La lettre "M", dans le milieu des voitures de sport, est une référence pour beaucoup. BMW Motorsport est aujourd'hui synonyme de compétence sportive au plus haut niveau.
Les origines de BMW Motorsport
L'histoire de BMW Motorsport commence en 1972, à Munich. BMW, désireux de "combattre sur piste" et de faire renaître la sportivité d'antan, décide de créer la division sportive BMW Motorsport. Le but de BMW Motorsport est de faire briller la marque en compétition pour accentuer les ventes de modèles de l'époque. En gros, Motorsport est une vitrine du savoir-faire de BMW qui, poussé par des victoires, proposera des modèles "civils" pour le public.
BMW Motorsport reçut un petit coup de main de Mr ALPINA et Mr SCHNITZER. Il ne faut pas oublier que le département BMW Motorsport gère aussi les compétitions de F1 depuis l'engagement de BMW en 1982.
Les premières ///M
La 3.0 csl E9 est considérée comme la première des ///M. Le coupé CS de BMW marque un renouveau dans la gamme et démontre plus que jamais les ambitions retrouvées du constructeur. Désormais, BMW affiche de grandes ambitions pour s'imposer en sport automobile et prouver ses talents de motoriste.
Le projet sera aussi le tout premier de son nouveau département BMW Motorsport. Le coupé BMW CS profite d'une ligne élégante et dynamique pour séduire une clientèle que la marque veut toujours plus huppée. Ainsi, avec ses performances de haut niveau et sa tenue de route sûre, le coupé BMW 2800 CS figure parmi les références de la fin des années 60. Au printemps 1971, il est remplacé par le 3.0 CS qui affiche 180 ch. Malgré cette puissance confortable, les 1400 Kg du gros coupé Munichois ne lui permettent pas de briller complètement au sein des "vraies" sportives du moment, telles que la Porsche 911, et notamment en compétition. BMW brigue en effet un grand retour en sport automobile, et notamment au sein du fameux Groupe 2 de la FIA.
Lire aussi: Personnalisation Audi TT : casquette de toit et spoilers
La BMW 3.0 CSL : Née pour la course
Le projet CSL est confié au tout nouveau département compétition : BMW Motorsport. Jochen Neerpasch, vise le championnat d'Europe des voitures de tourisme, ouvert aux véhicules du groupe 2 et qui propose une réglementation assez "ouverte". La BMW 3.0 CSL est donc l'une des toutes premières voitures de série conçues pour la course et permettant une grande étendue d'évolutions. Les versions "route", ou aussi appelées "pack ville", de la 3.0 CSL ne sont toutefois pas destinées à une grande carrière commerciale, mais BMW se satisfait volontiers d'en écouler quelques exemplaires. Pour mieux se vendre, ces versions sont dépourvues du kit aérodynamique tel qu'on le connaît habituellement en évoquant la BMW 3.0 CSL. Leur allure conserve donc toute l'élégance du coupé CS.
Mais le principal point sur lequel BMW travaille, c'est la réduction du poids de son coupé, en remplaçant tout ce qui est possible, par des éléments plus légers. Ainsi la carrosserie est plus fine et utilise l'aluminium pour les portes et le capot ainsi que le couvercle de malle.
On note l'arrivée d'un petit volant trois branches signé Alpina ainsi que des baquets plus enveloppants. Pour la tenue de route, des jantes en alliage léger de 7 pouces de large sont montées, ce qui conduit à l'ajout de petits élargisseurs d'ailes chromés sur les versions route. Le châssis se distingue par des amortisseurs Bilstein plus fermes et des freins à disques ventilés aux quatre roues.
La "Batmobile" de Munich
En 1973 apparaît la 3.0 CSL dans sa forme la plus connue, surnommée "Batmobile" en raison de son look fantastique... Elle est livrée avec ses bandes Motorsport bleues et rouge sur fond gris métallisé "Polaris" ou en blanc "Chamonix". Avec ses nombreux rajouts aérodynamiques, on ne peut pas vraiment dire que le coupé BMW CSL fasse honneur au design très réussi du coupé CS dont il dérive. Ici, clairement, la priorité est donnée à l'efficacité aérodynamique et les techniques de l'époque sacralisent les ailerons et autres spoilers qui font alors massivement leur apparition en compétition.
Ainsi de part et d'autre du capot, deux petites dérives en mousse noire sont ajoutées. Sur le coffre, un aileron énorme, qui contribuera grandement à la renommée du modèle, est ajouté pour générer un maximum d'appui et ainsi améliorer la tenue de route, notamment en courbes rapides. Les vitres de custodes ainsi que la lunette arrière sont en Plexiglas, un matériau moderne qui permet un gain de poids important face au verre. Le pare-brise reste, lui, en verre, mais utilise du verre fin type Glaverbel.
Lire aussi: Sébastien Loeb et son lien avec Citroën
La CSL reçoit aussi une évolution à 3.2L du 6 cylindres en ligne maison, développant 206 ch à 5600 tr/mn et 30 Mkg de couple. 167 exemplaires seront produits sous cette forme entre juillet 1973 et novembre 1975. Les versions compétition dérivent de cette dernière motorisation et sont parfois exubérantes de puissance, grâce aux préparations de Schnitzer ou Alpina.
Avec leurs ailes élargies et leur énorme spoiler avant, ces coupés "Batmobile" de BMW resteront à jamais dans la mémoire du sport automobile. La carrière sportive très dense s'étale entre 1973 et 1979, période durant laquelle elle remportera un grand nombre de victoires de catégorie dans diverses compétions, dont 6 titres Voitures de Tourisme Européennes et 2 victoires au Mans (1973-74), aux mains de pilotes célèbres tels que Jean-Pierre Beltoise, Niki Lauda, Jacky Ickx ou Henri Pescarolo. On note aussi plusieurs saisons victorieuses aux Etats-Unis, en championnat IMSA, ce qui comptera aussi pour beaucoup dans la renommée de BMW outre-Atlantique.
La BMW 2002 Turbo
Lorsqu'elle sort en 1973, la BMW 2002 Turbo provoque la critique virulente des députés allemands et de la presse, choqués par l'effet provocateur et l'agressivité de la voiture. La BMW 2002 se distingue aisément de ses sœurs de la série 02 dessinée par l'italien Michelotti.
Tout d'abord, il y a le fameux spoiler avant et son sticker 2002 turbo, qui sera remplacé par la suite par un bandeau bleu et rouge, les couleurs du département Motorsport fraîchement inauguré. Ensuite il y a les extensions d'ailes, presque sauvagement rivetées sur la caisse, et le petit aileron en caoutchouc noir sur l'extrémité du coffre. Plus tard il sera peint en blanc et ornementé d'un logo "turbo". Enfin, les 3 bandes Motorsport parcourant le flanc jusqu'au bouclier chromé de l'arrière étaient en option.
De manière moins visible, la caisse a été renforcée en de nombreux points et le plancher modifié pour accueillir un réservoir plus gros de 70 L et une roue de secours plus large. Chacun des 1672 exemplaires fût donc ainsi fabriqué par une équipe dédiée sur la ligne de l'usine d'où sortaient toutes les 2002.
Lire aussi: Casquette New Era Mercedes : Un symbole d'élégance
Toutefois la 2002 turbo se distingue des autres 2002 par quelques particularités; des sièges en cuir beaucoup plus enveloppants, le volant trois branches est gainé de cuir et les trois compteurs sont intégrés dans un combiné rouge qui attire particulièrement l'oeil. Enfin, pour l' exotisme (à l'époque), un manomètre de pression de suralimentation fourni par VDO s'agite au gré des charges de la pédale de droite.
Moteur
La 2002 Turbo emprunte le bloc M10 en fonte, traduisez un quatre cylindres en ligne simple arbre à cames en tête de 1990 cm3, qui devient M31 après la greffe du turbo. Ce moteur avait déjà eu un écrin magnifique dessiné par Paul Bracq : la BMW Turbo présentée en 1972.
Pour gagner massivement de la puissance sur un moteur de ce type, il fallait donc avoir recours à la suralimentation. Le turbo-compresseur lui fût en effet préféré. Cet "accessoire" utilise en effet une petite turbine entraînée par les gaz d’échappement qui, elle-même, entraîne une deuxième turbine chargée de puiser de l’air pour l'envoyer comprimé dans les cylindres. Le turbo en lui-même ne consomme donc pas de puissance et permet d'augmenter le rendement du moteur toujours gavé comme il faut en air.
L'adjonction d'un turbo KKK augmentant la pression de l'air de 0,55 bars fait grimper d'un coup la puissance du 2.0L de 130 à 170 ch DIN à 5800 tr/mn pour un couple assez remarquable de 241 Nm à 4000 tr/mn.
BMW et l'Art : Les Art Cars
Certains modèles de BMW peuvent même être considérés comme des œuvres d’art, tant au niveau technique, sportif et design. Les Art Cars BMW : du commencement aux années 2000. La toute première Art Car de BMW est née en 1975, à l’occasion d’un événement de sport automobile : les 24H du Mans.
En 1975, Hervé Poulain décide de participer pour la première fois aux 24H du Mans. En recherche d’une voiture pour la course, son ami Jean Todt lui présenta le directeur de BMW Motorsport, la filiale spécialisée de BMW dans les véhicules sportifs et les compétitions automobiles. Passionné d’automobile et d’art, Hervé Poulain eut l’idée de mêler les deux pour la première fois.
Malgré qu’Hervé Poulain n’a pas passé la ligne d’arrivée, sa BMW 3.0 CSL by Calder aux couleurs vives a fait sensation dans le public des 24H du Mans, et même dans le monde. Cette œuvre d’art est une des Art Cars BMW mythique, légendaire et incontournable. L’année qui suivit, en 1976, c’est au tour de Frank Stella de concevoir le design d’une BMW 3.0 CSL, elle aussi en course pour les 24H de Mans.
En 1977, on aperçut une BMW 320i personnalisée, dont le design a été réalisé par un artiste pop art très en vogue à ce moment-là : Roy Lichtenstein. Cette Art Cars BMW 320i By Roy Lichtenstein participera elle aussi aux 24H du Mans. Son art appliqué aux couleurs équilibrées entre les couleurs chaudes et les couleurs froides, représente un paysage montagneux ensoleillé.
Pour la cinquième Art Car de BMW, la donne changea quelque peu. BMW a eu un faible pour les œuvres et les artistes faisant partie du mouvement pop art. La marque décida donc, en 1986, de convier un des pionniers de ce mouvement : Robert Rauschenberg. Aucunement dédié à participé à une course automobile, cette Art Car BMW 635 CSi by Robert Rauschenberg a été conduite sur les routes par l’artiste lui-même au cours d’une balade.
Trois ans après, en 1989, c’est Michael Jagamara Nelson qui pose son art sur une BMW M3 noire, complètement transformé par sa main. Spécialement venu d’Australie pour réaliser cette Art Car BMW, Michael Jagamara Nelson nous a transmis une culture grâce à son design haut en couleur et en forme. La même année, en 1989, un autre artiste australien partageait la culture australienne sous un autre angle. Cette Art Car BMW est une image parfaite de l’art et du style qu’adopte Ken Done.
C’est une BMW de série, la BMW 535i qui a été mise à l’honneur pour la création du design de cette BMW Art Car. Changeant de décor, c’est sur une BMW 730i, en 1990, que César Manrique se met à l’œuvre et créer un design haut en couleur.
En 1991, pour la deuxième BMW Art Car créer cette année-là, et la douzième depuis le début de la collection, c’est une femme qui peint une BMW 525i. Pour la première fois. Depuis enfant, Sandro Chia lie l’art et l’automobile, il était passionné par l’art et commençait à développer son propre style alors même qu’il dessinait, peignait des graffitis sur des voitures.
C’est en 1995 que BMW réussit à convaincre finalement cet artiste, tant souhaité par le groupe, de réaliser la quatorzième Art Car BMW. Cet artiste anglais a choisi d’apporter une perception différente des autres artistes. Pour l’occasion, BMW a donné à David Hockney une BMW 850 CSi pour qu’il laisse parler son art. C’est ainsi qu’elle exprime certaines phrases sur différents endroits de la BMW, sur la quinzième Art Car BMW.
La seizième Art Car de la collection BMW a fait son apparition 8 ans après la dernière, en 2007. Ce retour fût encore plus marqué par le changement radical des thématiques abordées jusqu’alors. C’est d’ailleurs ce qu’il met en œuvre à travers la Art Car BMW qu’il a créée. Pour accomplir cette œuvre d’art OlafurEliasson a remplacé le revêtement extérieur originel au profit de deux couches de métal superposées recouvertes d’une fine couche de glace.
Jeff Koons est un artiste incontournable dans l’histoire des Art Cars de BMW. L’artiste américain aux multiples techniques artistiques a fait sensation avec sa première Art Car. Il s’est inspiré des voitures de course, des designs qu’elles avaient, des effets de ces derniers lors de la prise de vitesse. C’est ainsi que la BMW M3 GT2 a été customisée par la main de cet artiste au grand talent.
Si à première vue la N°18 de la collection Art Cars de BMW, nous ne percevons rien d’autre que la BMW M6 GT3 dans son noir carbone d’origine, il n’en est rien. C’est ainsi que cette artiste internationale, fidèle à son art et sa spécialisation, donne à nouveau un tout autre tournant à cette collection grâce à la réalité virtuelle, le multimédia.
En 2016, c’est John Baldessari pose son art sur la dix-neuvième Art Car de BMW, et plus précisément sur une BMW M6 GTLM qui est prédestinée aux courses automobiles, puis à l’exposition en tant qu’œuvre d’art à part entière. Le nom de cette BMW Art Car fût donné et inscrit par l’artiste en lettres majuscules noires, sur le flanc du véhicule : FAST.
Jeff Koons signe son grand retour dans la collection des Art Cars de BMW. Produite en 99 exemplaires, cette BMW M850i xDriveGran Coupé est née après plusieurs mois de collaboration entre la marque et l’artiste. L’artiste a su recréer l’effet visuel de fluidité et de mouvement qu’il avait créé sur la BMW Art Car N°17, en 2010.
BMW Motorsport et Oreca-Store
BMW Motorsport est la division de BMW responsable des activités liées au sport automobile, y compris les programmes de compétition en course de voitures de tourisme, de voitures de sport, de motos et de Formule E. BMW Motorsport est une sous-division du groupe BMW qui gère des modèles BMW spécialement réglés pour la performance et la compétition automobile.
M Sport est un ensemble, M est une série. Le M de Motorsport signifie la compétition et la sportivité dans laquelle BMW est engagé en sport automobile. Et BMW utilise cette force de son expérience dans le sport auto pour vendre des modèles série M. La boutique BMW M comporte une large sélection de vêtements : T-shirt, Polo, Chemise, Pull, Sweat, Veste, Pantalon et chaussures mais aussi d’accessoires : casquette, souris d’ordinateur, sac et autres goodies.
BMW n'a pas l'intention de retourner en Formule 1 de sitôt, car une telle décision ne correspond pas à sa stratégie à long terme. Mais en continuant de rêver à ce grand retour nous pouvons toujours admirer la marque dans de nombreuses autres compétitions automobiles tels que les courses de voitures de tourisme, les courses de voitures de sport, les courses de motos et la Formule E.
Les produits 24 Heures du Mans sont un hommage à la légendaire course d'endurance. Optez pour des t-shirts et polos arborant les couleurs emblématiques, ou choisissez parmi nos casquettes originales. Les sacs de voyage au design rétro sont parfaits pour les déplacements.
tags: #casquette #BMW #sport #2000 #histoire #et