Le monospace compact allemand vous intéresse sur le marché de l'occasion ? Mercedes fut, en 2005, la première marque premium à se lancer sur le marché des monospaces compacts, avec la Mercedes Classe B. Six ans plus tard, cette deuxième génération est dévoilée. Dans la continuité de son aînée, elle met davantage l'accent sur le luxe et la technologie que sur les aspects pratiques.

La deuxième génération (commercialisée entre 2011 et 2018) de la Mercedes Classe B est un modèle que l'on retrouve désormais en nombre sur le marché de l'occasion, à des tarifs débutant à partir de 6.400 euros. Avant de passer à l'achat, passons en revue les problèmes les plus fréquents de la Mercedes Classe B de seconde génération !

Mercedes Classe B II : les problèmes à surveiller

  • Volant moteur : il est parfois victime d'usure précoce (dès 60.000 km) entraînant son remplacement, voire celui de l'embrayage si le problème dure depuis plusieurs semaines.
  • Boîte de vitesses : une poignée de transmissions manuelles ont dû être remplacées car elles se bloquaient ou, à l'inverse, les rapports "sautaient" dans certaines circonstances.
  • Électronique : si de nombreux exemplaires sont concernés, peu sont touchés par les mêmes alertes. Parmi les plus récurrentes, l'allumage, sans raison, du voyant de prévention collision.

En abandonnant la boîte CVT et le toit ouvrant à lamelles de la 1ère génération, la Classe B 2 s'est défait des deux principales sources d'ennui de sa devancière. Nous attendions tout de même de Mercedes une mise au point plus soignée des équipements électroniques. De plus, le peu d'endurance du volant moteur est assez difficile à digérer.

Quelle motorisation choisir ?

Si vous êtes à la recherche d'une motorisation essence, la version 200 de 156 chevaux (7,2 l/100 km) est un bon compromis. Même en charge, cette version assure des reprises et des accélérations de bonne facture, sans consommer exagérément.

Si vous êtes à la recherche d'une motorisation diesel, la version 200d / CDI de 136 chevaux (4,4 l/100 km) saura vous séduire. Monospace et plaisir de conduite ne sont pas incompatibles, comme le prouve cette mécanique 100% Mercedes.

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Les versions à éviter

Cependant, derrière cette image flatteuse se cachent certaines versions qu’il vaut mieux éviter. Voici notre analyse approfondie, basée sur des années de retours d’expérience.

Tableau récapitulatif des modèles de Mercedes Classe B à éviter :

Génération Modèle Années Problèmes majeurs Coûts moyens de réparation
W245 B180 CDI / B200 CDI 2005-2008 • Boîte CVT défaillante
• Turbo fragile
• Injecteurs défectueux
• CVT : 4000€
• Turbo : 2000€
• Injecteurs : 800€/unité
W245 B170 / B200 essence 2005-2008 • Consommation d’huile excessive
• Distribution fragile
• Circuit de refroidissement
• Distribution : 1500€
• Consommation d’huile : 1L/1000km
W246 B180 CDI / B200 CDI 2011-2013 • Boîte 7G-DCT problématique
• Électronique défaillante
• Start & Stop défectueux
• Boîte : 3500€
• Électronique : 500-1500€
W247 B180d / B200d 2019-2020 • Bugs moteur OM654
• Système MBUX instable
• Mises à jour fréquentes
• Diagnostic : 200-500€
• Mises à jour : 150-300€

La première génération W245 (2005-2011) : Les années d’apprentissage

Les premiers modèles diesel, notamment les B180 CDI et B200 CDI produits entre 2005 et 2008, constituent probablement les versions les plus problématiques de toute l’histoire de la Classe B.

Symptômes caractéristiques des problèmes de transmission CVT :

  • Premiers signes : à-coups au passage des rapports
  • Phase intermédiaire : bruits anormaux croissants
  • Stade final : défaillance complète nécessitant un remplacement
  • Coût moyen de réparation : 4000-5000€

Le turbo représente un autre point de fragilité majeur. Sa défaillance survient souvent aux alentours des 120 000 kilomètres, parfois plus tôt en cas d’entretien négligé. Les signes avant-coureurs incluent une perte de puissance progressive et une fumée bleue à l’échappement. Le remplacement du turbo, incluant la main-d’œuvre, peut avoisiner les 2000 euros.

Les injecteurs constituent le troisième point critique de ces versions. Leur défaillance se manifeste par des démarrages difficiles, des ralentis instables et une consommation excessive.

Les problèmes majeurs des versions essence 2005-2008 :

  • Consommation d’huile excessive (jusqu’à 1L/1000km)
  • Distribution fragile avant 100 000 km
  • Coûts de réparation moteur potentiels : 5000€+
  • Circuit de refroidissement sensible

La W246 (2011-2018) : L’évolution technologique et ses défis

La deuxième génération, bien que globalement plus fiable, n’est pas exempte de défauts, particulièrement sur les premiers millésimes. Les B180 CDI et B200 CDI des années 2011-2013 ont souffert de nombreux problèmes avec leur nouvelle boîte 7G-DCT. Cette transmission à double embrayage, censée allier le confort d’une boîte automatique à la réactivité d’une boîte manuelle, s’est révélée capricieuse.

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Problèmes caractéristiques de la boîte 7G-DCT :

  • Passages de rapports erratiques et imprévisibles
  • À-coups désagréables lors des changements de vitesse
  • Mises en mode dégradé intempestives
  • Coûts de réparation pouvant atteindre 3500€

L’électronique embarquée constitue un autre point noir de ces versions. De nombreux propriétaires rapportent des dysfonctionnements multiples :

  • Système multimédia capricieux (écran noir, redémarrages aléatoires)
  • Capteurs défaillants (parking, pluie, luminosité)
  • Voyants qui s’allument sans raison apparente
  • Problèmes de connectivité bluetooth récurrents

Le système Start & Stop de cette génération mérite une mention spéciale pour son manque de fiabilité. Son fonctionnement aléatoire et ses défaillances fréquentes ont poussé de nombreux propriétaires à le désactiver systématiquement, annulant ainsi tout bénéfice en termes de consommation.

Défauts constatés du système Start & Stop :

  • Redémarrages hésitants ou brutaux
  • Dysfonctionnements par temps froid
  • Usure prématurée de la batterie
  • Arrêts moteur inappropriés dans les embouteillages

La dernière génération W247 : La modernité et ses écueils

La génération actuelle, commercialisée depuis 2019, n’échappe pas aux maladies de jeunesse, particulièrement sur les versions B180d et B200d des premiers millésimes. Le nouveau moteur OM654 s’est montré plus sensible que prévu, nécessitant plusieurs mises à jour logicielles pour corriger des problèmes de gestion moteur. Mercedes a dû organiser plusieurs campagnes de rappel pour mettre à jour les calculateurs.

Principaux points d’attention W247 (2019-2020) :

  • Moteur OM654 : sensible aux mises à jour
  • Système MBUX : bugs de jeunesse
  • Boîte automatique : calibration perfectible
  • Électronique complexe

Les configurations à éviter : au-delà du modèle

Le pack sport, proposé sur toutes les générations, mérite une attention particulière. Bien qu’esthétiquement séduisant, il impose une monte pneumatique plus large et une suspension rabaissée qui, combinées, accélèrent l’usure des trains roulants. Sur les routes françaises souvent dégradées, cette configuration peut transformer chaque trajet en exercice d’endurance et générer des coûts d’entretien supplémentaires significatifs.

Le toit panoramique, particulièrement sur les deux premières générations, constitue une source potentielle de problèmes. Les joints vieillissent prématurément, entraînant des infiltrations d’eau difficiles à localiser et coûteuses à réparer. De plus, le mécanisme d’ouverture peut se révéler capricieux avec l’âge.

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Les versions recommandées : les valeurs sûres

Fort heureusement, certaines versions se distinguent par leur fiabilité exemplaire. Après plusieurs années de retours d’expérience et d’analyses approfondies, nous pouvons identifier les modèles les plus fiables de chaque génération. Ces versions ont prouvé leur endurance et leur capacité à encaisser le kilométrage sans défaillances majeures.

Modèles fiables par génération :

  • W245 : B180/B200 CDI après 2009 - Ces modèles ont bénéficié des corrections apportées aux défauts de jeunesse, notamment au niveau de la boîte CVT et des turbos
  • W246 : Versions post-2014 - Mercedes a considérablement amélioré la fiabilité de la boîte 7G-DCT et résolu la majorité des problèmes électroniques
  • W247 : B250e hybride et versions essence récentes - La motorisation hybride s’est révélée particulièrement fiable, tandis que les versions essence évitent les complications liées aux systèmes de dépollution diesel

Pour maximiser ses chances lors de l’achat d’une Classe B, il est crucial d’être particulièrement vigilant sur certains points. L’historique du véhicule joue un rôle prépondérant dans sa fiabilité future. Un entretien rigoureux et documenté est souvent le meilleur indicateur d’un véhicule bien préservé.

Critères essentiels pour un bon achat :

  • Historique d’entretien complet : Exigez tous les justificatifs d’entretien et vérifiez la régularité des interventions
  • Kilométrage inférieur à 150 000 km : Au-delà, les risques de pannes coûteuses augmentent significativement
  • Rappels effectués : Vérifiez auprès d’un concessionnaire que tous les rappels constructeur ont été réalisés
  • Options raisonnables : Privilégiez les versions sobrement équipées qui présentent moins de risques de pannes électroniques
  • Entretien régulier documenté : La régularité des entretiens est plus importante que le kilométrage absolu

Un véhicule répondant à ces critères aura de meilleures chances d’offrir une expérience de possession satisfaisante. N’oubliez pas qu’une Mercedes bien entretenue peut facilement dépasser les 250 000 kilomètres sans problèmes majeurs, à condition d’avoir choisi le bon modèle et de maintenir un entretien rigoureux.

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