Depuis la création de leur association, en janvier 1990, une seule et même passion les réunit, celle des voitures anciennes. Le club rétro automobile brayon (CRAB) rassemblait 21 adhérents en 2017, tous détenteurs de véhicules de plus de trente ans. Au sein du club, les véhicules les plus anciens sont une Peugeot 109 de 1924 et une Citroën 5 chevaux de 1925.
Le Club Rétro Automobile Brayon (CRAB)
Lors de l’assemblée générale qui avait lieu à Gournay, le président Denis Gréaume précisait : « On ne souhaite pas constituer un club immense en nombre d’adhérents, mais on veut avant tout rester un groupe de copains ». Ainsi, les membres du club n’attendent que le retour du beau temps pour renouer avec leurs activités principales, les balades en automobile ! Toujours dans l’objectif de faire découvrir et de mettre en valeur le patrimoine roulant.
Les balades en automobile reprendront le 25 mars. Des balades d’une journée sont au programme, mais aussi de quelques jours comme celle de la Pentecôte qui emmène le groupe, chaque année, plus loin que les départements habituels de l’Oise, de l’Eure et de Seine-Maritime. En 2017, le club est parti à Loches, en Indre-et-Loire. Du 19 au 21 mai prochains, il sillonnera les routes du Cotentin. Tous les deux ans, les adhérents effectuent un voyage d’une semaine à bord de leurs voitures de collection. Après les Pyrénées orientales en 2017, c’est en Dordogne que le club projette de partir en 2019.
Chaque année, les membres du CRAB sont présents, non seulement à la foire des Rameaux à Gournay, mais aussi au salon moto auto rétro de Rouen, en septembre, où ils représentent la ville de Gournay qui leur prête d’ailleurs le matériel du stand. Quant aux sorties d’une journée, elles sont souvent axées sur le patrimoine architectural et historique, ainsi que sur la gastronomie. En octobre dernier, une virée locale a permis aux adhérents de visiter la ferme bio de Laurent Moinet, à Dampierre-en-Bray, avec dégustation de fromage de Neufchâtel, puis celle d’un producteur de cidre après un déjeuner à Saint-Saire.
Enfin, la prochaine journée nationale des véhicules d’époque, le 29 avril, rassemblera les trois clubs de Neufchâtel, Eu-Le Tréport et Gournay sur un site encore à définir. Pas moins de 70 véhicules pourraient ainsi être admirés, à mi-chemin entre les trois villes.
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Passion pour la 2 CV à Gournay-en-Bray
Éric Dejean ne vit que la 2 CV. Sa passion l’a amené à créer une association pour regrouper les mordus de cette voiture mythique. À peine entré chez Éric Dejean, vous êtes embarqué aussitôt dans l’histoire de la 2 CV. Le propriétaire des lieux voue une passion pour ce véhicule. Intarissable et incollable sur l’histoire de cette voiture mythique de la marque Citroën, il faut l’arrêter pour revenir au sujet du jour : sa collection de 2 CV.
« J’ai eu 37 2 CV qui sont passées dans mes mains », explique Éric Dejean. « Mais, je n’en possède que deux actuellement car une fois la remise en état effectuée, je revends la 2 CV pour passer à un autre modèle ». En ce moment, il travaille sur une 2 CV AZ ressorts apparents de 1954. Il l’a restaure dans son garage. Il précise « je ne remonte une voiture qu’avec les pièces d’origine, ce qui demande beaucoup de temps et de patience ».
S’il ne garde pas les 2 CV qu’il a restauré, c’est pour des raisons de moyens et de place. Éric Dejean aime retrouver des passionnés comme lui. L’idée lui est donc venue de créer une association. Depuis l’automne dernier, » Les Bi cylindrées Gérémaroises » sont inscrites au journal officiel. Cette association réunie les amoureux de la 2CV, mais aussi ses dérivés, la Dyane, l’Ami 8…
Cette passion de la 2 CV lui vient de son enfance. C’est avec cette voiture qu’Éric a appris à conduire et a passé son permis sur une 2 CV AZ en 1961. Nathalie, son épouse précise « Éric a tenté d’aller voir une autre marque. Rien n’y a fait il est vite revenu à la 2 CV ».
Il attend que ses enfants soient autonomes. Ensuite, Eric ne roulera plus qu’en 2CV. La famille partage cette passion. Pour Adrien, leur fils de 13 ans : « je voudrais bien faire de la conduite accompagnée avec une 2 CV ».
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Jean-Luc Thérier : Un Pilote Normand Passionné de Citroën
Indissociable de la marque Alpine, Jean-Luc Thérier, affectueusement surnommé « le fox », a porté les couleurs de sa Normandie natale sur les rallyes du monde entier. Né le 7 octobre 1945 à Hodeng-au-bosc en Seine-Maritime le pilote normand a toujours tenu un volant depuis l’âge de 15 ans et sa première compétition de karting. La passion du sport auto l’accapare très vite et dès 1963, il devient champion de Normandie de karting à 18 ans.
Jean Luc Thérier se fait ensuite remarquer au volant de plusieurs Citroën dont une Traction 11 BL avec laquelle il est sacré vainqueur au Rallye de Foucarmont et une Dyane au volant de laquelle il remporte l’épreuve de Gournay-en-Bray. Le jeune surdoué poursuit et réalise son premier gros coup lors de la première Coupe Gordini en 1966 au volant d’une Renault 8. Rallyman de premier plan, il ne délaisse pas pour autant son garage Citroën de Neufchâtel-en-Bray en Seine-Maritime auquel il est toujours resté très attaché.
Avec Bernard Darniche, Jean Pierre Nicolas et Jean Claude Andruet ils forment dès 1973 l’équipe des Mousquetaires qui donne à Alpine le premier titre de champion du monde des constructeurs. Jean-Luc maitrise parfaitement la structure et le comportement routier de la Berlinette, ce qui lui vaut alors le surnom d’acrobate car il tire toujours le meilleur de son A 110 dans n’importe quelle circonstance. Plus tard, avec l’infatigable Jean Ragnotti, il sera un des « cadors » au volant de la R5 Turbo.
Le normand a remporté bon nombre de rallyes en France, en Europe et dans le monde mais son rallye fétiche restera à tout jamais celui des 1000 Pistes dans le Var qu’Il a remporté 5 fois, dont trois consécutives. Très habile aussi sur piste, il s’illustre notamment avec 4 participations aux 24 Heures du Mans et une belle 10eme place sur Alpine A210 Renault-Gordini 1.3 L à l’indice énergétique en 1968.
Après une dernière saison en championnat du Monde des Rallyes en 1984, Jean-Luc Thérier s’engage en rallye-raid pour la saison suivante avec la marque aux chevrons. Hélas, il sera victime d’un grave accident lors de la troisième étape du Paris-Dakar 85 alors qu’il pilotait une petite Citroën Visa 1000 Pistes. L’accident des suites duquel il perd l’usage d’un bras, et l’absence totale de soutien de la direction de Citroën sonneront la fin de la carrière de Jean-Luc.
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L'Histoire de la Traction Avant Citroën
C'est au mois d'avril 1934, au palais des Expositions Citroën à Paris, que Citroën lance la traction 7. Imaginée pour succéder à la Rosalie, elle rencontrera un vif succès sexpliquant par son caractère unique, ses solutions mécaniques, lélégance de sa carrosserie et sa fougue. Lhistoire la surnommera « Traction Avant » qui sera construite durant 23 ans. Sortie trop tard pour sauver la firme, elle narrêtera pas la faillite de Citroën et sera reprise par les frères MICHELIN qui connaîtront la gloire et la prospérité.
Proposée en Berline, Cabriolet, Coupé et Limousine, elle affichera également de nombreuses motorisations en 7, 9, 11 et 16 CV (15-Six) ainsi qu'une vingtaine de rarissimes 22 CV. La traction se distingue dès son lancement grâce aux multiples trouvailles telles que ses quatre roues indépendantes, son moteur flottant à soupapes en tête, les cardans, les freins hydrauliques, l'absence de châssis, la traction avant (en grande série), et même pour les derniers modèles un système de suspension hydraulique sur les roues arrière.
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