Lancée en 2002, la nouvelle gamme CLK a séduit plus de 200.000 conducteurs à travers le monde. Cette deuxième génération est sans conteste la référence de son segment, qui comprend aussi les désirables Audi A4 Cabriolet et Saab 9-3 Cabriolet. Pour cet été, la Mercedes CLK s’offre un restylage timide, mais reçoit de nombreuses améliorations techniques.

Présentation

Le dessin de la nouvelle CLK est incontestablement plus réussi que celui de la première mouture, commercialisée de 1997 à 2002. Fluide et dynamique, la CLK arbore une nouvelle calandre à trois lamelles, un pare-choc redessiné et un bouclier incorporant des prises d’air plus généreuses. Autre élément essentiel en matière de style, le dessin des jantes évolue.

Véritable porte drapeau, la CLK 55 AMG est sans conteste la plus belle de toutes. Sportive sans être trop agressive, elle se distingue par son museau type SLR, ses magnifiques roues de 18" et sa double sortie d’échappement en inox (quatre sur le coupé). La capote a fait l’objet d’un soin tout particulier, avec une résistance exceptionnelle aux conditions météo capricieuses.

Ainsi, sa qualité a été éprouvée par - 17° Celsius près de Davos (Alpes Suisses). D’autre part, notre test à haute vitesse sur autoroute allemande, a mis en exergue une insonorisation supérieure à la moyenne.

Intérieur

Du fait de son empattement assez large, la Mercedes CLK Cabriolet accueille sans problèmes le conducteur et ses trois passagers. A l’avant, on est plutôt bien assis, avec des sièges enveloppants, aux réglages électriques précis. A l’arrière, on dispose de suffisamment de place aux jambes et aux épaules.

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Toutefois, les assises manquent de moelleux. La planche de bord n’évolue pratiquement pas, si ce n’est au niveau de l’instrumentation, qui adopte des cadrans blancs et un cerclage en chrome. En matière d’ergonomie, on regrette le placement des lève-vitres électriques au bas des panneaux de porte.

La CLK reçoit de nouvelles garnitures et teintes d’intérieur. La finition type « Aluminium » n’est pas des plus heureuses et nous préférons les classiques boiseries, de préférence foncées. De série, l’équipement s’avère assez complet. On y trouve ainsi la climatisation automatique, l’audio CD, le volant multifonction et ordinateur de bord, le régulateur/limiteur de vitesse.

En matière de sécurité, Mercedes ne fait pas de concessions : multiples airbags, appuie-tête actifs (+arceaux), ESP, indicateur de perte de pression des pneus…

Moteur

Essence et diesel, voilà le programme pour cet essai. Si vous aimez rouler au gazole, votre choix se portera naturellement sur la 320 Cdi. Son V6 atteint désormais le niveau de puissance exigé à ce niveau de concurrence. Doté d’un turbo à géométrie variable, il fournit 224 ch et 510 Nm lorsqu’il est secondé par la boite 7G-Tronic.

Claquant quelque peu de l’extérieur, il se fait naturellement entendre lorsque l’on adopte une conduite à ciel ouvert, en particulier à l’accélération. Mais rien d’envahissant, d’autant que l’on reconnaît bien le timbre d’un 6 pattes. Avec la boite automatique et le couple élevé, la conduite de la CLK 320 Cdi est très agréable. Performante (246 km/h, 0 à 100 km/h en 7,2 s), elle est surtout sobre (environ 9l/100). Une association intéressante.

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Le passage à la CLK 350 décuple néanmoins l’agrément que l’on peut avoir à bord d’un Cabriolet. La sonorité du V6 essence est enivrante et réclame une conduite plus dynamique. Ce moteur représente sans conteste le meilleur compromis pour une voiture de ce standing. Les 272 ch et 350 Nm sont parfaitement exploités. La vitesse maxi est limitée à 250 km/h et le 0 à 100 km/h s’effectue en 6,5 s. La consommation sait rester raisonnable pour un moteur de cette trempe, avec 11,5l/100.

Enfin, clou du spectacle, l’essai de la CLK 55 AMG. Au premier coup de contact, un vrombissement qui mérite le respect. Le gros V8 a été travaillé et cela se voit. D’une puissance de 367 ch et coupleux à souhait (510 Nm), ce bloc « viril » catapulte la CLK à plus de 250 km/h (C’est d’ailleurs à ce moment que nous avons pu tester comme il se doit les bienfaits du filet saute vent !) et lui permet de passer de 0 à 100 km/h en 5,4 s.

La moindre pression sur la pédale de droite propulse la Mercedes à des vitesses inavouables. Comme on le signale avec humour chez le constructeur, un pied lourd sur l’accélérateur laisse des traces de gomme sur la chaussée. Si nous trouvions que la transmission 7G-Tronic manquait quelque peu de réactivité, il en est autrement de la Speedshift AMG. Plus rapide et précise, elle est l’alliée idéale de la CLK 55. Le passage de rapports au volant est aussi un plus indéniable.

Sur la route

Les propulsions d’aujourd’hui sont sous la surveillance d’une armada d’aides électroniques à la conduite. Néanmoins, il convient de rester prudent sur route mouillée, surtout avec 510 Nm de couple aux roues arrière. Rigide, la CLK Cabriolet accepte d’être conduite de manière sportive. Le châssis dérivé de la Classe C est vraiment efficace, mais pêche par des suspensions assez souples lorsque l’on hausse le rythme.

Pour tous ceux qui recherchent plus d’efficacité, le pack sport incorporant un tarage plus ferme et des pneus larges est mieux calibré. Mais de toute façon, la conduite d’un Cabriolet se révèlera toujours plus « cool », même sur la CLK 55 AMG. Sollicités au cours de notre test, les quatre freins à disques ont rempli dignement leur contrat, alors que la stabilité en cas de forte décélération est à citer en exemple.

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Bilan

La Mercedes CLK Cabriolet est certainement onéreuse, mais n’est ce pas le prix à payer pour acquérir une voiture rigide, habitable, bien finie et superbement motorisée ? Avec cette évolution 2005, elle s’inscrit comme le must de sa catégorie.

Vendue 51.100 € en 320 Cdi, elle est sans opposante. A 39.510 €, l’Audi A4 Cabriolet est certes intéressante, mais elle ne dispose que d’un vieillissant Tdi de 163 ch. Le Cabriolet CLK 350 est facturé 60.300 € et se place à mi-cheval entre la BMW 330 Ci Cabriolet (47.600 €) en fin de carrière et la très prestigieuse 630 Ci Cabriolet (70.900 €). Le cas de la CLK 55 AMG Cabriolet est moins défendable, dans la mesure ou à 95.550 €, elle rencontre une Porsche 911 Carrera S Cabriolet (98.734 € et 355 ch) et une Maserati Spyder GT (96.550 € et 390 ch), plus exclusives.

Points Forts

  • Superbes moteurs
  • Qualité et rigidité
  • Habitabilité
  • Dotation intéressante

Points Faibles

  • Prix et nombreuses options
  • Suspensions souples
  • Lève-vitres mal placés

Avis des internautes

Voici quelques avis d'internautes concernant la Mercedes CLK Cabriolet :

  • Utilisateur 1 (2017) : Belle auto. En finition avantgarde, elle garde un intérieur actuel. La boite auto est un régal de douceur.
  • Utilisateur 2 (2025) : Voiture solide, bien construite, finition allemande irréprochable, insert bois , volant bois, confortable, très bons sièges et bonne assise, une belle ligne de coupe sport, puissante de bonnes reprises si on tape dans l’accélérateur kick down effet boost, joli bruit du V6, très bonne tenue de route sur tout revêtement par tout temps, silencieuse sur autoroute, tres bon amortissement, places AR confortables de vraies sièges comme ceux AV, full options sécurité et confort, consommation raisonnable ( pour ce type de moteur V6) autour de 10 L en moyenne voir plus en conduite sportive.

Qualités et défauts signalés par les internautes

Les internautes ont signalé les qualités et défauts suivants pour la Mercedes CLK à travers leurs avis :

Qualités

  • Comportement routier
  • Agrément
  • Confort global
  • Finition et qualité des plastiques
  • Puissance moteur et relances
  • Couple moteur
  • Consommation
  • Style
  • Fiabilité

Défauts

  • Habitabilité
  • Boîte de vitesses (agrément, longueur des rapports)
  • Entretien (coût)
  • Service après vente

En bref

La CLK 320 CDI dévoile peu de vibrations au ralenti, un niveau sonore bien dominé, capote fermée ou ouverte (temps d’action: 25 s à l’arrêt) et, surtout, des accélérations et reprises qui apportent un zeste de sportivité à l’esprit de ce cabriolet d’apparence sage. Ce moteur offre un couple généreux de 415 Nm en boîte manuelle et de 510 Nm en version automatique sept vitesses, essayée ici. Comptez cependant un billet de plus pour cette transmission très douce, mais qui manque de rapidité au rétrogradage et qui, dans certaines conditions, s’emmêle les pinceaux avec toutes ses vitesses.

Ce découvrable de quatre places manque cependant d’espace à l’arrière, mais il permet de rouler capote ouverte à des vitesses élevées sans être décoiffé. Sur route, la CLK est suffisamment rigide et épaulée par un antidérapage bien géré, qui jugule la bonne santé de la mécanique. Aussi élégante qu'agréable, cette décapotable mêle avec bonheur luxe, confort et plaisir de conduite.

La direction offre quelques remontées désagréables sur les bosses si le rythme est soutenu, et les suspensions arrière trépident parfois trop mais, globalement, le châssis est sûr, efficace, et facile à appréhender, parfait pour la balade. Dommage que les freins, puissants au demeurant, supportent mal les décélérations répétées. Les quelque 1.785 kg de l’ensemble ne sont sûrement pas étrangers à ce phénomène.

Son image très distinguée et son agrément de conduite en font un cabriolet au charme exceptionnel. Une réussite en concordance avec l’image Mercedes.

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