Lors de son lancement en février dernier, nous avions eu l'occasion de découvrir la deuxième génération du Mokka en version électrique. Mais il est temps aujourd'hui de prendre en main la version qui sera la plus vendue, en l'occurrence dotée du bloc trois cylindres essence 1.2 litre turbo de 130 ch.

Un Design Atypique et Audacieux

Pas de doute, le Mokka thermique attire tout autant le regard et les pouces levés que la version électrique. Il faut dire qu'Opel mise sur une certaine originalité dans cette finition « GS Line » caractérisée par un capot et pavillon noirs qui contrastent avec la teinte de la carrosserie. La version électrique arborait un étonnant vert pomme et des entourages de vitres chromés. Notre modèle d'essai thermique fait presque plus fort avec une livrée blanche et des entourages rouges. Une combinaison de couleurs qui personnellement me fait penser à une grosse paire de Nike Air Jordan. Quoi qu'il en soit, on retrouve le caractère atypique du modèle. Plutôt agressif avec son regard masqué de noir.

Le nouveau Mokka, c’est la première voiture à afficher le nouveau visage de la marque, l’Opel Vizor, qui dessine un masque sur l’avant de la voiture. C’est aussi le premier véhicule de la nouvelle ère PSA à être dotée du Pure Panel et d’une planche de bord totalement numérique. Tout cela dessine un poste de conduite dont la forme peut évoquer d’autres marques allemandes. Esthétiquement, le Mokka est réussi ; séduisant même… Au point d’occulter des cousines comme le 2008 ou le DS3 Crossback conçu sur la même plateforme.

La fameuse face avant baptisée Vizor intégrant un éclairage matriciel adaptatif composé de 14 LED. On retrouve aussi l'esprit baroudeur des villes avec ses protections de carrosserie en plastique brut surplombant de belles jantes de 18 pouces. Un look particulièrement audacieux et moderne qui le distingue vraiment de ses rivaux directs, notamment le DS3 Crossback à l'esprit plus « élégant » (proposé en version électrique E-Tense) ou bien les Renault Captur, Ford Puma et VW T-Cross plus consensuels. Mais les Peugeot 2008 et Nissan Juke joue un peu la même partition.

Intérieur et Equipements : Le Choix du Style

Contrairement à d'autres constructeurs, Opel a fait le choix de proposer strictement la même planche de bord sur les versions thermiques que sur le modèle électrique. La présence du levier de vitesse de la boite mécanique rend l'atmosphère un peu moins épurée que sur le Mokka-e. Evidemment, on retrouve aussi les mêmes impressions à bord, avec une vue plongeante sur le puissant capot mais une position de conduite un peu trop verticale à mon goût, qui confère une étonnante sensation d'engoncement. Un choix un peu bizarre pour un SUV urbain. Quoique, c'est aussi le cas à bord d'un Nissan Juke. Le Mokka privilégie clairement son look.

Lire aussi: Tout savoir sur l'Opel Karl Automatique

En termes d’habitabilité, ce n’est pas le plus accueillant de la gamme Opel. En choisissant le format du SUV compact, Opel laisse une place confortable aux passagers avant mais laisse ceux de l’arrière sur leur faim ; pas beaucoup d’espace aux jambes et peu de garde au toit en raison de la retombée vers le hayon. Qui plus est, le coffre est loin du gigantisme avec 310 litres (445 l pour le T-Roc et 420 l pour Captur).

Les deux écrans de 10 et 12 pouces ne sont disponibles qu’avec la finition Ultimate. Les deux écrans de 7 pouces en série sur les finitions inférieures font le job. Le système Pure Panel est la conjonction de deux écrans digitaux de 12 et 10 pouces disposés côte à côte. Impressionnant mais réservé à la finition haute Ultimate. La finition d’entrée de gamme n’y a pas droit et pour Elegance et GS Line, il faut débourser 1 400 €. Sans cela, ce sont deux écrans de 7 pouces, qui semblent suffisants.

Pour les résistants au digital à tout prix, le Mokka suit la tendance allemande avec des boutons pour les commandes de clim et de radio. L’ensemble est bien conçu et plus facile à utiliser que des menus et sous-menus.

Performances et Comportement Routier

En premier lieu, il faut saluer les efforts fournis par Opel pour contenir le poids du Mokka : 1.275 kg à vide sur la balance, c'est léger pour cette catégorie. Concrètement, la gestion de l'amortissement est différente, c'est plus moelleux. Mais ce n'était pas compliqué… La suspension de son côté contient moins bien les mouvements de caisse. Au final, on sent clairement que notre Mokka essence est plus léger, mais ce n'est pas forcément flatteur à tous les niveaux. Il offre en effet une belle vigueur et un comportement plutôt agile. D'autant que le train avant se révèle assez incisif. En fait, Opel a clairement privilégié le dynamisme.

Avec 100 ch pour 1 270 kg, le nouveau Mokka n’est pas un missile mais ce moteur apparaît tout à fait suffisant pour offrir des performances satisfaisantes avec une bonne disponibilité dès 2 000 tr/min. L’étagement de boîte relativement long oblige le trois cylindres à monter dans les tours en devenant bruyant. Si le confort est ferme sur des revêtements irréguliers, le plaisir de conduite reste entier grâce à une direction très précise et un excellent guidage du train avant. Le Mokka est un bonheur à conduire dès que la route tourne.

Lire aussi: Voyants orange Opel : décryptage

Au côté du Diesel 110 ch, le seul bloc essence du catalogue - 3 cylindres 1.2 litre turbo - est proposé en 100 et 130 ch. D'ailleurs, c'est aussi le grand écart niveau mécanique, sans vibration pour le Mokka-e, alors que le rugueux trois cylindres de notre Mokka lui confère presque un esprit utilitaire (tout comme ses cousins de chez Stellantis d'ailleurs). Dommage aussi que la boite mécanique accroche un peu.

Bien sûr, la consommation homologuée à 5,8 litres / 100 km en profite aussi. Mais en pratique nous avons plutôt constaté que celle-ci tourne autour de 7,5 litres / 100 km en cycle mixte. De plus, la consommation maîtrisée (environ 6 l/100 km) est un atout.

Conclusion

Le ramage de ce Mokka est digne de son plumage. Il mise clairement sur un esprit moderne et dynamique. Son petit trois cylindres sied parfaitement à son gabarit citadin et lui permet de contenir son tarif démarrant à partir de 21.200 euros (+ 100€ de malus). Mais à ce prix il faudra accepter quelques petits défauts communs à la majorité des modèles de ce segment.

Lire aussi: Faut-il acheter un Opel Mokka d'occasion ?

tags: #opel #mokka #blanche #toit #noir #avis

Articles populaires: