L'année 2025 s'annonce comme un virage réglementaire décisif pour la Wallonie. Les autorités mettent les bouchées doubles : les zones basses émissions se généralisent, ciblant en priorité les voitures diesel antérieures à 2011. Si votre véhicule n’arbore pas la norme Euro 5, il sera tout simplement banni des périmètres urbains concernés.
Pour être précis, la législation s’attaque aux véhicules affichant une norme euro inférieure à Euro 5, autrement dit, tout diesel plus ancien que 2011. On parle de près de 250 000 voitures encore présentes sur les routes wallonnes, clairement identifiées comme trop polluantes.
Les contrôles s’automatisent : la plaque est scannée, la conformité vérifiée en temps réel. Cette extension de la ZFE en Wallonie s’inscrit dans une politique de lutte résolue contre la pollution atmosphérique. L’objectif est clair : réduire la concentration de particules fines, aligner la région sur les exigences européennes en matière de qualité de l’air et répondre à une urgence de santé publique.
Il n’y aura pas de délai supplémentaire : la transition est enclenchée, les contrôles deviennent systématiques, toute procrastination se paie cash. Le compte à rebours s’accélère pour les zones basses émissions. Dès janvier 2025, toute voiture diesel avec une norme euro inférieure à Euro 5 sera persona non grata dans les centres urbains wallons. Ce sont donc tous les modèles immatriculés avant 2011 qui sont visés, mais aussi une partie du parc d’utilitaires et de SUV.
Zones de Basses Émissions en Belgique : Bruxelles, Anvers, Gand
Plusieurs grandes villes belges, comme la capitale et Anvers, ont mis en place des zones de basses émissions. En région bruxelloise, il s’agit d’une réalité depuis de nombreuses années. Après la période de l’information, les autorités de Bruxelles sont passés à la répression. Les véhicules qui circulent illégalement dans ces zones sont verbalisés. Qu’ils soient immatriculés localement ou dotés d’une plaque française !
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Par ailleurs, c’est désormais la norme pour de nombreuses villes européennes, comme Barcelone ou Milan.
La Wallonie ne fait plus exception : après Anvers et Gand, elle déploie à son tour un arsenal de zones faibles émissions. Les caméras de surveillance, postées aux abords des villes, repèrent en continu les véhicules non conformes. Les véhicules essence restent tolérés, à condition de répondre aux exigences de norme euro locales. Mais pour les diesels, aucune ambiguïté : la date limite est fixée, Euro 4 et antérieures devront rester hors des zones basses émissions. La taxe de mise en circulation (TMC) pourrait être revue pour accélérer encore le renouvellement du parc automobile.
Règles des LEZ belges concernant les véhicules
Voici les règles en vigueur en 2025 dans les 3 low emission zones de Belgique. Veuillez noter que vous devez vous inscrire même si votre véhicule est autorisé !
| LEZ | Véhicules autorisés | Redevance | Amende |
|---|---|---|---|
| Bruxelles | Diesel : Euro 5 et supérieur Essence/GPL/Gaz naturel : Euro 2 et supérieur Électriques et hydrogène | Pass journalier pour véhicule non conformes : 35 € | 350 € (une seule amende par trimestre possible) |
| Anvers | Diesel : Euro 5 et supérieur Essence/GPL/Gaz naturel : Euro 2 et supérieur Électriques et hydrogène | Pass journalier pour véhicule non conformes : 35 € | 150 € (1ère infraction) 250 € (2ème infraction) 350 € (3ème infraction et suivantes) |
| Gand | Diesel : Euro 5 et supérieur Essence/GPL/Gaz naturel : Euro 2 et supérieur Électriques et hydrogène | Pass journalier pour véhicules non conforme : 35 € | 150 € (1ère infraction) 250 € (2ème infraction) 350 € (3ème infraction et suivantes) |
Vu que la Belgique ne dispose pas d’un accès direct au fichier des immatriculations français, il a fallu mettre en place un dispositif spécifique. Tout véhicule qui souhaite circuler en région de Bruxelles capitale, dans le centre d’Anvers ou de Gand doit inscrire en ligne son véhicule.
Rien que le manquement à cette obligation vous expose à une amende de 150 € ! Certains sites vendent des vignettes : attention, il s’agit d’arnaques.
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Comment s'enregistrer dans les LEZ ?
Via les sites officiels suivants : Bruxelles - Anvers - Gand.
Comment connaître le périmètre des LEZ belges ?
Il faut vous rendre sur le site officiel de chaque LEZ ou vous pouvez utiliser le site Urban Access Regulation. Celui recense toutes les LEZ en Europe.
Conséquences pour les Propriétaires de Véhicules Diesel Anciens
Pour les propriétaires de véhicules diesel antérieurs à 2011, le constat est implacable : leur voiture sera bientôt exclue des zones basses émissions wallonnes. Revente ou recyclage : le marché de l’occasion reste dynamique pour les modèles Euro 5 ou plus récents, souvent recherchés à l’export. Pour les autres, la filière de recyclage est la voie la plus sûre.
Certains tentent de gagner du temps grâce au pass journalier, qui permet un accès temporaire payant aux zones restreintes. À Bruxelles, la prime Bruxell’Air récompense ceux qui retirent leur vieux véhicule et optent pour une mobilité alternative.
Attention à ne pas sous-estimer la vigilance des contrôles : circuler avec un véhicule non conforme mène droit à l’amende. Les caméras disséminées sur l’ensemble du territoire repèrent chaque passage, et la sanction suit sans délai. Seule la date de première immatriculation fait foi, aucun subterfuge ne permet d’y échapper. La vignette Crit’Air peut servir lors de déplacements occasionnels à l’étranger, mais en Wallonie, seule la norme euro compte.
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Alternatives et Mobilité Durable
L’exclusion des voitures diesel anciennes des zones basses émissions oblige à repenser sa mobilité. Premier choix évident : la voiture électrique. Parfaite alliée des ZFE, elle gagne chaque année en autonomie et en diversité de modèles, des citadines compactes aux SUV familiaux. Le réseau de bornes s’étend, la recharge à domicile devient routine pour de nombreux ménages.
Autre option de plus en plus plébiscitée : le véhicule hybride. Qu’il soit simple ou rechargeable, il combine faible consommation et liberté de circuler en mode électrique sur les trajets urbains. Pour ceux qui cherchent une solution abordable, le moteur essence reste dans la course. Les modèles récents, alignés sur les normes euro strictes, offrent sobriété et fiabilité.
Enfin, la mobilité durable s’impose peu à peu comme une évidence. Transports en commun, services d’autopartage, vélos électriques : la panoplie s’élargit et s’ancre dans les habitudes urbaines. On le sent, 2025 n’est pas qu’une date sur le calendrier : c’est le point de bascule vers une mobilité repensée, plus sobre, parfois plus collective.
Ce Qui Va Changer à Bruxelles en 2030
Dès le 1er janvier 2030, Bruxelles interdira la circulation des véhicules particuliers à moteur thermique, y compris les modèles essence, diesel, hybrides et au gaz naturel. Seuls les véhicules électriques et à hydrogène seront autorisés dans la Région de Bruxelles-Capitale, sans exception prévue pour les voitures récentes ou faiblement polluantes. Les véhicules utilitaires et les bus sont soumis à un calendrier différencié, mais leur horizon d’exclusion reste fixé à 2035. En Wallonie, aucune échéance équivalente n’est encore arrêtée, malgré l’existence de zones à faibles émissions dans certaines villes.
Dès l’aube de 2030, la zone basses émissions deviendra un vrai barrage : tout véhicule thermique particulier, qu’il carbure à l’essence, au diesel, au gaz, ou même hybride, se retrouvera éjecté du bitume bruxellois. Ce choix s’aligne droit sur la dynamique du Pacte vert européen et sur les engagements locaux. Les normes Euro, même les mieux classées, ne seront d’aucun secours. Pour veiller au grain, Bruxelles Mobilité et Bruxelles Environnement n’hésitent pas à s’équiper de caméras intelligentes qui repèrent en quelques secondes toute plaque hors-jeu. Du côté du contrôle technique, le message est limpide : la conformité au nouveau règlement sera désormais scrutée à la loupe. Impossible d’y couper lors d’un contrôle routier.
En pratique, aucune pitié pour tout véhicule qui carbure au pétrole ou au gaz, quel que soit son usage. Les voitures diesel, essence, LPG (GPL), CNG (gaz naturel), qu’il s’agisse d’un modèle personnel, d’une voiture de société ou d’une camionnette, seront toutes rejetées. Même principe pour les hybrides dès l’instant où ils reposent encore, ne serait-ce qu’en partie, sur un moteur thermique. La règle s’applique aussi bien aux véhicules étrangers qu’aux plaques belges : pour rouler à Bruxelles, il faudra répondre à ces exigences. Les autres types de transports, autocars, bus, motos, scooters thermiques, suivront un calendrier particulier vers l’interdiction, chacun à son rythme, mais tous sur la sellette.
Quelques cas particuliers subsisteront, mais à la marge. Un véhicule de collection âgé de plus de 30 ans pourra encore effectuer quelques tours de roues, mais sous conditions très restrictives. Il en va de même pour des véhicules de secours ou spécifiques.
La surveillance va rester sans relâche : caméras intelligentes, contrôles automatisés et rigueur à tous les étages. Ceux qui font la sourde oreille s’exposent à des sanctions immédiates. Longtemps précieuse, la norme Euro ne suffira plus à protéger les conducteurs des restrictions. Les autorités en ont fait l’outil central pour éliminer les véhicules trop polluants. Pour chaque voiture ou camionnette, la norme Euro figure sur le certificat d’immatriculation ou sur le certificat de conformité. Diesel ou essence, le calendrier d’exclusion n’est pas identique : ainsi, un diesel Euro 5 sera éliminé avant un essence Euro 5. Le Car-Pass, systématiquement délivré à la revente, mentionne aussi la norme Euro du véhicule. Et le durcissement ne fait que débuter : l’arrivée prochaine de la norme Euro 7, discutée à l’échelle européenne, risque d’élever encore la barre.
Différences Régionales : Bruxelles vs Wallonie
À Bruxelles, il faudra composer avec une zone basses émissions stricte, dotée d’un contrôle automatique massif et d’un calendrier intransigeant. Amendes immédiates, cadre réglementaire rapide, passage en revue lors du contrôle technique : la ville n’accepte aucun compromis.
La Wallonie avance différemment. Ici, la mise en place de la zone basse émission se fait de manière progressive, adaptée au tissu local. Les règles sont plus douces, le tempo moins contraignant, et les responsables défendent une attention particulière à la dimension sociale. L’écart est net sur le plan fiscal également. Bruxelles privilégie une taxation indexée sur les émissions de CO2 et la puissance moteur. En Wallonie, le resserrement autour de la taxe CO2 se fait sentir, mais la sévérité reste, pour l’instant, moindre.
Entre Bruxelles et la Wallonie, la prudence est de mise pour qui circule d’une région à l’autre : réglementation, calendrier, sanctions, chaque territoire instaure sa propre logique. Avant de prendre le volant, un coup d’œil aux sources officielles s’impose pour éviter la mauvaise surprise au premier contrôle.
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