Si vous cherchez une île paradisiaque, il n’y a pas bien loin à rouler : l’île Anglo-Normande de Jersey est une destination qui réunit tous les critères que nous autres esthètes de l’automobile recherchons. De belles routes, des paysages à couper le souffle, une gastronomie de terre et de mer, un riche patrimoine historique.
En plus, au printemps, Jersey se transforme en temple de l’automobile à l’occasion du Jersey International Motoring Festival.
Mais au delà des routes, on est loin d’imaginer à quel point la culture automobile est importante ici, et pour cause. Le régime fiscal des îles Anglo-Normandes est exonéré de TVA, seule une taxe locale de 5 % est appliquée. On comprend pourquoi, il y a tant de voitures de prestige. Quant aux véhicules de collection les acheteurs affluent du monde entier pour investir.
En empruntant la compagnie Condor Ferries, les collectionneurs ont déjà un sentiment de l’accueil qui les attend : tarif spécial pour les voitures anciennes. Et bien sûr, ça marche, nous sommes déjà sur l’aire d’embarquement assez nombreux à nous saluer et à échanger entre passionnés.
Le Jersey International Motoring Festival
Le lendemain vendredi, après une exposition statique de véhicules de courses et leurs vérifications techniques durant la journée, le programme du Jersey International Motoring Festival va véritablement commencer à 19 h.
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Place alors au « Midnight Run » une course de vitesse au kilomètre lancé, sur une distance de 2 miles, toujours sur la route du bord de mer. Le dispositif est impressionnant, il faut dire que les « Marshalls » (commissaires de piste), sont ceux qui officient sur le circuit de Silverstone. Tout est réglementé selon les normes FIA. Le public est nombreux à voir passer les voitures qui s’élancent dans la ligne droite. Un village a été monté et les tentes proposant de la restauration font le plein.
Le lendemain, samedi, la fête s’est déplacée. Un village marchand propose des stands d’accessoires, un village gastronomique (Le French market) met en avant les spécialités Françaises, en complément des Food trucks qui proposent une restauration locale. Pour ce qui est des autos exposées, on trouve de tout. De très belles autos sont là, d’autres plus petites.
Ensuite une belle exposition de clubs. On retrouve ainsi des Mini qui fêtent ici aussi leurs 60 ans, d’autres puces, italiennes cette fois, des Fiat 500 sont de la partie. Sont aussi présentes des Ford Escort Mexico qui doivent être à leur aise sur les routes locales.
Un peu plus loin, c’est une course de côte qui attend les spectateurs. Comme la veille, la rigueur de l’organisation est de mise.
Les voitures et les motos partent par plateau, le rythme est soutenu et le spectacle continu. La journée écoulée, les festivités prennent fin à 19 heures. A peine le temps de se remettre de toutes ces émotions, le lendemain matin (dimanche) c’est une nouvelle course qui attend les participants.
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Bien sûr, on ne peut pas s’empêcher de s’évader sur les routes de l’île, tant elles sont belles. C’est le ferry de 19 heures qui achèvera cette fête de tous les instants, pour voguer en à peine 1 h 30 vers le continent.
Le Riche Automobiles et l'Histoire Automobile
L’an prochain, cela fera 50 ans que Honda vend des voitures sur le sol Britannique. Le premier modèle vendu, c’était la S800. La toute première voiture de Honda, c’était la S360. Puis il y eu la S600 et enfin, la S800, en 1966. C’était la première Japonaise réellement commercialisée en Europe.
Un demi-siècle plus tard, Honda UK s’offre une S800. Désormais, elle est entre les mains de Le Riche Automobiles, à Jersey. Le représentant clame qu’il va la faire restaurer « raisonnablement »; elle gardera un peu de patine. L’objectif est qu’elle soit prête pour le Goodwood festival of Speed, en juin prochain. Ensuite, elle rejoindra le parc presse de Honda UK.
Dans ses colonnes, Scientific American ne cachait pas sa stupéfaction : “L’annonce de la victoire de ces véhicules électriques a suscité une vraie surprise, car ces derniers temps il était largement admis que les moteurs utilisant des dérivés du pétrole étaient plutôt mieux adaptés aux véhicules sans chevaux.”
Pionnière en matière de voitures électriques, la Riker Electric Vehicle Company of Brooklyn, à New York (elle s’établira ensuite dans le New Jersey), n’a pourtant pas marqué les mémoires, en grande partie parce que son existence fut brève.
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Andrew Riker, son fondateur, qui avait commencé à concevoir des moteurs électriques dès l’adolescence, vendit son entreprise en 1901 au magnat de la bicyclette Albert Pope, de Hartford, dans le Connecticut, qui se piquait également de voitures électriques. L’opération lui rapporta 2 millions de dollars.
Du temps de son activité innovante, Riker construisit et vendit plus de 1 000 voitures électriques. Il faillit également battre un record de vitesse terrestre avec un véhicule électrique baptisé Riker Torpedo.
Au Dragone Classic Motorcars de Westport [spécialiste des automobiles de collection], dans le Connecticut, il est encore possible d’admirer l’un des rares exemplaires de la voiture électrique Riker datant de 1898, en bon état, qui participa à des courses automobiles pilotée par Andrew Riker, et qui attend aujourd’hui que sa mécanique soit restaurée.
“Notre voiture est sans doute la première voiture électrique américaine, et c’est très certainement la première à avoir participé à des compétitions”, explique Manny Dragone, frère et associé de George Dragone. “C’est amusant : plus d’un siècle plus tard, nous n’avons pas beaucoup avancé dans ce domaine”, fait remarquer George Dragone.
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