Le nouveau maxi scooter BMW C 650 Sport transforme un simple déplacement de routine en une agréable séance de pilotage. C'est le parfait compagnon pour tous ceux qui recherchent une façon intelligente de se déplacer en ville. Le comportement facile et les performances sportives procurent une sensation des sensations de pilotage inégalées.
Ça finirait presque par devenir lassant : on aimerait bien pouvoir faire descendre le Tmax de son piédestal, juste pour le fun. Seulement voilà, force est de constater, année après année, concurrent après concurrent, que rien en semble pouvoir l’atteindre. Le seul qui a réussi à faire fléchir le genou du Roi Tmax 500, c’est le Tmax 530. Si seulement Yamaha n’avait pas renouvelé le 500 encore, mais face au BM, le japonais a dégainé la même année le 530 qui, en gros, était plus efficace qu’un 500 préparé à mort, et qui a encore évolué en 2015 avec une fourche inversée. Il disposait même d’un Akrapovic en option.
Et puis, il faut dire la vérité, la qualité perçue, la sonorité et les vibrations du moteur du C600 Sport n’étaient pas à la hauteur de ce que l’on était en droit d’attendre de la part de BMW, si premium en matière de moto et d’automobile. C’est justement sur ces points que le bavarois a travaillé, entre autres choses, pour offrir au C650 Sport le statut qu’il mérite. Est-ce suffisant pour faire trembler le seigneur des mégalopoles ? C’est ce que nous avons voulu vérifier. Que le duel commence !
Style et Design
C’est un des points fort du Tmax, il a vraiment une gueule. Et il faut avouer qu’au fil du temps et des évolutions, les designers Yamaha ont su lui conserver ce quelque chose d’indéfinissable qui fait qu’on le reconnaît au premier regard. Quant au soin apporté à l’assemblage et à la finition, il est colossal. Il n’y a pratiquement pas une vis apparente sur le carénage. On est, il faut le dire, à la limite de la perfection.
Du côté du BMW, si le premier opus était franchement décevant à bien des égards - ce n’était pas un mauvais scooter mais on espérait mieux - le C650 Sport est clairement un réussite qui peut faire - et qui fait - la fierté en interne. Là, on ressent le caractère premium de la marque de moto allemande mais aussi son côté automobile. Les références à l’univers des 4-roues sont légion, notamment en matière de lignes et de courbes. Les peintures et le soin apporté aux détails sont maintenant irréprochables. Il suffit de jeter un œil au carénage du guidon pour en avoir un aperçu. Là, on est chez BM.
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Look renouvelé Déclinaisons du maxi-scooter BMW, les C 650 ont une allure plus affûtée, surtout la version Sport. La finition s'est améliorée mais quelques détails, comme les charnières des vide-poches du GT, sont un peu légers vu le prix de ces deux-roues.
Ergonomie et Confort
On est bien installé sur le Tmax. Le guidon comme les comodos tombent bien sous les mains. Le pare-brise protège bien et ne gêne pas la vue. La selle est ferme comme il faut. Suffisamment pour ne pas s’avachir dans le temps, mais assez souple pour ne pas devenir un supplice lors de voyages prolongés. Les marchepieds permettent de choisir parmi une multitude de positions d’avant en arrière.
Sur le BMW, c’est la même chose ou presque. Il conviendra mieux aux très grands gabarits, car il est possible d’allonger un peu plus les jambes et de se reculer davantage. Comme sur le Tmax, la largeur de la selle pénalise un peu les jambes courtes mais rien de rédhibitoire car les marchepieds sont échancrés pour laisser passer les mollets. Le guidon est plus large. Le buste est un peu moins penché en avant.
Vie à Bord
Aïe ! Les comodos tombent sous les doigts et les infos distillées par la magnifique instrumentation de bord sont bien lisibles mais qu’a-t-il bien pu prendre à Yamaha de choisir de remplacer la clé codée par cette improbable commande électronique avec transporteur ? On n’y comprend rien. Une fois sur deux, on se trompe de bouton ou ça ne fonctionne tout simplement pas. Il refuse de se mettre en route. Ouvrir la selle est un combat. Il faut la soulever gentiment entre deux clics après avoir appuyé sur un bouton. Avant, c’est trop tôt, après c’est trop tard. Impossible de le faire à une main. C’est raté.
Le BMW est nettement plus simple à manipuler. Un bon vieux neiman, un coup à droite en appuyant et la selle s’ouvre. Un coup à gauche toujours en appuyant, la trappe à essence s’ouvre. C’est pourtant simple de ne pas se tromper ! Du classique, mais de l’efficace. Quant à la manipulation de l’instrumentation de bord, elle se fait très facilement directement depuis le comodo gauche.
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BMW aurait presque pu faire un sans faute s’il avait été possible de redresser le pare-brise en roulant ou en proposant une option pare-brise électrique. Le système est hyper simple à l’arrêt mais on est obligé d’utiliser les deux mains.
Moteur et Performances
Voilà un autre point fort du Tmax depuis son origine : le bicylindre du Tmax a toujours su donner le sourire à celui qui essore la poignée, avec sa sonorité reconnaissable entre mille qui pousse à mettre des petits coups de gaz à l’arrêt. Mais, non content d’avoir équipé le Tmax 500 du meilleur moteur jamais conçu pour un scooter, Yamaha l’a fait évoluer en 2012. S’en tenir à dire qu’il est passé à 530 cm3 serait bien réducteur tant les améliorations au niveau de la transmission notamment ont littéralement transfiguré le caractère du maxiscooter Yamaha.
Mais le bicylindre du C650 Sport a reçu lui aussi des modifications assez profondes par rapport au C600. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, il n’est pas ici question d’augmentation de cylindrée - BMW a enfin admis son erreur : quand on met un moteur de 650 cm3 dans un scoot, on ne l’appelle pas C600, ce n’est pas très vendeur - mais bien d’un passage à Euro4 qui a servi de prétexte à une myriade d’améliorations en terme de cartographie et de transmission, entre autres, et qui a abouti a le rendre nettement plus convaincant.
Ajoutez à cela une ligne d’échappement à la sonorité plus rauque et vous obtenez une motorisation très valorisante qui méritait bien d’être associée à un antipatinage. Les départs sont foudroyants et la vitesse de pointe de 180 km/h compteur largement suffisante pour rouler à 130 maximum en France. Pour autant, la rondeur du Tmax continue de captiver.
Le bicylindre en ligne délivre une puissance impressionnante de 44 kW (60 ch) ; et avec sa vitesse maximum de 180 km/h, il t’emmènera à destination en un rien de temps et dans le plus grand confort. Son design moderne clairement axé sur la dynamique témoigne de l’ambition sportive de ce scooter. Le nouveau système d’échappement en acier inoxydable crée non seulement un look plus attrayant mais dégage aussi un son tout à fait impressionnant.
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Comportement Routier
Le Tmax est un modèle de stabilité et de sportivité. Il n’a nul autre pareil en matière de comportement, que ce soit sur autoroute ou en ville, depuis son lancement. Autant dire que BMW se devait de faire fort.
Le C650 Sport accélère fort et est très stable à haute vitesse et en courbe. Mais, légèrement handicapé par son poids - 249 kg avec les pleins soit 27 de plus que le Tmax - il souffre d’une certaine inertie en comparaison. L’avant est incisif mais l’arrière semble légèrement peiner à le suivre. Alors que le Tmax semble taillé dans du marbre : une légère poussée sur le guidon, et il se cale sur son angle pour ne plus en bouger.
Freinage et Sécurité
Au regard des prestations dynamiques proposées par nos deux scooters, il va sans dire qu’on les attend au tournant question freinage. Quand on est perché sur un engin capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 7s environ, on se doit d’offrir un freinage idoine.
Le BMW est un peu moins bien servi avec 3 disques de 270 mm, deux étriers double pistons à l’avant et un étrier simple piston à l’arrière. Au regard de la différence de poids, pas la peine d’avoir été décoré de la médaille Field pour comprendre facilement que le freinage du C650 Sport est moins mordant que celui du Tmax. Mais le BMW est doté d’un antipatinage de série, donc ex aequo car l’allemand joue à fond la carte de la sécurité.
Équipement et Prix
C’est souvent là que le bât blesse, Yamaha fait payer cher son Tmax 530 : 10.999 € (11.299 € pour la version Iron Max). Mais de l’autre côté du Rhin, on n’y va pas non plus avec le dos de la cuillère : comptez 11.350 € pour rouler en BMW C650 Sport et ça peut monter à 12.300 € si on l’équipe du pack Highline (selles et poignées chauffantes, feu de jour à LED, clignotants à leds, capteurs de pression des pneus).
Quoi qu’il en soit, avantage, là encore, au BMW qui est certes plus cher mais qui propose un équipement plus riche de série, avec deux vide-poches avec prise 12 volts (le Tmax n'en a qu'un, et une prise 12 volts externe), et la possibilité de mettre deux casques intégraux sous la selle à l’arrêt grâce à son système Flexcase.
Le TMAX 530 est sur la Sellette
Il fallait bien que cela arrive un jour : le Tmax a enfin trouvé à qui parler. En revisitant son maxiscooter sportif, BMW s’offre un vrai "Tmax Killer". Non seulement il rattrape son retard en matière de qualité perçue mais il apporte des équipements de confort et de sécurité inconnus ou encore très rares sur le marché des scooters. Et surtout indisponibles, même en option, chez Yamaha : on pense à l’antipatinage.
Reste que le Tmax a ce petit truc en plus qui pourrait toujours faire pencher la balance en sa faveur… Et surtout n’oublions pas qu’avec l’obligation pour tous les modèles de passer à la norme Euro 4 l’an prochain, difficile d’imaginer que Yamaha ne soit pas en train de nous préparer un nouveau Tmax.
Confort et efficacité Le cadre des deux scooters est en acier bien rigide et les suspensions sont excellentes, d'où une tenue de route rassurante et confortable. La bulle réglable (électriquement sur le GT) est efficace contre les éléments. Le moteur permet des accélérations franches, allégresse tempérée par le poids des deux scooters. Les C 650 ont toute leur place sur l'autoroute, surtout le GT avec sa selle qui offre une position de conduite reposante.
Sécurité active innovante Freins ABS et antipatinage ASC en série sur les deux modèles. En option (495 euros), le GT propose un système de radars qui surveille vos arrières dans l'angle mort. Dès qu'un véhicule y pénètre, un petit signal lumineux jaune clignote dans le pied de rétroviseur. Un progrès authentique, curieusement réservé à la version GT, alors que c'est plutôt la version Sport qui invite à se faufiler entre les voitures.
Esprit pratique Après un peu d'entraînement - et de patience -, on arrive à caser deux casques intégraux sous la selle. Le C 650 Sport a un fond de coffre souple et dépliant, fort ingénieux. Le béquillage central est un jeu d'enfant. Dépliée, la béquille latérale bloque les freins: très utile pour stationner en pente. Consommation autour de 5 l/100 km, soit des étapes de l'ordre de 300 km entre deux arrêts à la pompe.
| Caractéristique | BMW C650 Sport | Yamaha TMAX 530 |
|---|---|---|
| Vitesse Maximale | 180 km/h | N/A |
| Poids avec pleins | 249 kg | 222 kg |
| Puissance | 60 ch | N/A |
| Prix de base | 11.350 € | 10.999 € |
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