Les changements que va connaître l’industrie automobile dans les dix prochaines années seront bien supérieurs à ceux des trente dernières années.

Les Tendances Clés du Marché Automobile

Plusieurs tendances majeures façonnent actuellement le marché automobile mondial :

  • La révolution des voitures électriques et le début de la fin du moteur thermique (pour les véhicules neufs).
  • Une évolution vers la conduite assistée: le développement des voitures de niveau 2 ou 3 en termes d’autonomie.
  • Le digital est le levier le plus plébiscité aujourd’hui pour se renseigner sur sa prochaine acquisition.

L'importance du Digital dans le Parcours d'Achat

En 2022, 7 clients sur 10 ont découvert leur véhicule en ligne. Toutefois, en France, 93 % des ventes sont réalisées en concession contre 7 % en ligne.

La vidéo, et en particulier YouTube, a pris une importance considérable dans le parcours de décision : aujourd'hui, 40 millions de Français utilisent YouTube une fois par mois, avec une moyenne de 36 minutes de consommation journalière. Ce sont 41 % des acheteurs automobiles qui ont plébiscité des vidéos sur YouTube en 2022. La vidéo en ligne est un véritable levier d’efficacité publicitaire.

De plus, la mutation des parcours utilisateurs et les contraintes réglementaires ajoutent de la complexité.

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L'Expérience Client et le Rôle des Concessionnaires

Les prospects ont accès à des mines d'or grâce au digital. L’opportunité pour les distributeurs est de revenir à leur mission initiale : le conseil client.

Les clients attendent une expérience fluide entre le site Internet et la visite en concession : ils souhaitent éviter les points de friction. Ils attendent de l'efficacité et de la cohérence.

Pour les commerciaux, le nouvel enjeu sera l'écoute active, car ils auront en face d'eux des clients qui connaissent déjà très bien les produits.

La distribution automobile est également touchée par une évolution brutale des usages : 53 % des acheteurs ne font qu’une visite en concession avant achat. Le risque est que le concessionnaire ne devienne qu’un point de livraison, et non un conseiller de confiance, ce qu’il devrait être.

La troisième grande tendance est la nécessité d’une expérience client 100 % digitale : 93 % des achats de véhicules neufs sont encore fait en concession, mais la plupart des décisions sont déjà prises quand le client pousse la porte de la concession.

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Il faut transformer ses leads rapidement et assurer de la cohérence avec une transition fluide entre l’espace virtuel et l’espace réel.

Adaptation des Réparateurs aux Véhicules Électriques

Enfin, les réparateurs vont devoir faire face à une réduction de la demande pour leurs services : plus de vidanges, ni de révisions annuelles, et moins d’accidents et de réparations avec le passage au niveau 2 d’autonomie. Ils devront donc investir dans l’outillage nécessaire pour les véhicules électriques, qui sont de véritables ordinateurs roulants.

Analyse du Marché en 2024

L’année 2024, marquée par une dégradation générale du marché des véhicules neufs, a subi des bouleversements importants, reflétant les tendances émergentes, les défis politico-économiques, et les avancées technologiques. Alors que la transition écologique doit se poursuivre pour une mobilité plus durable, le secteur automobile fait face à des enjeux structurels et conjoncturels. Des immatriculations en baisse sur le marché des véhicules neufs Après une belle année 2023, le marché des véhicules neufs a reculé de 3.2% en 2024 pour atteindre un peu plus de 1.7 millions d’unités, soit un recul de 22% par rapport à 2019, année de référence du secteur automobile. Cette contraction résulte d’un contexte politique instable et d’une conjoncture économique tendue, affectant à la fois les investissements des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.

La hausse des prix des véhicules neufs, combinée à l’incertitude sur les différentes motorisations, freine les décisions d’achat des consommateurs. Des ventes de véhicules électriques décevantes Le marché de l’électrique avait atteint son plus haut niveau fin 2023, avant la réduction du bonus, pour subir un recul de 2.5% en 2024.

Ces résultats sont bien en dessous des attentes pour assurer une transition rapide vers une mobilité durable et entrainent de fortes craintes du côté des constructeurs pour répondre aux objectifs des normes CAFE 2025 (Corporate Average Fuel Economy), normes qui imposent aux constructeurs automobiles européens une réduction de 15 % des émissions moyennes de CO₂ par kilomètre pour les véhicules vendus. Fin 2024, la part de marché des véhicules électriques atteint un peu moins de 17 % des immatriculations totales. Sur le mois de décembre, elle est même descendue à 16.1%. Cette situation ne devrait pas se rétablir sur le court terme, les consommateurs convaincus étant déjà équipés. Seules les hybrides non-rechargeables s’en sortent avec une progression de 42.1% et une part de marché qui atteint 32.9% (dont 51.2% sur le mois de décembre !). Un marché de l’occasion qui résiste 2024 aura été, pour une majeure partie de l’année, une aubaine pour le marché de l’occasion qui a profité d’une baisse des prix et d’une offre plus riche en modèles récents, notamment sur l’électrique.

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Au cumul, la progression des ventes de VO affiche +2.1% par rapport à 2023 pour plus de 6.2 millions d’unités, ce qui équivaut à 3 voitures d’occasion vendues pour 1 neuve. Les transactions entre particuliers dominent ce segment, mais le développement de programmes comme le leasing social pour les véhicules électriques d’occasion pourrait offrir de nouvelles opportunités aux professionnels dès 2025. Des constructeurs européens sous pression Les constructeurs européens doivent naviguer dans un contexte de concurrence internationale, notamment avec la montée de fabricants chinois sur le marché de l’électrique. Cette situation met en évidence la nécessité pour l’industrie européenne de s’adapter à des stratégies plus innovantes et compétitives. L’industrie automobile est également confrontée à des fermetures d’usines.

Volkswagen, par exemple, prévoit la fermeture de trois sites (deux en Allemagne et un à Bruxelles) en raison d’un faible taux d’utilisation des capacités de production. Ces restructurations, déjà amorcées avec des réductions d’effectifs chez les équipementiers, visent à restaurer les marges dès 2025. Les perspectives pour 2025 Les prévisions indiquent que 2025 devrait suivre la même dynamique que 2024, poursuivant la transition écologique. Ce n’est qu’en 2026 que l’on pourrait entrevoir une reprise. L’adaptation à des normes environnementales plus strictes continuera de stimuler l’innovation chez les constructeurs et, la reprise globale du marché de l’électrique au niveau européen devrait reprendre à moyen terme sur 2025 pour atteindre entre 20 et 24% de parts de marché en fin d’année.

Toutefois, les volumes d’avant la pandémie de la COVID-19 ne seront probablement plus jamais atteints selon plusieurs études (cf.Autoactu.com).

Performance du Marché Mondial en 2024

L’industrie automobile mondiale affiche une bonne dynamique, avec un troisième trimestre consécutif en nette progression (+ 4 % par rapport à l'année précédente), une croissance largement portée par le marché chinois. Au total, 22 millions de véhicules ont été vendus au deuxième trimestre, un record depuis six ans pour cette période de l’année. Sur l’ensemble de l’année 2024, les ventes atteignent 87 millions d’unités, soit une hausse de 3 % par rapport à 2023, confirmant ainsi la sortie de la crise post-pandémique. Les volumes se rapprochent progressivement de ceux de 2018-2019 et cette reprise devrait se poursuivre en 2025 et 2026, avec une croissance estimée à environ 2 % par an. Parallèlement, la pénétration des véhicules électriques continue de progresser à l’échelle mondiale, atteignant 20 % en 2024. Cette tendance devrait se renforcer au cours des deux prochaines années.

Marché Américain

Dans un contexte économique marqué par de nombreuses annonces et par la mise en place de plusieurs mesures protectionnistes, le marché automobile américain affiche une bonne tenue au premier semestre avec 8,3 millions de véhicules vendus, même si le taux de croissance en glissement annuel s’essouffle quelque peu. L’année 2024 s’est achevée sur une progression annuelle de 2 %, totalisant 16,2 millions de véhicules vendus. Cette dynamique modérée devrait se poursuivre au cours des deux prochaines années. Après une phase de rattrapage significative - le taux de pénétration des véhicules électriques étant passé de 2 % en 2020 à 10 % en 2024 - l’avenir du segment électrique suscite désormais des incertitudes. Les récentes décisions de la nouvelle administration américaine, notamment les décrets signés par Donald Trump annulant plusieurs mesures de soutien à l’électrification, laissent planer le doute sur la trajectoire des années à venir.

Marché Européen

Le marché automobile européen enregistre un recul des ventes de 3 % en glissement annuel avec 3,8 millions de véhicules vendus au 2T25. La baisse est principalement tirée par les deux plus grands marchés de la région : la France (-8%) et l’Allemagne (-5%). En dehors du creux observé en 2022, les ventes restent relativement stables, avoisinant les 14 millions d’unités par an. Les perspectives pour 2025 et 2026 tablent sur une reprise modérée, avec une croissance annuelle estimée entre +2 % et +3 %. Sur la période 2020-2026, la croissance annuelle moyenne (CAGR) est de 2 %. Les ventes de VE ont une dynamique contraire à celle des véhicules thermiques sur le 1er semestre 2025 (part de VE de 24 %)

Marché Chinois

Le marché automobile chinois poursuit sur sa lancée, enregistrant une croissance de 11 % en glissement annuel au 2ème trimestre, le 3ème consécutif de croissance à 2 chiffres. Avec 7,9 millions de véhicules particuliers immatriculés, il s’agit d’un nouveau record pour cette période de l’année. La guerre des prix de VE dope le marché automobile chinois malgré l’intervention du gouvernement qui tente de réguler la compétition acharnée entre les marques. Les prévisions annoncent une croissance plus modérée en 2025 (+1 %) et même une légère contraction en 2026 (-1 %), signe d’une possible consolidation après plusieurs années de forte expansion. Cependant, le 1er semestre se situe déjà à +12%. Malgré cela, la montée en puissance des véhicules électriques ne montre aucun signe de ralentissement : leur taux de pénétration a atteint 40 % en 2024 et pourrait franchir le seuil des 60 % d’ici 2026..

Marché Mondial du Véhicule Électrique (VE)

Les ventes mondiales de VE ont atteint 5,2 millions d’unités au 2T2025, contre 4,1 millions un an plus tôt, soit une hausse de 29 % en glissement annuel (66% des ventes de VE sont des BEV). Le taux de pénétration des véhicules électriques en 2024 a atteint les 20 %, en progression de 3 points par rapport à 2023. Cette tendance devrait se poursuivre, avec un taux de 22 % attendu en 2025, puis 27 % en 2026. La Chine continue à mener la croissance des ventes, représentant près de 70 % des ventes totales de véhicules électriques, tandis que les immatriculations en Europe et aux USA plafonnent. Fin 2024, le parc mondial de voitures particulières électriques (VE) a atteint 59 millions d’unités, soit environ 5 % de l’ensemble des voitures en circulation dans le monde.

Marché Européen du VE

Dans un marché automobile européen en baisse de 3%, les ventes de véhicules électriques en Europe ont bondi de 28% au 2T2025 en glissement annuel (0,9 millions de VE - un record en Europe). L’Allemagne et le Royaume-Uni, les 2 plus importants marchés de VE en Europe, se distinguent par des hausses marquées (comme au trimestre précédent) de la part de marché des VE, respectivement de +9 et +8 points. En Allemagne, les ventes sont portées par un allègement fiscal pour les flottes d’entreprise et au Royaume-Uni par la réintroduction d’un bonus écologique supprimé en 2022. Après deux années de stagnation, les ventes repartent à la hausse et devraient atteindre les 3,5 millions en 2025. Mais il faudra plus que des mesures de soutiensur les marchés allemand et britannique pour maintenir ce rythme de croisière en 2026, pour laquelle une consolidation semble probable.

Marché Français

Le marché automobile français enregistre un net recul au deuxième trimestre, en baisse de 8 % en glissement annuel avec 434 000 véhicules immatriculés. Tous les segments sont en baisse (EV -8 %, Essence -5 %, Diesel -37 %) Sur le premier semestre de l’année, les ventes dépassent les 854 000, en baisse de 8 % par rapport à 2024 et en baisse de 28 % par rapport à 2019. Le marché des voitures neuves est pris en étau : les prix montent alors que le pouvoir d’achat baisse. En 2025, le malus écologique s’est durci, l’avenir des motorisations reste flou et la pression réglementaire pousse les acheteurs à attendre avant de se décider. La mise en place de nouvelles aides à partir de juillet 2025 et le retour du leasing social en septembre devraient relancer les ventes de véhicules propres. Comparé à ses voisins, le marché automobile français traverse davantage de difficultés, y compris pour les voitures électriques dont les ventes progressent en Europe, mais reculent en France.

Marché Américain du VE

Les ventes de VE plafonnent en glissement annuel, malgré la fin de la prime gouvernementale de 7500 $ qui doit disparaitre fin septembre. La compétition entre les constructeurs s’intensifie principalement aux dépens de Tesla. En août, la part de marché de Tesla est tombée à seulement 38 % de toutes les ventes de VE aux États-Unis contre plus de 70 % en 2022. La croissance des ventes de voitures électriques (BEV) devient de plus en plus incertaine.

Marché Chinois du VE

La Chine enregistre une croissance spectaculaire de 32 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2025 avec 3,6 millions de VE (BEV + PHEV) immatriculés, plus des 2/3 des ventes mondiales de VE. La part de marché des véhicules électriques s’établit à 45 %, après un léger recul saisonnier du trimestre précédent, lié à la prime de fin d’année sur les VE. Il est intéressant de noter la remontée des véhicules BEV dans le mix BEV-PHEV du VE depuis 4 trimestres. Alors que la part de marché des VE stagne en Europe et aux États-Unis, la Chine poursuit sa trajectoire à un rythme impressionnant, portée par une demande intérieure robuste et des politiques publiques volontaristes. Un trimestre à 50 % de part de marché est envisageable dès 2025, et l’année 2026 pourrait approcher le cap des 60 %. À ce rythme, la Chine continue, seule, d’écrire l’histoire mondiale du véhicule électrique.

Marché Mondial des Poids Lourds

Le marché mondial du poids lourd enregistre un nouveau repli au deuxième trimestre 2025, avec une baisse de 5 % en glissement annuel. En Europe, le recul atteint 19 %, touchant particulièrement les segments lourds : selon l’ACEA, les ventes de poids lourds (trucks) chutent de 15 %, tandis que les camionnettes résistent mieux (-11 %). Les deux principaux marchés de la catégorie Trucks, l’Allemagne et la France, affichent des baisses marquées de respectivement 28 % et 19 %. Les ventes de véhicules électriques dans la catégorie de PL résistent mieux au repli général du marché en Europe et leur part de marché s’en trouve mécaniquement rehaussée, pour atteindre 3,6 % dans la catégorie Trucks, celle qui, en raison du poids important d’un véhicule chargé, est la plus difficile à conquérir pour la motorisation électrique. Il est difficile de faire des comparaisons internationales, les catégories de PL n’étant pas aussi homogènes que pour les VP, mais le taux d’électrification des PL se situerait au-dessus de 20 % en Chine. L’année 2025 s’annonce compliquée pour le secteur en Europe, pris en étau entre une surcapacité de transport en volume et une pénurie persistante de conducteurs. Les principaux constructeurs signalent un niveau de carnet de commandes inférieur à la normale, tandis que l’âge moyen du parc de poids lourds continue d’augmenter.

Prix des Carburants

Tirés par la baisse des cours du brut sur les marchés internationaux, les prix de l’essence et du diesel ont reculé au 2T25 en glissement annuel. Le prix de l’électricité résidentielle (hors abonnement) a fortement chuté en Europe, affichant une baisse de 20 % par rapport au 2T 2024. En incluant l’augmentation de la part fixe (abonnement), le tarif de l’électricité est stable en glissement annuel. Converti en équivalent essence, le coût de l’électricité en Europe s’élève à 0,55 €/l, soit 68 % de moins que le prix moyen del’essence.

Stratégie de l’Industrie Automobile Chinoise

Depuis les années 1980, de nombreux constructeurs japonais et occidentaux ont investi en Chine. Cependant, bon nombre d’entre eux ont depuis jeté l’éponge. Aujourd’hui, la situation s’est inversée : ce sont désormais les constructeurs chinois qui s’interrogent sur la meilleure voie à suivre, entre exportation et investissement. En 2023, la Chine a exporté près de 5 millions de véhicules, dépassant ainsi le Japon, qui en a exporté 4,5 millions. Ces chiffres incluent, des voitures de marques occidentales fabriquées en Chine et destinées à des marchés non chinois. Déterminer précisément ce qui fait d’un véhicule un produit « chinois » est en réalité complexe, d’autant plus que l’industrie automobile repose largement sur l’assemblage de sous-systèmes provenant de multiples fournisseurs internationaux. Ainsi, peu importe le lieu de fabrication, plus de la moitié des composants d’un véhicule proviennent de Chine.

Si l’on définit un véhicule « chinois » comme tout modèle assemblé en Chine, sa part de marché à l’export vers l’Europe de l’Ouest est passée de moins de 6 % au deuxième trimestre 2024 à plus de 7 % ce trimestre (voir figure). Dans le même temps, les marques occidentales reculent au profit des marques chinoises, qui proposent davantage de modèles hybrides rechargeables (PHEV) et hybrides classiques. Ces modèles échappent aux droits antisubventions introduits fin 2024 par l’Union européenne pour les véhicules électriques à batterie (BEV). Près de 60 % des ventes de véhicules chinois en Europe se concentrent au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie. Par ailleurs, les constructeurs chinois dégagent des marges nettement plus élevées en Europe qu’en Chine.

Les surcapacités de production en Chine, qui excèdent temporairement la demande intérieure, favorisent également les exportations afin d’amortir les investissements industriels. Selon AUTONOMY, la Chine dispose d’une capacité de production annuelle de 45 millions de véhicules, mais seulement 30 millions ont été produits en 2024. Ce type de déséquilibre n’est pas inhabituel : la Chine double régulièrement ses capacités pour anticiper la croissance future de la demande, au prix de périodes de sous-activité entre deux cycles d’expansion. Après les fortes vagues d’investissement de 2021 et 2022, le secteur automobile chinois connaît actuellement un ralentissement, tandis que les investissements ch...

Tableau Récapitulatif des Ventes Mondiales de VE (2T 2025)

Région Ventes (millions d'unités) Croissance annuelle
Monde 5.2 29%
Chine 3.6 32%
Europe 0.9 28%

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