La Renault 5 Alpine et Alpine Turbo sont des modèles qui ont marqué l'histoire automobile, incarnant une époque où le plaisir de conduire primait. Ces petites sportives françaises ont su séduire grâce à leur design distinctif et leurs performances surprenantes.
Introduction à la Renault 5 Alpine
Tout commence en 1976 avec la Renault 5 Alpine (R1223), une version sportive de la Renault R5 (R1220), un modèle compact lancé en 1972. L’idée était simple : transformer la petite citadine en une bombinette capable de rivaliser avec les Volkswagen Golf GTI et autres Peugeot 104 ZS. Conçue pour offrir des performances accrues tout en conservant le design pratique de la Renault 5, la R5 Alpine se distinguait par ses caractéristiques sportives et son moteur plus puissant. La Renault 5 Alpine atmo offrait une conduite dynamique et réactive.
Sa suspension sport et ses améliorations aérodynamiques, telles que le spoiler avant et les jupes latérales, renforçaient son caractère sportif.
Genèse de la Renault 5 Alpine Turbo
D’où l’idée, en 1981, d’y greffer un turbo. Renault avait déjà l’expérience du turbo en Formule 1 et sur la Renault 5 Turbo (la vraie, celle à moteur central). En 1980, la gamme a été élargie avec la R5 Alpine Turbo (R122B), une version encore plus performante.
La R5 Alpine Turbo débarque en 1981 et se positionne comme une alternative plus accessible à la R5 Turbo.
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Fiche Technique et Performances de la R5 Alpine Turbo
Sous le capot, on retrouve le célèbre 1.4L Cléon-Fonte, boosté par un turbo Garrett T3. Le moteur 1.4L Cléon-Fonte passait de 93 ch (sur l’Alpine atmosphérique) à 110 ch, et surtout, le couple progressait nettement. Légère, nerveuse et caractérielle, la R5 Alpine Turbo est une vraie petite furie à conduire. L’apport du turbo change tout : plus de puissance, plus de couple, et surtout une manière totalement différente d’exploiter le moteur.
Quand Renault a décidé d’ajouter un turbo à la R5 Alpine, ils n’ont pas fait les choses à moitié. Ils ont opté pour un Garrett T3, un turbo bien connu à l’époque, capable de transformer une motorisation modeste en machine à sensations.
Résultat ? Le turbo, c’était LA touche magique qui transformait la R5 Alpine en un vrai petit bolide. En accélérant, tu sentais cette poussée caractéristique, ce petit coup de pied aux fesses typique des sportives turbocompressées.
Le Turbo Garrett T3 : Un Élément Clé
Le Garrett T3 est un élément central de la performance de la R5 Alpine Turbo. Il offre des avantages indéniables, mais nécessite également un entretien spécifique pour garantir sa fiabilité.
Design et Style Distinctif
Aujourd’hui encore, la R5 Alpine Turbo continue de faire tourner les têtes. Pourquoi ? Parce qu’elle incarne une époque où l’on savait s’amuser au volant sans l’avalanche d’assistances électroniques actuelles.
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La R5 Alpine Turbo en Compétition
Si tu t’intéresses un tant soit peu à l’histoire de la Renault 5 Alpine Turbo, impossible de passer à côté de son passé en compétition. Dans les années 80, la R5 Alpine Turbo s’est retrouvée engagée en rallye national et régional, notamment en Groupe 2. C’était une époque où les petites sportives légères faisaient sensation, et la R5 Alpine Turbo avait des arguments. Avec son turbo Garrett T3 et son moteur 1.4L gavé d’air comprimé, elle était capable de belles performances. Sur circuit, elle a également montré de belles choses, notamment dans les coupes de promotion. Renault avait bien compris qu’une version turbocompressée de sa petite Alpine pouvait faire des étincelles et attirer les jeunes pilotes.
Comparaison : R5 Alpine Turbo vs R5 Turbo
Et là, inévitablement, on arrive à LA comparaison : R5 Alpine Turbo vs R5 Turbo. La Renault 5 Turbo, avec son moteur en position centrale et sa transmission propulsion, était une bête de compétition conçue pour détrôner les meilleures voitures de rallye de l’époque. C’est surtout sur les terrains glissants que la différence se faisait sentir. La R5 Turbo, grâce à son équilibre parfait et sa motricité, était une véritable arme. La R5 Alpine Turbo, en revanche, souffrait parfois d’un train avant un peu trop sollicité et d’un turbo lag assez prononcé. Mais attention, ça ne veut pas dire qu’elle était mauvaise, loin de là !
Côte et Entretien Aujourd'hui
Si t’as déjà essayé de t’en trouver une en bon état, tu sais que la R5 Alpine Turbo n’est plus une voiture bon marché. Finie l’époque où on en trouvait pour une bouchée de pain sur Leboncoin. Actuellement, compte entre 20 000 et 30 000 euros pour un modèle propre et en bon état d’origine. Les versions entièrement restaurées ou avec un historique limpide peuvent même aller au-delà. Les pièces d’origine commencent à devenir rares, surtout celles spécifiques à la version Turbo. Côté moteur, le point sensible reste le turbo. Un Garrett T3 fatigué, ça se répare, mais ça coûte cher.
Héritage et Descendance
La R5 Alpine Turbo, c’est un peu l’ancêtre des GTI et des petites bombinettes modernes. Renault a d’ailleurs prolongé l’héritage avec les Clio Williams, Clio RS et autres Mégane RS. L’idée ? Une compacte accessible, fun à conduire, avec une mécanique pétillante et une gueule sympa. Impossible de parler de sportives françaises sans citer la R5 Alpine Turbo. Elle incarne une époque où les constructeurs osaient des petites voitures sportives sans trop de compromis. Il existe une grande communauté basé autour des Renault 5 turbo.
| Caractéristique | Renault 5 Alpine (Atmo) | Renault 5 Alpine Turbo |
|---|---|---|
| Année de lancement | 1976 | 1981 |
| Moteur | 1.4L Cléon-Fonte | 1.4L Cléon-Fonte avec Turbo Garrett T3 |
| Puissance | 93 ch | 110 ch |
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