Pour sa seconde génération, le Volkswagen Amarok revoit entièrement sa copie en reprenant l'excellente base du Ford Ranger. Mais une question se pose, le pick-up réussit-il à avoir son propre ADN ? Réponse en Afrique du Sud.

Amarok, un nom qui fleure bon les grands espaces, l'aventure et bien évidemment le monde de l'utilitaire... Et pour cause, depuis 2010, ce nom orne la benne du pick-up de Volkswagen dans presque toutes les régions du monde.

Fabrication et Collaboration

Pourquoi parler précisément de l'Afrique du Sud ? La réponse est simple, la deuxième génération de l'Amarok est fabriquée dans le pays de Nelson Mandela, dans l'usine Ford de Silverton. Le constructeur allemand peut ainsi compter sur le savoir-faire de Ford en matière de pick-up alors que la marque américaine profitera notamment de la technologie de VW pour ses futurs SUV électriques. Bref, un échange de bons procédés entre deux rivaux.

Design Extérieur et Dimensions

A première vue, l'Amarok est bien une Volkswagen. Sa calandre caractéristique, ses phares, son profil ou encore ses feux respectent bien l'ADN de la marque. On dit souvent que ce n'est pas la taille qui compte. Et pourtant, l'Amarok grandit de 10 centimètres, pour atteindre 5 mètres 35 de long et ainsi dépasser son homologue américain.

Autre endroit pour charger, plus original cette fois, le toit ! L'Amarok peut ainsi supporter une masse de 350 kg au-dessus de sa tête, l'idéal pour les amateurs de camping qui pourront y installer une tente.

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Intérieur et Confort

Pour une utilisation classique, les trois places à l'arrière suffiront largement. Bien qu'elles ne soient pas immenses eu égard aux dimensions colossales du bestiau, elles peuvent accueillir convenablement jusqu'à 3 adultes dans la seule version double cabine réservée à la France. Un atout qui pourrait se transformer en défaut majeur si Volkswagen ne réussissait pas à l'homologuer en tant qu'utilitaire à châssis cabine. Si homologation il y a, le malus serait évité.

Le reste de l'habitacle est en net progrès, tant en matière de qualité de finition que de présentation. A tel point que l'on oublierait presque que l'Amarok est un utilitaire. Entre les plastiques moussés, les similicuirs surpiqués et la sellerie cuir, l'ambiance est décidément plus premium qu'auparavant. Même chose pour le côté technologique, assuré par un immense écran tactile vertical de 12 pouces, le même que celui du Ranger mais avec des graphismes propres à VW.

Motorisations et Performances

Volkswagen Amarok, Ford Ranger, même combat et surtout mêmes moteurs ! Le 4-cylindres 2.0 TDI de 205 ch et 500 Nm ainsi que le V6 3.0 TDI de 240 chevaux sonnent donc très Yankees. Mais le pick-up étonne dans des domaines inhabituels. Son insonorisation d'abord, contenant parfaitement bruits d'air et grondements du moteur. La douceur de ses commandes ensuite, notamment sa direction qui le rend extrêmement facile à manier.

Finalement, c'est l'amortissement qui trahit l'ADN utilitaire de l'Amarok. Surtout au niveau du train arrière, avec des tressautements et un tarage très ferme.

Capacités Tout-Terrain

Car il ne faut pas l'oublier mais l'Amarok est aussi un véhicule tout-terrain. Une polyvalence d'usage, paradoxale par rapport à sa montée en gamme, qui lui permet de s'aventurer littéralement partout. Pour cela, il peut évidemment compter sur sa transmission intégrale 4Motion débrayable et dotée d'un blocage de différentiel. Ajoutez à cela des angles d'attaque (30°) et de fuite (26°) en progrès, ainsi que de meilleures aptitudes au passage à gué (80 cm de profondeur contre 50 cm auparavant) et vous obtenez un Amarok taillé pour les chemins les plus escarpés.

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L'Évolution du Pick-Up

Alors que, de l'autre côté de l'Atlantique, le pick-up remporte depuis des décennies un immense succès commercial, chez nous, ces véhicules restent rares. Il est vrai qu'ils ont longtemps trainé une image d'utilitaire basique, tout juste bon à véhiculer les entrepreneurs du bâtiment ou les jardiniers.

Depuis quelques années, certains constructeurs tentent tout de même de faire évoluer son image au travers de modèles toujours plus équipés et toujours plus puissants. L'Amarok fait partie de ceux-là. Il a même franchi un pas fin 2016, lors de son restylage, en remplaçant toute sa gamme de motorisations par des V6 TDI. Le plus puissant d'entre eux développe 258 ch. Une puissance tout à fait respectable, même si l'on tient compte des plus de 2 200 kg de la bête.

Comme tous les V6 TDI du groupe Volkswagen, il est accouplé à une boite automatique à convertisseur de couple, comptant 8 rapports. Une transmission douce et réactive qui se marie bien avec ce bloc plein de couple. Ce sont, en effet, pas moins de 580 Nm qui sont disponibles dès 1 400 tr/mn. Au petit jeu des accélérations et des reprises, cet Amarok est ainsi capable d'en remontrer à bien des berlines cataloguées comme performantes. Chaque pression sur la pédale de droite se voit d'ailleurs ponctuée par le râle sourd du moteur. Même Diesel, un six cylindres reste enchanteur à l'oreille. Et c'est tant mieux car l'insonorisation n'est pas le point fort de ce pick-up. A tel point que les longs trajets sur autoroute se révèlent assez vite fatigants. C'est d'ailleurs tout le paradoxe de ce Volkswagen : même « de luxe », il demeure un utilitaire.

Quant au châssis en échelle, qui repose sur des suspensions arrière à lame, il ne fait pas grand-chose pour préserver le confort. Même si, à ce chapitre, l'Amarok fait mieux que ses rivaux, il fait tout de même ressentir chaque déformation de la route à ses occupants. Et si le confort des sièges avant amortit en partie ces dernières, la banquette arrière, aussi dure qu'une planche, les retranscrit fidèlement. Cette conception agit également négativement sur l'agilité de l'Amarok.

Si, en ligne droite, on apprécie les franches poussées de son V6, le moindre virage abordé un peu rapidement donnera des sueurs froides. Ce Volkswagen a beau se prévaloir d'une transmission intégrale et de multiples aides à la conduite, les lois de la physique demeurent incontournables et l'équation poids important/centre de gravité élevé n'a jamais permis d'obtenir une voiture à l'aise en courbes. Mieux vaut alors profiter de sa mécanique hyper-souple et de ses nombreux équipements à un rythme de sénateur.

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Le Restylage de 2016

Alors que les SUV ont peu à peu supplanté les traditionnelles berlines et breaks durant la dernière décennie, l’heure est à la démocratisation… des pick-up ! Ceux qui sont la norme outre-Atlantique sont encore considérés comme utilitaires chez nous. Mais alors que l’on se trouve dans une période charnière sur le segment, que de nouveaux acteurs ont flairé le filon et débarqueront dans les mois à venir, Renault et Mercedes pour ne citer qu’eux, d’autres ont déjà entamé la métamorphose de ces véhicules devenus politiquement incorrects.

C’est le cas du Volkswagen Amarok qui à la veille de souffler sa septième bougie s’est offert, fin 2016, un restylage. Un vrai. Aussi bien à l’extérieur, plus élégant, qu’à l’intérieur, plus chic, que sous le capot, plus puissant que jamais.

Design et Apparence

Si les pick-up deviennent progressivement plus civilisés, ils ne sont pas encore prêts à envahir nos centre-villes. Dimensions obligent. 2,22 mètres de large, rétroviseurs de camion compris, 5,32 mètres de long, 1,83 m de haut, cet Amarok ne rentrera pas dans tous les parkings. Mais pour que les autres automobilistes vous cèdent le passage, il est parfait !

Il faut dire qu’entre sa position surélevée et ses passages de roues élargis, il n’hésite pas à montrer les muscles. Tout en se la jouant élégant et presque chic, une première justement pour un pick-up, avec ses nombreux chromes. Et ce dès le premier niveau de finition, Confortline, avec cette calandre à lamelles horizontales chromées.

Le restylage de ce Volkswagen Amarok cru 2016 apporte lui un nouveau regard avec des feux de jour à LED, plus dans l’air du temps, ainsi qu’un bouclier avant redessiné, qui perd ses antibrouillards ronds. Pour ce qui est des stickers 4Motion sur le côté de la benne, ils sont de série sur notre version Aventura.

L'Intérieur et la Benne

Faut-il parler de la benne dans le chapitre sur l’intérieur ou l’extérieur de cet Amarok ? Car il s’agit bel et bien du coffre du véhicule, le seul coffre. Ce qui refroidira sans doute nombre de pères de famille. A moins d’opter pour un couvre-benne, mais l’accessibilité n’est évidemment pas aisée. Mais la benne de cet Amarok n’est évidemment pas tant faite pour mettre des valises ou des sacs de courses que pour y jeter ses skis en hiver, faire grimper la tondeuse, la remplir de branchages morts… D’autant qu’avec son revêtement résistant aux rayures "Durabed", rien ne lui fait peur. Pas même le coup de kärcher. Et pour ceux qui déchargeraient leur tas de bûches à la nuit tombante, une lumière vient éclairer la benne. Sa porte se transforme elle en plateau sur laquelle on peut s’asseoir à plusieurs sans problème.

De l’aspect spartiate au confort il n’y a qu’un pas à franchir sur cet Amarok restylé puisqu’il réserve un habitacle aux standards clairement premium. Sellerie en cuir Nappa avec surpiqûres, pédalier en acier, volant multifonctions, tapis en velours, sièges avec maintien, plastiques durs disparus au profit de matériaux moussés… C’est plutôt cossu ! Bon à l’arrière ça se corse un peu dans cet Amarok. Si visuellement la banquette paraît engageante, à l’usage elle est un peu raide, notamment à cause d’un dossier à angle droit de l’assise. Sans compter que l’espace aux jambes n’est pas non plus formidable, et que vous êtes assis au dessus des ressorts à lames.

Motorisation et Performances du Restylage

Outre ce restylage extérieur et ce passage au premium à l’intérieur, cet Amarok s’offre également un nouveau bloc repris du cousin Audi Q7. Il s’agit d’un gros V6 3.0 TDI proposé en versions 204 ou 224 chevaux. Quand on sait qu’il remplace l’ancien 4 cylindres 2.0 TDI, on est à contre-courant de toute notion de downsizing. Mais il va comme un gant à ce mastodonte, surtout dans sa version la plus puissante dont est équipé notre modèle d’essai.

Discret dès le démarrage, même si on sent bien que la cavalerie est là, le V6 fait bondir littéralement cet Amarok à chaque sollicitation de l’accélérateur. Impressionnant pour ce gros utilitaire à benne ! Il faut dire qu’avec 550 Nm de couple, il a du coffre… Ça lui en fait au moins un ! Pour traduire ça en chiffre, sur le papier, cet Amarok V6 TDI est capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 7,9 secondes.

La boîte de vitesse ZF à 8 rapports fait également des miracles de souplesse et de dynamisme, avec un étagement parfait, tout ça sans à-coups. Des routes de montagnes à l’autoroute, en passant par la ville, cette association moteur-boîte est parfaite ! Sur plus de 1000 kilomètres passés à son volant, sur toutes sortes de routes, cet Amarok ne nous a jamais déçu, se montrant très sécurisant en toute situation. Sans avoir pu les tester vraiment, les capacités de franchissement de cet Amarok n'ont pas été oubliées puisque non content de pouvoir franchir des gués de 50 cm, il peut aussi s'attaquer à des pentes de 45°. Au menu une assistance en descente, ou encore un blocage de différentiel arrière en option.

Premier représentant d'un segment qui va s'élargir à vitesse grand V dans les mois à venir, le Volkswagen Amarok phase 2 prouve que pick-up et premium ne sont pas antinomiques, et dépoussière l'image d'un véhicule utilitaire pour lui offrir une seconde vie comme véhicule de loisir. Se rapprochant des SUV, il séduira ceux qui raffolent des loisirs en plein air, moins les familles, la benne restant quand même un handicap pour le quotidien.

Une certaine polyvalence que l'on n'attendait pas d'un pick-up, mais que Volkswagen fait quand même payer au prix fort : comptez à partir de 34'800 € pour la version de 204 ch, en finition Confortline. Le nôtre, avec ses 224 ch et sa finition haut de gamme Aventura, grimpe à 45'980 €, hors options. Mais là où l'acheteur y gagne, c'est que cet Amarok est considéré comme un utilitaire. Et donc qu'il est exonéré de malus. Soit, avec ses 199 g/km de CO2, une économie de 6500 € !

Amarok V6 TDI : L'Expérience Ultime

Pourtant, après une semaine d’essai à son volant, l’Amarok V6 TDI est carrément le genre d’auto avec lequel je me verrais bien vivre au quotidien, pour le reste de mes jours (un Amarok V6 TDI dont les premières impressions vous ont déjà été livrées sur le blog par mon collègue le jeune et prometteur Maurice) car elle me permet de vivre pleinement mon rapport à l’automobile.

Oui, je veux bien qu’on se dise que 224 chevaux pour 2 tonnes, cela n’a rien d’extraordinaire, mais ce serait faire abstraction d’une autre donnée, fondamentale : ce V6 TDI délivre aussi 550 Nm de couple dès 1400 tr/mn.

Pourtant relativement vive au kickdown, la BVA n’a pas souvent l’occasion de rétrograder tellement le V6 est plein de ressources aux régimes usuels. En réalité, en usage quotidien dans l’Île de France bouchonnée que nous connaissons tous, hélas, l’aiguille du compte-tours reste souvent autour du seuil des 1500… Et ça le fait bien. Et ça ne l’empêche pas d’avoir des performances hors du commun : pas le 193 km/h en pointe, fort honorable malgré tout, mais plutôt le 0 à 100 couvert en 7,9 secondes.

Malgré tout, comme le V6 224 dispose d’un overboost qui peut rajouter temporairement 20 chevaux, les reprises sont vraiment canon.

Néanmoins, et même si avec cette motorisation V6, la capacité de tractage a augmenté de 2,8 à 3,5 tonnes, l’amortissement arrière reste assez souple sans être jamais cassant ; il n’y a jamais de coups de raquette en détente des amortisseurs, par exemple, même avec une auto faiblement chargée.

Car en plus d’une BVA douce et d’un V6 généreux, j’ai la joie de me trouver sur des sièges fort confortables. Idem du côté des aides à la conduite : on a le régulateur de vitesse et le stop & start, mais pas d’alerte de maintien de ligne ni de dispositif de freinage d’urgence. Mais n’est-ce pas là l’essentiel ? Ça fait le job ? Carrément.

Sur la route, la puissance toujours disponible, le bon confort et la grande douceur d’ensemble incitent à rouler zen. Et ça me plaît. D’ailleurs, on essaie de rouler sport, un peu, pour rigoler, puis on abandonne vite : pas à cause de la boîte de vitesse. Malgré l’absence de mode « sport » ou de palettes au volant, on peut passer les rapports « manuellement » et le levier est plutôt réactif. Mais la direction est trop démultipliée, un rien floue au point milieu et l’Amarok se vautre sur son train avant en prenant un peu de roulis. Du coup, je préfère me la jouer « force tranquille », en cruisant, en anticipant, en enroulant, et en doublant les opportuns d’un léger coup de gaz, dans le feulement du V6. Feulement que je n’aurais, soit dit en passant, pas été heurté d’entendre un peu plus. Et ça me plaît bien, cette façon d’être.

L’Amarok V6 TDI excelle dans ce mélange de nonchalance et de force tranquille. Il se conduit en souplesse, avec deux doigts. Son gabarit conséquent (5,32 m de long, 1,95 m de large, 1,83 m de haut) n’est pas trop handicapant au quotidien, car avec ses formes bien carrées, on prend rapidement le gabarit dans l’œil.

Le blocage de différentiel est de série et la fonction « off-road », qui gère la progression du véhicule en descente, est toujours utile à ceux qui s’aventurent en sous-bois. Mais il faudra le chausser des bons pneus, car d’origine, avec la monte qui n’est pas M+S, ça va vite patiner. Il n’y a pas d’écran, sur le système d’info-divertissement, qui montre le fonctionnement des trains roulants dans les évolutions lentes en terrain difficile, c’est toujours instructif.

Côté conso, j’ai enregistré du 10,7 l/100 sur autoroute à des vitesses globalement légales, ce qui est logique pour un 4×4 permanent de ce gabarit. Et sur de l’urbain et péri-urbain assez roulant (test réalisé avec pas mal de trajets autour de Paris, au moment du nouvel An, donc avec peu de circulation), je m’en sors à 9,7 l/100.

Et cela dit sans même aborder les avantages fiscaux : si vous avez une boîte à votre nom, jackpot ! En double cabine, l’Amarok ne peut être exempté de TVA, mais vous ne payerez pas la TVS. Et pour tout le monde, particuliers compris, le pick-up, véhicule utilitaire par excellence (des utilitaires comme ça, encore une fois, j’en ferais bien mon quotidien !), c’est pas de malus : un argument massue quand on émarge à 203 grammes de C02, synonymes de 10 500 € de gabelle.

L'Amarok Actuel : Toujours dans la Course ?

Après neuf ans de carrière, le pick-up allemand est-il toujours dans les clous ? Lancé en 2010, le Volkswagen Amarok, qui a déjà subi un restylage en 2016, est-il toujours d’actualité face aux nombreux concurrents qui ont récemment renouvelé leurs pick-up ? Nous avons pris son volant pour en juger.

Disponible uniquement en double cabine, ce pick-up allemand est particulièrement imposant. Long de 5,32 mètres et large de 2,23 mètres, il embarque avec lui une benne mesurant 1,56 mètre sur 1,62 mètre pouvant supporter une charge utile de 842 kg. Son relifting de 2016 lui a permis d’être toujours en phase encore aujourd’hui en matière de look, avec le remodelage de sa face avant, dorénavant en corrélation avec le reste de la gamme.

Selon les finitions, l’Amarok change de look, notre modèle et sa finition haute Carat se distingue par exemple par ses pare-chocs arrière chromés et ses jantes de 18 pouces. En haut du tableau, l’Amarok Aventura repose sur des jantes de 20 pouces et dispose d’un Sportsbar couleur carrosserie. Tout récemment une nouvelle finition Canyon met l’accent sur le côté baroudeur avec des protections de carrosserie noires et une couleur spécifique « Orange Miel ».

Là où l’Amarok se démarque de ses rivaux, c’est lorsque l’on découvre son habitacle. Intégré dans la catégorie des utilitaires au sein de la gamme du constructeur, il ne dégage pourtant pas cette impression lorsque l’on s’installe à bord. Avec sa planche de bord qui ressemble à celle d’une berline ou d’un SUV, la présentation globale est plutôt flatteuse en plus d’être sérieuse. Les matériaux employés ainsi que leurs assemblages sont de bonne qualité, bien évidemment les différents plastiques sont durs, gage de longévité dans le temps. Face à nous un écran multimédia tactile de 6,5 pouces compatible Apple CarPlay et Android Auto ajoute un brin de modernité à l’ensemble. Son utilisation s’avère facile avec notamment ses touches raccourcis. Une prise USB, une entrée auxiliaire ainsi que quatre prises 12 Volts (dont une dans la benne) sont présentes à bord.

Plusieurs équipements mettent l’accent sur le confort comme la sellerie cuir chauffante quand d’autres épaulent le conducteur telle la caméra de recul. Double cabine oblige, les occupants de ce pick-up peuvent être au nombre de cinq. Si à l’avant la position de conduite est bonne et l’espace généreux, la place consacrée à l’arrière est correcte sans être exceptionnelle, la banquette, un peu trop droite, limite le confort sur les longs trajets.

Le Moteur V6 : Un Atout Unique

Seul pick-up du marché à être doté d’un V6, l’Amarok offre un excellent agrément de conduite. Alors que les constructeurs de pick-up ne proposent que des moteurs quatre voire cinq cylindres, Volkswagen a opté pour l’effet inverse en greffant seulement que des V6 sous le capot de l’Amarok, un choix qui renforce l’aspect haut de gamme de son utilitaire.

Le 3.0 TDI est ainsi disponible en trois niveaux de puissance, 163, 204 et 224 ch. Le premier est disponible exclusivement en boîte mécanique à six rapports avec une transmission intégrale enclenchable, le second laisse le choix entre boîte manuelle ou automatique ZF à huit rapports qui inclut obligatoirement la transmission intégrale permanente 4MOTION. Le plus puissant, qui équipe notre modèle, n’est disponible qu’avec cette dernière combinaison.

Développant 224 ch de 3.000 à 4.500 tr/mn et un couple de 550 Nm entre 1.400 et 2.750 tr/mn, ce six cylindres ne manque pas de ressource pour déplacer ce mastodonte avec en bonus une douce mélodie, quoi que un peu trop présente en phase d’accélération. Malgré un poids conséquent de 2,2 tonnes, les performances sont au rendez-vous avec un 0 à 100 km/h franchi en 7,9 secondes et une vitesse de pointe de 196 km/h. Combiné à la boîte automatique qui dispose d’une bonne gestion des rapports, l’agrément de conduite est au rendez-vous. En contrepartie de cette mécanique « noble », la consommation moyenne s’affiche à environ 10 l/100 km.

Confort et Capacités Tout-Terrain de l'Amarok Actuel

Avec son architecture spécifique et ses ressorts à lames, l’Amarok reste confortable à l’usage. En ville, la visibilité périphérique est assez bonne et la caméra de recul est un bon compagnon, on regrette cependant que le diamètre de braquage soit assez important (13 mètres). Sur route, la transmission intégrale permanente (répartition 40/60) est un gros avantage pour la sécurité lorsque les conditions se dégradent.

Hors du bitume, le pick-up allemand dispose de bonnes capacités pour s’aventurer sur des chemins difficiles d’accès, grimper des pentes de 45°, parcourir des devers jusqu’à 50° ou franchir des gués de 50 cm de profondeur.

Positionné comme un pick-up premium, le Volkswagen Amarok est logiquement placé au dessus de la catégorie en terme de budget avec des tarifs compris entre 35.160 et 56.280€. Notre modèle V6 TDI 224 ch Carat est facturé 50.772€. À ce prix, il faut encore mettre la main au portefeuille pour ajouter certains équipements. Avec son habitacle valorisant, ses équipements et son V6, le Volkswagen Amarok se place comme un pick-up haut de gamme. Malgré le poids des années, certains de ses atouts comme son moteur et sa transmission intégrale permanente lui permettent de rester dans la course.

Tableau Récapitulatif des Caractéristiques Techniques (Modèle 2016)

Caractéristique Valeur
Moteur V6 3.0 TDI
Puissance 163, 204 ou 224 ch
Couple maximal 550 Nm
Transmission Manuelle 6 rapports ou Automatique ZF 8 rapports
Charge utile 842 kg (extensible à 985 kg avec suspension renforcée)
Dimensions (L x l x H) 5,32 m x 2,23 m x 1,83 m

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