Tandis que ses principaux rivaux se renouvellent chacun leur tour, le Toyota C-HR se contente d'un restylage de mi-carrière. Il en profite néanmoins pour accueillir un nouveau moteur hybride plus puissant.
En cette fin d'année 2019, Renault Captur, Peugeot 2008 puis Nissan Juke, le trio en tête des ventes de la catégorie se tire la bourre pour ne pas se laisser distancer ! D'autres constructeurs ont également dégainé une nouvelle génération de leur SUV urbain.
Il est vrai que si l'on veut un C-HR, on ne veut certainement rien d'autre : 80% des 400.000 C-HR vendus en Europe étaient des versions hybrides. Mais la situation n'est plus vraiment la même aujourd'hui car les français semblent s'être réveillés. Alors a-t-il réellement encore les moyens de survivre dans cette jungle ? Selon nous la réponse est oui.
Le Moteur 2.0 Litres de 184 Chevaux
Plongeons directement dans le vif du sujet, le plus intéressant dans ce C-HR n'est pas son restylage cosmétique en lui-même, mais l'adoption du quatre cylindres 2.0 litres de 184 chevaux inauguré sur la Corolla. Sur le papier, l'offre est déjà alléchante : pour 2.000 euros de plus que la version 1.8 litre, vous bénéficiez de 62 chevaux supplémentaires, permettant d'améliorer le 0 à 100 km/h de 2 secondes, sans pour autant payer le moindre malus.
Néanmoins, l'intérêt principal de ce moteur n'est pas vraiment le gain en performances, mais l'amélioration du confort. En pratique en effet, le surplus de puissance permet au moteur d'être moins sollicité. En l'occurrence, il devient plus agréable que jamais de se prendre au jeu de l'écoconduite en s'aidant de la jauge de puissance remplaçant l'habituel compte-tours.
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La notice d'utilisation est simple à assimiler : elle consiste à adopter une conduite coulée, anticiper la circulation, et accélérer avec un œuf sous le pied afin que l'aiguille franchisse le moins souvent le seuil d'activation du moteur thermique.
Résultat, avec 184 ch et 202 Nm de couple maxi sous le capot, le rythme de cette conduite écolo s'approche davantage de celui d'une conduite naturelle. Face à la version 1.8 de 122 ch, on ne change pas sa façon de conduire, mais l'accélération est plus forte en ville et plus silencieuse sur voie rapide.
Cela reste un hybride qui se conduit comme tel, il ne faut pas s'attendre aux accélérations d'un véhicule thermique de même puissance, ou d'un 100% électrique. Mais la consommation est imbattable : environ 6 litres/100 km durant notre essai malgré une conduite plutôt dynamique.
Evidemment, pour assumer les besoins de ce nouveau moteur, la capacité de la batterie a été revue à la hausse. Toyota annonce toujours une autonomie en 100% électrique de 5 km mais il faut plutôt compter sur 2 km en réalité. En revanche, la marque prétend que dans une ville telle que Paris, il serait possible de circuler 80% du temps sans déclencher le moteur thermique.
Confort et Optimisations
Ce qui est certain, est que l'on retrouve une bonne position de conduite et que nous ne sommes pas installés aussi haut que nous pourrions le penser au premier abord. Au chapitre des optimisations, on profite d'une meilleure insonorisation. Tandis que les suspensions sont affermies pour assumer le poids du bloc 2.0 litres. Mais bonne nouvelle, le C-HR conserve à la fois son comportement dynamique et son excellent confort.
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Seules ombres au tableau : pas de palettes au volant pour profiter d'un frein moteur plus important à l'arrivée d'un virage par exemple. On peut néanmoins compenser en maniant le levier de vitesses ou en enclenchant le mode « S ». On aurait aimé aussi que le système multimédia ait été revu plus en profondeur : le bloc d'instrumentation à aiguilles n'est plus vraiment d'actualité, l'écran d'infotainment est un peu petit.
Et si on apprécie l'intégration d'Apple Carplay et Android Auto, on peste sur la présence de l'unique prise USB à bord. Avec le bloc 2.0 litres de 184 ch, le Toyota C-HR gagne en polyvalence et en agrément. Plus efficient, plus facile à vivre, pour en contrepartie une consommation moyenne en hausse d'un demi-litre seulement par rapport à la motorisation inférieure. Bref ce restylage de mi-carrière lui fait du bien.
Une optimisation facturée 2.000 euros de plus que la version 1.8 litre 122 ch, amenant son tarif d'accès à 33.300 euros, sans malus supplémentaire.
Qualités et Défauts
Qualités :
- Le confort de conduite: très bonne position, les réglages électriques du siège conducteur sont très précis et permettent de longs trajets.
- Très bons sièges cuir alcantara.
- Les réglages permettent d’obtenir une très bonne position de conduite.
- Véhicule très silencieux et la puissance du moteur 184 cv limite grandement l’effet ‘mobylette’ de la boîte CVT mais ce n’est qu’un effet car les reprises sont vraiment excellentes et suffisantes.
- Mais quelle conduite agréable avec cette boîte CVT.
- La version 122 semble intéressante mais étant amenés à nous déplacer souvent en haute montagne, nous craignions une conduite un peu bruyante.
- Nous sortons d’une Golf 7 DSG 150 TDI qui était très agréable à conduire mais qui peut s’avérer inconfortable sur long trajet (problème de lombaires).
- Pas de problème de cet ordre avec le CHR.
- C’est un véhicule qui incite vraiment à une conduite tranquille (ce qui n’empêche pas quelques belles accélérations) et la consommation (en respectant les limitations de vitesse) est à notre avis très raisonnable pour un véhicule de cette puissance.
- Côté équipement rien à dire. La finition Collection est très bien équipée.
- Les feux à led sont très agréables, les feux de route adaptatifs également mais attention pas super efficaces avec les poids lourds.
- En effet le système détecte les feux et les conducteurs de poids lourd sont gênés de par leur position plus élevée.
- Le régulateur adaptatif est efficace mais déroutant, nous l’utilisons peu.
- la climatisation est très efficace sur les places avant.
- Et puis quel son avec les 9 enceintes JBL.
Défauts :
- Le coffre est petit (nous le savions avant de l’acheter).
- Idem pour le réservoir qui, sur autoroute, limite l’autonomie à un peu moins de 600km.
- La visibilité arrière est limitée, la caméra de recul est indispensable.
- Impression de confinement à l’arrière avec les petites vitres.
- Attention il n’y a pas de climatisation à l’arrière, ce qui peut s’avérer gênant en cas de forte chaleur pour les passagers arrière.
- L’accoudoir central n’est pas mobile, ce qui peut être gênant pour les personnes de moins d’1m65 avec le siège conducteur plus avancé.
- Les pneus 18 pouces offrent un style très agréables à l’œil mais un peu moins pour le portefeuille.
Consommation
C’est un véhicule qui incite vraiment à une conduite tranquille (ce qui n’empêche pas quelques belles accélérations) et la consommation (en respectant les limitations de vitesse) est à notre avis très raisonnable pour un véhicule de cette puissance.
- Autoroute seule: 6,3l.
- Routes de montagnes 6l.
- Conduite mixte route et ville: 4,6l.
Comme pour tous les modèles hybrides, on est en droit d’attendre des consommations basses. C’est effectivement le cas en ville puisque ce type de mécanique y est efficient. Mais le gain est nettement moins important sur autoroute avec un moteur thermique nettement plus sollicité. Quoi qu’il en soit la moyenne s’établit entre 4,5 et 6 l/100 km de moyenne selon la conduite adoptée. Si vous évoluez principalement en milieu urbain, le C-HR promet de belles économies.
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Fiabilité
Clairement, le C-HR fait honneur à la réputation de la marque. Les propriétaires profitent d’une réelle tranquillité d’utilisation. Bien sûr, il peut connaître quelques soucis, mais rien qui ne se solde par de longues immobilisations et de grosses factures. La technologie hybride est parfaitement maîtrisée, et ce, depuis des années, par le constructeur.
Voici quelques points à surveiller :
- Batterie : il ne s'agit pas de la batterie du système hybride, mais tout simplement de la batterie de démarrage que l'on retrouve sur toutes les voitures. Elle peut se décharger assez rapidement si vous n'utilisez pas votre auto régulièrement.
- Voyants allumés : il se peut que certains voyants s'allument au tableau de bord et l'ordinateur peut être sujet à des bugs.
- Octobre 2020 : une petite quantité de C-HR a pu être assemblé avec un cardan droit non conforme.
- Septembre 2018 : le cache du connecteur du faisceau moteur peut créer un court-circuit du système hybride, voire un incendie.
Versions Recommandées
En Hybride essence élec : (2) 2.0 HYBRIDE 184 GRAPHIC : Elle demande un effort financier, mais cette version de 184 ch est nettement plus à son aise sur les grands axes.
Le SUV hybride Toyota C-HR Distinctive se situe juste avant la version GR Sport que nous avons testée. Nous avons testé la version GR Sport du nouveau Toyota C-HR Hybride 184 ch millésime 2021. Par rapport à la version GR Sport, la version Distinctive a un accastillage de carrosserie et un habillage intérieur quelque peu différents, avec une sellerie mi-cuir chocolat, des sièges réglables manuellement avec un réglage lombaire électrique. Son prix est de 36 000 €.
Pour le reste, le C-HR est un SUV urbain à la ligne suggestive et au comportement routier dynamique. Son nouveau moteur de 184 ch avec un couple disponible dès les bas régimes lui confère un agrément de conduite certain, mais toute velléité sportive sera grevée par une transmission e-CVT qui lisse le comportement du moteur. C'est un peu dommage, d'autant que l'habitabilité n'est pas brillante avec un volume de coffre de seulement 358 l. Malheureusement le système d'infotainement est vieillissant aussi.
Plus agressif esthétiquement que sur la route, le Toyota C-HR 184 ch est un SUV compact, looké mais au caractère linéaire. Il sait néanmoins soigner le confort de ses occupants grâce à une finition avenante et un équipement riche. Sa tenue de route est au-dessus de tout soupçon, et surtout, sa motorisation hybride lui assure une bonne autonomie mixte.
Néanmoins, il faudra garder à l'esprit que son look singulier grève son volume de coffre et sa visibilité arrière. Sans parler de ceux qui sont allergiques à la transmission continue. On regrette aussi un système d'info-divertissement relativement complet, mais à l'interface très vieillissante. C'est dommage, car la concurrence n'est pas restée les bras croisés.
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