Le Toyota bZ4X, premier SUV 100% électrique de la marque japonaise, marque un tournant historique dans sa stratégie d’électrification. Grâce à un nouveau positionnement tarifaire, il est devenu l'un des SUV électriques familiaux les plus accessibles. Toyota lève le voile sur l’évolution de son SUV 100% électrique.
Contexte et Positionnement du Toyota bZ4X
Premier groupe automobile au monde avec 10,8 millions de véhicules commercialisés en 2024, Toyota a écoulé moins de 140 000 modèles 100 % électriques en 2024, soit seulement 1,4 % de ses ventes mondiales. En guise de comparaison, Tesla avait livré près de 1,8 million de voitures électriques, malgré une année difficile pour le constructeur étasunien. Le constructeur japonais a longtemps préféré miser sur ses modèles hybrides, certes très réussis, tout en investissant aussi dans l'hydrogène. Pour autant, la volonté publique de verdir le parc automobile, en Chine ou en Europe, a rattrapé Toyota qui n'a eu d'autre choix que de développer des voitures 100 % électriques.
Depuis 2022, Toyota propose un SUV électrique plus sérieux, le bZ4X. Avec son nom imprononçable et des tarifs à partir de 46 900 € à son lancement, on ne lui imaginait pas une carrière de premier rang. À noter que le bZ4X existe aussi dans la gamme Subaru, sans grande distinction, si ce n'est qu'il prend alors le nom de Solterra et impose la version 4x4. Enfin, Lexus propose aussi un modèle sur la même plateforme technique, le SUV RZ, mais cette fois avec un vrai travail pour le différencier de ses cousins.
Design et Habitabilité
Le bZ4X de Toyota a tout pour plaire avec un design consensuel aux lignes un peu trop massives. Et dans ses 4,69 m de long, pas moins, il offre une belle habitabilité à l’avant et à l’arrière, et un coffre modulable de bonne capacité pour le segment. Comme beaucoup de ses concurrents, ce SUV adopte une ligne de toit fuyante. Et malheureusement, le bZ4X ne le complète pas d'un coffre avant (frunk).
L’habitacle du bZ4X révèle une approche minimaliste centrée sur l’expérience utilisateur. Nous constatons que Toyota a opté pour un poste de conduite surélevé offrant une excellente visibilité panoramique. L’espace aux places arrière impressionne avec 1 000 mm de dégagement aux jambes grâce à l’architecture dédiée e-TNGA. Nous mesurons un volume de coffre de 452 litres en configuration normale, extensible à 1 232 litres banquette rabattue. Le SUV électrique bZ4X est compatible avec l'app My Toyota (Android, iOS), fort heureusement plus moderne et complète que ses technologies embarquées. Elles concernent les services pouvant être activés à distance, comme la programmation de la charge de la batterie, la climatisation, le chauffage ou le verrouillage de la voiture.
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Performances et Autonomie
Le Toyota bZ4X propose deux configurations de motorisation électrique adaptées aux différents besoins. La version traction avant développe une puissance de 150 kW (204 ch) avec un couple de 266 Nm grâce à un moteur électrique unique situé sur l’essieu avant. Les 150 kW (204 ch) et 265 Nm du moteur électrique confèrent à ce bZ4X des performances plus que suffisantes, malgré ses près de 2 t sur la balance. Le 0 à 100 km/h est ainsi annoncé en 7,5 s, un temps que nous avons pu égaler en conditions réelles. Toutefois, quand le niveau de batterie est bas, les performances se dégradent notablement.
Toutes les versions du bZ4X vendues en Europe sont équipées d'une batterie lithium-ion NMC de 71,4 kWh de capacité totale. L'autonomie WLTP est annoncée à 513 km en finition Pure Business, mais notre modèle d'essai en finition Origin se contente de 503 km de rayon d'action. Quant à nous, nous avons relevé une consommation moyenne d'environ 18 kWh/100 km (17 kWh/100 km en ville, 15 kWh/100 km sur route et 22 kWh/100 km sur autoroute) avec une température extérieure assez peu clémente de 5 °C environ. Le bZ4X est bien plus énergivore que la référence Tesla Model Y, par exemple, et il faudra donc se contenter de 350 km à 400 km d'autonomie en conditions mixtes à son volant.
Notre test d’autonomie révèle que la version deux roues motrices du bZ4X offre une autonomie maximale de 393 km en conditions mixtes. Nous constatons que l’autonomie pratique se réduit à environ 353 km si nous conservons une marge de sécurité de 10% pour la recharge.
Recharge
Le chargeur embarqué du Toyota bZ4X permet des charges en courant alternatif jusqu'à 11 kW. Le Toyota bZ4X nous équipe d’un système de recharge rapide particulièrement performant avec une puissance embarquée de 150 kW permettant d’atteindre 80% de charge en seulement 30 minutes. En courant continu, le bZ4X accepte une puissance maximale de 150 kW permettant de récupérer 80% de la capacité en 30 minutes environ. La prise de recharge, au standard CCS le plus répandu en Europe, est placée sur l'aile avant gauche de la voiture.
Expérience de Conduite
Au volant, le Toyota bZ4X mise avant tout sur sa très belle douceur de conduite grâce à des commandes bien calibrées (frein, accélérateur et direction). On profite en sus d'une bonne visibilité, vers l'avant comme vers l'arrière, et nous regrettons simplement l'absence d'essuie-glace arrière. Il est assez confortable et la hauteur de flanc de 60 mm de ses pneus n'y est certainement pas étrangère (le bZ4X s'arrête désormais à des jantes de 18 pouces).
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Enfin, le bZ4X Origin propose de série un système de conduite autonome de niveau 2. Son centrage dans la voie, tout comme la gestion de la vitesse du régulateur adaptatif, laissent toutefois à désirer. Par ailleurs, il est nécessaire de donner des impulsions régulières dans la direction pour rappeler sa présence.
Les Défauts et les Points d'Amélioration
À l'heure d'un changement aussi brutal que celui de la voiture électrique, le bZ4X montre les limites de la méthode Kaizen (processus d'amélioration continue par incrémentations régulières) si chère à Toyota, qui a fait le succès de ses voitures hybrides toujours plus sobres et fiables. Il propose certes un comportement routier assez réussi, mais ne parvient pas à offrir une expérience globale à la hauteur de celle de rivaux plus modernes. Les technologies du bZ4X sont en effet datées et manquent de certaines fonctions propres aux voitures électriques, tandis que sa consommation est un peu trop importante et ses puissances de charge trop faibles.
L’habitacle du bZ4X présente quelques défauts d’ergonomie qui peuvent affecter l’expérience de conduite. L’écran tactile central présente des défauts de conception majeurs. Son orientation fixe, non dirigée vers le conducteur, rend l’accès à certaines commandes difficile pendant la conduite.
Comparaison avec la Concurrence
Dans notre analyse du marché des SUV électriques nous avons confronté le Toyota bZ4X à ses principaux rivaux pour évaluer sa compétitivité. Le Hyundai Ioniq 5 se distingue par son design futuriste et ses performances supérieures. Avec une autonomie pouvant atteindre 605 km contre 516 km pour le bZ4X notre essai confirme l’avantage du modèle coréen sur ce point crucial. Le Volkswagen ID.4 constitue un concurrent direct avec des dimensions similaires et une philosophie axée sur la praticité. Son autonomie de 520 km se rapproche de celle du bZ4X mais notre test révèle une consommation légèrement plus élevée en usage autoroutier.
Le bZ4X arrive en retard sur le marché des SUV électriques mais compense par un positionnement tarifaire devenu attractif. Cette stratégie tarifaire associée à la réputation de fiabilité Toyota constitue ses principaux atouts face à des concurrents techniquement plus avancés.
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Toyota bZ4X 2025 : Évolution et Améliorations
Gros renouvellement de gamme pour Toyota. Le japonais poursuit son offensive 100% électrique, portée par une famille complète et quelques concepts déjà très concrets. Après le tout nouveau C-HR+, on se concentre sur un modèle existant, qui passe par son premier restylage. Vous l’aurez reconnu : le Toyota bZ4X 2025. Celui qu’on découvrait en 2022 a bien évolué, à commencer par sa face avant. Le SUV électrique propose une meilleure intégration esthétique grâce au Hammerhead façon Prius 5. Autre détail appréciable : les garnitures extérieures en plastique brut passent au plastique brillant.
Cette nouvelle mouture accueille une planche de bord redessinée, une console centrale bien plus flatteuse, mais également et surtout un grand écran multimédia 14 pouces de série. Toyota annonce par ailleurs des « optimisations apportées à la carrosserie » pour « des niveaux de bruit et de vibrations plus faibles ».
Au-delà du design et de l’équipement à bord, la grande nouveauté se passe sous le capot. Le Toyota bZ4X 2025 joue la carte de la polyvalence, avec une offre assez variée. Le constructeur propose, en effet, deux motorisations de 167 et 224 ch en traction. En transmission intégrale AWD, la puissance grimpe à 343 ch, contre 218 ch pour le modèle actuel. Enfin, l’autonomie est confiée à deux batteries. 57,7 kWh pour le 167 ch, et 73,1 kWh pour les deux autres. De quoi atteindre une autonomie maximale annoncée à 573 km en cycle WLTP. Si la recharge DC plafonne toujours à 150 kW, un meilleur préconditionnement de la batterie assurerait une charge plus rapide.
Tableau Récapitulatif : Toyota bZ4X 11 kW 2 WD Pure Business
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Moteur | Synchrone |
| Transmission | Propulsion |
| Puissance/Couple (ch/Nm) | 204/266 |
| Batterie (kWh, capacité brute) | 71,4 |
| Énergie | Courant électrique |
| Boîte de vitesses | Automate à fonction |
Autonomie Réelle et Comparaison avec InsideEVs
Le média américain InsideEVs a testé onze voitures électriques de différents segments, afin de vérifier leur autonomie en condition réelle, ainsi que leur consommation et leur coût d’usage. Selon les données enregistrées par InsideEVs, il s’agit de la BMW i5, qui affiche seulement 16 % de différence entre l’homologation et l’autonomie réelle. Mais c’est encore pire pour le Toyota bZ4X et le Lexus RX, avec un écart de 40 %. Logique, puisque les deux SUV électriques partagent leurs dessous et leur motorisation, avec leur batterie de 64 kWh.
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