À la fin des années 90, Audi crée la surprise en commercialisant le TT. D’abord proposé en coupé, le TT est ensuite décliné en roadster. Véritable gravure de mode roulante, l’Audi TT fut et reste l’auto tendance qu’il faut avoir. Une idole des jeunes qui a conservé ses fans.

Vingt ans ! On a du mal à le croire tant il reste présent dans nos rues, mais le premier TT (Mk1 pour les intimes) a déjà plus de 20 ans. Il est vrai que le TT (pour « Tourist Trophy ») est une exception dans la gamme Audi. Je devrais dire une exception tout court, car une auto qui affiche une telle pureté sur le plan du design se compte sur les doigts d’une main. À l’instar de la mythique Porsche 911 ou de la Jeep Wrangler, le TT c’est d’abord un trait de génie, d’une simplicité biblique.

Depuis 2000, le TT hérite d’office d’un petit becquet de coffre, destiné à apporter de l’appui sur le train arrière. Le mieux est que la version définitive, présentée au Mondial de Paris en 1998, conserve presque les traits originels du concept-car, dévoilé trois ans plus tôt au Salon de Francfort. Et ce design intemporel est tellement fort, qu’il devient désormais un crime de lèse-majesté de le modifier.

Comme Porsche avec sa 911, Audi en est devenu « esclave », incapable de le modifier trop radicalement, sous peine de le défigurer. La meilleure preuve en est la génération actuelle, le TT « Mk3 » apparu en 2014, finalement assez proche en apparence de la première mouture malgré des traits plus acérés.

A partir de janvier 2000, Audi a la bonne idée de décliner son TT en roadster. L’opération ne consiste pas à un simple « tronçonnage » du pavillon. La caisse est amplement rigidifiée au niveau des longerons, et en tombant le haut, le TT troque son pratique hayon au profit d’une malle de coffre plus classique. Quant au toit en pente douce, il est remplacé par une traditionnelle capote en toile souple à double épaisseur. Si son déverrouillage reste manuel, celle-ci est bien sûr entièrement électrique et bénéficie d’une lunette en verre dégivrante.

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Enfin, les deux petites places arrière du coupé sont supprimées au profit de l’intégration d’un couvre-capote, et de deux arceaux proéminent intégralement aluminium, de toute beauté ! Bien sûr, le côté « lissé » de la ligne est habilement préservé. Les phares comme les feux sont affleurants, et seuls les passages de roues marqués apportent un peu de volume au niveau des flancs.

L’intérieur, de toute beauté, est bien entendu identique à celui du coupé. A un détail près : Audi a présenté son roadster avec une sellerie optionnelle inédite, en gros cuir brun surpiqué, façon gant de base-ball. Notre superbe modèle d’essai, du millésime de 2002, n’a hélas pas eu droit à cette coquetterie. On trouve une sellerie en cuir noir des plus classiques (livrée de série), en harmonie avec les plastiques sombres qui habillent la planche de bord.

Remonter aujourd’hui dans cette auto permet de mesurer à quel point Audi avait fait, à l’époque, un excellent travail au niveau de la finition. Certes, la présentation est austère, mais les plastiques, parfaitement assemblés, sont moussés à souhait, gage d’une bonne tenue dans le temps. Et les pièces en aluminium véritable apportent une incontestable touche de sportivité - et de classe - qui ne se dément pas. Du repose-pied à la façade amovible de l’autoradio, en passant par les cerclages des compteurs ou des aérateurs, il y en a partout ! A vrai dire, chaque détail bénéficie d’un soin absolu, des poignées de porte aux aiguilles des compteurs.

Et c’est bien sûr lorsque la belle se découvre, au premier rayon de soleil venu, que l’on profite le plus de cet environnement chic et sportif. Contrairement au coupé, qui a tendance à « étouffer » ses occupants avec sa ceinture de caisse haute et sa surface vitrée très réduite, il n’y a ici aucun risque de claustrophobie. Capote rangée sous le couvre-tonneau, la route se laisse aborder sereinement, coude à la portière. La cime des arbres glisse au-dessus de nos têtes, tandis que chaque rayon de soleil vient caresser nos visages.

En ce début de printemps, les frimas d’un hiver persistant se font à peine sentir, l’habitacle du TT roadster restant un douillet cocon protecteur, très agréable à vivre. Il n’y a pas encore de « chauffe-nuque », mais il suffit de pousser le chauffage à fond et de mettre en place le coupe-vent pour se préserver des remous d’air. Une opération simple comme une pression sur un bouton, qui actionne électriquement une petite vitre escamotable, logée entre les appuie-têtes. Un équipement discret et efficace, qui reste réservé aux versions haut de gamme, comme notre roadster 1.8 T de 180 ch (la variante de 150 ch d’entrée de gamme n’en dispose pas).

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Voilà une cavalerie déjà respectable, qui permettait à ce TT particulièrement léger (1350 kg environ) de tenir en respect ses concurrentes directes, de puissance équivalente (Alfa Romeo Spider 2.0 JTS, Mercedes SLK 200K, BMW Z4 2.0i…). Rassurez-vous : même avec le « petit » 4 cylindres turbo de 180 ch de notre modèle d’essai, il y a déjà de quoi largement s’amuser. Souple à bas-régime (235 Nm de 1950 à 5000 tr/mn !), ce pétillant 1.8 sait se montrer rageur à l’approche de la zone rouge (180 ch à 5500 tr/mn).

A l’usage, capoté ou à l’air libre, les occupants font le plein de sensations grâce à des reprises franches (0 à 100 km/h en 8,1 sec, 222 km/h maxi), bien suffisantes pour dépasser en toute sécurité… et se faire plaisir ! Car, bien que privé de la transmission intégrale quattro, notre TT, rigide et bien né, reste un bonheur à cravacher sur une départementale sinueuse. L’amortissement est certes un poil ferme, mais la motricité est bonne, la direction précise, et le freinage, assuré par 4 gros disques (ventilés à l’avant), répond toujours présent.

Pas vraiment donné en neuf lors de sa commercialisation, ce roadster élitiste, enfin très abordable en occasion, fait aujourd’hui les beaux jours des amateurs du genre. Et ils auraient bien tort de s’en priver, surtout que ce, déjà culte, TT de première génération a tout pour devenir un must en collection ! Sa ligne n’a pas pris une ride, son comportement, à défaut d’être réellement sportif, demeure sécurisant et très efficace, et sa dotation de série, très complète, participe au bien-être à bord. Prenez donc le temps de dénicher un bel exemplaire conforme à l’origine, suivi rigoureusement depuis sa commercialisation, et gardez-le bien au chaud.

Rénovation et Amélioration de l'Échappement

Concernant l'échappement de l'Audi TT Mk1 180, plusieurs aspects sont à considérer pour son entretien et son amélioration :

  • Nettoyage des sorties d'échappement : L'utilisation de produits comme le Belgom peut redonner de l'éclat aux sorties d'échappement. Pour les saletés tenaces, un Dremel avec les embouts appropriés peut être envisagé.
  • Remplacement de la ligne d'échappement : Si le silencieux intermédiaire est troué ou le catalyseur est attaqué, il peut être nécessaire de remplacer la ligne complète. Des options comme la suppression du silencieux intermédiaire et le remplacement du catalyseur par un modèle sport peuvent être considérées.
  • Options de marques : Des marques comme Supersprint ou Milltek sont souvent citées pour des lignes d'échappement de qualité.
  • Catalyseur sport : Pour améliorer les performances, un catalyseur sport peut être installé.

Expériences et Avis des Propriétaires

Les propriétaires d'Audi TT Mk1 180 partagent leurs expériences et donnent des conseils :

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  • Full LED : Le passage à un éclairage intérieur et de plaque en full LED est une amélioration esthétique appréciée.
  • Jantes : Le choix des jantes est crucial pour l'esthétique. Repeindre les jantes en noir mat avec le logo Audi en chrome est une option populaire.
  • Ligne d'échappement simple ou double sortie : La configuration d'origine en simple sortie est souvent préférée pour rester fidèle à l'authenticité du modèle 180cv.
  • Entretien des optiques de phares : L'utilisation de kits de rénovation manuelle ou avec une visseuse peut améliorer l'apparence des optiques de phares.

Coût et Remplacement de l'Échappement

Le remplacement de l'échappement est une intervention importante pour maintenir votre Audi TT en bon état. Voici quelques points à considérer :

  • Fréquence de remplacement : En moyenne, le silencieux doit être changé tous les 80 000 km, mais les petits trajets peuvent réduire sa durée de vie.
  • Signes de défaillance : Un bruit inhabituel, des gaz polluants, une surconsommation de carburant ou des ratés du moteur peuvent indiquer un problème d'échappement.
  • Devis personnalisés : Il est recommandé de comparer les devis de plusieurs garages pour trouver le meilleur prix pour le remplacement de l'échappement.
  • Garages spécialisés : Évitez les concessions pour les remplacements d'échappement, car les coûts peuvent être plus élevés.

Il est tout à fait possible de changer le collecteur et le silencieux d'échappement de votre véhicule. Cependant, ces interventions demandent un certain niveau de compétence en mécanique. Pour le silencieux, il faudra dévisser les colliers d'assemblage qui le maintiennent à la ligne d'échappement. Ces opérations doivent être effectuées lorsque le moteur est froid pour éviter tout risque de brûlure. Il est également recommandé d'utiliser du dégrippant pour faciliter le démontage des pièces.

Tableau Récapitulatif des Options d'Échappement

Option Marque Avantages Inconvénients
Ligne complète Milltek Facile à monter, bonne qualité Peut être coûteux
Ligne complète Supersprint Performance accrue Installation peut être complexe
Catalyseur sport Divers Amélioration des performances Nécessite des ajustements
Silencieux sport Divers Sonorité améliorée Peut augmenter le bruit

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