L’histoire est un éternel recommencement. En 17 participations, Audi a remporté à 13 reprises les 24 Heures du Mans.

En 1999, lorsqu’Audi s’était engagé au départ des 24 Heures du Mans, nul ne savait que le constructeur allemand inscrirait son nom à 13 reprises au palmarès de la classique mancelle.

Lors de son épopée, de 1999 à 2016, Audi a trusté à 13 reprises la plus haute marche du podium aux 24 Heures du Mans. Aucun constructeur n'a autant triomphé en aussi peu de temps.

Ingolstadt, le 12 mai 2023 - Victoires en série : aucune marque n'a gagné au Mans aussi souvent qu'Audi en si peu de temps. La marque aux quatre anneaux s’est issée 13 fois au sommet du podium entre 1999 et 2016.

En refermant le chapitre de la Formule E à l’issue de la saison 2021, Audi marque clairement son appétence pour l’endurance en affirmant préparer un retour au Mans. « Nous nous préparons intensivement à nous engager dans la nouvelle catégorie LMDh, avec des courses majeures comme les 24 Heures de Daytona et les 24 Heures du Mans.

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Le message important à adresser à nos fans est que le sport automobile continuera à jouer un rôle important chez Audi. Avec cette annonce du retour d’Audi dans la course, alors qu’Alpine a dévoilé ses intentions, que Peugeot débarquera un projet Hypercar en 2022, que Toyota sera en piste dès le printemps prochain avec sa nouvelle Hypercar, que Porsche réfléchit sérieusement à s’investir dans le LMDh, l’endurance retrouve de sa superbe quelque peu perdue au fil du temps.

D’autant que de l’autre côté de l’Atlantique, Acura pourrait aussi se montrer intéressé par ce type de prototypes dont les principes reposent sur trois fondements : des coûts raisonnables (1 million d’euros sans moteur), un design propre afin de permettre aux constructeurs de mettre en valeur sa propre marque et l’utilisation d’un système hybride. Pour l’heure, Audi n’a pas dévoilé les contours de l’élaboration de son programme LMDh.

Les 24 Heures du Mans ont toujours été un terrain d’expérimentation pour les constructeurs. La vitesse maximum enregistrée a été de 407 km/h. Elle a été atteinte le 11 juin 1988 par Roger Dorchy au volant de la WM P88.

Les Prototypes et les Innovations Technologiques

Ingolstadt, le 15 janvier 2014 - Depuis 15 ans, Audi démontre son « Vosprung durch Technik » lors de course d’endurance la plus difficile au monde. Dans 150 jours, le 14 juin prochain, la 82ème édition du classique d’endurance français démarrera à 15h00.

Le suspens est déjà à son comble. Pour la 1ère fois, Audi et Porsche, les 2 marques qui ont remporté le plus de victoire en compétition automobile, s’affronteront. Toyota, après 2 défaites face à Audi, aura pour objectif de décrocher la victoire. Les prototypes Le Mans d’Audi sont sur la 1ère ligne en termes de performance sportive et de technologie, que ce soit au niveau du moteur, du système hybride, du design d’éclairage ou de la sécurité active et passive.

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« Le Mans est un laboratoire unique de test pour nos technologies, » déclare Prof. Dr. Ulrich Hackenberg, Membre du directoire de AUDI AG en charge du développement technique. Notre gamme de nouveaux développements techniques pour notre voiture de course pour Le Mans inclut les phares à éclairage laser. Sur une variante prévue pour les véhicules de production, ils atteignent 500 m, ce qui correspond au double des phares à LED. Avec cette technologie, Audi contribue fortement à la sécurité sur les circuits et sur les routes.

En 2001, un moteur V8 innovant propulsait l’Audi R8. L’injection directe TFSI contrôlait le carburant afin de réduire la consommation du V8 turbo, d’améliorer la réactivité et, grâce à la capacité du moteur à redémarrer immédiatement, de réduire les temps d’arrêt au stand en offrant plus de puissance. Juste après la 1ère victoire d’Audi au Mans, les clients ont pu commander les premiers modèles de production bénéficiant de l’injection directe, une technologie qui a vite évolué et est devenu le standard des modèles de production.

5 ans après ses débuts, Audi a lancé une nouvelle innovation. Lors de la saison 2006, l’Audi R10 TDI propulsée par un moteur diesel à injection directe remporte la course alors qu’elle fait son entrée dans la compétition. Remporter les 24 heures du Mans avec un moteur diesel était considéré comme inatteignable jusque là, aujourd’hui c’est une réalité.

Audi a été le 1er participant au Mans à remporter la course avec un système hybride et a ainsi marqué l’histoire de la compétition automobile. 2012 a vu la 1ère victoire de l’Audi R18 e-tron quattro, un prototype à l’essieu arrière propulsé par un moteur TDI à combustion interne et un essieu avant par l’énergie électrique. La seule connexion entre les 2 systèmes était une stratégie de contrôle électronique. La prochaine génération est maintenant prête à être lancée.

En 2014, Audi débutera la livraison de l’Audi A3 Sportback e-tron, la dernière génération de plug-in hybrid. En compétition, la nouvelle Audi R18 e-tron quattro montrera le chemin vers le futur. En plus de transmissions innovantes, Audi a instauré des standards dans d’autres domaines également. Un design ultraléger, associé à une sécurité passive (« passive safety ») optimale sont présents dans les prototypes.

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En 2013, la monocoque en carbone ne pesait que la moitié du poids de celle du 1er prototype LMP1 Audi de 1999, malgré des restrictions plus importantes imposées par les nouvelles réglementations. Ce matériau a depuis longtemps rejoint les modèles de production, par exemple dans les composants de la carrosserie des Audi R8, R8 Spyder et RS 3.

La sécurité active (« active safety ») aussi a été considérablement améliorée par Audi avec de nouvelles technologies d’éclairage. Les feux de jour à LED sur l’Audi R10 TDI (2006-2008) ont été suivis des feux full LED sur l’Audi R18 TDI (2011), de la technologie matrix LED sur l’Audi R18 e-tron quattro (2012-2013) et de l’éclairage innovant laser sur la prochaine Audi R18 e-tron quattro (à partir de 2014).

« Le public général et le public en compétition automobile s’attendent à ce qu’Audi joue un rôle de pionnier, » déclare le président de Audi Motorsport Dr. Wolfgang Ulrich « Nous sommes fiers d’être sur la 1ère ligne avec ces innovations, dans notre engagement en compétition, nous bénéficions chaque jour de Audi Sport, qui fait partie de notre développement technique chez AUDI AG. Notre objectif est de continuer à prouver le « Vosprung durch Technik » dans des conditions difficiles de course avec nos prototypes les Mans - bien qu’en 2014, nous faisons sans doute face au plus grand challenge de l’histoire au Mans.

Hommage aux Voitures et aux Pilotes Légendaires

Voiture emblématique des 24 Heures du Mans, l’Audi R8 a remporté cinq éditions entre 2000 et 2005.

L’Audi R8 est une voiture légendaire qui a marqué l’histoire des 24 Heures du Mans au début des années 2000.

A l'occasion de trois événements marquants, et via des pilotes mythiques de la marque tels Tom Kristensen, Rinaldo Capello et Benoît Tréluyer, la firme aux anneaux veut revenir sur son idylle avec la classique mancelle.

Cette constance dans les résultats permit aussi aux pilotes de se bâtir un palmarès hors-norme : record de neuf succès pour le Danois Tom Kristensen, de toutes les campagnes. Le premier à dépasser les six victoires de Jacky Ickx. Des triplettes fameuses : Tom Kristensen-Emanuele Pirro-Franck Biela, Tom Kristensen-Allan McNish-Rinaldo Capello ou Benoit Tréluyer-André Lotterer-Marcel Fässler, triples vainqueurs.

En 2023, les « 24 Heures du Mans » fêteront leur 100ème anniversaire et Audi Tradition se joindra aux festivités : à Ingolstadt, au Mans et à Goodwood. L'Audi museum mobile présente toute une gamme de voitures de course du Mans durant la Journée Internationale des Musées le Dimanche 21 mai, de 10h00 à 16h00.

Parmi elles, plusieurs voitures victorieuses telles que l'Audi R10 TDI de 2006, la première voiture de course à moteur diesel qui a remporté une victoire au Mans. Entre 11h00 et 14h00, au sein du Customer Center de l'Audi Forum à Ingolstadt, des sessions d’échanges auront lieu avec des invités passionnants du monde du sport automobile, dont Rinaldo “Dindo” Capello. Après les entretiens, le triple vainqueur du Mans sera disponible pour signer des autographes.

De plus, une visite guidée du Musée sera organisée pour présenter l'histoire du sport automobile des quatre anneaux. En cette année remplie d’anniversaires, l'offre ne manquera pas non plus dans la région mythique de l'événement, la Sarthe en France : l'organisateur de la classique d'endurance présente une exposition spéciale au « Musée des 24 Heures du Mans » avec environ 80 voitures gagnantes de toutes les décennies. La marque aux quatre anneaux présentera à elle seule à une douzaine de voitures victorieuses au Mans.

Autour de cet anniversaire, Audi Tradition lancera trois voitures gagnantes sur la piste lors de la Parade des Légendes le Vendredi 9 juin, et avant le départ de la course Samedi 10 juin : l'Audi R8 de 2000, l’Audi R10 TDI de 2007 et l’Audi R18 e-tron quattro de 2012 - conduites par Dindo Capello, Tom Kristensen et Benoit Tréluyer.

Une apparition au « Village des Constructeurs » clôturera l'engagement de l'entreprise d'Ingolstadt pour l’édition 2023 des 24H du Mans : en plus de la présence de l’Audi RS e-tron GT, la marque exposera l'Audi R18 e-tron quattro de 2016 et l’Audi S1 quattro Hoonitron, développée pour Ken Block.

La thématique "Le Mans" sera également présentée par Audi Tradition lors de l’édition 2023 du "Goodwood Festival of Speed » en Angleterre. Du 13 au 16 juillet, Capello, Kristensen et Tréluyer seront également sur la grille de départ, là-bas, au volant des voitures gagnantes de 2000, 2007 et 2012.

Les Débuts et les Défis

En 1999, l'histoire d'Audi dans la Sarthe commence pourtant par un tâtonnement entre un sport-proto à carrosserie fermée assez disgracieux (la R8C) et une petite barquette (la R8R) conçus autour du même moteur 3,6 litres biturbo qui équipait le haut de gamme du constructeur allemand, notamment la V8 Quattro. La voiture ouverte, à l'aérodynamique encore basique mais d'une remarquable fiabilité, s'impose rapidement comme le bon choix : Frank Biela, Didier Theys et Emanuele Pirro montent sur le podium (3es) devant la seconde R8R de Michele Alboreto, Rinaldo Capello et du Français Laurent Aïello.

L'année suivante, au tournant vers le XXIe siècle, le petit canard mécanique s'est transformé en un proto de catégorie LMP gracieux, affiné, joliment décoré et, surtout, terriblement efficace. C'est un coup de tonnerre sur Le Mans ! Pour sa deuxième participation seulement, Audi signe déjà l'un de ses mémorables triplés - il est vrai que l'opposition n'est pas celle de l'année précédente, sauf la valeureuse équipe d'Henri Pescarolo et sa Courage…

Tom Kristensen, Franck Biela et Emanuele Pirro entraînent derrière eux, sur le podium, Laurent Aïello, Stéphane Ortelli et Allan McNish, suivis de Rinaldo Capello, Christian Abt et Michele Alboreto. La principale ossature des pilotes est déjà là et l'équipe sportive et technique est solidement constituée.

Sous l'autorité du patron incontesté, le Dr Wolfgang Ullrich, Audi Sport est associé au team Joest qui fut l'une des plus belles écuries de course privées, ayant fait rouler des Porsche dans les années 1980-1990 (quatre victoires au Mans et une à Daytona). Son directeur technique, Ralf Jüttner, se révèle un stratège de haut niveau et le truculent motoriste d'Audi, Ulrich Baretzky, est un orfèvre en mécanique. Ses moteurs sont des bijoux.

Seulement battu par Peugeot, la fidélité aux hommes et la constance dans les choix techniques va produire, jusqu'en 2014, l'un des plus beaux palmarès de l'histoire des 24 Heures du Mans. Treize victoires auxquelles pourrait s'ajouter celle de Bentley en 2003, simple parenthèse marketing puisque le magnifique proto Speed 8 était conçu et engagé sous la houlette du staff Audi Sport-Joest au complet (*), y compris quelques pilotes de la marque aux anneaux.

En ajoutant ce succès « britannique » à la razzia allemande, on peut presque considérer que Audi s'est (officieusement) imposé neuf fois consécutivement aux 24 Heures du Mans entre 2000 et 2008, battant le record de Porsche (sept fois entre 1981 et 1987).

Les équipes privées ont pu relayer parfois l'absence du team d'usine, mettant à profit une fiabilité légendaire et une remarquable simplicité pour, en quelques minutes seulement, changer au stand un train arrière complet tout prêt monté (boîte de vitesses incluse) quand la mécanique donnait des signes de faiblesse.

Il fallut toute l'implication de Peugeot Sport pour mettre fin à cette série victorieuse en 2009, un an après que la 908 française a tenu jusqu'au bout dans le même tour que l'Audi victorieuse. L'ogre vacilla encore en 2011. Malgré deux accidents particulièrement spectaculaires en début de course et en milieu de nuit, très symboliques de l'intensité de la bagarre et des risques pris par les pilotes, Audi l'emporta avec l'unique R18 TDI restante pour seulement treize secondes devant la Peugeot ! Bien que desservi par un règlement technique qui n'avantageait pas ses voitures, le brillant team Pescarolo Sport fut aussi un fameux concurrent pour placer quelques banderilles dans la carapace Audi. En vain.

La marque allemande flancha donc très rarement, imposant pour la première fois aux 24 Heures du Mans un moteur diesel (5,5 l. V12) en 2006 - ainsi que dans le Championnat du monde et les courses d'endurance américaines IMSA. Puis ce fut le tour de la technologie hybride e-Tron Quattro (6 cylindres diesel 4 litres + électrique, en 2012) ; ce modèle R18 était devenu un sport-prototype fermé à l'aérodynamique remarquablement poussée. Rien à envier à la F1 !

Hélas, cette période glorieuse n'a pas échappé au drame avec, très tôt, la mort en essais privés de Michele Alboreto, le 25 avril 2001 sur le circuit du Lausitzring.

Victoire de l'Audi n°8 en 2006

Audi a réussi son pari de remporter les 24 Heures du Mans avec une voiture à motorisation diesel. Pilotée par Werner, Biela et Pirro, la n°8 s'est imposée après avoir fait la course en tête. La deuxième Audi prend la troisième place au terme d'une belle remontée suite à des ennuis mécaniques. Il est loin le temps où diesel rimait avec mazout. Développée au cours des 20 dernières années, une technologie sophistiquée a offert à cette mécanique ses lettres de noblesse.

Après cette débauche de progrès techniques, il restait au diesel un domaine à conquérir, le plus prestigieux : la compétition. C'est chose faite aujourd'hui. Pour demain, l'hypothèse d'une GT diesel paraît tout à fait crédible. Fort de sa technologie TDI, le groupe Volkswagen a créé un V12 de 48 soupapes à 90° développant 650 ch et le couple colossal de 1100 Nm pour une cylindrée de 5,5 litres, le maximum autorisé par le règlement. Entièrement en aluminium, y compris le carter, il est le premier diesel ainsi réalisé.

Audi possède désormais un challenger avec Peugeot, qui alignera au Mans en 2007 sa 908 à moteur diesel. Présenté le 15 juin, ce dernier est également un V12 de 5,5 litres, mais plus largement ouvert (100°). Un angle qui permet d'abaisser le centre de gravité du véhicule. Le niveau de performances attendu est d'au moins 700 ch, avec un couple dépassant les 1200 Nm.

Quelques données clés

Année Équipage Voiture
2000 Frank Biela, Tom Kristensen, Emanuele Pirro Audi R8
2006 Frank Biela, Emanuele Pirro, Marco Werner Audi R10 TDI
2012 Benoît Tréluyer, André Lotterer, Marcel Fässler Audi R18 e-tron quattro

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