Le véritable drame de Christina von Opel interroge sur les compromissions que l'on fait entre sa vraie personnalité et ce que la société nous impose d'être.
Affaire de Trafic de Haschisch à Saint-Tropez
Samedi 2 juillet 1977 à Saint-Tropez, policiers et gendarmes se déploient autour de la villa Thalassa, une des luxueuses résidences des Parcs de Saint-Tropez. Les policiers du SRPJ soupçonnent un important trafic de haschisch dans la presqu'île.
Après avoir observé des allées et venues tout le week-end autour de la maison, les enquêteurs passent à l'action le 4 juillet. La perquisition les mène le lendemain à une seconde villa, située dans la campagne du Plan-de-La-Tour. Un petit voilier qui, au retour, est placé sur une remorque et tracté vers une destination inconnue, mais relativement proche.
Dans la cuisine: une dizaine de sacs plastique renfermant une tonne de haschisch, et encore 100 kilos dans un placard. Le petit voilier est là, posé sur sa remorque. On y arrête Rahbi Haidar, qui tente de s'échapper par la fenêtre.
Condamnation et Grâce Présidentielle
Deux ans plus tard, le 16 novembre 1979, le tribunal correctionnel de Draguignan condamnait Christina Von Opel et Michael Karg à dix ans d'emprisonnement. Le 13 août 1981, François Mitterrand accordait à Christina Von Opel la grâce présidentielle, sur proposition de Robert Badinter, devenu garde des Sceaux.
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Robert Badinter et l'Affaire Von Opel
Après la nomination de M. Badinter comme garde des sceaux, le 23 juin, le dossier von Opel a de nouveau été évoqué, de même que d'autres affaires, telle celle de Guy Mauvillain, dans lesquelles il était intervenu comme défenseur. Au cours de sa conférence de presse le 9 juillet, M. Badinter avait indiqué, faisant allusion à une éventuelle libération conditionnelle de Mme von Opel, que ses anciens clients, s'ils ne devaient bénéficier d'aucun " favoritisme ", ne devaient pas non plus être traités avec plus de rigueur pour l'avoir eu comme défenseur.
Robert Badinter, cet avocat qui fut le mien, était aussi le sien et voulait devenir ministre de la Justice. Bien que nous ayons eu des mots et que nous nous soyons séparés pour d'amères et sinistres questions d'argent, il fit appel à moi. Si j'aimais Christina, je devais aller voir mon cher Valéry Giscard d'Estaing et lui demander la grâce de Christina.Valéry était Président de la République, il me reçut chez lui, pensant à toute autre chose, mais certainement pas au problème insoluble que j'allais lui exposer.
«Comment va votre cur, chère Brigitte? Et Valéry de mettre sa main sur ma cuisse, pensant qu'un problème d'amour m'amenait chez lui! Lorsque je lui parlai de Christina et du pourquoi de ma visite, il fut visiblement choqué! «Mais, ma petite Brigitte, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, a tout pouvoir! - Valéry, si vous m'aimez un tout petit peu, faites quelque chose pour elle, je vous en supplie».
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