Dans un souci de sobriété esthétique ou de démonstration technologique, les constructeurs sont de plus en plus nombreux à céder à l'hégémonie du tout-tactile pour piloter les fonctionnalités intégrées au tableau de bord. Qui, en entrant dans une voiture récente, n’a pas été déconcerté en recherchant les habituels boutons de commandes et en découvrant qu’ils avaient été remplacés par des touches et des écrans tactiles ?

Depuis une dizaine d'années, en effet, ces dispositifs demandant de « faire défiler », « cliquer », « zoomer » ou toute autre action digitale sont devenus légion dans les véhicules récents, et plus seulement ceux de marque Premium. Une adoption massive, encore plus généralisée au sein des voitures électriques, qui s’explique par plusieurs facteurs.

Tout d’abord, la flexibilité induite par un écran capable d’afficher une foultitude d’informations et de commandes, personnalisable et modifiable au gré des besoins et des modes grâce aux mises à jour OTA (over-the-air). Ensuite, l’esthétique découlant de ces grands écrans pouvant aller jusqu’à 17 pouces délivre à l’habitacle un aspect high-tech plébiscité par les consommateurs. Enfin, les coûts s’avèrent réduits puisque remplacer des boutons physiques par des commandes tactiles impacte positivement la production en simplifiant certains process.

L'Évolution des Interfaces Homme-Machine dans l'Automobile

Pour revenir au temps des premières apparitions d’écrans tactiles dans les voitures, il faut remonter au début des années 2010 avec l’arrivée des Tesla Model S, au même moment où les smartphones commençaient à essaimer dans toutes les poches. C’est le constructeur américain qui a donc démocratisé le remplacement des boutons physiques.

Néanmoins, « avant cela, BMW avait initié le mouvement, devenu ensuite mode, en lançant le système BMW iDrive en 2001 avec la BMW série 7. [Ce dernier] a acquis le statut de dispositif de commande universel [tandis que] la fonction tactile du BMW Curved Display et le dialogue en langage naturel constituent désormais l'équivalent contemporain de l'interaction entre l'homme et l'automobile », rappelle le constructeur de Munich.

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Dès lors, « en 2004, BMW a été le premier constructeur automobile à présenter un système d’Affichage Tête Haute (HUD) et le fonctionnement multimodal a atteint un nouveau niveau en 2015 avec la première mondiale de la commande gestuelle BMW dans la BMW Série 7. La commande vocale a également connu un processus d’évolution depuis 2015 tandis que la BMW iX3 [présentée en septembre dernier à l’IAA de Munich, ndlr] est le premier modèle de série à inaugurer la nouvelle interface digitale BMW Panoramic iDrive, qui élève l’ergonomie intuitive - selon le principe BMW bien connu « les mains sur le volant, les yeux sur la route » - à un nouveau niveau de focalisation sur le conducteur », note le constructeur Premium allemand.

Les Défis Posés par le Tout-Tactile

Toutefois, en janvier 2024, Tesla aurait-il sonné le glas du tout-tactile en abandonnant les commodos sur sa dernière Model 3 ? En tout cas, cette innovation, principalement d’ordre esthétique, lui a valu l’ire de nombreux les moniteurs d’auto-écoles norvégiens affirmant que le manque de clignotant au volant pouvait notamment provoquer des comportements dangereux et compliquer certaines manœuvres. Décision a donc été prise d’évincer des parcs servant à l’apprentissage de la conduite les modèles Tesla les plus récents.

Les premières inquiétudes sur la dangerosité éventuelle du tout-tactile ont fleuries en 2019, quand un rapport de l’association américaine des automobilistes et de l’Université de l’Utah, a démontré les risques liés à l’utilisation des commandes tactiles pendant la conduite. L’étude révélait ainsi que les systèmes d’info-divertissement modernes augmentent considérablement la distraction au volant, la programmation de la navigation pouvant par exemple prendre jusqu’à 40 secondes.

Des statistiques corroborées l’année suivante par l’institut britannique Transport Research Laboratory, soulignant le fait que les écrans tactiles provoqueraient une inattention au volant beaucoup plus élevée que la prise de certaines substances comme l’alcool et le cannabis. De quoi influencer négativement le temps de réaction normal d’un conducteur, prolongé de 57% en cas d’utilisation d’un écran tactile, contre 21% après l’absorption de drogue douce.

« Tout écran peut représenter un risque s’il est mal conçu ou mal positionné. C’est pourquoi l’ergonomie, le placement dans le champ de vision, la simplification des menus et la rapidité d’accès aux fonctions essentielles doivent être conçus pour limiter la distraction », reconnaît le constructeur tricolore Renault. Un constat que ne renie pas l’Euro NCAP.

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Après s’être alarmé du poids croissant des véhicules, l’organisme européen d’évaluation de la sécurité des véhicules neufs ayant en effet décidé, à partir de 2026, de modifier sa grille de notation pour privilégier les boutons physiques aux commandes numériques. « L’utilisation excessive des écrans tactiles est un problème à l’échelle de l’industrie.

Il est rejoint dans cette idée par Ha Hak-soo, vice-président de Hyundai Design North America, qui déclarait en novembre 2024 : « les gens deviennent stressés, agacés et furieux lorsqu’ils veulent contrôler quelque chose en cas de besoin, mais qu’ils n’y parviennent pas ».

Le Retour des Commandes Physiques et les Alternatives

Pour répondre à ce besoin des conducteurs, Hyundai a donc pris le contre-pied de la tendance du tout-tactile et dévoilé une Ioniq 5 restylisée intégrant plus de commandes physiques. Son homologue coréen Kia, de son côté, s’est engagé dans une démarche similaire pour ses futurs modèles, tandis que l’entreprise chinoise Xiaomi propose, sur son marché natal, des accessoires permettant aux clients de personnaliser leur véhicule avec leurs propres boutons physiques. Un retour au physique plutôt qu’au numérique auquel adhère aussi BYD, chez qui aucune des voitures n’est passée entièrement au tout-tactile.

Quelques boutons demeurent ainsi sur la console centrale pour accéder à des fonctions clés telles que le choix des modes de conduite ou encore le réglage du volume. Parallèlement, l’assistant vocal intelligent ‘Hi BYD !’ permet d’accéder à différentes fonctionnalités du véhicule, telles que la navigation, l’ouverture du store du toit panoramique, des vitres ou bien du coffre, ceci sans utiliser de bouton et sans interaction avec l’écran. Une stratégie produit qui devrait se poursuivre à l’avenir, comme nous le confie le constructeur chinois, mais qui va à l’encontre des ambitions de Tesla.

Les Solutions Proposées par les Constructeurs

Conscients des reproches qui peuvent être faits au tout-tactile, les constructeurs automobiles élaborent des pistes pour concilier modernité et sécurité. Au sein du groupe Renault, pour qui « le tactile a quand même représenté une avancée majeure en matière d’ergonomie et d’expérience utilisateur en centralisant des fonctions essentielles dans la continuité des usages déjà acquis par les conducteurs avec leurs smartphones et tablettes », il y a donc un équilibre à trouver.

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« Chaque véhicule et chaque usage impose une solution adaptée. Outre la commande vocale, les affichages tête haute projetant les informations essentielles sur le pare-brise pour limiter le besoin de quitter la route des yeux, ou encore le retour haptique délivrant de légères vibrations au toucher pour imiter la sensation d’un bouton physique, facilitant alors l’utilisation du tactile sans regarder, Renault explore plusieurs évolutions produit, à l’image du double écran OpenR pensé pour séparer clairement conduite et multimédia, mais aussi des menus simplifiés, des intégrations directes d’applications « pour éviter le recours au smartphone ventousé, souvent plus distrayant ».

Des tests utilisateurs auprès de panels clients participant au développement des innovations afin de « s’assurer que l’expérience reste naturelle et sûre » aident aussi à pallier les problématiques du tout-tactile.

Par conséquent, comme BMW qui expérimente des approches hybrides, il semblerait que l’avenir des interfaces automobiles se dessine dans un savant mélange entre écrans tactiles, commandes physiques et technologies d’assistance à la conduite.

Pour l’industrie automobile, l’enjeu se révèle donc de taille, à savoir concevoir des habitacles connectés tirant à la fois parti des possibilités offertes par le numérique, tout en préservant la sécurité des usagers de la route par des dispositifs de commande manuelle.

BMW M6 2025 : Un Exemple de Technologie Avancée

La BMW M6 2025 fait un retour fracassant sur le devant de la scène automobile. Après une pause stratégique au profit de la M8, elle revient plus affûtée que jamais, prête à reconquérir les amateurs de grand tourisme sportif. Les passionnés de la marque bavaroise n’ont pas été déçus.

Trois vidéos YouTube publiées en septembre 2025 ont mis en lumière les performances, le design et les innovations de la nouvelle M6. Ces contenus, devenus viraux en quelques jours, ont permis de découvrir une voiture à la fois puissante, raffinée et technologiquement avancée.

Mécanique et Design

Dans la vidéo « 2025 BMW M6: A GT Driving Experience Like No Other », on découvre un moteur V8 biturbo 4.4L développant 617 chevaux et 553 lb-pi de couple. Ce bloc est associé à une transmission automatique 8 vitesses et au système xDrive à prédominance arrière, permettant une accélération de 0 à 100 km/h en moins de 3,5 secondes.

Un design aéodynamique, une calandre élargie, des phares LED acérés et un intérieur en cuir Marino. Les sièges chauffants et ventilés, le cockpit digital personnalisable et le système d’infodivertissement à commande gestuelle transforment chaque trajet en expérience haut de gamme.

Les Avantages de la BMW M6 2025

La M6 2025 ne se contente pas d’être puissante. Elle répond à des attentes bien précises du marché actuel :

  • Équilibre entre puissance et contrôle : grâce au système xDrive à bias propulsion, la voiture reste stable même en conduite sportive, tout en permettant des dérives contrôlées.
  • Confort au quotidien : contrairement à certaines concurrentes trop radicales, la M6 sait se montrer douce et agréable sur longs trajets.
  • Technologie embarquée : elle intègre les dernières aides à la conduite, comme le régulateur adaptatif, l’alerte de franchissement de ligne ou encore la vision nocturne.

Chiffres Clés du Marché en 2025

Caractéristique Valeur
Puissance moteur 617 à 650 chevaux
Couple 553 à 600 lb-pi
Accélération 0-100 km/h Moins de 3,5 secondes
Vitesse maximale Environ 305 km/h
Concurrents directs Audi RS6, Mercedes AMG GT63, Shelby GT500, Maserati GranTurismo

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