Le Kia Sportage en est déjà à sa troisième génération. Pourtant, il est quasiment inconnu du paysage automobile. Et pour cause, les deux premières moutures étaient de purs 4x4 aux tarifs low-cost et à la portée très limitée.
Le nouveau Sportage a pris un chemin totalement différent puisque c'est un SUV et donc qu'il a perdu son look et ses prestations de tout-terrain au profit d'une robe plus jolie et surtout 100% urbaine. Kia rentre ainsi en plein dans la mode des crossovers qui contamine actuellement tous les pays du Vieux Continent.
Design extérieur
Pour le design, le constructeur n'est toutefois pas parti de zéro. Il a bien accordé son nouveau Sportage avec les autres modèles récents de gamme : par exemple, la bouille avant évoque celle d'une Cee'd, en plus musclé bien évidemment. On retrouve aussi certains traits du Hyundai ix35 auquel Kia a emprunté la base technique. C'est donc un SUV "costaud" au design viril et au profil sportif.
Sa hauteur baisse par rapport à l'ancienne génération (- 6 cm) mais sa longueur progresse (+ 10 cm ) pour atteindre les 4m45 environ. Les optiques avant, enfin, affinent le regard et ajoute un caractère élégant. Bref, le look réussi de ce Kia Sportage numéro 3 n'a rien à voir avec les précédents modèles.
Habitabilité et modularité
Toute cette longueur dessert une généreuse habitabilité. Chaque passager du Sportage bénéficie d'un espace de vie suffisant et le coffre se montre satisfaisant pour le segment (entre 465 et 1 353 litres si on rabat la banquette). Le seul bémol à l'intérieur concerne la qualité des matériaux, encore en deçà des meilleures productions.
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On aurait aimé l'utilisation de moins de plastiques durs au profit de matières plus nobles. En revanche, les efforts réalisés sur la présentation de la planche de bord se voit et délivre du cachet au Kia Sportage, d'autant qu'elle est équipée généreusement. Côté modularité, enfin, rien de décevant ni rien d'exceptionnel.
Comportement routier
Sur la route, le Kia Sportage se montre similaire au Hyundai ix35 dans le sens où il favorise le confort et s'adapte mal aux routes accidentées. Un comble vis à vis de ses ancêtres ! Mais bon, c'est le cas de la plupart des SUV modernes : leur lieu de prédilection est la ville.
Sur ce terrain, le Sportage est agréable à conduire même s'il n'égale pas les prestations dynamiques d'un Volkswagen Tiguan par exemple.
Motorisations
Sous le capot, on a le choix entre six blocs diesel et un seul bloc essence. La diversité provient surtout du nombre de roues motrices (2 ou 4) et du type de boite (manuelle ou auto) car la puissance moteur, oscillant de 115 à 184 chevaux, n'aura pas d'énormes incidences pour l'utilisation qu'on fera de ce Kia Sportage.
Les 1,7l et 2,0l CRDi de 115 et 136 chevaux sont les plus rentables à la pompe avec des rapports puissance/consommation intéressants. En revanche, toutes les BVA et transmission intégrale écopent d'un malus.
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Phase 2 (à partir de 2014)
Après avoir soufflé sur sa quatrième bougie, le Kia Sportage s'est vu offrir en cadeau un lifting de mi-carrière. Pour autant, on croirait qu'il n'a pas bougé d'un poil par rapport à la première version de 2010. Les feux antibrouillard ont été prolongés horizontalement, la calandre reçoit un nouveau style « nid d'abeille » et les feux arrière sont désormais à LED.
Mais c'est tout. Rien d'autre ne vient modifier le style extérieur du Sportage et pour cause c'est le modèle le plus vendeur en France pour le constructeur coréen alors on fait attention lorsqu'on le manipule... Pas beaucoup de modifications non plus dans l'habitacle où le SUV conserve ses qualités (planche de bord moderne, habitabilité, volume de coffre) et ses défauts (seuil de chargement, pas de plancher plat, plastiques durs).
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