L'histoire de "Le Champ d’Avant" à Cugand, en Vendée, est riche et intimement liée à l'histoire locale. Depuis toujours, "Le Champ d’Avant" n’est constitué que d’une seule habitation et de ses dépendances agricoles. Avec les villages des alentours ("la Grande Croix", "la Grouillère", "les Tuileries de Lande blanche", "le moulin de Lande Blanche"), il fait partie d’un ensemble souvent appelé "Lande blanche", du nom de la Commanderie voisine de l’Ordre du Temple, érigée au XIe siècle.

Avec une quinzaine d’autres villages, il fut détaché en 1844-1850 de la paroisse (et du même coup de la commune) du Poiré "afin de faciliter aux fidèles l'accomplissement des devoirs religieux", pour être rattaché à celle(s) de Belleville.

Au carrefour proche avec le chemin constituant la limite avec la commune de Saligny, subsistait avant 1957-1958, le socle en pierre d’une ancienne croix en bois. Elle avait été érigée après la Révolution par les Ardouin, des "chaumiers" (c’est-à-dire des fabricants de tuiles, et de chaux à partir des cendres résiduelles des fours) de "Lande blanche". Ceci en mémoire de plusieurs membres de leur famille qui avaient été tués là par des troupes républicaines, et été enterrés dans le "champ des Landes" de l’autre côté du chemin.

Le contexte historique de la Vendée pendant la Révolution

Pour comprendre pleinement l'histoire locale, il est essentiel de se plonger dans le contexte de la Révolution Française en Vendée. Une colonne de trois mille six cents hommes était partie des environs de Chantonnay le 10 juillet 1794 (22 messidor an II), après qu’il leur eut été "ordonné respect aux propriétés, aux hommes paisibles, aux femmes et aux enfants, avoir défendu à tous les individus, sous les peines les plus rigoureuses, les traits d’inhumanité".

Là, les autorités du District interrogèrent ceux qui avaient dû les accompagner comme guides, et consignèrent leurs déclarations.

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Le rapport du général Ferrand de la marche de sa colonne, du 22 messidor au 3 thermidor [10 au 21 juillet 1794] témoigne des événements de cette période :

A dix heures du soir, nous nous sommes portés à Cécile, nous avons trouvé au village du Pont-Charrault un poste de brigands d’environ 200 hommes qui après peu de résistance prirent la fuite, une vingtaine ont été tués. Arrivés à trois heures du matin dans ce village, je l’ai fait fouiller, ai parlé à quelques habitants que j’ai trouvés occupés dans leurs foyers. Ayant eu connaissance que deux cents brigands dont partie à cheval, s’étaient portés et mis en bataille au-dessus du village. J’avançai sur eux avec le corps de bataille lorsque d’après les dispositions que j’avais prises, mon avant-garde commandée par l’adjudant-général Verpet les a pris en flanc, en a tué une cinquantaine et mis le reste en déroute. Je me suis mis en route pour les Essarts que j’ai traversés sans rencontrer aucun habitant.

Arrivé près de la forêt de Grasla, j’ai détaché cinq cents hommes pour côtoyer la droite et huit cents pour côtoyer la gauche. J’ai répandu à gauche et à droite dans la forêt pour la fouiller, un bataillon de chasseur et l’ai traversé avec ce qui me restait de troupe, ayant soin de me tenir toujours à hauteur des tirailleurs. Nous avons trouvé dans cette forêt des cases pour loger près de deux mille personnes. Dans quelques-unes étaient des portefeuilles, pelotes et reliquaires nouvellement faits, dans d’autres des moulins à bras, des mortiers pour écraser le grain ; dans un pré de laquelle étaient deux forges bien garnies, ont été découverts une trentaine de bois de fusils, des batteries, des canons de fusils, les outils nécessaires pour réparer des armes, tout enfin ce qui annonce un petit atelier en ce genre. Dans toutes on a trouvé du lait et des matelas ou lits de plumes. Deux ou trois personnes seulement ont été rencontrées et nous ont dit que ces cases étaient habitées par des gens des campagnes voisines qui s’y étaient retirés depuis qu’on avait brulé leurs maisons, qu’il avait quelques religieuses et des prêtres dont un prieur qui disait la messe tous les dimanches et fêtes, et que tous ces individus ayant connaissance que nous avions bivouqué à quelques distances et craignant notre visite s’étaient surement retirés pendant la nuit dans les forêts voisines.

Le général Huché avait été mandé à Nantes par le Représentant Bo. Il n’y avait pas de pain à Montaigu. J’envoyai le commissaire des guerres à Nantes pour solliciter des souliers et presser l’expédition de pain.

Nous nous sommes portés à Chauché, de là à la forêt de Grasla, où nous avons trouvé différents ornements d’église, et plusieurs individus des deux sexes, dont deux nous ont déclaré que l’ex-curé de Chavagnes, et un autre inconnu y célébraient habituellement la messe. Les hommes arrêtés ont été renvoyés après avoir reçu des proclamations avec invitation de rentrer dans l’ordre et de s’occuper de leurs travaux domestiques.

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Le Général Ferrand témoin de ces massacres ayant voulu faire des observations au Général Huchet et les empêcher, ce dernier lui répondit "Je le veux moi". Nous observerons cependant que d’après cela plusieurs femmes et deux hommes seulement furent épargnés.

Les Chroniques paroissiales du diocèse de Luçon

Les Chroniques paroissiales du diocèse de Luçon sont généralement attribuées à Eugène Aillery (1806-1869). Celui-ci était l’un des fils de Louis Aillery qui, venant de Nantes, fonda en 1807 à Montaigu un collège-pensionnat qui succédait à celui qui y existait avant la Révolution. Eugène Aillery, s’étant dirigé vers la prêtrise, exerça son ministère à Noirmoutier (1829) puis à Corpe (1832).

En 1851, il devint "prêtre habitué" (c’est-à-dire "prêtre retraité et résidant…") à Fontenay-le-Comte. Il s’y consacra à des recherches sur l’histoire religieuse du diocèse de Luçon, publiant en 1860 le Pouillé de l’évêché de Luçon (200 p.). A partir de cette date, la prise en main de la publication par Hippolyte Boutin (1851-1901) donna plus d’ampleur à leur contenu, et la part des textes dus à Eugène Aillery y devint marginale.

Pour chaque paroisse, le contenu commence par le texte (quand il existe) qu’avait rédigé Eugène Aillery avant 1869. Suivent des informations plus spécifiques à chacune d’elles. Les demeures et les généalogies seigneuriales y ont souvent une place importante.

Le Luc et son histoire

La réunion du Grand et du Petit-Luc forme, depuis le Concordat de 1801, ce qu'on appelle aujourd'hui la paroisse des Lucs. Le territoire du Petit-Luc, entièrement enclavé dans celui du Grand, se bornait aux limites de son chef lieu et n'avait pas cent habitants de population ; mais si cette paroisse était de peu d'importance par son étendue territoriale, elle renfermait dans son enceinte des antiquités qui méritent d'être mentionnées : on en parlera plus loin.

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Le Grand-Luc, au contraire, a été de tout temps une paroisse très considérable, malgré la distraction de territoire qui en a été faite, il y a environ deux siècles, pour former la paroisse de Beaufou qui la joint. Son étendue actuelle est encore de près de quatre lieues en longueur sur une largeur d'une lieue et demie. Elle a pour bornes au levant Saligny et Saint-Denis-la-Chevasse ; au nord-est Saint-Sulpice- le-Verdon, Mormaison et Rocheservière ; au nord Legé (Loire-Inférieure) et Grand'Landes ; au couchant Saint-Etienne-du-Bois, et au midi Beaufou.

"L'étymologie du mot Luc, dit M. Aillery, parait venir du mot latin Lucus ; c'est du moins la tradition la plus accréditée et la plus vraisemblable. On peut, sans trop de témérité, hasarder la conjecture qu'elle remonterait jusqu'aux temps des Druides qui, comme l'on sait, choisissaient les bois les plus épais pour offrir leurs sacrifices ; et il est certain que du temps des Gaulois, comme sous la domination romaine et même jusqu'au Moyen-Age, tout ce qu'on appelait avant la Révolution le Bas- Poitou était couvert de bois et n'offrait que l'aspect d'une forêt presque continuelle : n'est-il pas probable que les prêtres idolâtres avaient consacré quelques-uns de ces bois, luci, à l'exercice de leur sanglante religion ? Quoi qu'il en soit, toute opinion sur ce point ne sera jamais fondée que sur des conjectures, puisqu'il n'existe rien pour porter un jugement certain, et que les lieux comme l'histoire sont tout à fait muets sur les Lucs des premiers temps".

Des savants n'ont pas manqué de porter leurs investigations sur ces lieux qui portent encore aujourd'hui le nom de lucs, et ils ont trouvé entre eux plusieurs points de ressemblance. Parmi ces savants, citons M. Benjamin Fillon qui, dans son ouvrage Poitou-Vendée, nous a laissé une curieuse étude sur le sujet en question.

Voici les conclusions de M. Fillon : "Il est démontré maintenant que tous les lucs d'une grande partie du territoire des Pictons étaient placés sur des cours d'eau ; qu'à petite distance de chacun d'eux se trouvaient un lieu de refuge fortifié, une garde ou signal, une fontaine aux eaux abondantes et passant pour avoir des vertus médicinales, des monuments de pierre et une folie invariablement orientée à l'ouest. Nous avons constaté de plus qu'à tous ces lucs se rattachent des croyances superstitieuses, et que le peuple des campagnes voisines prétend y voir, certaines nuits, se promener des lumières surnaturelles, surtout autour de leurs fontaines".

M. Fillon ajoute que les indications fournies par ses recherches se rattachent à deux périodes distinctes "Les unes, dit il, nous reportent à des temps antérieurs à la conquête romaine ; tandis que les autres ont trait à des monuments qui lui sont postérieurs !

Lorsque le christianisme domina à son tour dans nos contrées, il n'eut donc rien de mieux à faire que d'imprimer à ces lieux respectés sa propre empreinte et d'y bâtir des chapelles dédiées à son Dieu, à ses premiers apôtres, à ses martyrs. Celle des lucs de la forêt de Mervent et de la Boulogne étaient sous le patronage de saint Pierre. D'autres étaient sous celui du Christ. Les évêques réunis en conciles et l'autorité civile essayèrent toutefois à plusieurs reprises d'empêcher les populations de porter leurs prières aux lucs".

On ne saurait donc douter de l'ancienneté du Luc-sur-Boulogne. Si la charrue n'avait pas transformé, en les défrichant, les landes du pays, on y rencontrerait encore beaucoup de souvenirs du paganisme qui fut jadis si florissant en ces lieux ; mais ces vieux vestiges se font de plus en plus rares.

Brigand Automobiles Aujourd'hui

Aujourd'hui, "Le Brigand Automobile" à Cugand est une entreprise active dans le commerce de véhicules automobiles neufs et d'occasion. Fondée le 13 mai 2008, sous le nom de CUGAND AUTOMOBILES, l'entreprise est dirigée par Raymond LE BRIGAND.

L'entreprise propose l'achat, la vente et la réparation de véhicules automobiles neufs et d'occasions.

Informations Légales et Financières

Il est essentiel d'accéder à des informations détaillées et actualisées sur les aspects légaux, juridiques et financiers des entreprises. À partir du 31 juillet 2024, l'accès aux informations relatives aux bénéficiaires effectifs (RBE) jusqu'ici publiques, est restreint.

Le score de souveraineté représente la dépendance de l'entreprise vis à vis de l'ensemble de ses partenaires.

Les comptes annuels sont accompagnés d'une déclaration de confidentialité en application du premier ou deuxième alinéa de l'article L.

Tableau Récapitulatif de l'Entreprise

Information Détail
Nom de l'entreprise CUGAND AUTOMOBILES
SIREN 392386017
Secteur d'activité Commerce de véhicules automobiles
Date de fondation 13 mai 2008
Dirigeant Raymond LE BRIGAND
Adresse 85610 Cugand

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