À Rüsselsheim, berceau d'Opel en Allemagne, les petites sportives avaient déjà marqué les esprits avec la saga des Kadett GT/E de 1976 à 1979 et leurs succès en rallye.
Pourtant, dès le remplacement fin 1979 de la gamme Kadett type C par la nouvelle type D, Opel sembla avoir oublié la génétique sportive initiée avec les GT/E. Pas de version sportive donc au lancement pour la Kadett.
Les amateurs d'Opel sportives, que la précédente génération avait émoustillé, durent patienter. Née en 1200 et 1300 cm3, la Kadett dut donc attendre l'Ascona, qui, elle aussi avait cédé à la mode de la traction avant pour trouver un gros moteur.
D'abord un 1600 cm3 de 90 ch sur la version SR, sorte de sportive « populaire » accessible dans la gamme Kadett. Puis enfin, le nouveau moteur 1800 cm3 8 soupapes de 115 ch vient donner du muscle à la hauteur des qualités dynamiques de la gamme Kadett.
Alors en pleine « vague GTI », et prenant le train en marche, Opel ne manqua pas de maquiller sa Kadett pour l'occasion et lui donner tous les attributs dignes des petites sportives de l'époque : spoiler, élargisseurs d'ailes, bas de caisse, roues alliages.
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Opel poussa cependant l'élégance en peignant tous ces accessoires de la couleur carrosserie, généralement le blanc, les plus connues, y compris les jantes ! Autre petite touche rare face à ses contemporaines, ses rétroviseurs extérieurs « obus » sont peints ton caisse.
Pour le reste, la silhouette de la Kadett est bien dans le ton de l'époque avec des lignes assez carrées, mais pourtant des proportions idéales. Sa rivale directe, c'est bien évidemment la Volkswagen Golf à laquelle la Kadett rend coup pour coup !
Le client de la Kadett GT/E pouvait opter en option pour le toit ouvrant amovible transparent, ou un toit ouvrant en métal, une couleur brillante ou métalisée, des vitres arrières pivotantes et des glaces teintées.
Dans l'habitacle, Johnny Haliday aurait pu chanter sa chanson « noir c'est noir »… C'est plastique et tout noir. Mais l'ensemble était bien fini et sérieux. Le conducteur trouvait une bonne position de conduite bien facilitée par les baquets Recaro de série ! Une option alors chez certaines de ses concurrentes comme la Lancia Delta.
Compte-tours et quelques instruments (thermomètre d'eau, manomètre d'huile, voltmètre) supplémentaires agrémentaient la planche de bord aux formes très carrées. Le volant trois branches était siglé » GTE ».
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Classique coque autoporteuse en acier, l'Opel Kadett type D était donc la première du constructeur Allemand à adopter la traction avant.
Pour faire passer la puissance au sol et garantir une tenue de route efficace et sportive, les ingénieurs allemands ont retenu un ensemble McPherson à l'avant composé de triangles inférieurs avec barre stabilisatrice. A l'arrière, le conservatisme d'Opel était plus présent avec un essieu semi-rigide et bras tirés.
Une traverse élastique, des ressorts et une barre stabilisatrice complétaient cette panoplie de la parfaite traction avant sportive. Pour le freinage, Opel restait classique à ce qui se pratiquait chez les autres avec des disques ventilés à l'avant et des tambours à l'arrière.
La liaison au sol était assurée par des pneumatiques taille basse en 185/60 HR14, soit la même monte que la Peugeot 205 GTI.
Sous le capot, on trouvait donc le bloc en fonte coiffé d'une culasse aluminium à 8 soupapes et un arbre à cames en tête. D'une cylindrée de 1 798 cm3 (84,8 x 79,5 mm), il développait alors 115 ch à 5800 tr/mn et un couple de 16,5 mkg à 4800 tr/mn. Des valeurs forts respectables chez les GTI des années 80.
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L'alimentation était assurée par un système Bosch L-Jetronic tandis que la distribution assurée par une courroie. Ainsi dotée, la Kadett GT/E profitait de performances dans la moyenne avec 31 secondes pour effacer la borne kilométrique, et un 0 à 100 km/h en 10,1 secondes.
Au printemps 1984, toute la gamme Kadett type D, la GT/E y compris va enfin recevoir une transmission à l'étagement revu. Les reprises vont nettement progresser sur la GT/E, ainsi que l'agrément de conduite. La vitesse maximale sera ainsi désormais atteinte avec le cinquième rapport.
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