La BMW 325i Cabriolet est une voiture d'exception, disponible en plusieurs générations, chacune avec ses propres atouts et inconvénients. Cet article explore les avis sur les modèles E30 et E46, ainsi que des informations sur la consommation, l'entretien et la fiabilité.

BMW 325i Cabriolet E30 : Un Classique Indémodable

Depuis trois générations de Série 02 et Série 3, BMW décline un ersatz de cabriolet sur la base de sa compacte à succès. Alors conçu et fabriqué par le carrossier Baur, on doit plus parler de découvrable que de cabriolet puisque les montants de portes et de vitres latérales sont fixes. BMW a (enfin) compris les attentes des amateurs de conduite cheveux au vent et dévoile pour l’été 1986 un véritable cabriolet basé sur la Série 3 E30 commercialisée depuis 1983. Le moins que l’on puisse dire, est que le dessin originel de coach et berline de Claus Luthe, est ici sublimé et confirme avec l’ablation de toit, la justesse et pertinence du trait.

Et véritable gageure, la BMW 325i Cabriolet E30 est en outre aussi désirable et élégante avec ou sans capote. Profil pur et simple à la ligne de caisse rectiligne concourent à l’élégance général dans un format encore compact (4,33 mètres de long). Proues et poupes demeurent identiques à celles du coach, et il n’est donc pas surprenant de retrouver le « double haricot » BMW au centre de la calandre avec les deux double phares ronds. Notez que la malle de coffre intègre un couvre capote de qualité qui s’intègre totalement à la ligne. Une fois le couvre-chef en toile replié, il devient ainsi invisible.

Elégant et pratique, au prix d’un petit sacrifice de contenance dans le coffre. Les parechocs chromés et leurs baguettes en plastique noir sont particulièrement élégants. Les jantes alu de 14 pouces sont de série histoire de terminer la finition particulièrement soignée de la BMW 325i Cabriolet E30. BMW signe là un coup de maître avec sa 325i Cabriolet E30 !

Moteur et Performances

La BMW 325i Cabriolet E30 profite du 6 en ligne qui fait le bonheur de nombreuses BMW contemporaines. Contrairement aux idées reçues, le moteur M20 a beau être un six en ligne, il ne dérive pas du 2,3 litres précédent. Le bloc est repris à la version ETA de 2,7 litres dont la cylindrée a été ramenée à 2 494 cm3 grâce à un alésage de 84 mm et une course de 75mm. La culasse a été retaillée afin d’agrandir les chapelles et les diamètres des soupapes. La forme des chambres de combustion est également revue pour augmenter la rapidité de la combustion. L’alimentation est confiée à une centrale Bosch ME-Motronic. Le rapport volumétrique est de 9,7:1. Si le bloc est en fonte, la culasse est en alliage léger, abritant 12 soupapes entraînées par courroie crantée et un arbre à cames en tête.

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Notons une consommation en « précieux or noir » un peu élevée. La boîte manuelle à 5 rapports se distingue toujours par un maniement ferme et agréable, mais est affublée d’un étagement totalement inapproprié entre une 1ère trop courte et des 4e et 5e trop longues. Il faudra piocher dans les options pour avoir la boîte sport (code 206) à l’étagement nettement plus adéquat et son caractère plus sportif. Malgré cette imperfection, les performances sont déjà de bon niveau, surtout pour un cabriolet plus lourd que le coach dont il dérive en raison des nombreux renforts de carrosserie pour compenser la perte de rigidité.

La BMW 325i Cabriolet E30 file donc à 215 km/h en vitesse maxi, tandis que les accélérations, malgré l’étagement de boîte imparfait, sont probantes avec un 0 à 100 km/h en 8’’6 et un kilomètre départ arrêté en 29’’4.

Châssis et Tenue de Route

Une fois les renforts de carrosserie, on retrouve l’architecture des trains roulants des coachs et berlines : pseudo McPherson triangulés avant et triangles arrière obliques. L’ensemble est complété de combinés ressorts hélicoïdaux-amortisseurs hydrauliques et barre antiroulis. Les jantes alu de 14 pouces sont montées en pneumatiques de 195/65 VR14. Une option à recommander fortement car elle réduit très nettement un diamètre de braquage bien trop important de série qui nuit à la précision de conduite. Le système de freinage à quatre disques (ventilés avant) peut être complété en option d’un ABS.

C’est bien là le paradoxe de cette BMW 325i Cabriolet E30. En fonction des options (onéreuses), vous avez affaire à une auto au visage et caractère de conduite totalement différent. Certes, en version cabriolet, la notion de voiture de sport est moins prédominante et perd de son intérêt, pour privilégier la promenade. Toutefois, si on peut se passer du pont autobloquant, la boîte sport et la direction assistée semblent en revanche tout indiquées pour une conduite plus précise et exaltante. Quitte à en payer le prix fort… La tenue de route reste très équilibrée et la BMW 325i Cabriolet E30 reste une propulsion classique, avec une certaine prudence sur l’accélérateur et les trajectoires lorsque la chaussée devient humide ou grasse. Surtout si, avec la dotation strictement de série, vous voulez jouer du volant pour contrebraquer. Pas simple avec une si grande démultiplication ! vibrations dans les montants de parebrise sur chaussée dégradée sont encore marquées.

Intérieur et Équipement

L’habitacle est prévu pour quatre personnes, même si, à l’instar de la version coach, l’habitabilité arrière, notamment l’espace aux jambes n’est pas idéale, et à réserver à des enfants de petites tailles. La position de conduite est parfaite avec de multiples réglages, tandis que la planche de bord tournée légèrement vers le conducteur profite d’une ergonomie soignée. L’instrumentation est encore incomplète, tandis qu’un ordinateur de bord vous donne des informations additionnelles. L’équipement de série est encore chiche et impose une nouvelle fois pas le passage « options » pour profiter du minimum syndical. Si la présentation est (trop) sérieuse, la qualité de fabrication et d’assemblage est à louer.

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Fiabilité et Entretien

Véritable succès commercial de BMW, la Série 3 génération E30 est très présente dans les petites annonces. Le cabriolet connait de son côté un sacré succès de 1986 à 1991 avec 143 424 exemplaires produits, le marché américain ayant été fan du cabriolet BMW. Comptez pas moins de 85 246 exemplaires en motorisation 325i Cabriolet E30 qui se répartissent entre deux générations : 1986-88 (Phase 1) et 1988-93 (Phase 2). Mais un passé trouble en occasion a éliminé beaucoup d’exemplaires : entre les fatigués, les pas entretenus, les modifiés… Du coup il faut faire le tri et bien choisir.

Premier acte donc, sélectionner une auto au passé clair et prouvé avec un entretien à jour, à savoir révision tous les ans ou tous les 20 000 km, vidange moteur tous les 10 000 km. A contrôler que la courroie de distribution est bien remplacée selon les préconisations BMW (tous les 60 000 km ou tous les 4 ans). Tous les 50 000 km, boîte et pont sont à vidanger, tandis que le filtre à carburant doit être remplacé. Le liquide de freins est à changer tous les 2 ans. Autre point crucial, traquer la corrosion qui fait des ravages. Les points à ausculter sont connus : bas de caisse, encadrement des vitres, ouvrants, plancher et fond de coffre.

Les BMW 325i (E30) étant dans l’absolu très fiables et endurantes, il faut ainsi se méfier des versions officiellement peu kilométrées, la descente de compteur malintentionnée étant possible sans le voir au premier coup d’œil. Dans les (rares) faiblesses de la BMW 325i E30 notons le refroidissement du 6 en ligne sous-dimensionné qui oblige parfois à remplacer le joint de culasse, tandis que les échappements sont assez fragiles. La sellerie se déchire avec le temps et peut donner des indices précieux sur la précaution prise par les différents propriétaires. Autres points de vigilance, notons les triangles et rotules de suspensions qui peuvent montrer des signes de fatigue vers 100 000 km.

L’habitacle vieillit plutôt bien, même si on note des traces de fatigue sur les selleries tissu tandis qu’il n’est pas rare que l’indicateur de maintenance se déclare HS (acide contenu dedans).

Conclusion

Bien esseulée sur le marché dans sa catégorie, la BMW 325i Cabriolet E30 est une pure réussite esthétique sans faire d’esbroufe. Son 6 cylindres en ligne ajoute une dose de noblesse et d’onctuosité qui sied à merveille au caractère et à la vocation de ce cabriolet 4 places aux dimensions néanmoins compactes. Finition soignée, tenue de route équilibrée et polyvalence d’usage bien utile, la BMW 325i Cabriolet E30 recourt toutefois à de nombreuses options pour parfaire le tableau. Résultat, le prix déjà élevé de série, gonfle encore.

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BMW 325i Cabriolet E46 : Une Alternative Moderne

Excellente voiture la E46. En cabriolet c'est vraiment le top. véhicule agréable a la conduite, a du bon répondant, consommation normale pour une 13 cv (11 litres sur route) roulant tranquille, sur que le ville passe a 13 litres concernant le budget entretien pas plus qu'une autre voiture de même catégorie. changement embrayage prix de la piece 190 euros identique a une peugeot ou renault. Je suis passionné et très exigeant, j'ai eu beaucoup de voitures, celle ci est ma préférée. Je l'ai depuis plusieurs années, elle avait 31000km quand je l'ai achetée, elle en a 100000km.

C'est une voiture bien conçue, aboutie sans avoir la complexité inutile d'une Mercedes Elle est sensorielle dans sa conduite tout en restant très confortable, le moteur est un régal, la boite de vitesse aussi. Je n'ai eu aucun pb avec malgré ses 15 ans, tout est d'origine et l'entretien est étonnamment raisonnable, 260EUR la révision chez BMW incluant le vehicule de prêt. Consommation moyenne : 12l en roulant normal, 15l en roulant assez bien.

Avis d'un Propriétaire

J'ai acheté cette belle auto pour mes 19 ans. Donc j'ai pu m'acheter un 325ci e46 cabriolet, bva5 dorée (d'origine) couleur "Lightgelb Metallic", en pack M,avec 170 000, c'était mon lingot d'or ! Je l'ai eu pour 5000€, avec 2/3 soucis, j'ai vraiment été couillu sur cette auto ! Elle démarrait assez mal à chaud, se détail ne m'avait pas choqué lors de l'essai. Accessoirement, la "trape" du cache capote se fermait assez mal, et la serrure de boite à gant était cassé, donc impossible à ouvrir. Pour couronner le tout, je n'avais aucun entretien sur cette auto.

Et la magie BM à opérée ! Dite vous que sur ces autos là, la mécanique est accessible à tous. Les pièces ne coûtent pas chère,et ça se répare relativement facilement (je suis novice mais débrouillard). De plus, le forum "Darkgiver" sera la pour vous aider si jamais vous avez un soucis. J'avais diagnostiqué la poulie d'alternateur alors que c'était un galet tendeur. Les démarrages à chaud difficile se son empiré en callage intempestifs, et c'était simplement les capteur AAC qui étaient en cause, problème assez courant sur m54, et ça m'a coûté 200€ de pièces chez bm, et 50€ de montage.

Enfin la fuite, c'était juste le joint de support de filtre à huile qui se faisait vieux, 2,50€ plus tard et 1 après midi de montage et le problème fut réglé ! Très simple à réparer, pièces bon marché et largment présente en casse, vous pouvez vous en sortir pour pas trop chère. Enfin, en changeant ma serrure de boite à gant, j'ai pu voir que cette auto avait un carnet d'entretien tamponné jusqu'à 154 000, chez BMW Annecy... Bref, le moteur est bien, jolie bruit etc... c'est indéniable.

Consommation

Par contre, ça consomme. Je faisait du 12l au 100, sur national et un peut de ville. Si j'étais pressé, à 110/120 et de la ville, la on est à 15l. Après je reconnais, j'accélère assez fort, mais il faut reconnaître aussi que du fait que c'est une atmosphèrique, le couple et présent très haut, donc on tire ses rapports... et la boîte auto, même si elle est réactive, n'aide pas vraiment car elle cherche la puissance optimale mais pas la consommation optimal quoi. J'ai essayé l'éco-conduite, en mode grand-père (pas au dessus de 2500tr-min) et régulateur à 80, j'ai pu descendre à 9-10l, en créant un bouchon de 10km derrière moi lol. 800km d'auto-route je suis à 11l, à 130km-h, et c'est rigolo de constaté qu'à 160, capote ouverte, j'étais aussi à 11l/100... Ceux qui pensent que je conduis comme un cow-boy et que vous serez capable de faire mieux, bon courage à vous, j'ai cru aussi que j'aurais réussi mais 2 pleins par semaine plus tard, j'ai du la revendre au bou d'un an.

Boîte de Vitesses Automatique (BVA)

Si vous convoitez une e46 en bva, veillez à ce qu'elle soit bien vidangé tout les 60/80 000km. Même si elle encaisse moins de couple sur les essences, l'usure de l'huile est la, elle perd sa qualité de lubrification au fur et à mesure qu'elle viellis, et donc une auto avec 200k km avec une huille d'origine, ça peut griller votre boîte. Une e46 qu'on trouve facilement entre 8 et 10k € bien entretenu, dont avoir été vidangé, sinon passez votre chemin, on a pas tous la même chance quand on achète une auto.

Entretien Courant

Au delà de ça, vous aurez à prévoir vers 200k km les joints des cache culbuteur, et de support de filtre à huille. Ça ne coûte pas chère à faire. Si la vôtre consomme de l'huile, tranquilisez-vous, les m54 consomment de l'huile, c'est normal, ditent vous qu'au moins, les pistons sont bien lubrifiés ! Enfin, on a une électronique capricieuse au niveau des voyants airbag (ça c'est chiant à changer), se sont les "capteurs de présence" qui s'usent, et qui ne sont plus en capacité de détecter si une personne est assise sur le siège. Soit on met une résistance sur la cosse, soit on change le tapis de présence dans le siège, et la c'est plus compliqué. Les capteurs ABS aussi font des siennes, ça coûte 80€, ça se change relativement bien. Au delà de ça, ces voyants engendreront des défaillances majeurs au contrôle technique.

Éthanol

Parlons de l'ethanol. Elle est facilement reprogrammable, une simple reprogrammation suffit, ainsi que le changement des bougies.

Conclusion

En conclusion, c'est une bonne voiture. Elle est fiable, très simple à entretenir et elle viellit bien. Se moteur est bien pour cruiser. Si on veut un véhicule joueur et plus "performant" (je parle pas de faire de le piste, mais de doubler 3 camions sans prise de tête sur national par exemple) se moteur peut paraître juste. N'oubliez pas que c'est un atmosphérique. Vous aurez un plus gros coup de pied au cul avec un 320d qu'avec un 325ci. D'accord vous n'aurez pas l'onctuosité du 6l bmw, ni son bruit etc... mais vous aurez un moteur plus efficient. Le 320ci et le 318ci sont vraiment trop juste pour cette auto.

Aujourd'hui j'ai un 525tds, honnêtement, je ne vois pas la différence entre les 2, et j'ai même l'impression que mon tds à plus de pêche que mon encien 325ci, tout en ayant facilement 30cv de moins.

Tableau Récapitulatif des Consommations (BMW 325i E46)

Type de Conduite Consommation Moyenne (L/100km)
Normale (mixte ville/route) 12
Soutenue (ville) 15
Éco-conduite (80 km/h) 9-10
Autoroute (130 km/h) 11
Autoroute (160 km/h, capote ouverte) 11

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