La prise de virage est l’une des compétences les plus fondamentales pour tout conducteur. Comprendre les bases et maîtriser les techniques de prise de virage est essentiel pour une conduite sûre, confiante et contrôlée.

Les bases de la prise de virage

Avant d’aborder un virage, il est important de l’étudier. Il est important de positionner correctement le véhicule sur la route. Pour les virages serrés : rapprochez-vous du centre de la route. Avant d’entrer dans un virage, réduisez doucement votre vitesse sans freiner brusquement. Utilisez une vitesse inférieure.

Ne faites pas de mouvements brusques avec le volant, sinon le véhicule peut devenir instable. Surveillez l’angle de braquage, il doit correspondre à la pente du virage. Dans certains cas, il est possible d’utiliser le contre-braquage. Cela permet de maintenir la traction en sortie de virage. Sur les véhicules à transmission manuelle, la butée d’embrayage assure un engagement souple et précis de l’embrayage.

En sortie de virage, accélérez doucement pour éviter le patinage des roues. Commencez à accélérer au milieu du virage. Augmentez la vitesse progressivement et sans à-coups.

Techniques avancées de prise de virage

Les pilotes de course professionnels sont passés maîtres dans l’art du virage. Ils choisissent la trajectoire la plus précise possible pour prendre un virage à toute vitesse. Les coureurs peuvent freiner le plus près possible du sommet du virage et utiliser activement les rétrogradations pour maintenir le régime du moteur. Les coureurs déplacent le poids de leur corps pour améliorer l’équilibre et la maniabilité de la voiture dans le virage.

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Les méthodes utilisées par les pilotes de course peuvent être passionnantes sur un circuit, mais elles ne sont pas adaptées à la conduite en ville. La conduite urbaine nécessite une approche plus prudente qui prend en compte des facteurs tels que la circulation, les piétons et les conditions routières imprévisibles.

L'importance du regard

On dit souvent que la moto va là où l’on regarde. Ce n’est pas totalement vrai, dans la mesure où on peut très bien rouler en ligne droite et tourner la tête à gauche et à droite sans que la moto dévie de sa ligne droite. Votre regard doit évoluer en même temps que la moto avance. Ne gardez jamais le regard fixe en virage, mais au contraire toujours mobile, en évolution, en avance.

C’est ce que perdent en premier les motards qui arrêtent la moto, que ce soit pour quelques mois, le temps de la mauvaise saison, ou pour plusieurs années. Quand ils reprennent, il leur faut du temps, une période d’adaptation, d’apprentissage de cette vivacité du regard. Certains ne le comprennent pas, pensent qu’ils n’ont rien perdu, que leur maîtrise est restée intacte. Les Anglo-Saxons l’appellent « target fixation », ou fixation de la cible, ce que l’on pourrait traduire par « verrouillage visuel ».

Si vous regardez dans l’axe de la moto et que vous roulez à faible vitesse, vous ne prendrez pas le virage de façon fluide, votre courbe sera faite de multiples petites lignes droites brisées. Il n’existe pas de méthode simple pour éviter de céder à la tentation de la fixation visuelle. La seule façon est d’entraîner votre cerveau à penser autrement, à réagir différemment. Regarder là où on veut aller, cela signifie regarder la sortie du virage, pas juste devant la moto.

Il faut apprendre à dissocier l’axe de son regard de l’axe de la moto. Le paroxysme de ce principe se trouve dans les virages en épingle : on se tord le cou, le menton sur l’épaule, pour regarder la sortie du virage dès qu’on y entre. En lacet plus qu’ailleurs, il faut tourner la tête au maximum pour observer la sortie du virage (pour vérifier si un autre véhicule arrive en face).

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Quand vous vous déplacez à pied, il est de presque 180 degrés, vous voyez la quasi-totalité du champ panoramique, devant vous et sur les côtés. A moto, il se réduit à 100 degrés dès 40 km/h. A 70 km/h, il est de 75° et à 100 km/h de 45°, cela devient critique. Pour compenser la réduction du champ visuel, il va falloir déplacer les yeux (voire la tête) pour balayer l’ensemble du panorama en gardant le regard mobile. Vos yeux ne doivent pas rester plus d’une seconde sur le même point.

La preuve ? Si vous roulez sur une route inconnue de nuit, vous vous sentirez en difficulté dans les virages, parce que vous n’en voyez pas la sortie. Envie de vous sentir plus à l’aise sur votre moto ? De savoir gérer votre moto en fonction du type de virage qui se présente ? Un bon conducteur doit toujours rester maître de son véhicule.

La tenue du volant

Naturellement, bien tenir son volant est indispensable pour rouler en sécurité, sans s’épuiser physiquement. Malgré les apparences, ce n’est pas si simple ! Ce qu’il faut retenir :

  • Tenez le volant à 9h15 ou 10h10 pour une meilleure stabilité.
  • Dans les virages, utilisez la technique du chevauchement pour tourner efficacement.
  • Gardez toujours un regard sur la route pour anticiper et maîtriser votre trajectoire.

Les règles de base pour bien tenir son volant

Si l’on compare le placement des mains sur le volant aux positions des aiguilles d’une horloge, alors vous devez tenir le volant à 9h15 ou 10h10. Ces positions vous assurent un bon équilibre pour garder une trajectoire droite, souple et précise. Ne placez pas vos mains en bas du volant ou d’une autre manière. Ne croisez pas non plus vos mains, cela vous ferait prendre des risques inutiles.

De même, vos pouces ne doivent pas être repliés sur l’intérieur du volant, mais rester posés sur la couronne. Bien tenir son volant est déterminant dans la maîtrise de la trajectoire du véhicule.

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Faire les bons réglages avant de partir

Savoir comment tenir le volant n’est pas le seul critère, il faut aussi être correctement installé pour avoir accès à toutes les commandes facilement. Pensez notamment à régler votre siège et la hauteur du volant pour une bonne installation au poste de conduite. Pour une position optimum lorsque vous tenez le volant, vos bras doivent être légèrement fléchis et vos épaules doivent rester détendues.

Comment tenir et tourner le volant dans les courbes

Bien qu’il existe des règles de base pour savoir comment tenir le volant, vous devez adapter vos gestes en fonction de la route, notamment dans les courbes.

Courbes légères

Dans une courbe légère, il suffit d’accompagner la courbe de la route en tournant le volant sans bouger les mains sur la couronne du volant. De cette manière, vous gardez une bonne stabilité et une maîtrise de votre trajectoire.

Courbes plus marquées

Dans une courbe plus marquée, il faut remonter la main du côté où vous voulez tourner sur le sommet du volant (soit la position 12h), pour éviter de vous retrouver bloqué au niveau de votre cuisse. Tirez alors le volant dans la direction souhaitée. L’autre main suit le mouvement et assure la bonne tenue du volant.

Virages serrés

Savoir comment tenir et tourner le volant dans un virage serré est particulièrement important pour garder le contrôle du véhicule. Dès que vous devez tourner le volant à plus de 90°, appliquez la technique dite du “chevauchement” :

  1. Avant de tourner vous êtes en position 9h15 ou 10h10.
  2. Remontez la main du côté où vous souhaitez tourner jusqu’au point le plus haut du volant (12h) et tirez-le d’un demi-tour dans la direction où vous souhaitez aller.
  3. Puis l’autre main prend le volant au sommet (12h) et tire de nouveau d’un demi-tour.
  4. Et ainsi de suite !

Bien sûr, vous devez adapter cette technique au virage que vous prenez, en fonction de sa courbure et de son intensité. Après un virage : le retour du volant dans l’axe. Lorsque vous roulez à une bonne allure, le volant retourne naturellement dans sa position d’origine lors de l’accélération après un virage. C’est le cas si votre véhicule est équipé de la direction assistée. Si ce n’est pas le cas ou si vous ne roulez pas assez vite, il faudra alors tourner le volant manuellement.

N’oubliez pas que plus vous roulez vite, plus le volant sera sensible à vos mouvements. À grande vitesse, ne soyez pas brusque et agissez avec calme. Bien tenir son volant : l’importance du regard. Cela peut paraître surprenant, mais il n’y a pas que vos mains sur le volant qui influent la direction de la voiture. Votre regard qui définit également votre direction. Par exemple, si vous fixez votre regard à droite, vous irez naturellement à droite.

C’est pourquoi même si vous savez comment tenir et tourner le volant, il est très important de diriger la voiture en regardant dans la bonne direction. Que ce soit en ligne droite ou dans des virages, regardez toujours la route loin devant vous. Cela vous permet également de chercher l’information, voir les obstacles venir et réagir à temps. Alors, vous pourrez maîtriser parfaitement votre trajectoire et anticiper votre conduite. Savoir comment tenir et tourner le volant dans un virage vous sera utile dans votre conduite de tous les jours, lorsque vous devrez franchir un carrefour à sens giratoire par exemple.

Position des mains sur le volant : quelle est la plus adaptée ?

Prendre le volant, se mettre au volant, sont autant d’expressions signifiant prendre la place de conducteur. Avez-vous pensé que cela sous-entend également une position des mains sur le volant ? Parce que tenir le volant d’une voiture d’une manière ou d’une autre peut impacter notablement votre manière de conduire et votre maîtrise du véhicule.

Quelle position des mains sur le volant pour quelle situation de conduite ?

Une bonne installation au poste de conduite est primordiale pour éviter un accident. Elle suppose de régler le siège à la bonne distance des pédales de frein (ou d’embrayage ou d’accélérateur 😁), du levier de vitesse et du volant pour trouver un appui naturel permettant d’agir confortablement et efficacement sur ces éléments. Puis il faut ajuster les rétroviseurs.

Si l’on se représente la position des aiguilles d’une montre, la position de référence des deux mains sur le volant d’une voiture se situe, au choix, entre 9 h 15 et 10 h 10. Elle varie cependant selon les situations de conduite.

Tenir le volant d’une voiture en ligne droite

Une position correcte des mains garantit à la fois une bonne trajectoire et un confort optimal. Cela se vérifie particulièrement bien sur la conduite en ligne droite. Même si celle-ci est longue, vous conservez votre capacité de réaction en un état optimal et pouvez réagir à tout événement inopiné.

Position des mains sur le volant pour gérer une légère courbe

La position équivalente à 10 h 10 ne change pas. La courbe s’accompagne naturellement en tournant le volant de manière parallèle. La trajectoire est tranquillement maîtrisée sans mouvements brusques du volant.

Virage serré et gestion du volant

Le virage serré implique un réel contrôle du véhicule. La main qui agit est toujours celle du côté où l’on veut tourner (la main opposée reste à sa place, sauf dans les virages très serrés). Pour cela, elle quitte la position « 10 » (heures ou minutes) et saisit le volant tout en haut (à midi) et lui fait effectuer un demi-tour. Moins, si nécessaire, ou plusieurs fois si le virage s’avère vraiment très serré.

Retour à la position du volant dans l’axe

Lorsque la vitesse est relativement soutenue, le retour du volant dans son axe naturel (pour ligne droite) se fait automatiquement. Cela se passe toujours pour les véhicules à direction assistée. Il convient de le laisser glisser entre vos mains. Sinon, à plus faible vitesse, le conducteur ramène lui-même le volant (et donc les roues) dans l’axe initial, tout droit dans l’alignement de la structure du véhicule (c’est-à-dire du châssis).

Bien tenir le volant : quelles sont les erreurs à éviter ?

Bien tenir le volant d’une voiture signifie permettre l’exercice des réflexes. Or, ceux-ci peuvent se trouver entravés par une position inadaptée des mains. Trois situations s’identifient comme particulièrement dangereuses.

Ne pas vraiment tenir le volant

Le volant est toujours tenu fermement, c’est-à-dire à deux mains, avec les pouces sur le dessus. En cas d’urgence, le conducteur doit se mettre en situation de réagir immédiatement et de manœuvrer son véhicule sans temps d’adaptation. Pour cette raison, la conduite d’une seule main reste tout à fait proscrite.

Avoir les mains trop hautes sur le volant

La position des mains tout en haut du volant s’avère particulièrement dangereuse en cas d’accident. En effet, les véhicules récents se voient équipés d’airbags se déployant à partir du centre du volant. Un risque réel existe de recevoir le choc de l’ouverture et d’être gravement blessé (fracture des bras).

Croiser les mains sur le volant

Croiser les mains sur le volant (chevauchement) représente également un danger réel. Dans une situation d’urgence, vous aurez plus de difficultés à réagir et à réaliser une manœuvre immédiate dans le bon sens. Il reste important d’éviter de perdre de temps à repositionner les main droite et main gauche en même temps que l’on gére les pédales d’embrayage, d’accélérateur ou de frein. Les conducteurs novices pourraient se trouver en difficulté.

Pourquoi le regard sur la route est-il si important ?

Le regard porté loin vous informe sur les obstacles et événements à anticiper. De plus, il détermine et accompagne toutes les actions visant à suivre la trajectoire souhaitée. En effet, lui seul nous permet de l’évaluer. En tant qu’êtres humains, nous sommes programmés pour nous tourner vers là où porte notre regard. La position des mains sur le volant reste donc une habitude à prendre dès que vous commencez à conduire.

Les forces en jeu lors d'un virage

Faire tourner votre voiture peut vous sembler naturel. Il n'en est rien. Saviez-vous que votre voiture est comme posée en équilibre sur ses quatre roues ? Lorsque vous freinez, accélérez ou virez, vous perturbez cet équilibre.

Vous tournez : La masse est transférée sur les roues se trouvant à l 'extérieur du virage : c'est la force centrifuge. La masse se déplace vers l'avant et l'extérieur du virage, l'arrière étant délesté, l'adhérence est réduite. La masse se déplace vers l'arrière et l'extérieur du virage. Il ne s'exerce pratiquement plus de charges sur une roue, la moitié de la masse de la voiture repose sur la roue arrière extérieure.

La solution pour corriger un sous-virage ? Décélérer progressivement pour charger l'avant. Abordez toujours un virage à une allure plus modérée. Sachez les anticiper, afin d'adapter votre vitesse suffisamment tôt. Néanmoins, il est difficile de déterminer par avance leur courbure et la visibilité qu’il y aura lorsque la voiture sera engagée.

Signalisation et dangerosité des virages

Si le virage n’est pas signalé par des panneaux ou marquages, la dangerosité est « normale », c'est-à-dire que l’allure maximale autorisée est jugée adaptée. L’allure peut donc être constante. Si une signalisation, quelle que soit sa nature, indique la présence d’un virage, ce dernier est considéré comme dangereux. Il faut abaisser l’allure avant le virage et ne pas dépasser les limitations sans quoi il y aura un risque de dérapage ou de sortie de route.

Pour prendre un virage correctement, il s'agit de bien se positionner avant le virage, pendant et après le virage. Pour pouvoir continuer à la même vitesse, rétrogradez pour surexploiter la puissance du moteur. Pensez aussi que les autres véhicules auront les mêmes difficultés, en particulier les poids lourds. Au contraire, la voiture en descente est entraînée par la pente.

Sur les routes étroites de montagne, de moins de 5 m de largeur, il n’y a pas de ligne médiane marquée au sol. En effet, l’absence de ligne médiane ne signifie pas que vous roulez sur une voie à sens unique.

Définition d'un virage

Un virage est le nom donné à la courbure d'une route. Cette courbure est plus ou moins accentuée selon le type de route. Par conception, la courbure d'une route est adaptée à la vitesse de référence correspondant au type de route. Les autoroutes ont des rayons de courbure très progressifs appelés clothoîde. Ce rayon tient compte de la vitesse d'approche du virage d'une part et du dévers d'autre part.

Le dévers est la pente nécessaire à l'écoulement de l'eau hors chaussée. Pour une route où la vitesse maximale est limitée à 80 km/h, le rayon ne devrait pas être inférieur à 250 mètres.

Virages dangereux et signalisation

Les virages dangereux font l'objet d'une signalisation plus ou moins renforcée. Les critères de dangerosité d'un virage, outre son rayon trop faible, sont un problème de visibilité du virage et d'appréciation de son rayon de courbure, un dévers inversé, un rayon se resserrant (ce qui équivaut à un double rayon) ainsi que les doubles virages.

Ce dernier critère est le plus dangereux car il surprend le conducteur abordant le virage trop rapidement. Ces virages peuvent davantage surprendre les motocyclistes, de par la technique pour aborder un virage avec une moto. Les conséquences de ces chutes peuvent être aggravées par la présence d'une glissière de sécurité, souvent implantée dans un virage, notamment les bretelles d'autoroutes. La technique pour y remédier, outre de se poser la question de la pertinence d'avoir une glissière est d'apposer une lisse basse de protection des supports de la glissière.

Pour alerter de la présence d'un virage délicat à franchir, les gestionnaires de voirie peuvent implanter le panneau de danger A1, danger virage en amont du virage. La lecture de sa courbure peut être renforcée par des balises. Ces balises ne s'implantent pas n'importe comment pour être efficace.

Statistiques d'accidents

Les virages dangereux sont encore la cause de nombreux accidents bien qu'un grand nombre ont été traités dans les années 80 avec le programme « points noirs ». On déplore environ 22% de victimes d'accident en virage.

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