De nombreux changements sont à prévoir pour les automobilistes en France. Voici un aperçu des principales actualités et mesures qui impacteront votre quotidien sur les routes dès l'année prochaine.
Nouvelles Plaques d'Immatriculation Roses
D'ici quelques mois, des plaques d’immatriculation de couleur rose vont faire leur apparition sur les routes françaises. Elles remplaceront celles commençant par les lettres "WW". À partir de l'année prochaine, les plaques d’immatriculation provisoires seront de couleur rose.
Pour rappel, ces immatriculations temporaires sont délivrées par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) pour une période allant de quatre à six mois. Elles permettent à un véhicule neuf ou importé de circuler dans l’attente de l’obtention de sa carte grise.
La mesure vise à restreindre l'usage de ces plaques provisoires, jusqu'alors blanches, par des délinquants routiers. Or, actuellement, rien ne permet à un agent de contrôle de savoir si une plaque est encore en règle, d'où l'idée de cette nouvelle plaque de couleur rose qui n'existe dans aucun autre pays.
"Plus voyante, elle permettra aux forces de l'ordre d’identifier instantanément un véhicule en immatriculation provisoire, sans risque de confusion avec une plaque définitive", explique Pierre Chasseray, président de l'association 40 millions d'automobilistes, joint par TF1info.
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Un nombre limité de combinaisons possibles
Autre problème : en raison du nombre limité de combinaisons possibles, les numéros inscrits sur ces plaques sont réutilisés en moyenne tous les 14 mois. Par conséquent, si un automobiliste ne change pas ses plaques provisoires, les mêmes numéros pourront être réattribués plus tard à un autre véhicule. En cas de comportements délictueux, le nouveau titulaire risque alors de recevoir les amendes du précédent propriétaire.
Dans la nouvelle version, la date de validité sera directement intégrée à la plaque. "Aujourd'hui, on a des délinquants qui ne changent pas les plaques et qui font n'importe quoi sur les routes", reprend Pierre Chasseray. "Cette nouvelle plaque permettra d'éviter que des automobilistes respectueux des règles soient injustement sanctionnés", souligne-t-il.
Bonus Écologique Renforcé
Depuis le 1er juillet, le bonus écologique financé par le dispositif des certificats d’économie d’énergie peut atteindre 4 200 €, en fonction des revenus des ménages et du score environnemental du véhicule. La prime de 1 000 € s’ajoute à ce montant, à condition que la voiture soit assemblée en Europe et équipée d’une batterie produite localement. Au total, l’aide maximale peut ainsi grimper à 5 200 €.
Cette mesure vise à rendre la voiture électrique plus accessible aux Français tout en soutenant une filière automobile en pleine mutation. La liste des véhicules éligibles sera publiée dans les prochains jours par l’ADEME, puis actualisée chaque mois, en même temps que celle recensant les modèles respectant le score environnemental minimal.
Une mesure gagnant-gagnant
Avec cette nouvelle aide à l'achat d'une voiture électrique, le gouvernement affiche une volonté claire : soutenir la filière automobile européenne. De nombreuses usines de batteries sont déjà implantées en France et en Europe. Cette prime doit permettre d’accélérer leur montée en puissance, en incitant les constructeurs à privilégier des approvisionnements européens plutôt que des importations venues d’Asie. Bien sûr, la mesure répond aussi à un enjeu environnemental.
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« La transition écologique est un levier de réindustrialisation. Avec cette augmentation de 1 000 € du bonus écologique, nous valorisons les véhicules électriques dont les batteries sont produites en Europe et dont la fabrication émet moins de gaz à effet de serre. C’est une mesure gagnant-gagnant pour le pouvoir d’achat, le climat et l’industrie », résume Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique. Pour Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Énergie, « défendre notre tissu industriel et nos emplois permet, grâce à cette mesure, de préserver l’avenir de notre planète ».
Cette décision ne relève pas uniquement de la politique nationale. Elle s’inscrit dans une dynamique européenne, en ligne avec les recommandations formulées par Mario Draghi en septembre 2024. L’ancien président de la Banque centrale européenne appelait alors à définir des critères explicites du « Made in Europe » pour renforcer la souveraineté industrielle du continent.
Restrictions dans les Zones à Faibles Émissions (ZFE)
Les grandes villes continuent de serrer la vis concernant la circulation des véhicules les plus polluants dans les zones à faibles émissions ! Dès le 1er janvier 2025, à Paris, Lyon, Grenoble et à Montpellier, les véhicules classés Crit'Air 3 seront interdits à la circulation c’est-à-dire les véhicules diesel immatriculés avant 2011 et les voitures à essence immatriculées avant 2006 ainsi que les deux-roues norme Euro 2 immatriculés entre 2004 et 2006.
Si l’objectif des zones ZFE est de réduire la pollution dans les grandes agglomérations françaises, le sujet reste problématique, tout le monde n’a pas les moyens d’investir dans des véhicules moins polluants.
Le leasing social permettant aux foyers modestes de rouler en véhicule électrique neuf pour un loyer d’environ 100 ou 150 € par mois et parfois moins pour certains modèles, sans apport initial, avec ou sans option d’achat, devrait être reconduit en 2025 à partir du second semestre. Victime de son succès en 2024, le leasing social s’était interrompu faisant suite à son succès inattendu : le gouvernement avait accepté 50 000 dossiers alors que l’objectif initial était de 25 000 contrats.
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Fin de la Prime à la Conversion
C’est la fin de la prime à la conversion qui permettait de mettre au rebut un véhicule âgé et de bénéficier d'une aide à l'achat d'un modèle moins polluant. Si cette prime permettait de réduire les véhicules les plus polluants du parc automobile français au profit de modèles plus écologiques, elle n’a pas vraiment permis de stopper le vieillissement du parc automobile français.
Depuis fin 2024, les montants accordés pour l’achat d’une voiture électrique neuve ont été revus à la baisse et soumis à des conditions de revenus réduites.
Augmentation du Prix des Cartes Grises
On constate une augmentation du prix des cartes grises dans plusieurs régions, qui peuvent fixer le tarif du cheval fiscal comme elles le souhaitent sans dépasser le seuil de 60 €. De façon générale l’augmentation avait déjà commencé en 2024, Centre-Val de Loire, Normandie et Bretagne passent à 60 € au 1er janvier, soit le maximum prévu par la loi.
Hausse du Forfait Remorquage-Dépannage sur Autoroute
Le prix du forfait remorquage-dépannage sur autoroute et voies rapides continue d'augmenter. Cette fin d'année 2024 la revalorisation des tarifs réglementés pratiqués par les dépanneurs, augmente le forfait dépannage de 2,87 % et passe à 148,67 € pour les interventions réalisées du lundi au vendredi entre 8h et 18h.
Bornes Électriques Obligatoires sur les Parkings
Désormais les bâtiments doivent installer des bornes électriques sur leurs parkings. La loi LOM prévoit l’installation d’un nombre minimum d’infrastructures de recharge sur les bâtiments neufs (permis de construire déposé depuis le 1er janvier 2017).
- Pour les bâtiments tertiaires, industriels et de service public ; si le parking possède jusqu’à 40 places : 10 % des places de stationnement doivent être équipées de bornes électriques.
- Pour un parking de plus de 40 places : 20 % doivent avoir des bornes.
Les bâtiments dont le permis de construire a été déposé entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2017 doivent inclure 10 % de places de parking équipées de bornes.
Avantages en Nature et Bornes de Recharge en Entreprise
Jusqu’à présent les entreprises pouvaient proposer des bornes de recharge à leurs employés, gratuites, qu’ils pouvaient utiliser à des fins professionnelles ou personnelles, sans que ce soit considéré comme un avantage en nature. Désormais les entreprises devront faire rentrer les frais de recharge électrique dans les avantages en nature.
Crédit d'Impôt et Prime Carburant
Si vous souhaitez installer une borne de recharge à votre domicile, le crédit d’impôt est maintenu en 2025. La prime carburant augmente en 2025 : elle passe de 200 € à 300 € pour les salariés. Les entreprises ont la possibilité de proposer cette aide qui est exonérée d’impôts.
Augmentation Modérée des Péages
Le prix des péages devrait peu augmenter cette année après de fortes hausses ces deux dernières années : une hausse de 4,75 % en 2023 et une hausse de 3 % en 2024. Au 1er février, l’augmentation des prix se limitera à 0,92 % en moyenne sur l’ensemble des réseaux autoroutiers. Après une période de forte inflation, cette hausse relativement modérée est plutôt une bonne nouvelle pour les automobilistes.
Visite Médicale Obligatoire pour les Seniors : Statu Quo
Le sujet d’instaurer une visite médicale obligatoire pour les seniors revient régulièrement dans l’actualité. En 2024, le Parlement européen a voté contre la visite médicale obligatoire pour le renouvellement du permis de conduire et avait laissé le choix aux états de l’Union européenne.
Fiscalité des Biocarburants : Fin des Exemptions ?
Le projet de budget 2026 veut mettre un terme aux exemptions de fiscalité des biocarburants. Le gouvernement veut prolonger la hausse du malus au CO2 pour « verdir la fiscalité sur les véhicules ».
Le Premier ministre veut en effet donner « une visibilité sur trois années sur les barèmes des quatre principales taxes sur les véhicules de tourisme ». Ainsi, le « malus CO2 », autrement dit la taxe sur les émissions de dioxyde de carbone des véhicules va concerner de plus en plus de véhicules. Elle est déclenchée à 108 g de CO2 émis par km en 2026, avec une taxe de 50 €.
Sécurité Routière : Priorité au Respect
Piétons, cyclistes, automobilistes, conducteurs de deux-roues motorisés et de trottinettes, tous les usagers de la route partage le même espace commun trop souvent marqué par l’impatience, l’incivilité et l’agressivité.
Pour lutter contre ces phénomènes, la Sécurité routière lance aujourd’hui une toute nouvelle campagne tournée autour d’un slogan : « Priorité au respect ». La sécurité routière est un enjeu collectif qui dépasse les seules règles du code de la route. Derrière chaque trajet quotidien, les piétons, les cyclistes, les automobilistes, les trottinettes partagent tous le même espace.
Mais cet espace commun est trop souvent marqué et fragilisé par l’impatience, l’incivilité et l’agressivité, qui nourrissent un climat de tension et multiplient les comportements à risque.Pour lutter contre cela, la Sécurité routière lance ce mercredi 15 octobre une nouvelle campagne de mobilisation, baptisée « Priorité au respect ».
Tournée autour du partage de la route, la Sécurité routière tient, à travers cette campagne, a rappelé que nous avons tous un rôle à jouer pour pacifier nos déplacements. Un rôle qui passe par le respect du Code de la route, mais aussi et surtout par celui de la personne en face de soi, quel que soit son mode de déplacement.
Cinq engagements pour tous les usagers
Dans cette campagne, la Sécurité routière propose aux utilisateurs de la route (tous moyens de déplacement confondu) cinq engagements concrets :
- « Nous nous engageons pour que la vie l’emporte sur la violence : Circuler, c’est aussi cohabiter avec respect, faire preuve d’empathie et de bienveillance. »
- « Nous nous mettons à la place de l’autre : Signaler son intention, regarder, anticiper, s’adapter aux autres usagers : nos gestes protègent les autres. »
- « Nous sommes attentifs à chacun : Un pas lent, un vélo hésitant, une personne à mobilité réduite, un jeune conducteur, un livreur perdu, tous méritent notre patience. »
- « Nous savons qu’aucun déplacement n’est « roi » : Aucun usager ne vaut plus qu’un autre : la route, les rues appartiennent à tous. »
- « Nous utilisons notre permis de sourire : Un merci, un regard, un sourire, un geste de courtoisie : le respect est contagieux. »
Si la campagne se terminera le 21 octobre 2025, la Sécurité routière espère bien que ces effets se poursuivront bien au-delà pour que la route redevienne pour tous un espace de respect.
La gendarmerie au cœur de la lutte contre l’insécurité routière
Face au fléau de l’incivilité et de l’insécurité routière, la Gendarmerie nationale reste plus que jamais mobilisée. En première ligne au cœur des territoires, les militaires de l’institution réalisent chaque jour des contrôles routiers pour entraver les comportements à risque, relever et verbaliser les infractions et protéger la population.
En 2024, 8 millions de dépistages d’alcoolémie et 1 million de dépistages de stupéfiants ont ainsi permis de mettre hors d’état de nuire de nombreux conducteurs à risque et d’éviter plusieurs centaines d’accidents. En parallèle des actions de contrôle, la gendarmerie réalise également (parfois en lien avec la Sécurité routière) des missions de prévention pour enseigner aux futurs usagers de la route les bons comportements, ou pour les rappeler aux usagers actuels.
Nouvelles Taxes sur le Superéthanol-E85
Encore une nouvelle qui ne va pas ravir bon nombre d’automobilistes. Le projet de loi de finances pour 2026 présenté par le gouvernement hier entend augmenter les taxes sur le superéthanol-E85 sur 3 ans. Or, qui dit réduction des avantages fiscaux, dit prix du diesel et de l’essence en hausse à la pompe aussi. Chers automobilistes, vous risquez d'être encore mis à contribution pour renflouer les caisses de l’État.
Le premier ministre Sébastien Lecornu a présenté son projet de loi de finances, hier mardi 14 octobre, et a donné sa vision de la fiscalité automobile sur trois ans. D’une part, le malus CO2 des véhicules les plus polluants prévoit d’être sérieusement alourdi jusqu’en 2028, mais il y a aussi un gros sujet irritant sur les carburants, qui concerne les taxes sur l'E85 ou superéthanol. Ce carburant peu cher, utilisable avec un moteur essence classique doté d'un boîtier de conversion ou pour les modèles flexifuel conçus d'origine.
Le gouvernement veut retoucher les dépenses fiscales jusqu’alors accordées aux biocarburants sur les trois prochaines années, à partir du 1er janvier 2026 jusqu’en 2028. Il est ainsi évoqué dans le texte du budget 2026 : «la suppression du tarif particulier pour le carburant B100 (au bénéfice des tarifs réduits en faveur du secteur des transports routier ou ferroviaire)», ce biogazole à base de colza utilisé principalement par les transporteurs, et «la réduction progressive de l’avantage fiscal (tarif particulier) pour le carburant E85», cet éthanol produit notamment à partir de betteraves en France.
Une mesure qui ne passe pas pour certains acteurs de la filière, qui ont sorti la calculette. La hausse des taxes sur l'E85 augmenterait le prix de 40 à 50 centimes par litre.
La Collective du bioéthanol représentée par l’Association interprofessionnelle de la betterave et du sucre (AIBS) et Bioéthanol France (ex-SNPAA), ainsi que l’association 40 millions d’automobilistes, avancent un impact économique bien trop conséquent pour le portefeuille des conducteurs. Tous estiment que la hausse des taxes sur le Superéthanol-E85 augmenterait le prix à la pompe de 40 à 50 centimes par litre, jusqu’à atteindre 1,20 euro si elle était intégralement répercutée sur ce carburant.
Dans le cas où elle serait répartie, selon les choix des distributeurs, sur toutes les essences dont l’E85, la hausse des prix atteindrait 2,3 centimes pour chaque litre d’essence acheté par les 16 millions d’automobilistes français qui roulent à l’essence. Cela pourrait provoquer, par répercussion, un effet de bord sur les prix des autres carburants, essence et diesel, par rapport à la façon dont les distributeurs élaborent leurs prix à la pompe.
Selon les estimations, 16 millions d’automobilistes roulant à l’essence pourraient subir une hausse et à plus long terme les 20 millions roulant au gazole. Rappelons qu’au 10 octobre dernier, le tarif moyen à la pompe de ce biocarburant revenait à 0,71 euro le litre, contre 1,68 euro pour le sans-plomb 95E10.
Selon les calculs, si vous parcourez 13 000 kilomètres par an avec un modèle roulant à l’éthanol (converti par un boîtier ou neuf), vous pouvez économiser environ 700 euros contre un thermique à essence. Certains ménages avaient justement fait ce choix de l’économie avec l’E85, et on leur retirerait cet avantage.
Pour la Collective du bioéthanol, «après le mouvement des gilets jaunes fin 2018 et le gel des taxes sur les carburants, il serait irrationnel de porter un nouveau coup au pouvoir d’achat en augmentant les taxes de l’E85, le carburant le plus français et le moins carboné pour les véhicules essence.
Projet de Loi de Finances 2026 : Impact sur les Automobilistes
Dans le projet de loi de finances pour l’année 2026, il y a beaucoup de changements qui vont toucher les automobilistes. Qui dit projet de loi de finances (PLF), dit changements dans beaucoup de secteurs en France. Et au vu des annonces du PLF 2026, le secteur automobile est clairement dans le viseur. Allongement du malus écologique et suppression de certains avantages fiscaux : ce nouveau PLF n’est pas une bonne nouvelle pour les automobilistes.
Voici une récapitulation des principales mesures annoncées dans le PLF 2026 concernant les automobilistes :
| Mesure | Détails |
|---|---|
| Malus écologique | Augmentation progressive du montant maximal jusqu'à 100 000 € en 2028, avec un seuil de déclenchement abaissé à 98 g/km de CO₂. |
| Fiscalité des biocarburants | Réduction progressive des exonérations de taxes sur l'éthanol E85 et suppression des avantages fiscaux sur le biodiesel B100. |
Malus écologique : la facture s’alourdit encore…
Nous parlons ici du malus écologique, une mesure qui date de 2008. À cette époque, le montant maximal était fixé à 2 600 € pour les véhicules les plus polluants. Si, dès 2008, cette nouvelle taxe avait fait grincer des dents à de nombreuses personnes, on était encore très loin des montants actuels. En effet, pour rappel, en 2025, le montant maximal du malus écologique est fixé à 60 000 €, soit une augmentation de 57 400 € en 17 ans.
Mais nous sommes encore loin des montants des prochaines années. Dans un premier temps, le montant maximal du malus va augmenter de 10 000 € par an pour atteindre 90 000 € en 2027. La nouveauté avec ce projet de loi de finances 2026, c’est que le gouvernement Lecornu souhaite aller encore plus loin et porter ce montant à 100 000 € en 2028. Est-ce que l’atteinte d’un chiffre rond était un objectif, tant ces montants semblent perdre tout sens ? Bien sûr, le seuil de déclenchement de ce malus sera lui aussi revu à la baisse, passant à 98 g/km de CO₂.
Une hausse du carburant à venir ?
Dans le PLF 2026, le gouvernement Lecornu souhaite également revenir sur certains avantages fiscaux, notamment ceux réservés aux biocarburants. Il est prévu, dans le PLF 2026, une réduction progressive des exonérations de taxes entourant l’éthanol E85. Selon l’association 40 Millions d’automobilistes, le prix d’un litre d’E85 devrait connaître une hausse pouvant atteindre 50 centimes d’ici trois ans. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le prix moyen d’un litre d’E85 est d’environ 74 centimes en France. Le prix de l’E85 pourrait ainsi presque doubler dans les années à venir, rendant ce carburant beaucoup moins attractif.
Il en va de même pour le biodiesel B100, dont les avantages fiscaux seront purement et simplement supprimés en 2026. En plus des automobilistes, cette mesure aura un impact négatif sur les filières françaises des biocarburants agricoles. Ces dernières tirent la sonnette d’alarme et s’opposent à ces mesures.
Rappelons que le budget 2026 doit encore être débattu à l’Assemblée nationale point par point, donc tout est encore susceptible d’évoluer.
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