplacement par le SLK R172. Sous la forme d'un équipement de série enrichi nommé "Pack roadster" et vendu sous le nom de SLK "Optimum", il équivalait à un avantage client de 4900 €. Ces modèles recevaient la sellerie cuir avec sièges chauffants et Airscarf, les rétroviseurs intérieur et extérieur gauche automatiques et le pack d'éclairage intérieur.
Fiabilité et prix du SLK 280/300 d'occasion
Commercialisé d'avril 2005 à juin 2009 sous le nom SLK 280 puis jusqu'en janvier 2011 sous le nom SLK 300, cette version "intermédiaire" du SLK R171 n'est ni la plus recherchée ni la plus courante sur le marché. Victime de son positionnement "entre-deux chaises" avec d'un côté le petit SLK 200K permettant un ticket d'entrée abordable d'un côté et le SLK 350 qui offre des performances plus musclées de l'autre, le 280 excelle pourtant dans l'art du compromis et brille par son homogénéité. Ni trop puissant, ni trop peu, ni trop sportif, ni pas assez, ni trop cher, ni trop banal...
Avec une cote stable depuis plusieurs années, les prix démarrent vers 10 000 € pour des modèles approchant ou dépassant les 200 000 km et 17 000 € pour les plus récents et moins kilométrés, ce qui nous donne une moyenne autour de 13-14 000 €. En cochant la case boîte manuelle, l'offre se réduit néanmoins comme peau de chagrin et demandera une certaine patience avant de trouver votre bonheur.
Preuve de sa fiabilité générale et de sa polyvalence, de nombreux exemplaires de SLK ont roulé plus que la moyenne des cabriolets. De fait, cette génération est réputée pour sa fiabilité et aucun défaut majeur n'a été relevé sur cette version spécifique alors que la boîte automatique peut parfois causer des soucis. Comme pour tout SLK, le principal point à vérifier est évidemment le bon fonctionnement du toit (et sa rapidité) dont un graissage et une utilisation régulière sont les meilleurs traitements à faire. Dans le même ordre d'idée, inspectez les zones d'étanchéité, notamment le coffre pour vous assurer qu'aucune fuite ne s'y cache. Pour le reste, les petits caprices électroniques sont généralement signalés par un témoin lumineux qui impliquera une recherche de panne et probablement un remplacement de sonde ou de capteur défectueux.
Version moins recherchée du roadster Mercedes R171, le SLK 280 fait pourtant étalage de ses qualités lorsqu'il s'accompagne de l'excellente boîte manuelle. A la fois luxueux et confortable, il saura ravir l'amateur de balades cheveux au vent par son moteur onctueux et l'adepte de conduite dynamique par son excellent châssis et des performances déjà suffisantes. Le tout pour un budget accessible à tous, que demander de plus ?
Mercedes SLK 350 (R171)
Inutile de préciser que le roadster Mercedes SLK 350 R171 remplaçait avec brio l'ancien SLK 320 R170. Dans tous les domaines il surclasse son prédécesseur. Plus performant, plus confortable, plus agréable et surtout plus sexy et très bien fini. D'un tempérament plus GT que vraiment sportif, il n’y a que la démente déclinaison 55 AMG qui peut lui faire de l'ombre en occasion. Mais au risque d'y perdre en homogénéité ?
Design
Le design du SLK R171 reste certainement son atout numéro un. Souvent critiqués pour leur arrière massif, rares sont les « CC » à proposer un dessin aussi agréable à l’œil. Peut-être est-ce dû à sa filiation avec la supercar SLR, comme en atteste son capot et son étoile enchâssée à l'intérieur du nez façon "F1". Les phares avant donnent plus de volume au faciès et plus d'agressivité au regard de cette seconde génération. De profil, le roadster SLK est très bien équilibré et est aussi élégant avec ou sans son toit. Son toit est d'ailleurs escamotable électriquement en une poignée de secondes avec une lunette arrière chauffante et pivotante. Seule la poupe est finalement très traditionnelle par rapport au reste de l'auto, et l'antenne en plastique noir torsadé qui trône sur l'aile arrière droite n'est pas très heureuse sur cette ligne moderne.
Lorsque le toit se replie, l'habitacle du SLK 350 se dévoile pleinement. Il brille par sa finition et sa qualité d’assemblage. Par son austérité aussi, même sur notre modèle d’essai qui revêt un cuir bleu, mais, au moins, voilà un coloris qui change du traditionnel noir intégral. Les sièges sont non seulement beaux, mais en plus offrent une très bonne position de conduite. Avec la sellerie cuir, l'atmosphère qui s'en dégage est très positive. L'équipement est plutôt complet, même si la longue et coûteuse liste d'options permet de choisir une auto à la carte et plus exclusive. Pour les vrais accrocs de la personnalisation haut de gamme, il existait la finition Designo. Amusant mais bien utile, l’Airscarf chauffe la nuque des occupants. Pratique pour une utilisation quotidienne cheveux au vent, en revanche le volume du coffre dans ces conditions passe de 300 à 208 Litres.
Motorisation
Mercedes ouvert à 90° revient sous le capot du SLK avec une cylindrée accrue. soupapes par cylindres. variable. les soupapes d'admission) est variable également. 350 en action. et se montre plutôt musical et communicatif. La sonorité du M272 est agréable à l’oreille. Présente mais non envahissante jusqu’à 4.000 tr/min, elle prend de l’ampleur passé ce cap. Cheveux au vent ce n’est alors que du bonheur !
Le 0 à 100 km/h est expédié en 5,6 secondes pour la version 272 ch et seulement 5"4 pour la version 305 ch (voir paragraphe EVOLUTION). et de filtration atténue les sensations. 6 rapports. quelle ne fut pas notre surprise ! au maniement enfin agréable dans une Mercedes-Benz... dans les syncros de boîte. boîte qui sera montée sur les classe C restylées. Une réussite. s'en rapproche fortement.
En revanche, la consommation n'est pas le point fort du V6 de Stuttgart face à ses rivaux, se stabilisant autour de 12 litres aux 100 km en moyenne. Heureusement, avec son gros réservoir de 70L, le SLK 350 conserve une autonomie très confortable.
Sécurité et comportement
Mercedes-Benz oblige, le SLK 350 bénéficiait de toutes les dernières innovations du constructeur en matière de sécurité active et passive. Ainsi, de série étaient montés le BAS, l'ESP, l'ASR, l'ABS… pour veiller au grain à chaque incartade du pilote. Il est même dommage que sur un roadster à vocation plus sportive, certains éléments comme l'ESP ne soient pas déconnectables totalement.
A l'avant on retrouve des suspensions McPherson qui remplacent la double triangulation précédemment utilisée. L'empattement et les voies ont augmenté ce qui améliore très nettement la stabilité et l'équilibre du SLK en courbe. Sur petites routes, lorsque l'on sort la grosse attaque, le SLK 350 glisse des quatre roues mais reste rivé au sol. Il faut réellement le jeter dans les épingles pour le faire dériver de l'arrière. Finalement, il passe partout très vite et très fort mais tout en douceur et en… confort ! Confort qui est toutefois moindre sur les modèles équipés du châssis sport (inclus dans le Pack Sport) rabaissant l’assiette de 10 mm et raffermissant la suspension.
On obtient alors un véhicule à deux visages, capable de rouler sur le couple pour cruiser paisiblement ou de hausser le rythme sévèrement à l'occasion. La direction a été modifiée et se montre plus directe que sur les R170 mais son ressenti reste un peu avare en retour d'information. Enfin, les disques de frein de dimensions généreuses font bonne impression, tant en puissance qu'en endurance.
Évolution
A l'occasion d'un léger restylage en 2008, le SLK 350 gagne une poignée de chevaux avec une puissance qui grimpe à 305 ch à 6000 tr/mn et un couple de 360 Nm, toujours disponible entre 2400 et 5000 tr/mn. 33 ch supplémentaires qui font passer la puissance fiscale à 20 CV mais se ressentent sur les performances, avec un 0 à 100 km/h qui descend à 5"4 pour cette version 'SPORTS ENGINE' du V6.
Redessinée, la partie inférieure du bouclier gagne une moustache qui puise son inspiration dans les F1 McLaren-Mercedes tandis que l'arrière récupère les feux teintés du SLK AMG et une double sortie d'échappement rectangulaire de part et d'autre d'un pseudo- diffuseur. Vendue 49.900 € neuve, cette version offrait un équipement de série revu avec une climatisation automatique, un régulateur/limiteur de vitesse, un autoradio CD MP3.
Fiabilité et problèmes courants
Le SLK 350 est un modèle globalement fiable, comme on est en droit de l'attendre d'une Mercedes-Benz. A une exception près, cependant. Elle concerne le moteur M272 qui, avant le numéro de châssis 27296630468993 (2004 à 2007), a connu des soucis avec les pignons d'arbres d'équilibrage usés prématurément, entraînant en cascade un dysfonctionnement de la distribution et donc du moteur. Une class action a été menée en justice aux USA contre Mercedes-Benz à ce sujet mais en Europe, les problèmes ont été traités au cas par cas avec une prise en charge généralement partielle. La période de garantie étant souvent dépassée avant que le problème se manifeste, entre 60.000 et 100.000 km, le client n'avait plus qu'à se battre avec son concessionnaire pour ne pas assumer seul une réparation à plus de 5000 euros...
Dans le cas d'un achat d'occasion du SLK 350 sur un millésime concerné, assurez-vous sur facture que la réparation a été effectuée (parfois de façon préventive selon le kilométrage). La consommation d’huile du M272 est relativement élevée d’origine et ne trahit d’une quelconque mauvaise santé de la mécanique. Des cas de fuite d'huile moteur et boîte ont été reportés et ont la plupart du temps fait l'objet d'une prise en charge par Mercedes.
Cote d'occasion
Quant à la cote de cette version 350, elle tourne entre 15 et 18 000 € pour un budget d’utilisation qui reste encore raisonnable par rapport aux prestations délivrées par ce beau roadster. Nettement plus musclé que les SLK 280 et 300 de 231 ch, le 350 est sans doute la version qui offre le meilleur compromis entre performances et budget d'utilisation.
Tableau récapitulatif des prix et caractéristiques
| Modèle | Années de production | Puissance | Prix d'occasion (estimé) | Points à vérifier |
|---|---|---|---|---|
| SLK 55 AMG | 2004-2010 | 360 ch | 22 000 € + | Entretien AMG, freins, vidange BVA |
| SLK 280/300 | 2005-2011 | 231 ch | 10 000 € - 17 000 € | Toit escamotable, étanchéité |
| SLK 350 | 2004-2011 | 272 ch / 305 ch | 15 000 € - 18 000 € | Moteur M272 (pignons d'arbres d'équilibrage) |
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