Quel amateur d'automobile reste insensible à la fameuse course poursuite opposant la Ford Mustang Fastback à la Dodge Charger dans le désormais mythique Bullitt de Peter Yates (1968) ? Si les deux muscle-cars sont entrées dans la légende, la pony car pilotée par Steve McQueen a véritablement connu sa gloire commerciale à la suite du long métrage.
En ce début d’année, Ford a offert à ses fans un bien joli cadeau, en faisant revivre la fantastique Mustang GT Fastback du film Bullitt, à travers une émanation de sa Mustang GT. Et pour orchestrer ce lancement, la firme américaine a fait preuve de créativité.
Jusqu’ici, rien de très original me direz-vous, d’autant plus que si l’on revient vingt ans en arrière, on se souvient que pour les raisons d’un spot publicitaire, Ford avait déjà fait référence au film Bullitt, en faisant évoluer l’un de ses nouveaux modèles - en l’occurence la Puma -, dans les rues de San-Francisco, avec un Steve McQueen réssuscité au volant. Mais cette fois, Ford eu la très bonne idée de confier les clés de la « Stang » à Molly McQueen, la fille de Chad McQueen, lui-même fils du King of Cool.
L'Héritage du Film Bullitt
Le film Bullitt, tourné en 1968, est devenu totalement culte pour les amoureux des pony cars. Si l’on ne devait retenir qu’une seule course-poursuite automobile dans l’histoire du cinéma, ce serait celle qui oppose le policier Frank Bullitt (Steve McQueen) à deux tueurs à gages, dans le dédale des rues très inclinées de San Francisco.
L’idée de filmer une vraie course-poursuite à vitesse réelle, entre 150 et 200km/h, et à vitesse normale, 24 images/seconde, naît d’un défi, que se sont lancés le réalisateur Peter Yates et Steve McQueen, producteur du film, dans un restaurant bien connu du tout-Hollywood, le Martoni’s. Avant 1968, les poursuites automobiles sont filmées à vitesses plus lentes. L’image est ensuite accélérée en studio. McQueen ne veut pas donner l’illusion du danger. Les cascades doivent être effectuées dans leur vitesse réelle.
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La prouesse technique est rendue possible grâce à une petite caméra portable, l’Aeroflex 2C, qui a fait ses preuves lors de la deuxième Guerre mondiale lorsqu’elle fut utilisée par des militaires. Fixée à une barre sur le siège-arrière, elle permet aux spectateurs d’avoir le point de vue du conducteur. Le producteur et le réalisateur obtiennent du maire de la ville, Joseph L. Alioto, de tourner dans quelques rues, bloquées pour le tournage.
La course-poursuite commence à Bernal Heights, puis à Potrero Hill, Russian Hill, North Beach. Elle se termine sur Mansell avenue et la Guadalupe Canyon Parkway à Daly City puis à Brisbane, dans une fausse station essence construite pour le film. Il faudra trois frénétiques semaines de tournage, plusieurs voitures mises à (très) rude épreuve.
Le lieutenant de police Bullitt conduit une Ford Mustang GT 390 1968 verte. Les deux tueurs à gages sont à bord d’une Dodge Charger V8 440 noire de la même année. Lorsque la course s’engage, la bande-son composée par Lalo Schifrin s’efface au profit d’un dialogue entre les deux types de moteur. A la boîte de vitesse manuelle de la Mustang, sourde et nerveuse, répond la boîte automatique de la Dodge, plus suave. Une conversation interrompue par le crissement des pneus à chaque virage toujours pris serré.
1968 est l’année où la Mustang connaît une évolution de taille : son volume global est plus imposant, et sa forme de squale se reconnaît de plus en plus. La calandre est agrandie et devance les phares. McQueen sait qu’en mettant le coupé GT390 « Fastback » à l’écran, Ford verra ses ventes boostées : il demande alors à la firme de participer au financement du film.
Après avoir accepté, Ford se retire au dernier moment. McQueen est furieux, d’autant que le tournage a déjà commencé et qu’il n’est plus possible de choisir une autre voiture. L’acteur décide alors de retirer tous les signes distinctifs de la voiture (insignes Ford, GT, Mustang sur la calandre…) et de changer les jantes d’origine pour les remplacer par des jantes alu type American Racing. Ce tuning fera entrer la 390 GT dans la légende !
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La course-poursuite n’aurait pas pu être ce qu’elle est sans le génie de mécanos chevronnés, comme Max Balchowski, embauché par McQueen pour renforcer la Mustang et la Dodge, car à plus de 150km/h, aucune voiture normalement constituée ne peut résister à de tels sauts. Pendant neuf minutes 42 secondes, Bullitt pilote la Mustang GT propulsée par un V8 de 390 pouces cube-inches, soit 6390 cm3, développant 320 chevaux, couplé à une transmission manuelle à 4 rapports.
Le modèle de 1968 est de 100kg plus lourd que la 289ci. Il offre de meilleures accélérations mais de moins bonnes reprises. Pour améliorer le comportement de la GT 390 (selon les versions, Balchowski en aurait préparé 2 voire 4 du même modèle), les amortisseurs et leurs supports mais aussi les traverses (cross members) sont renforcés, les veilleuses sont retirées de même que les insignes.
Les pneus et les jantes ne sont pas ceux de série, mais plus imposants, de type American racing en 17“. Balchowski change aussi les culasses. McQueen exige des réglages de châssis spécifiques. La Mustang est, elle, bien malmenée : aile gauche et portière arrière-droite enfoncés, amortisseurs et suspensions sous haute tension, rétroviseur éclaté, côté droit totalement rayé après avoir embrassé une glissière, pare-brise troué par plusieurs impacts de balles… Il doit y avoir aussi des problèmes avec le carter d’huile car la Mustang crache beaucoup d’huile et de fumée.
Deux Mustangs ont été commandées pour le film de 1968, la première portant le numéro de série 8R02S125558 (la '558) et servant à toutes les cascades, sauts, virages…, la seconde, le n° 8R02S125559 (la '559) étant celle que conduit McQueen.
La '558, en mauvais état, est mise à la casse. Elle est retrouvée par hasard au Mexique dans la région de Baja California en 2017. Bingo : elle vaudrait aujourd’hui environ un million de dollars aux enchères. La '559 est passée entre plusieurs mains : celles d’un employé de la Warner Bros, d’un policier du New Jersey, d’un assureur du New Jersey, Robert Kiernan, qui l’acquiert pour 6000 $ de l’époque (environ 37 500 dollars, ou 30 550 euros d’aujourd’hui). Sa femme en fait un usage quotidien.
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30 000 miles plus tard, la Mustang montre quelques signes de faiblesse et les pannes à répétition forcent Kiernan à la remiser dans son garage. McQueen tente à plusieurs reprises de lui racheter, en vain.
La Ford Mustang Bullitt Moderne
A l'occasion du cinquantième anniversaire du film Bullitt, voici que Ford présente une série limitée de sa Mustang, qui ne manque pas de caractère. Nous voici désormais en 2018, et c'est un modèle assez particulier qui est aujourd'hui à l'essai. La superbe Ford Mustang que vous avez sous les yeux est une réinterprétation moderne de la légende de 1968.
En cinq décennies, la célèbre pony car a bien évolué. Longue de 4,79 mètres pour 1,92 m de large (contre respectivement 4,66 m et 1,80 m), l'américaine est désormais plus dynamique d'aspect, mais reste toujours inimitable. Sur cette version Bullitt, les références au passé sont nombreuses, à l'instar de la superbe peinture Dark Highland Green ou les jantes alliage de 19 pouces reprenant le dessin des Minilite de 1968.
Autre similitude, l'absence de logo sur la calandre, dont l'origine remonte à une brouille entre Steve McQueen et le constructeur. A l'arrière, la Ford Mustang se distingue par son impressionnant logo Bullitt sur la malle et par ses quatre sorties d'échappement plus que suggestives. A titre personnel, je regrette l'absence de chromes, si ce n'est autour de la calandre.
En soulevant le capot de la belle, on laisse échapper un petit ouf de soulagement. Non pas que le 4 cylindres Ecoboost soit ridicule sur la Mustang, mais cette série spéciale se devait d'accueillir un bon gros V8 bien malussé et capable de faire perdre la raison à bien des élus anti-voitures. Pour la version Bullitt, Ford a légèrement revu la mécanique. Si la cylindrée de 5038 cm3 reste inchangée, la puissance progresse légèrement, et atteint désormais les 460 ch à 7250 tr/min. Le couple est encore plus généreux, avec une valeur de 529 Nm à 4600 tr/min. Rien ne remplace les cubic inches n'est-ce pas ?
Uniquement associé à une transmission manuelle, dont le pommeau est en bakélite comme sur le modèle originel, le V8 se réveille avec un timbre d'une belle gravité. Mélodieux sans être envahissant, le moteur participe énormément au plaisir de conduire, d'autant que le conducteur peut sélectionner selon l'envie différents modes de conduite : normal, sport, circuit... Malgré sa masse importante, la Ford Mustang Bullitt 2018 ne manque pas d'allant, et le 0 à 100 km/h ne réclame que 4,6 secondes.
Les reprises sont aussi de la partie, avec une transmission dont les rapports n'ont heureusement pas été trop rallongés. Et puis, quel plaisir de titiller l'accélérateur d'une américaine à moteur atmosphérique, malgré les consommations qui s'envolent (entre 15 et 20 litres aux 100 km selon votre rythme). Si la Ford Mustang est la "sportive" la plus vendue au monde, elle n'est en pratique pas la plus sportive du marché.
A l'exception d'une Corvette qui peut être comparée sans rougir aux références européennes et japonaises au chapitre comportement routier, la Mustang est plutôt une bonne propulsion, rassurante, mais dont le gabarit et le poids ne donneront pas l'envie à l'heureux propriétaire d'aller taquiner le vibreur sur circuit. A bord justement, la Ford Mustang Bullitt n'a pas repris les imitations bois de son aïeule, et préfère les inserts de type aluminium. C'est moins chaleureux, mais davantage dans l'ère du temps.
Si les plastiques ne sont pas des plus flatteurs, l'ensemble est robuste et exotique. Le beau volant à jante épaisse reçoit aussi le fameux logo Bullitt et une plaque numérotée côté passager rappelle que cette Mustang n'est pas comme les autres. Pour les férus de technologie, l'instrumentation est ici entièrement numérique et offre des possibilités de personnalisation intéressantes.
La dotation est également complète, avec la climatisation automatique 2 zones, le régulateur de vitesse adaptatif, le système multimédia de dernière génération, la caméra de recul (bien utile), le système de prévention des collisions et la sellerie cuir. L'actuelle Ford Mustang a déjà tous les ingrédients pour faire chavirer les coeurs. Mais quand il s'agit de la version Bullitt, c'est le coup de foudre assuré.
Si Ford aurait gagné à pousser l'hommage un peu plus loin avec des chromes, du bois, et un moteur plus performant, la pony car procure déjà beaucoup de bonheur au volant. Les 82 exemplaires sont malheureusement tous vendus au tarif de 54 900 euros, accompagné d'un magnifique cadeau de l'Etat : un joli petit malus de 10 500 euros. Mais c'est bien connu, quand on aime...
Mais c’est en 2018, pour célébrer le cinquantième anniversaire de la Mustang de Bullitt, que la firme Ford sort une édition spéciale et limitée, un modèle dédicace. Au salon automobile de Détroit, Ford a dévoilé la version 2018 : même absence d’insignes sur la calandre, même couleur « Dark Highland Green » (mais aussi en couleur noire « Shadow Black »), équipée de technologies modernes (planche de bord transformée en grand pavé numérique, bouclier redessiné, équipé de feux à LEDs, aide à la conduite).
Côté moteur, le coupé reste un V8, 5,0 litres Coyote, boosté à 475 chevaux et 569Nm de couple. Une boîte de vitesses mécanique à six rapports assure une transmission efficace de la puissance. Le conducteur dispose d’un système de contrôle des valves, pour améliorer le son du V8, d’un nouvel échappement et d’un collecteur d’admission inauguré par la Shelby GT350. Quelques touches de chrome en plus, au niveau du tour de vitres, des étriers de frein Brembo rouges et un badge Bullitt au niveau du coffre, ainsi qu’au centre du volant.
Bullitt a marqué l’histoire du cinéma comme de l’automobile. Avec d’un côté Steve McQueen et de l’autre sa Mustang teintée d’un vert sombre, le film a permis de bâtir la légende de l’acteur et du modèle emblématique de Ford. Pas de souci à se faire pour les inconditionnels de la muscle car, ils devraient être facilement séduits. Cependant, ce traitement « naked » ne réduit pas l’agressivité naturelle de la voiture, bien au contraire. Tout l’objectif est de privilégier la puissance et l’efficacité, sans être tape à l’œil.
Dès le premier coup d’œil à l’intérieur, on remarque un tableau de bord et un levier de vitesse en aluminium poli relié à une boite manuelle à 5 rapports, un volant inclinable et un pédalier hérités de la Shelby. Si les sièges sont corrects, l’espace réservé aux passagers à l’arrière est lui très limité. Là encore, l’idée de simplicité se retrouve dans l’habitacle.
La Mustang Bullitt possède bien entendu la teinte incontournable Dark Highland Green, ce vert étonnant et inquiétant très atypique dans l’univers automobile. L’absence d’éléments extérieurs notables (prises d’air, becquets, etc.) ne surprend pas. Selon Doug Gaffka, concepteur en chef : « La Ford Mustang Bullitt, tout comme la Bullitt originale, est un loup déguisé en agneau. La Mustang est et a toujours été une icône qu’on reconnaît sans emblèmes.
La Ford Mustang Bullitt assume son accélération franche et sportive et atteint les 100 km/h en 5,1 secondes, pour une vitesse maximale officielle de 240 km/h ! A une telle vitesse, on imagine sans peine les rugissements caractéristiques de la bête. Si vous êtes tenté, sachez que cette voiture n’a été produite qu’à 7 700 exemplaires en 2008 et que son prix aujourd’hui tourne autour de 30 000 euros.
En 1968 une Ford inoubliable a laissé sa marque sur grand écran. Cette voiture, une Mustang GT Fastback, conduite par Steve McQueen, était l’héroïne du film « Bullitt ». Un mythe est né qui marque à la fois l’histoire du cinéma et de l’automobile. Ce nouveau 50e anniversaire de Mustang BULLITT donne vie à la légende aujourd’hui. Avec un puissant moteur V8 de 5,0 litres, ce modèle combine parfaitement l’intérieur moderne avec l’esprit Grand Touring. Bien sûr, ce coupé peut porter la célèbre couleur historique Green Highland.
C’est l’une des scènes les plus connues de l’histoire du cinéma avec la Ford Mustang BULLITT. La séquence dure près de 10 minutes et aura marqué les esprits de plusieurs générations. Pour célébrer le 50ème anniversaire du film devenu culte, la nouvelle Ford Mustang Bullitt édition spéciale est présentée pour la première fois en Europe à l’occasion du Salon de l’automobile de Genève 2018.
Exclusivement disponible en boite manuelle 6 vitesses, la Mustang Bullitt est propulsée par le moteur Ford V8 5.0l délivrant une puissance de 464 ch et près de 529 Nm de couple. « Cette scène de poursuite dans ‘Bullitt’ a véritablement su capturer l’état d’esprit et l’excitation que peut procurer la conduite d’une Mustang », a déclaré Steven Armstrong, président de Ford Europe. « C’est exactement ce type de sensations que nous avons voulu recréer avec la nouvelle Mustang Bullitt, avec plus de puissance, de nouveaux équipements et un système audio premium B&O PLAY.
Pour révéler la nouvelle Mustang Bullitt en Europe, Ford a pu compter sur le soutien de la troisième génération de la famille McQueen, Chase et Madison McQueen. « À la maison, nous avons toujours été entourés d’objets qui nous rappellent le rôle de notre grand-père dans ‘Bullitt’, et nous avons vu ce film tellement de fois que nous le connaissons par cœur. « Notre père, Chad, nous a appris à conduire au volant de Ford sur les routes côtières californiennes, alors tourner ces images ici, à ses côtés pour cette nouvelle voiture, fut une expérience unique.
À l’intérieur, on retrouve de série un combiné d’instrumentation numérique avec écran LCD de 12 pouces, identique à celui de la toute nouvelle Mustang, mais avec un écran d’accueil Bullitt exclusif affichant la silhouette de la voiture à la place de l’habituel cheval galopant. Le nouveau système de suspension MagneRide, de série sur la nouvelle Mustang Bullitt, apporte un temps de réponse ultra-rapide en cas de changement des conditions de route. Stimulée électroniquement, la technologie d’amortissement peut offrir plus ou moins de résistance, selon les modes de conduite.
Une nouvelle technologie de Valve Active (Active Valve Performance Exhaust) permet pour la première fois d’ajuster le son de l’échappement et d’activer le mode « Discret ». Il y a cinquante ans sortait le film Bullitt dans les salles américaines. La plus célèbre course poursuite de l’histoire du cinéma avec Steve McQueen au volant d’une Mustang Fastback GT de 1968 fait désormais partie des scènes cultes du 7ème art. Pour lui rendre hommage, Ford a créé la Mustang Bullitt, dont les 82 exemplaires prévus pour la France, seront disponibles dans les FordStores de l’Hexagone dès la rentrée 2018.
À l’intérieur, on retrouve le nouveau combiné d’instrumentation numérique avec écran LCD de 12 pouces de la toute nouvelle Mustang, personnalisé avec une animation spécifique Bullitt. La Mustang GT bénéficie elle aussi d’une nouvelle amélioration avec le système Rev Matching (ou « talon pointe automatique ») qui optimise les changements de rapport sur la boîte manuelle 6 vitesses. Le système audio premium B&O PLAY, déjà disponible sur la nouvelle Fiesta et sur le nouvel EcoSport, fait également son apparition, de série, sur les nouvelles Mustang 2018. Celui-ci délivre une puissance de 1 000 watts grâce à ses 12 haut-parleurs, offrant aux occupants une expérience sonore d’exception, quelle que soit leur place dans l’habitacle.
La Ford Mustang Bullitt d’occasion incarne l’alliance parfaite entre héritage légendaire et performance moderne. Inspirée par la mythique voiture de Steve McQueen dans le film « Bullitt » de 1968, cette édition spéciale de la Mustang est bien plus qu’un simple véhicule, c’est une véritable icône automobile.
Design et Spécifications Techniques
Le design de la Ford Mustang Bullitt est à la fois audacieux et élégant. Elle se distingue par sa couleur verte « Dark Highland Green » emblématique, bien que certaines versions soient également disponibles en noir. Son allure musclée, ses jantes spécifiques et l’absence de badges traditionnels Mustang accentuent son caractère unique et son lien direct avec le modèle original.
Sous le capot, la Ford Mustang Bullitt d’occasion cache un moteur V8 de 5,0 litres qui délivre une puissance impressionnante de 480 chevaux. Couplé à une boîte manuelle à six vitesses, ce moteur offre des performances époustouflantes et une sonorité inimitable qui ravira les puristes.
Opter pour une Ford Mustang Bullitt d’occasion, c’est s’offrir une voiture de légende à un prix plus accessible que le neuf, tout en bénéficiant d’une rareté qui ne cesse de gagner en valeur au fil des années. De plus, en tant qu’édition spéciale, la Bullitt est souvent bien entretenue par ses propriétaires, ce qui en fait un excellent choix sur le marché de l’occasion.
La Mustang, c'est six générations de bolides et dix millions d'exemplaires vendus qui ont traversé près de trois générations d'amateurs de coupés sportifs. La recette était pourtant simple, mais elle arriva à point nommé ! À l'heure où les baby-boomers rêvaient d'émancipation, la Mustang leur offrit un coupé compact et racé à petit prix, identifié par un sobre mais mémorable logo de cheval au galop qui signifiait "lâchez la cavalerie". Taille, look, prix, identité, ce quarté fut gagnant !
Ford dut très vite aiguiser les fers de sa Mustang pour s'affirmer en tant que leader sur le marché des muscle-cars. Sa brève hégémonie fut rapidement menacée par une concurrence rude ainsi qu'une surenchère dans la course à la puissance. En 1966, l'étalon de Detroit vit alors émerger son éternelle rivale : la Chevrolet Camaro.
La Mustang telle que nous la fantasmons aujourd'hui a pour point de départ un millésime 67 au caractère bien plus trempé. Le petit coupé prit du muscle, gagna en largeur, et fronça ses phares pour intimider la concurrence. "Intimider", mais aussi prendre la tête de la course ! Car si la Mustang 1967 tapa dans l'œil du monde, elle grava aussi ses oreilles avec son célèbre moteur V8 390 "big block" et ses 6,4L de cylindrée.
En dépit de quelques erreurs de parcours durant sa longue carrière, la Mustang des 60's suffit à marquer la culture populaire au fer rouge et à faire passer son nom à la postérité. Plusieurs centaines de films l'élevèrent au rang de star du grand écran comme de la petite lucarne. Mais il y eut un film en particulier.
Octobre 1968. Le monde essaye encore de comprendre le scénario de 2001 l'Odyssée de l'Espace qu'un autre monolithe sombre et vrombissant crève déjà le grand écran dans le Bullitt de Peter Yates. Dans ce film noir mêlant chapeaux mous, salves de tirs et trahisons, le Lieutenant Bullitt mène l'enquête pied au plancher pour confondre des truands suspectés d'avoir assassiné un témoin clé. Habitué des destriers à grosse cylindrée, McQueen décida naturellement de faire de la Mustang sa partenaire de tournage pour Bullitt.
Deux de ces Mustang haut de gamme furent commandées fin 1967. Cette année-là aurait aussi très bien pu voir sortir un film nommé "Mais qui a tué la conscience marketing de Ford". Sans prendre la mesure du coup de pub que McQueen leur avait offert en cette période charnière pour la Mustang, le constructeur refusa au dernier moment de faire don de ses Mustang à la production de Bullitt. Vexé et acculé, McQueen décida alors d'ôter le logo des deux voitures, de remplacer les jantes et de repeindre les cerclages des feux arrière pour limiter le placement de produit. Pourtant, il n'aura suffi que de dix minutes pour changer la voiture en légende.
Si Bullitt entra au Panthéon des films d'action, ce fut grâce à sa célébrissime course-poursuite dans les rues vallonnées de San Francisco où la Mustang démontra son caractère. Cette séquence demanda trois semaines de tournage et plusieurs modifications sur la Mustang afin que ses suspensions endurent les bonds. Cette scène de poursuite culte tournée à parfois plus de 180km/h offrait un spectacle d'un réalisme saisissant, mêlant plans larges et vues subjectives pour offrir dix minutes d'immersion à grand frisson. La scène, bien que dépourvue de bande son, proposait un rythme palpitant orchestré par un montage parfait (et oscarisé) ainsi qu'un bruit de moteur puissant qui valait toutes les BO du monde.
Pour un connaisseur, la course-poursuite de Bullitt avait également un certain côté "méta". Dans cette scène, la Mustang passe de proie à chasseuse face à une Dodge Charger, l'autre concurrente majeure de la muscle-car. À la suite du tournage, la Mustang "559" encore rutilante fut acquise par un employé de la Warner, puis vendue une bouchée de pain (entre 3500 et 6000$) à un certain Robert Kiernan. Elle restera la voiture de la famille de 1974 à 1980 avant d'être remisée puis restaurée en 2014 par le fils Kiernan. Grâce à une lettre écrite de la main de McQueen proposant de la racheter, la Mustang Bullitt "559" vit sa cote bondir.
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