La Toyota Celica, dont le nom signifie "Céleste", a connu un succès prévisible dès ses débuts. Elle a été conçue pour offrir aux conducteurs un sentiment de liberté grâce à son intérieur fonctionnel et à son âme sportive.

Les premières années : Inspiration américaine et motorisations variées

Au début des années 70, les constructeurs japonais ont commencé à s'implanter sur les marchés occidentaux, notamment grâce à la robustesse, la fiabilité et la qualité de fabrication de leurs modèles. Toyota a dévoilé en novembre 1970 un nouveau modèle, la Celica, avec la mission de conquérir le marché des coupés sportifs à vocation familiale.

Pour séduire les Européens et les Américains, Toyota a opté pour une recette simple : s'inspirer des muscle cars américains de la fin des années 60. La Celica reprenait ainsi les lignes et les gimmicks des voitures américaines, tout en proposant des solutions techniques simples et éprouvées, comme un moteur placé en position longitudinale, une transmission à propulsion, un pont arrière rigide et des suspensions avant McPherson.

La Celica offrait un grand choix de motorisations, allant d'un 1400 cc de 86 ch à un 1,6 l développant 124 chevaux grâce à sa distribution à double arbres à cames en tête. Le marché américain bénéficiait quant à lui d'une motorisation inédite de 2 litres et 97 ch.

Évolutions et succès sportifs

En 1973, une version 1600 GT a été importée sur le marché européen, avec un moteur à deux arbres à cames en tête de 124 chevaux et un pont autobloquant. Extérieurement, elle se distinguait par ses jantes à écrous apparents, sa calandre avec une grille en nid d'abeilles, un pavillon de toit recouvert de vinyle noir, un becquet apposé sur la malle de coffre et des bandes de couleurs contrastées.

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À partir de 1988, la Celica GT-Four type ST 165 succède au coupé Celica Supra en championnat du monde des rallyes. Engagées en Groupe A, les Celica permettent à Toyota de terminer 5e au championnat de la saison 1988. Dès 1990, Carlos Sainz remporte le titre de Champion du Monde des Rallyes au volant de la Celica, le premier pour un constructeur japonais, et Toyota prend la deuxième place au Championnat des Constructeurs.

En 1992, un nouveau modèle WRC est homologué : le GT-Four RC (Rally Competition).

La Celica de 4e génération : Une révolution technique

En 1985, Toyota dévoile la nouvelle Celica, 4e modèle d’une lignée débutée en 1970 et le premier à traction avant. Le premier constructeur japonais poursuit l’abandon de la propulsion au sein de sa gamme après les Corolla et Corona en 1983 et la Carina en 1984. Sur la Celica, cette mutation s’accompagne d’un style nouveau particulièrement réussi avec toujours deux déclinaisons : liftback avec hayon arrière et coupé avec malle séparé.

Sous le capot, Toyota réutilise des recettes déjà vues sur la génération précédente : culasse à double arbres à cames en tête et quatre soupapes par cylindre sur les moteurs 1,6 L et 2,0 L, ce dernier étant totalement inédit. En octobre 1986, la gamme est complétée par l’arrivée d’une version 2,0 L turbo à quatre roues motrices qui ambitionne de représenter dignement Toyota en championnat du monde des Rallyes. Après un léger face-lift en août 1987, la Celica T160 cède la place à la Celica T180 en août 1989.

Fin d'une époque

À la surprise de tous, la septième génération de la Celica révélée en 1999 fut la dernière. Toyota mit fin à 35 années d'histoire durant lesquelles 7 générations distinctes de Celica remportèrent de nombreuses victoires sportives tout en dépassant des records de ventes (plus de 4 millions).

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