Afin de maintenir sa position de leader européen face à l’arrivée du nouvel Espace Renault, Ford renouvelle son S-Max en lui conservant sa forte personnalité de monospace sportif. De surcroît, de nouvelles et puissantes motorisations viennent confirmer les ambitions de ce modèle qui séduit également par son excellent niveau de finition et le large choix de ses équipements. En outre, Ford propose une grille tarifaire attractive, inférieure à la concurrence.

La mode des gros monospaces est passée et laisse place aujourd’hui à une tendance de carrosserie beaucoup plus effilée se rapprochant de la philosophie des SUV et autres crossovers. Bien que la ligne reste assez proche de la version précédente, Ford a su améliorer certains détails avec, entre autres, un capot plus plongeant et une face avant qui adopte la calandre en trapèze façon Aston Martin, graphisme qui identifie désormais la plupart des modèles de la marque.

Modularité et habitabilité

Mais l’un des points forts du S-Max reste sa modularité avec au choix une version cinq ou sept places. En effet, la deuxième rangée offre trois vraies places avec des fauteuils qui coulissent et se rabattent pour faciliter l’accès aux deux sièges supplémentaires à l’extrémité arrière. De plus, dans cette configuration, un espace de près de 300 l reste disponible pour ranger des bagages. Enfin, lorsqu’il s’agit d’exploiter au maximum le volume de chargement, le dispositif EasyFold permet, à l’aide d’un simple bouton, de rabattre l’ensemble des sièges sans avoir à utiliser les portières arrière. De surcroît mais en option, sauf sur la finition Titanium, le hayon mains libres s’ouvre sans clé en passant simplement le pied sous le pare-chocs arrière.

Performances et motorisations

Le S Max partage la plateforme du Galaxy et de la Mondéo, ainsi il se situe parfaitement entre les deux au niveau des performances en montrant plus de dynamisme que le gros monospace mais un peu moins de sportivité que la berline. En outre, le S-Max peut bénéficier en option d’une transmission intégrale qui, pour optimiser le couple, répartit automatiquement la traction entre les quatre roues en fonction des conditions d’adhérence. Afin de faire valoir le caractère incisif du S Max, Ford n’a pas hésité à mettre au catalogue une version essence de 240 ch ainsi qu’un diesel de 210 ch bi-turbo. L’empattement de 2,85 m favorise la traction.

Reste enfin un choix supplémentaire en 2.0 l diesel affichant deux puissances de 150 ch et un vigoureux 180 ch qui remplace le TDCi 163 ch qui animait le précédent modèle. C’est cette dernière motorisation que nous avons choisie d’éprouver pour notre essai en traction. Nous avons privilégié la version 4×2 mais en revanche préféré la boîte de vitesses automatiques PowerShift six rapports qui convient parfaitement pour tracter et produit un bien meilleur agrément de conduite. Sous le capot, le moteur est bien protégé. Assis en position haute, propre à ce type de véhicule, la route s’égrène allègrement sans que la moindre prise de roulis soit ressentie. Les 400 Nm de couple offrent des reprises vigoureuses qui autorisent une conduite assez dynamique, tout en conservant un niveau sonore fort bien maîtrisé.

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Aides à la conduite et sécurité

En effet, une palette impressionnante d’aides à la conduite est désormais disponible. En tout premier lieu, le véhicule inaugure un limiteur de vitesses qui analyse les panneaux de signalisation et aide le conducteur à maintenir une vitesse appropriée. En outre, le S-Max propose entre autres des feux de route anti-éblouissement, un dispositif de prévention anticollision avec détection de piéton et met en œuvre une technologie de caméra frontale qui permet de s’engager sans risque dans les endroits à faible visibilité.

Essai en traction

Compte tenu des qualités reconnues du S-Max, nous n’avons pas hésité à atteler une caravane Hobby de 1500 kg de PTAC (1382 kg à vide) affichant une largeur de face avant de 2,30 m. D’emblée, le véhicule arrache la charge sans sourcilier. Le S-Max affiche une certaine aisance et même sur chaussée légèrement dégradée, le confort reste tout à fait convenable même aux places arrière. A cet égard, la reprise en main en mode séquentiel de la boîte PowerShift peut s’avérer nécessaire dans certains cas sur routes sinueuses pour relancer l’attelage avec plus de vigueur.

Ceci étant, dans la plupart des cas la fonction automatique donne toute satisfaction et procure une bonne réactivité. Quant au comportement routier il s’avère tout à fait satisfaisant, la caravane se cale parfaitement en ligne et la trajectoire de la tractrice est maintenue sans la moindre difficulté. En courbe, l’attelage reste très stable et la remise en ligne en sortie de virage s’opère tout naturellement.

Reste que, compte tenu du PTRA du S-Max, supérieur à 3,5 tonnes, l’attelage se trouve soumis à la limitation de vitesse de 80 km/h sur route et 90 km/h sur autoroute alors que le véhicule offre des capacités qui lui permettraient de rouler légèrement plus vite en toute sécurité. Enfin, il faut reconnaître qu’un moteur affichant une cylindrée de 2,0 l se montre plus rond et plus plaisant pour tracter qu’un moteur 1.6 l, même boosté.

Concurrence et conclusion

La concurrence devient féroce pour ce grand monospace avec l’arrivée simultanée du Nouvel Espace Renault et la refonte du Ford S-Max. Toutefois, ce modèle conserve des arguments en particulier en termes d’habitabilité et de visibilité. De surcroît, le Sharan dispose de portes arrière coulissantes qui procurent un accès remarquable aux places de deuxième et troisième rangée. En outre, comme le nouveau S-Max, il peut recevoir une transmission intégrale et un amortissement piloté optionnel.

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