Le scandale des airbags Takata concerne une trentaine de constructeurs automobiles et a eu des conséquences graves en raison de défauts de conception majeurs.

L'origine du scandale

Disparu en 2017, l'équipementier japonais Takata est à l'origine d'un des plus gros scandales de l'histoire automobile. Ses airbags défectueux ont causé plusieurs dizaines de morts dans le monde, en raison d'un grave défaut de conception.

Pour déclencher la mini-explosion nécessaire au gonflage rapide de ces coussins censés assurer la sécurité des passagers, deux types de composés chimiques défaillants ont en effet été utilisés successivement. Après avoir employé, à la fin des années 1990, un gaz non azoté baptisé NADI-5AT, Takata est passé au nitrate d'ammonium du début des années 2000, jusqu'à sa faillite.

Mais dans un cas comme dans l'autre, les airbags ont souffert d'un très mauvais vieillissement dans les climats chauds et humides. Il a ainsi pu arriver que leur gonfleur explose sur un simple petit choc, en projetant des dégâts métalliques à grande vitesse.

Le scandale est d'autant plus fort que l'équipementier japonais a su séduire de nombreux constructeurs, notamment en pratiquant des tarifs très agressifs. Le faible coût était d'ailleurs le principal avantage du nitrate d'ammonium par rapport aux agents chimiques utilisés par les concurrents de Takata.

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Avant de s'effondrer sous le coup de différents procès et des amendes qu'il a eu à régler, le fournisseur nippon représentait ainsi près de 20% du marché des airbags.

Marques ayant évité les airbags Takata

Certaines marques, comme Renault, Fiat, Kia-Hyundai ou Volvo, ont tout de même évité d'avoir recours à ces coussins gonflables défectueux. Renault n'y a par exemple jamais eu recours.

La liste des marques qui n'ont jamais fait appel aux airbags Takata comprend aussi bon nombre de noms prestigieux, comme Aston Martin, Bentley, Porsche ou Rolls-Royce. Mais n'y cherchez pas les trois principaux labels premium allemands, Audi, BMW ou Mercedes, ni Ferrari, dont les 458, 488, California, F12, FF et GTC4Lusso ont bien fait appel aux coussins de l'équipementier japonais.

Impact et mesures prises

De nombreux véhicules sont équipés d’airbags de la marque Takata pouvant occasionner des blessures graves voire mortelles au conducteur et/ou au passager avant. Le ministère chargé des Transports et les préfets d'outre-mer lancent une campagne d’information à destination des automobilistes, pour inciter les conducteurs concernés à faire changer leurs airbags Takata sans tarder.

Un geste de prévention rapide et gratuit. Attention ! Mise à jour importante L’arrêté ministériel du 29 juillet impose aux constructeurs des rappels élargis et accélérés pour les airbags Takata et vise à s’assurer que les constructeurs assument pleinement leurs responsabilités.

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Des mesures d’accompagnement sont prévues pour les automobilistes concernés, afin de limiter le plus possible les contraintes engendrées (prêt de véhicule, réparation à domicile ou remorquage du véhicule, délai de réparation). Les sites internet des constructeurs sur les rappels sont régulièrement actualisés. Connectez-vous régulièrement pour savoir si votre véhicule est concerné.

Pour des raisons d’humidité et de chaleur, les véhicules circulant dans les départements et régions d’outre-mer sont plus exposés à ce risque mais les véhicules circulant en métropole peuvent également être concernés. De plus, le vieillissement de ces airbags conduit inévitablement à leur dégradation augmentant ainsi le risque en cas d’accident.

Vérifiez vos courriers ou contactez le constructeur pour vérifier si vous êtes concerné; Si oui, contactez au plus vite un réparateur/garagiste de la marque de votre véhicule pour effectuer le changement d’airbags ; La réparation est gratuite et rapide (immobilisation du véhicule inférieure à une demi-journée).

Comment vérifier si votre véhicule est concerné

Les airbags défectueux peuvent éclater lors de leur déploiement, projetant des fragments métalliques dans l'habitacle. Cela peut entraîner des blessures graves, voire mortelles. Les véhicules concernés doivent être réparés au plus vite.

Trouvez votre numéro d'identification du véhicule (VIN) :

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  • sur votre carte grise à côté de la lettre E
  • sur le tableau de bord côté conducteur
  • sur votre carnet d'entretien/garantie ou sur la plaque constructeur sur le pare-brise

Puis rendez-vous sur le site internet de votre constructeur automobile. Toutes les marques ont une page dédiée où vous pouvez entrer votre numéro VIN et savoir si vous êtes concernés par un rappel. Certains constructeurs fournissent également des notifications via leurs applications officielles ou directement sur l'écran de bord de votre véhicule.

Si vous n’avez pas reçu de courrier vous indiquant la marche à suivre et que votre véhicule est quand même visé par la campagne de rappel selon le site du constructeur, vous êtes invités à contacter un réparateur/garagiste de la marque de votre véhicule. Contactez immédiatement un réparateur/garagiste de la marque pour planifier la réparation de votre véhicule. Si votre véhicule est concerné, il est indispensable de faire vérifier.

Les études ont identifié un risque, lié à la combinaison d’un climat chaud et humide avec le vieillissement du véhicule, pouvant causer la dégradation de certains composants chimiques présents dans le déclencheur de l’airbag. Cette dégradation pourrait, à l’occasion d’un choc, provoquer la projection de fragments métalliques qui engendreraient des blessures graves voire un décès.

Un « Stop drive » est un rappel urgent. Il s’agit d’un rappel assorti demande au conducteur de ne plus rouler immédiatement. Les mesures de rappel peuvent évoluer en fonction des tests réalisés par les constructeurs. Pour rester informés, connectez-vous régulièrement à la page rappel du site internet de votre constructeur, muni de votre numéro d’identification de véhicule.

Mesures d'accompagnement et obligations des constructeurs

Le constructeur doit vous proposer soit la réparation à votre domicile, soit le transport gratuit de votre véhicule jusqu'à l'endroit où l'airbag sera remplacé. L’intervention et le remplacement des airbags sont gratuits pour vous : il est pris en charge à 100% par le constructeur de votre véhicule. Cela dépend des modèles de véhicules. Le constructeur a l'obligation de vous fournir cette information.

Si vous êtes concerné par un rappel urgent dit « stop drive » et que le rendez-vous pour remplacer vos airbags est programmé dans plus de 15 jours, l’arrêté du 28 juillet 2025 impose aux constructeurs de mettre gratuitement à votre disposition des solutions de transport de remplacement pendant la durée d’immobilisation de votre véhicule : prêt d’un véhicule de courtoisie, mise à disposition d’un véhicule de location ou moyen de transport alternatif équivalent à la voiture.

En cas de non remplacement, vous prenez un risque pour votre sécurité, celle de vos passagers, et celles des autres usagers de la route. Le constructeur de votre véhicule, s’il a lancé une campagne « Stop drive », vous invite à ne plus utiliser votre véhicule.

Rappels récents et modèles concernés

La raison de ce rappel massif ? L’un des capteurs de la boucle de ceinture de sécurité fonctionne mal dans certains véhicules. Le rappel concerne certaines Alfa Romeo Giulia 2017-2024, Alfa Romeo Stelvio 2018-2025, ainsi que les modèles Fiat 500X 2019-2023, Jeep Renegade, et Fiat 500E 2024.

Edit : Il semblerait que Stellantis rappelle 560 000 véhicules supplémentaires, dont des Peugeot 207, 307 et Citroën C3, C4, vendus entre 2009 et 2015.

Actions en justice

En France, David Guyon, avocat montpelliérain, a engagé une procédure collective contre Citroën, dans le cadre des airbags Takata défectueux. "Cette action collective est essentielle pour permettre aux victimes d’obtenir une indemnisation juste et pour tenir le groupe automobile Stellantis, incluant Peugeot, Citroën et Opel, responsable de ses produits défectueux, avait-il expliqué à Midi Libre le 4 juillet 2024. L’action collective crée un rapport de force équilibré par rapport à ce mastodonte de l’automobile.

Chronologie des événements récents

  • 18 septembre 2025 : Les airbags Takata défectueux sont retirés, neutralisés puis recyclés.
  • 10 septembre 2025 : Le gouvernement impose de nouveaux délais stricts aux constructeurs pour remplacer les airbags Takata, avec sanctions financières à la clé.
  • 30 juillet 2025 : Le gouvernement durcit le ton face au scandale des airbags Takata, responsables de plusieurs décès dus à l’explosion de fragments métalliques.
  • 22 juillet 2025 : L’UFC-Que Choisir a lancé une action de groupe contre Stellantis pour réclamer l’indemnisation des automobilistes dont les véhicules sont immobilisés à cause des airbags Takata défectueux, invoquant des préjudices matériels et moraux.
  • Juin 2025 : une information judiciaire a été ouverte pour mise en danger de la vie d’autrui, pratiques commerciales trompeuses et tromperie aggravée, concernant Takata et plusieurs constructeurs.
  • Juin 2025 : le ministère des Transports a imposé l’immobilisation immédiate des Citroën C3 et DS3 produites entre 2009 et 2019, équipées d’airbags Takata non remplacés.

Conseils aux automobilistes

Les automobilistes sont fortement encouragés à vérifier leur immatriculation sur les sites officiels (constructeurs ou gouvernementaux) et à prendre rendez-vous pour le remplacement gratuit de l’airbag. Des défauts ont été détectés sur certains airbags Takata. Lors d’un choc, ils pourraient ne pas fonctionner correctement, voire projeter des fragments de métal. Cela pourrait entraîner des blessures graves pour le conducteur et les passagers.

L’ammonium nitrate utilisé dans ces airbags devient instable sous forte chaleur et humidité, augmentant le risque d’explosion. Tous les modèles ne sont pas touchés, mais certains, situés dans les régions chaudes et humides comme le sud de la France et les DROM, sont plus exposés.

Cette nouvelle alerte concerne notamment les Peugeot 207 et 307, ainsi que des modèles Citroën comme la C3 ou la C4. Ces modèles ont été commercialisés entre 2009 et 2015. Stellantis met à disposition un site web permettant de vérifier en entrant votre numéro de série (VIN). Si votre véhicule figure parmi ceux rappelés, ne tardez pas à agir. Prenez rendez-vous chez votre concessionnaire pour un contrôle et, si besoin, un remplacement gratuit de l’airbag.

Certains modèles sont concernés par la campagne “stop-drive”. Cela signifie qu’ils ne doivent plus être utilisés tant que l’airbag n’a pas été remplacé. Un airbag défectueux est un élément de sécurité qui ne peut pas être négligé. En cas d’accident, un équipement en mauvais état peut avoir des conséquences graves. Des accidents impliquant ces airbags ont déjà causé des blessures et des décès dans d’autres pays.

Vérifier son véhicule et prendre rendez-vous, c’est rapide et simple. Votre sécurité et celle de vos passagers en dépendent.

Liste des marques concernées par les rappels

Pour mémoire, les marques de voiture concernées par les rappels : Audi, BMW, Cadillac, Chevrolet, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Ferrari, Ford, Honda, Jaguar, Jeep, Land Rover, Lancia, Lexus, Mazda, Mercedes, Mitsubishi, Nissan, Opel, Peugeot, Saab, Seat, Skoda, Subaru, Suzuki, Tesla, Toyota, Volkswagen (liste des constructeurs ayant lancé des rappels à ce jour).

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