Qui peut oublier les « Événements » d’Halluin ? Personne, pas même ceux qui n’étaient pas nés à l’époque. Vingt ans ont passé ! Dans quelques jours, le 5 septembre, des cérémonies du souvenir marqueront l’anniversaire de la Libération de la cité. Cet article explore l'histoire d'Halluin pendant cette période sombre, en se basant sur des récits de la presse locale et des témoignages poignants.
L'Invasion et l'Occupation
Au matin du 10 mai 1940, les avions commençaient leurs bourdonnements nuisibles et la D.C.A. inscrivait ses petits nuages noirs dans le ciel. La radio annonçait la nouvelle lugubre pour les habitants des régions du Nord. Les appels à l’héroïsme demandé aux défenseurs du canal Albert ajoutaient le désespoir à l’angoisse. Chaque minute, chaque seconde, le grondement du canon devenait plus perceptible.
Les barbelés qui coupaient la frontière avaient été enlevés dans la joie. Bientôt ce fut le pitoyable spectacle des réfugiés belges. Ils arrivaient de toute la Belgique, en auto, à cheval, à vélo, à pied, poussant des voitures d’enfants encombrées de leur pauvre richesse. Le soir, ils trouvaient à manger, à se rafraîchir, à se loger dans les maisons halluinoises. Parmi eux, deux d’entre eux, portant des couvertures rouges sur leur porte-bagages.
Certains Halluinois prétendaient même qu’il s’agissait des hommes de la « Cinquième colonne ». La maladie de l’espionnage commençait. Des soldats français, fatigués, revenaient de Belgique et prenaient la même route que les réfugiés. Ceux qui avaient connu l’invasion de 1914 ne voulaient plus revoir cela. Les nouvelles de la radio étaient mauvaises. On vit partir vers le sud de la France, les hommes valides de 18 à 60 ans.
Le Nord était encerclé et un grand nombre de réfugiés reprenaient le chemin du retour. Ils se dirigeaient principalement vers Tourcoing et Roubaix où disait-on, les obus pleuvaient semant la mort et la désolation. Ceux qui restaient, se hâtaient vers les abris, portant matelas, vêtements, ustensiles. La ville devint morte. Les maisons, les usines, les magasins étaient fermés, persiennes et volets clos. Dans les rues, quelques soldats anglais patrouillaient et les canons de la D.C.A.
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Dans son avance éclair, l’ennemi ne tardait pas à atteindre la frontière. Un jour, ils arrivèrent, ces soldats allemands. La ligne de bataille avait dépassé Halluin. Mais voici que dans l’autre sens, arrivaient de Roncq et de plus loin, des milliers de prisonniers français.
Quelques jeunes cyclistes partis à leur rencontre les avaient annoncés. La nouvelle s’était répandue comme une traînée de poudre. Les provisions qu’on avait pu faire pour les jours difficiles : saucisson, pain, fromage, conserves, fruits, tout arrivait sur les trottoirs. Et quand on les vit, descendant la rue de Lille sur toute sa largeur, si fatigués, si tristes, on se précipita pour leur offrir tout ce qu’on avait dans les mains. Mais eux disaient : « Donnez plutôt à ceux qui viennent derrière, il y en a tant ».
En effet, des colonnes interminables de prisonniers passaient, rappelés à l’ordre par les sentinelles, s’ils s’aventuraient dans une rue adjacente. Chaque uniforme était considéré avec espoir de voir surgir le visage d’un fils ou d’un mari. La longue marche vers les stalags commençait. Queues également, à certaines heures de la journée, devant les barrières douanières du grand bureau, où parents halluinois et meninois échangeaient quelques mots.
Puis ce fut l’astreinte au travail obligatoire, refusé par un grand nombre d’hommes appelés « réfractaires », la Résistance avec son esprit libérateur, la fameuse émission radiophonique « Ici Londres ! Les Français parlent aux Français ! ». La guerre poursuivait son œuvre.
La Résistance et les Préparatifs de la Libération
Le « bulletin » fut à sa manière un acteur de son temps : il a dû lutter pour survivre pendant l’occupation. Clandestin de 1942, date de sa reprise, jusqu’à la Libération, il devait paraître en cachette car les Allemands n’étaient jamais loin. Le jeudi 31 août le bruit courait en ville que les forces de la Résistance (F.F.I) se préparaient à l’action.
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Vendredi 25 août 1944, un drapeau tricolore retrouve le monument aux morts. Jeudi 31 août 1944, le bruit court en ville que les forces de la résistance se préparent à l’action. Vendredi 1er septembre 1944, vers midi, les services de la douane allemande (sous la conduite du gros Smidt) plient bagages. Samedi 2 septembre 1944, l’heure H approche.
Dans la matinée du 2 septembre, le personnel des établissements Sion est rassemblé dans la cour de l’usine. À 13 h 30, les F.F.I. (Forces Française de l’Intérieur) parcourent les rues de la ville, exhortant les habitants à se retirer chez eux. À 14 heures, les hommes de la Résistance sous les ordres de M. La lutte pour la libération d’Halluin commence. La mairie, la poste et le commissariat de police sont le premier objectif.
La Bataille pour la Libération
Dès les premiers engagements, une voiture ennemie tombe aux mains des patriotes. Sur la route Nationale, une action entreprise contre une voiture isolée amène une action violente. Une salve de F.F.I. l’oblige à stopper, mais donne l’éveil à un motocycliste allemand qui suit le convoi. Le soldat avertit son chef de groupe.
Aussitôt autos blindées et tanks remontent la rue de Lille. Les troupes allemandes qui suivent, contournent la rue de Lille, en passant par la rue de la Gare. Soudain, attiré par le feu d’un canon anti-tanks, qui avait d’ailleurs tué un Allemand, un char ennemi remonte la place de l’Eglise jusqu’au Bazar. Canons et fusils crachent leurs feux meurtriers dans le portail de l’église, mais sans résultats : les F.F.I. sont retranchés dans le clocher.
Plusieurs heures se sont écoulées, et les maigres provisions s’épuisent. Il faut agir ; Envoyés à Tourcoing, avec mission d’amener des armes, Maurice Simono, Jean Fiévet et Marthe Nollet trouvent la mort ; les premiers sur le territoire de Neuville. Jules Devos est blessé au lieu dit le « Labyrinthe » et achevé de deux coups de baïonnette dans la gorge. La journée du 2 septembre 1944 vient d’emporter ses premières victimes, mais des scènes d’atrocités attendent encore les Halluinois dans la soirée.
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Leur chef nous menaça de mort immédiate en cas de découverte de « terroristes » dans nos maisons. Sur le premier véhicule, j’étais accroché au côté droit, ainsi que ma femme ; de l’autre côté, M. L’abbé Louis Lemaitre et sa sœur âgée. MM. Dès le départ la fusillade recommença avec une intensité croissante, et à partir de la rue Pasteur nous descendîmes la rue de Lille sous une mitraille épouvantable.
Dès notre départ, M. Ce fut une course éperdue à travers Halluin et Menin. Les soldats allemands nous laissèrent enfin nous occuper de nos blessés. Un soldat mort fut étendu sur le talus de la route. Deux dames se dévouèrent et allèrent chercher du secours à la clinique de Menin. Après une attente qui nous parut bien longue, nous vîmes arriver une voiture et des brancardiers ; nous y montâmes avec les blessés. Nous avions un mort à déplorer : celle de M. Tous les véhicules n’avaient pas pris la même direction : M. Grimonpont et les siens, accrochés à un canon, furent conduits sur la route de Dadizeele et ne furent relâchés qu’après l’arrivée de deux autre véhicules.
Après notre départ, des grenades furent lancées dans la demeure de M. Vandewalle qui fut incendiée en totalité. Après le départ de la colonne, elle aida M. M. A hauteur de la douane, M. Prosper Oosterlinck fut emmené comme otage par les autos allemandes jusque Menin, à travers les balles. M. Dans la rue de la Lys, la maison de M.
La Libération et ses Suites
A l’aube du 3 septembre 1944, la lutte recommence. Elle apporte aux F.F.I. Dès lors, la bataille ne se situe plus sur le passage de la rue de Lille, mais elle est recherchée à la campagne et les éléments allemands sont repérés par les guetteurs que le P.C. Le même jour, on procède à l’installation du Comité de libération nationale composé de MM.
Les barrières du poste-frontière, fermées depuis quatre ans, se lèvent, et une foule nombreuse déferle sur la route nationale. L’état de siège est maintenu à Halluin. Dans l’après-midi, un S.O.S. placé au carrefour des rues de Lille, de la Gare, et de la de l’Eglise donne l’éveil à un motocycliste allié, venant inspecter les lieux.
Comme toutes les villes du Nord de la France, Halluin a connu son occupation et bien entendu sa Libération, au matin du 6 septembre 1944. Voici le récit (presse locale) très détaillé de M. M. de M. «Halluin les 29, 30, 31 août et le 1er septembre 1944. L’armée allemande fuit à toute vitesse sur les grandes routes du Nord pour fuir vers la Belgique.
Témoignages et Souvenirs
Malheureusement, le 2 septembre fut pour nous un samedi tragique. Vers 10 heures, deux camions allemands sont en panne, l’un face à la rue Pasteur, l’autre au coin de la rue du Forage. Vers 13 h30, les FFI commencèrent à tirer dans toutes les directions, de quoi paniquer tous les habitants du quartier. Les Allemands devinrent plus menaçants. Des coups de feu furent tirés alors que ni Allemands, ni voitures ne passaient sur la route.
Vers 16 h 30, un convoi arrive, formé d’autos et canons antichars. Deux morts du côté allemand. Après 20 minutes, les tirs ont cessé. Le convoi allemand reprend sa route, tous les civils assis sur le devant du camion. C’est à ce moment-là que Charles Windels fut tué, sans doute après avoir esquissé un geste de fuite, un soldat allemand l’a abattu dans sa cuisine.
Quelques minutes après, le convoi s’est remis en route jusqu’à la place de Menin (B). Nous avons été conduits jusqu’à mi- route de Dadizeele, là, le convoi s’est arrêté, les soldats blessés furent soignés et quelques minutes après, Denise est allé supplier l’officier de bien vouloir nous laisser partir. Transis de froid, moitiés vêtus, nous sommes revenus à pied et nous avons passé la nuit au café de la Carpe à Menin.
Là encore Dieu nous a protégé, le feu que les Allemands avaient allumé à la maison ne s’est pas propagé. N’écoutant que leur courage, c’est en rampant à travers le jardin public, car il y avait danger on tirait de toute part, ils arrivèrent juste à temps pour sauver la maison. Les soldats allemands pris de panique, arrêtent le convoi et jettent une ou plusieurs grenades incendiaires dans la maison située 195, rue de Lille, le domicile de mes grands parents, M. et Mme Vandewalle.
Au moment où le convoi redémarre, Arthur Dennetière est abattu d’une rafale de mitraillette. Ma mère, Irène Deleurence, se trouvait au même endroit que la victime sur le second camion.
La Cité Windels : Un Nom pour ne Pas Oublier
La cité a pris le nom de Charles Windels après la Seconde Guerre mondiale, la municipalité souhaitant alors que ne soit pas oublié le nom de cet ancien combattant de 1914-1918 abattu dans sa propre maison le 2 septembre 1944. Peu à peu, les logements ont été restaurés et ont gagné en confort. La cité Windels dispose maintenant d’un vaste espace central comportant de nombreuses places de parking.
En 1840, François Frasez, industriel roubaisien, avait fait construire un tissage de draperie à cet endroit du bas de la rue de Lille voisin de la frontière. Avec la fabrique, se tenaient la maison du directeur, du concierge, ainsi qu’un grand terrain. En 1894, cette propriété fut vendue à Amédée Devos. À la mort de celui-ci, l’héritière en céda une partie à l’État et une autre à l’agence Muscche. Sur l’espace restant, elle fit construire une trentaine de maisons composées de deux pièces en bas, de deux chambres, d’un grenier et d’une cour.
Le 6 septembre à 6 h marque la libération d'Halluin. Ets Sion, rue Pasteur, en 1930. avec M. raconté par un otage, M.
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Informations Légales
- Forme: SAS
- Denomination: AUTOMOBILE DE LA LYS
- Siège social: 49B rue Maurice Simono 59250 Halluin
- Capital: 1000
- Objet: Négoce dautomobiles doccasion
- Durée: 99 ans
- Président: M. Othmane WAHBI
- Directeur Général: M.
Avis de Modification
SAS AUTOMOBILE DE LA LYS SAS au Capital de : 1000 EUR. Siege social: 49 B rue Maurice Simono 59250 HALLUIN 889 544 730 RCS LILLE METROPOLE. LAG du 01/03/2021 a nommé M Sami DELBARRE demeurant 24 rue de Tournai 59000 LILLE en tant que Président en remplacement de M Othmane WAHBI démissionnaire à compter du 01/03/2021. Les statuts ont été modifiés en conséquence. Pour avis.
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