Mercedes n’a pas chômé pour multiplier les déclinaisons de la quatrième génération de sa Classe C dévoilée en 2013 (berline, break, coupé puis cabriolet). En l’espace de quelques années, la marque étoilée a renouvelé sa gamme tout en introduisant un style doté de lignes plus arrondies. La Classe C Coupé en est un bon exemple tant son prédécesseur exhibait une plastique anguleuse.

Design Extérieur et Intérieur

Le principal problème de ce modèle - pour ceux qui le considèrent ainsi - est la proximité de son dessin avec la nettement plus luxueuse et imposante Classe S coupé. Le designers de Stuttgart font fonctionner la photocopieuse au point qu’il devienne difficile pour le non initié de distinguer une Classe C, d’une E et d’une S.

Cela étant, les passants ne restent pas indifférents à la calandre à diamants traversée d’une barrette soutenant une étoile largement dimensionnée. En bonne allemande, le profil dégage une forte impression de robustesse. Le vitrage délimité par un jonc de chrome est réduit, tandis que les deux nervures parcourant la largeur sont marquées. Le coup de crayon sur la malle fait sans doute de l’arrière la partie la plus raffinée de cette voiture. J’apprécie particulièrement la surface légèrement inclinée comprenant les deux blocs d’optique étirés.

La console centrale large et mise en valeur par du noir laqué possède trois aérateurs circulaires très esthétiques. De nombreux boutons trop petits sont disposés dessus. La casquette du tableau de bord s’étire sur toute la largeur de la planche de bord et passe derrière l’écran de 8,4″ donnant l’impression d’avoir été simplement posé. Il est dommage que celui-ci possède de larges bandes noires disgracieuses. La boîte à gants m’a déçu à cause de sa faible ouverture et sa profondeur réduite.

Une fois installé dans les jolis sièges réglables électriquement grâce aux commandes astucieusement déportées sur les panneaux de porte, la position de conduite est agréable, tout comme la prise en main du volant à trois branches. L’augmentation générale des dimensions (4,69 m de long, soit 9,5 cm de plus) profite à l’habitabilité en hausse. Néanmoins, les places arrière sont toujours réservées aux petits gabarits pouvant s’y faufiler (90,5 cm de garde au toit). Malheureusement, le coffre ne peut pas s’ouvrir depuis l’extérieur. En somme, cet habitacle est plaisant avec ses touches argentées et sa certaine originalité le distinguant clairement de ses deux concurrents directs cités ci-dessus. La caméra de recul est de qualité et très pratique grâce à sa fonction « vue à 360° » visible sur le côté gauche.

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Performance et Conduite

La première partie du roulage se déroulant sur les routes de Midi-Pyrénées se passe en compagnie de l’entrée de gamme diesel qui constituera probablement le cœur de gamme du marché français.

Lorsque le moment de changer de configuration arriva, mon binôme et moi-même nous ne nous sommes pas fait prier pour troquer notre mécanique rugueuse contre un bloc carburant au sans plomb ! Bonne nouvelle, ce moteur de 184 ch et 300 Nm est nettement mieux éduqué en offrant souplesse et silence de fonctionnement. L’autre changement qui se fait immédiatement remarquer se situe du côté des amortisseurs désormais pilotés. Cette suspension pneumatique donne l’impression d’évoluer sur un coussin d’air au point que même les ralentisseurs costauds sont avalés en douceur.

Le sélecteur de mode de conduite « Dynamic Select » laisse le choix entre cinq profils (éco, confort, sport, sport+ et individuel). Malgré la perte de 100 Nm de couple par rapport à la motorisation précédente, le pied droit dispose d’accélérations plus convaincantes avec moins d’inertie. Assis suffisamment bas, je décide d’augmenter la cadence tout en sélectionnant le mode sport. Celui-ci a pour effet de donner un peu plus de rigidité à la direction autrement trop légère à mon goût. La caisse est aussi un peu mieux maintenue, tandis que la mécanique et la boîte - une 7G-Tronic cette fois-ci - deviennent plus alertes. L’efficacité de l’auto ne peut être mise en défaut qu’en forçant le trait.

Cette Mercedes Classe C Coupé disposant d’une belle plastique oublie quelque peu de donner du plaisir à son propriétaire. Il existe bien entendu des motorisations plus puissantes chapeautées par la sportive 63 AMG. Cela dit, les sensations demeurent trop lissées à bord de ce coupé - ce serait moins dérangeant sur une berline -, même si les 220 d et 200 correspondent aux niveaux de puissance parmi les plus modestes de la gamme. L’appétit en en carburant n’est pas des plus contenus. Il s’élève à environ 7 l/100 km de gazole.

La C Coupé révèle un bon équilibre sur route et un confort très correct. Rouler dans un coupé "mazout" paraît toujours déplacé mais, dans le cas de cette Classe C, il réussit à gommer au mieux les défauts majeurs de ce type de motorisation, à savoir la sonorité et les vibrations. Le quatre-cylindres 2.2 de 204 ch se révèle, en effet, civilisé et très bien insonorisé. Les bruits d’air sont, eux aussi, contenus. De même, il s’associe d’origine à l’excellente boîte automatique 9 vitesses à convertisseur. Une transmission à la fois douce et réactive, qui se montre plus paresseuse en mode Eco, lorsqu’elle se démène pour solliciter au minimum le diesel, optimisant les passages de vitesses et allant même jusqu’à laisser la voiture en roues libres si c’est possible.

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Ce coupé se comporte comme une bonne berline dotée d’accélérations correctes et de reprises efficaces, sans que ce soit inoubliable pour autant. Son truc, c’est plutôt d’enrouler les virages avec sérieux et efficacité. En prime, le confort est on ne peut plus acceptable sur route comme sur autoroute. Ainsi, traverser la France au gré des péages sera une formalité pour cette Mercedes, qui aide à passer le temps de façon agréable avec sa sono haut de gamme Burmester (option), digne de la catégorie supérieure, tout en profitant du diffuseur de ­parfum avec ionisation de l’air (encore en supplément...) ou des sièges climatisés chauffants et ventilés (une autre option...).

Fiabilité du Moteur 250 Essence

La fiabilité des moteurs est un critère d'autant plus essentiel quand on achète une voiture premium qui coûte bien plus qu'une généraliste. C'est donc au tour du moteur 250 essence de chez Mercedes d'être "évalué par nos services". Cet article se concentre toutefois sur la fiabilité des versions de 1991 cm³ déclinées 211 et 224 chevaux.

Cette première déclinaison est la versions plus ancienne de la 224 ch que l'on va voir après. Installée dans diverses Mercedes, à moteur transversal et longitudinal, ce bloc ne présente franchement pas de souci chronique et grave.

Le bloc 250 de 224 chevaux, présents dans les modèles comme la Classe A, la Classe B, le CLA, le GLA, et le GLB, rencontre des problèmes récurrents et graves de culasse. Les propriétaires rapportent des pertes de compression, des joints de culasse défectueux et des coûts de réparation élevés (plus de 6000 euros), souvent non pris en charge par Mercedes car la marque ne veut pas admettre le vice. Notez que ce problème est aussi présent sur les 35 et 45 AMG qui partagent la même base moteur ...

Avis d'Utilisateurs

Utilisation du véhicule : 1/3 ville - 2/3 route

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Qualités : Beaucoup d’options dont compteurs digitaux, toit ouvrant, sièges cuirs chauffants, jantes 19 pouces, pack intérieur extérieur AMG, Pack nuit, Commandes vocales, Park assist, camera recul, etc ....bonne finition, bons ajustages, rien à envier à une classe E. Le moteur essence 1600 156 chevaux et 250 Nm est plus que suffisant en usage normal, bonnes accélérations, consommation moyenne de 6,9 litres aux cents (1/5 ville hors heures de pointe, 4/5 route-autoroute en respectant les limitations). Silencieuse, sièges confortables, très bonne tenue de route.

Défauts : Suspension abaissée AMG line dure avec jantes 19 pouces (à éviter) et pneus avant en 225/40 et arrière 255/35, on sent absolument toutes les aspérités et autres légers creux et bosses de la route, 5eme et 6eme vitesse un peu trop longues, quelques grincements agaçants du toit ouvrant et quelques légers bruits de roulement (suspension) à l’avant, sans conséquences. GPS peu pratique avec le pad et la commande à molette, heureusement on peut l’activer par commande vocale. Au départ, vu le poids du véhicule, j’aurais préféré une 2 litres 184 chevaux et 300 Nm. J’ai été pourtant très agréablement surpris des performances du 1600 et si la 5eme et 6eme n’étaient pas si longues, (pas dramatique non plus), la version 2 litres 184 ch ne se justifierait même pas dans la gamme.....Niveau consommation, on descend à 5,8 - 6 litres au cents sur autoroute à 130 compteur, au régime moteur de 2300 tours....

Défauts : bruits parasites. Problèmes rencontrés : Léger problème injection. Réglé en concession (170 Euros). Fils tendeurs de capote usés prématurément (31000 km seulement) et non pris en charge par MB.

Pas d'avis sur les déclinaisons suivantes :

  • Classe C coupe 250 211 ch Essence
  • Classe C coupe 300 245 ch Essence
  • Classe C coupe 400 333 ch Essence
  • Classe C coupe 43 AMG 367 ch Essence
  • Classe C coupe 43 AMG 390 ch Essence
  • Classe C coupe AMG C 63 476 ch Essence
  • Classe C coupe AMG C 63 S 510 ch Essence
  • Classe C coupe 300d 245 ch Diesel

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