Subaru passe à l’hybride avec son nouveau Forester de cinquième génération. C’est presque une révolution pour Subaru : la cinquième génération de son SUV familial Forester, au gabarit équivalent à un Toyota RAV4 ou un Honda CR-V passe, comme ses deux compatriotes à l’hybride.

En Europe, c’est d’ailleurs le seul type de motorisation qui peut équiper le japonais. Enfin, le Vieux Continent est logé à la même enseigne que l’Amérique du Nord, où Subaru propose de l’hybride maintenant depuis plusieurs années.

Et si le Forester nous intéresse aujourd’hui, c’est parce qu’il est totalement nouveau. A première vue, ce Forester n’a pas l’air bien nouveau. Son style plutôt discret n’aide pas à le différencier de la précédente mouture, rare sur nos routes et donc peu présente dans nos mémoires. Cette cinquième génération est pourtant totalement nouvelle.

Il suffit de placer les deux modèles côte-à-côte pour s’en apercevoir. Le nouveau venu apparaît plus cossu et ne partage aucun élément de carrosserie avec son prédécesseur. Avec une longueur en hausse de deux petits centimètres, pour se fixer à 4,63 m, le Forester se place dans la catégorie des SUV familiaux.

Si le style apparaît flatteur, mais sans histoire, c’est pour mieux cacher une refonte technique en profondeur. Certes, Subaru avait fait des progrès au fil des ans. Mais ses habitacles se montraient bien souvent austères et les matériaux moyennement flatteurs. La dernière Impreza a réellement marqué un tournant, confirmé par ce Forester… Normal, puisqu’il reprend à l’identique le mobilier de sa sœur !

Lire aussi: Entretien Volkswagen Viry-Châtillon

Intérieur et Ergonomie

Désormais, la planche de bord est recouverte de skaï, les assemblages sérieux et quelques touches de chrome donnent un aspect cossu à l’ensemble. L’ergonomie, par contre pourra dérouter. Pas moins de trois écrans affichent des informations différentes : le petit, au milieu des compteurs, fait office d’ordinateur de bord.

Mais c’est sur un autre, au sommet de la console centrale, qu’il est possible de suivre en temps réel le fonctionnement du système hybride, tout comme les paramètres de la transmission intégrale. L’un et l’autre se commandent avec des touches au volant, dont la logique demande une certaine habitude.

Habitabilité et Coffre

Côté habitabilité, le Forester se montre généreux, aux normes de la catégorie. Le coffre n’est pas trop amputé par la batterie, puisqu’il affiche un volume maximal de 1779 litres, banquette arrière rabattue.

Transmission et Motorisation

Chez Subaru, il existe des choses immuables. Parmi elles, la transmission Symmetrical AWD, livrée de série et qui ne risquait pas d’être éliminée sous prétexte d’hybridation. Comme le Honda CR-V et contrairement au Toyota RAV4, le Forester conserve donc un classique arbre de transmission, utilisant un embrayage multidisques.

Autre constante : le recours à un moteur à plat, en l’occurrence un quatre-cylindres essence de 2,0 litres et 150 ch. Celui-ci est associée à une transmission à variation continue Lineartronic.

Lire aussi: Avis clients Mercedes Villefranche

Hybridation

Quid de l’hybridation alors ? Malgré un système haute tension (118,4 Volts pour la batterie au lithium), celle-ci s’avère presque symbolique. Car le moteur électrique, rajouté en sortie de boîte, ne peut délivrer plus que 16,7 ch… Soit à peine plus que ce que proposent les modèles disposant d’une hybridation légère en 48 Volts, pourtant bien moins coûteuse.

Et c’est là que le bât blesse. Car du fait de cette électrification, le tarif du Forester augmente substantiellement par rapport à la précédente génération (de 3.500 € à 8.500 € selon les finitions)… Sans pour autant limiter le malus : avec des émissions de 154 g/km en NEDC corrélé et 185 g/km en WLTP, l’écotaxe sera respectivement de 4818 € et 5715 € avant et après le 1ermars prochain !

Agrément de Conduite

Dès les premiers mètres, ce nouveau Forester séduit par sa douceur. Car la boîte Lineartronic, bien gérée, apparaît totalement dépourvue d’à-coups. Et, pour éviter l’emballement du quatre-cylindres, elle simule des passages de rapports imaginaires lors des plus fortes accélérations.

Seul reproche : un manque de réactivité en mode Eco, au moment de s’insérer sur voie rapide ou de doubler. L’agrément est donc au rendez-vous, et le typage en ligne avec la vocation familiale de ce SUV.

Autre motif de satisfaction : un châssis parfaitement mis au point. L’équilibre de cette auto apparaît impérial, les réactions saines et prévisibles et la direction parfaitement calibrée. De plus, le centre de gravité relativement bas, lié à l’architecture du moteur, permet une agilité convaincante.

Lire aussi: Services de réparation automobile à Courrières

La motricité ne souffre pas non plus la critique : Subaru fait ici parler son expérience de plusieurs décennies dans le domaine des transmissions intégrales. Malheureusement, il n’y a pas de miracle : la fiche technique ne ment pas. Les émissions de CO2 élevées correspondent à une consommation élevée dans la varie vie.

Au moment de récupérer notre modèle d’essai au siège de Subaru France, l’ordinateur de bord, jamais remis à jour depuis la sortie de l’usine (l’auto affichait un peu plus de 1100 km au compteur) affichait une moyenne de 11,4 l/100 km ! A l’usage en effet, le moteur électrique n’agit que de manière sporadique. Impossible de s’élancer au feu rouge sans démarrer le quatre-cylindres. Il n’y a guère qu’au lever de pied, à basse vitesse, que celui-ci se coupe.

Dommage donc que Subaru manque d’ambitions sur le continent européen. Car si ce Forester convainc sur plusieurs points (en particulier les qualités traditionnelles inhérentes à l’architecture si particulière des Subaru), son système hybride n’apparaît pas aussi évolué que celui proposé aux Etats-Unis sur le XV (dénommé Crosstrek outre-Atlantique), qui pourrait le rendre compétitif.

Avis des utilisateurs

  • Ma seconde Subaru, marque très fiable.
  • Voiture fiable, spacieuse et confortable.
  • Véhicule très confortable et spacieux. Très agréable à conduire et très fiable. Équipements très performants tant sur le point confort que sécurité.
  • Voiture confortable aux places avant mais banquette arrière trop plate et dure comme beaucoup de SUV ; tenue de route et motricité OK mais le train arrière flotte à grande vitesse.
  • Fiabilité sans reproches pour les 40000 premiers km. les réglages des trains roulants sont très en faveur de la motricité, y compris sur la neige où elle excelle ; mais la rançon c'est l'usure rapide des pneus...
  • Alors dans l'ensemble très satisfaisant à part un peu la consommation en général. Elle fonctionne au E85 depuis quelques mois et consomme plus mais 20 euros les 30L donc çà va.
  • La tenue de route,le confort,le silence, l'accélération, les options toutes d'origines. il ne manque rien...
  • Très bon véhicule que nous avons acheté neuf en décembre 2001. Break familial pratique turbo de 177cv. Véhicule discret avec le moteur de l'Impreza. 4 roues intégrales en permanence. Bonne tenue de route. Seul point noir au niveau de la consommation en ville et si on a le pied droit un peu lourd.
  • À part la consommation un peu élevée, mais ce véhicule est ancien et 4x4, je ne peux dire que du bien de ce modèle fiable, puissant, pratique, attachant.
  • "SUBARU FORESTER model 2000 moteur essence 125ch NON GPL 9ch fiscaux; à ce jour 164000km 3eme main . Bonne voiture à tout faire, résistante, toujours prête ! Je l'ai depuis 18 ans et à part quelques éraflures, elle tient le coup. Et pourtant mes 2 enfants ont fait 2 ans de conduite accompagné dessus. Passe de partout !
  • La sportivité, la sécurité en tous temps. La consommation un peu élevé 9l minimum. consommation réelle en ville : 11 l. autoroute : 9,5 - 10l Budget entretien: Très faible : pneumatiques tous les 45 000 kms. Vidange normale.

Forester Diesel : un classique intemporel

À défaut de surprendre, le Forester reste un SUV original et très accueillant avec son diesel "à plat". Tout juste rafraîchi, ce 4x4 intemporel est affublé d’une boîte auto. CVT démodée. Même s'il a eu droit à une petite cure de jouvence début 2016, le Forester conserve un côté "à l'ancienne".

Habitacle et visibilité

C’est la mode, les designers rognent de plus en plus sur les vitres latérales et sur les lunettes arrière, quitte à sacrifier la vision vers la poupe: Mercedes Classe A et Renault Mégane... Quel plaisir, en grimpant à bord du Forester, de profiter d’un excellent point de vue sur l’extérieur, dans toutes les directions! Les grandes surfaces vitrées facilitent autant la conduite et les manœuvres qu’elles améliorent la luminosité, accentuant l’impression d’espace qui émane de cet habitacle généreux.

Plus long de 5 cm qu’un Mazda CX-5 (4,61 m contre 4,56 m) et plus haut de 3 cm (1,74 m), le SUV Subaru fait partie de ces crossovers capables d’accueillir une famille de cinq personnes sans sourciller. La présence de la roue de secours n’influe en rien sur la capacité du coffre, qui permet de loger sans peine 370 dm3 de bagages. Au besoin, la banquette se rabat d’un geste depuis le coffre. De grands rangements bien conçus, ainsi que trois prises 12 V et deux fiches USB le rendent commode. Même si le tableau de bord manque de personnalité, la qualité perçue de l'ensemble a progressé et apparaît très lisible. Et si les boutons abondent sur le volant, les commandes sont assez intuitives.

Ambiance et équipement

S’il ne bénéficie pas d’aménagements intérieurs astucieux - banquette coulissante, plancher modulable - le Forester se révèle très pratique grâce à son hayon à commande électrique, qui aide à oublier le style "Old School" de ce SUV, retouché avec parcimonie au début de l’année. Des phares à diodes et des boucliers échancrés lui apportent un soupçon d’agressivité. Toutefois, l’ensemble demeure passe-partout.

À bord, les légères retouches (qualité des matériaux, épaisseur des vitres accrue) ne parviennent pas à masquer une ambiance un peu vieillotte. Bien que la ligne manque de modernité, l’équipement est à la page dans cette coûteuse finition haut de gamme Sport Exclusive: accès sans clé, GPS, écran tactile, toit ouvrant, sièges en cuir électriques, système audio Harman Kardon 440 W… Mais la dotation se révèle déjà correcte dès l'entrée de gamme.

Comportement routier

Si les pneus mixtes imitent son efficacité, le Forester n'est pas maladroit sur le bitume. À la conduite non plus, le Forester n’est plus de la première jeunesse. Contrairement à la majorité des SUV, surtout consacrés à un usage routier, le nippon préserve d’authentiques capacités de franchissement (garde au sol de 22 cm, transmission intégrale sophistiquée, pneus tout temps).

En revanche, il faut composer avec des mouvements de caisse marqués, des distances de freinage très moyennes assorties d’une adhérence décevante dans les situations d’urgence. La faute aux pneumatiques en partie adaptés au tout-terrain, car le châssis, lui, est équilibré et rassurant, grâce à un amortissement réussi. Le confort en profite au premier chef, les grosses roues de 18 pouces livrées de série générant toutefois des trépidations sur les raccords. A l'arrière, l'habitabilité séduit et la consistance de la banquette est agréable.

Motorisation Diesel et transmission

Côté motorisation l’unique diesel proposé s’en sort avec les honneurs. Fort de 350 Nm, ce quatre-cylindres à plat de 148 ch procure de bonnes relances à ce lourd équipage (1.688 kg). Le tout sans consommer trop (8 l/100 km en moyenne), malgré l’absence de Stop & Start et une boîte automatique CVT critiquable. Très douce mais peu réactive, la transmission s’adapte peu au style de conduite et au relief, et fait gronder exagérément le boxer à la moindre franche accélération.

tags: #avis #subaru #forester

Articles populaires: