Depuis la 500 E, Mercedes nous a habitué à garnir son catalogue d'une berline surpuissante. Le cahier des charges est toujours le même : un gros moteur, une boîte automatique, une tenue de route exceptionnelle et toujours la qualité et le luxe Mercedes. Avec sa nouvelle Classe E, Mercedes ne déroge pas à la règle à une exception près.
Dans les années 70, certains ingénieurs de Stuttgart avaient eu la bonne idée de glisser sous le capot des berlines S un gros V8 de 6,9 litres surpuissant. A la fin des années 80, Mercedes a dévoilé un nouveau V8 de 5 litres avec 306 ch présent sous le capot du nouveau SL R129. Dix ans plus tard on le retrouve dans la Mercedes 500E (W124) , popularisée par le film Taxi.
Les Classe E (W210) furent donc dotées d'un V8 5 litres (E50 AMG), puis 5,5 litres atmosphérique (E55 AMG). Avec cette nouvelle génération de Classe E, dénommée W211 chez Mercedes, AMG a affûté sa préparation, à tel point que la comparaison avec ses devancières n'est plus possible…
L'Élégance Mercedes
Depuis désormais plusieurs années, Mercedes nous a habitué progressivement à des carrosseries beaucoup plus fluides et élégantes que par le passé. La nouvelle Classe E, lancée en grande pompe et dévoilée dans le film MIB II, se révèle être un réel succès commercial. Son design n'y est certainement pas étranger.
Lorsque AMG appose sa griffe, il n'y a pas de révolutions stylistique par rapport aux modèles standards. Seul l'initié repérera au premier coup d'œil les jantes larges spécifiques en 18", les ailes élargies et les boucliers discrètement retravaillés. Mais à la différence de sa sœur le SL 55 AMG Kompressor, la E55 AMG Kompressor perpétue la tradition d'élégance propre à la marque.
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Finition Mercedes
Révolution progressive à l'extérieur donc chez Mercedes, mais également à l'intérieur . Les intérieurs austères mais irréprochables de la marque à l'étoile, sont devenus avec le temps beaucoup plus sexy. Les lignes sont plus douces et harmonieuses, en phase avec le design de l'auto, et la technologie embarquée est plus présente et visible.
Chaque détail est traité avec soin, et les habitués de la marque ne seront pas dépaysés sur la qualité des matériaux toujours exceptionnelle. Les compteurs sont lisibles et toutes les informations importantes sont à " portée d'œil " immédiatement. Enfin, le fin du fin demeurent les sièges multi-contours, non seulement très confortables mais également efficace en conduite soutenue.
Comme d'ordinaire chez Mercedes, les options sont nombreuses et diverses.
Moteur de la Bête
La mécanique est évidemment le cœur de la bête. D'origine, le V8 5,5 litres Mercedes revu par AMG développe tout de même 354 ch sur les CLK, ML et les anciennes Classe E AMG. Mais là, le compresseur greffé au cœur du V8 met les watts et annonce 476 ch. Seulement ?! Oui, il est vrai que le SL 55 AMG Kompressor équipé du même moteur est désormais annoncé à 500 ch. Mais quelle importance, car dans un cas, comme dans l'autre la performance est bien là.
Mais plus que la puissance maximale, c'est le couple atteint dès 2 700 tr/mn de 700 Nm (!) qui impressionne et en dit long sur les prestations de la Classe E. On imagine les contraintes supportées par la boîte automatique à 5 rapports imposée aux clients potentiels. Mais à l'usage, on s'aperçoit que la boîte auto convient bien à ce missile sur 4 roues, et elle se démarque ainsi nettement de la BMW M5, sa grande rivale.
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Il faut savoir que les moteurs AMG ne sont pas assemblés chez Mercedes, mais chez AMG et à l'instar d'Aston Martin, chaque moteur assemblé reçoit une plaque sur laquelle est gravée le nom du mécanicien qui l'a assemblé.
Sur Route
Direction l'Allemagne et ses autoroutes libres sur certains tronçons. A allure soutenue, cela nous permet de nous familiariser avec l'auto. Dès les premiers kilomètres parcourus, le décor est planté.
La suspension pneumatique Airmatic DC offre un compromis confort-sport excellent, la direction assistée paramétrique s'adapte à merveille aux conditions de circulation et le V8 compressé distille sa sonorité sans pareille, tantôt rauque et tantôt aigu suivant l'inclinaison de la pédale d'accélérateur. A chaque péage, nous profitons de l'accélération dantesque de cette berline.
En moins de 5 secondes nous sommes déjà à 100 km/h, et au bout de 22 secondes et des poussières, vous avez déjà franchi un kilomètre !! Pour aller chercher cette diablesse, il n'y a guère que quelques très rares productions de Stuttgart turbocompressées, ou en Italie avec Lamborghini et Ferrari. Sur les petites routes, à l'attaque, nous ne pouvons qu'apprécier l'efficacité du freinage SBC, déjà monté sur le SL qui autorise des décélérations impressionnantes en toutes circonstances et même en courbe.
Passé la frontière, plein gaz… En quelques secondes nous sommes déjà à 250 km/h, vitesse maximale limitée électroniquement. Le trafic alors très fluide (rare en Allemagne) nous permet ainsi de réaliser des moyennes indécentes, et la discipline légendaire des teutons et leur habitude des autos rapide nous permet de conduire des heures durant à un tel rythme en toute décontraction.
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Seule la contenance limitée du réservoir rapportée à la consommation déçoit un peu. Sur le chemin du retour, nous ne cessons de jouer avec les reprises et le kick-down de la boîte auto.
Guide d’achat occasion : Mercedes E 55 AMG W211
Lors du lancement de la troisième génération de classe E (W211) en mai 2002, la traditionnelle version AMG se devait d’être reconduite. Ce sera chose faite l’année suivante, avec un tonitruant V8 5,5 l de 476 ch. Une anti-M5, désormais disponible au prix d’une classe C neuve.
La classe E, c’est une institution : archétype de la berline statutaire, elle représente à elle seule près de 60 % des ventes de l’Etoile dans le monde. En passant entre les mains du sorcier AMG, la paisible classe E n’a plus rien à voir avec un de ces éternels taxis CDI qui pullulent dans nos villes. Sous des dehors bourgeoisement conventionnels se cache un cœur bouillonnant, transfigurant littéralement cette routière. Seul l’amateur éclairé saura relever les boucliers spécifiques, les jantes 18p et surtout les quatre sorties d’échappement ovales.
Dans cette exécution 55 AMG, le V8 de 5439 cc bien connu sous le capot des anciennes E et CLK 55 s’octroie les bienfaits d’un compresseur et affiche une puissance de 476 ch. Avec 1835 kg à mouvoir, le bloc pourrait être à la peine. Il n’en est rien : délivrant un couple phénoménal de 700 Nm dès 2650 trs/mn, les 8 cylindres à 90° dispensent des performances de premier ordre.
Avec un très respectable 4,7s pour atteindre 100 km/h, on gagne 1/10 sur une 997 Carrera S. L’écart passe à 7/10 pour le 1000 m D.A (22,5s) Sur autoroute s’entend, car l’agilité peinera à rivaliser avec celle de la 911 précitée sur route sinueuse. Les suspensions pneumatiques Airmatic sont associées à un train avant Mc Pherson et un essieu arrière multibras offrant un comportement rigoureux et efficace, mais plus adapté à l’Autobahn qu’aux virolos de la route Napoléon.
Le comportement routier n’en reste pas moins ultra-sécurisant et préserve un excellent confort permettant à quatre adultes (la place centrale est symbolique) de voyager en toute sérénité, même à des allures hautement prohibées… La transmission automatique 5 rapports est à l’image de cette étoile filante : feutrée et efficace à défaut d’être réellement sportive. Il en va de même pour la direction paramétrique asservie à la vitesse, offrant un toucher de route précis mais quelque peu aseptisé. Idem pour le freinage SBC « drive by wire », diablement efficace mais renvoyant peu d’informations au conducteur.
Il serait toutefois malvenu de tenir rigueur de ces quelques traits de caractère, sa vocation étant plutôt celle d’un monstre d’autoroute. Et puis, le chant du V8 compressé aura tôt fait de faire oublier ces griefs : à bas et moyens régimes, on pourrait presque le confondre avec un V8 américain. A l’approche de la zone rouge, il monte dans les aigus avec le même brio qu’une mécanique transalpine…
Sport en salon
De l’intérieur, difficile de déceler le potentiel de cette sportive au long cours. Similaire à celui d’une classe E « basique », l’habitacle fourmille de raffinements en tout genre… optionnels, comme le veut la tradition de Stuttgart : toit panoramique vitré, packs Designo permettant la personnalisation des cuirs, coloris, inserts… L’essentiel est heureusement fourni de série : 6 airbags, ABS, ESP, système audio, régulateur de vitesse , sellerie multicontours, phares xénon…
La qualité de fabrication reste conforme aux standards Mercedes, c’est à dire au sommet. En se montrant tatillon, on pourra relever une légère baisse de finition (quelques plastiques quelconques en bas de console centrale) par rapport à la génération précédente, indestructible certes, mais beaucoup plus austère. Depuis quelques années, l’Etoile nous habitue en effet à des présentations intérieures plus chaleureuses.
Fiabilité et entretien
Contrairement à ses consœurs CDI plus modestes, la E 55 AMG n’a pas connu les mêmes déboires électroniques. Déjà connues sur l’ancienne génération, les mécaniques essence bénéficient d’une certaine maturité, et le V8 5,5 l ne pose aucun problème particulier. Une plaque gravée est située sur le moteur, où figurent le numéro de série et le nom du mécanicien chargé de l’assemblage (un peu d’exclusivité ne fait jamais de mal).
Seuls soucis à déplorer, la boîte de vitesse supporte mal la brutalité et peut générer des à-coups, et le freinage SBC peut se mettre en sécurité inopinément. Jusqu’à fin 2003, certains exemplaires ont rencontré des problèmes de suspension Airmatic. En cause : un problème de compresseur et des cas de fuites rendant l’amortissement piloté inopérant.
Comme toutes les Mercedes AMG, la E 55 est exigeante en entretien et seuls les ateliers agréés AMG seront à même de recevoir l’auto. Le coût annuel reste tout à fait correct : en Ile de France, le contrat annuel d’entretien incluant vidange, révision et plaquettes s’élève à environ 1200 euros pour un kilométrage moyen de 20 000 km par an. En revanche, les pneumatiques s’usent relativement vite (gardons à l’esprit que l’engin accuse plus d’1,8 t) : comptez un remplacement de train arrière tous les 20 000 km ( 550 euros pour un train en 265/35 ZR 18 non montés, 450 euros pour l’avant en 245/40 ZR 18 ).
Enfin, la consommation s’élève à 13 l/100 km en cycle mixte, 16 l en conduite sportive, ce qui reste raisonnable toutes proportions gardées.
Craquer pour une E 55 AMG ne présente pas de risque réel tant que l’historique et l’entretien sont limpides. Pour plus de sûreté, préférez les modèles produits à partir de 2004, largement fiabilisés. Une première main de 2004 en parfait état affichant entre 90 000 et 100 000 km se négocie entre 35 000 et 38 000 euros. A noter que la E 55 fut remplacée par la E63 ( 514 ch ) lors du restylage de 2006.
Mercedes AMG E 55 / E63 (2002-2009) : présentation des versions
Lorsque Mercedes commercialise la nouvelle Classe E - type W211 -, on assiste à une révolution silencieuse. Sur la forme, le design fluide et élégant gagne légèrement en modernité et s’inscrit dans la lignée de sa devancière. Sur le plan technique, l’électronique prolifère. Cette nouvelle génération adopte un système bus CAN, servant à véhiculer plus rapidement de nombreuses informations d’un boîtier à un autre.
Autre innovation majeure : un dispositif de freinage SBC (Sensotronic Brake Control), permettant de supprimer des éléments mécaniques entre la pédale de frein et les étriers. Ces dispositifs d’avant-garde, à la technologie mal maîtrisée, seront source de multiples déboires - et de rappels ! Mercedes fera amende honorable en prenant en charge les défaillances rencontrées sur ces modèles. Des modifications sont apportées dès 2004, et la marque reviendra à un système de freinage hydraulique plus conventionnel et plus fiable, à partir du restylage opéré en septembre 2006.
En outre, cette génération accumulera de nombreux problèmes mécaniques jusqu’alors inconnus chez Mercedes, notamment sur les diesels CDI. La version 55 AMG qui nous intéresse est apparue fin 2002. Si son V8 5.5 de 476 ch gavé par un compresseur ne pose pas de souci, elle n’a pas été épargnée par les problèmes électroniques affectant les autres versions. Voilà donc un élément crucial à vérifier avant d’acheter : s’assurer que le modèle a bien bénéficié des campagnes de rappel.
A partir du restylage de 2006, ces défaillances sont résolues. Mieux, la voiture se mue en 63 AMG en adoptant un V8 atmosphérique 6.2 délivrant 514 ch. Un pack AMG Performance rend l’auto encore plus désirable en faisant sauter la bride électronique, et en ajoutant un différentiel arrière autobloquant, une suspension Sport et des jantes spécifiques de 18 pouces. C’est la version la plus prisée, surtout en break, justifiant un surcoût de 5 000 € en occasion.
Si cette dernière peut encore prétendre à un peu plus de 30 000 € avec 70 000 km au compteur, les prix baissent autour des 20 000 € - voire bien moins - pour les berlines 55 AMG dépassant les 200 000 km. Plus que le kilométrage, c’est surtout l’état général et un suivi sérieux et régulier qui doivent primer.
Mercedes AMG E 55 / E63 (2002-2009) : quelles pannes à surveiller ?
Cette Mercedes construite majoritairement en acier donne satisfaction avec une carrosserie parfaitement alignée. Le rendu des peintures est superbe, et un effet peau d’orange doit vous alerter : vous êtes en présence d’un exemplaire qui a été mal réparé. Bien sûr, les boucliers couleur carrosserie restent vulnérables. Avec le temps, les exemplaires négligés peuvent voir le vernis des peintures s’altérer, et de la corrosion peut apparaître, surtout au niveau des passages de roue. Cela concerne notamment les modèles en provenance d’Allemagne (sel sur les routes).
L’idéal serait de mettre la voiture sur un pont pour avoir une vue d’ensemble des soubassements.
En 55 ou en 63 AMG, la W211 est une propulsion qui utilise exclusivement des boîtes automatiques. La 55 AMG fait un peu old school aujourd’hui, puisqu’elle se contente d’une boîte à 5 rapports. Outre une fiabilité avérée, si celle-ci fonctionne correctement, elle doit être douce et ne présenter aucun à-coup. Dans le cas contraire, méfiance ! A partir du discret restylage de 2006, en devenant 63 AMG, la W211 adopte une boîte 7G-Tronic, elle aussi très fluide et agréable à l’usage. Dans les deux cas, pour assurer leur bonne tenue dans le temps, il faudra vidanger et changer la crépine tous les 60 000 km, ce qui coûte dans les 700 € environ chez Mercedes. Pensez à vérifier l’état des supports de la boîte également.
Les matériaux sont de qualité, bien ajustés et les selleries en cuir tiennent bien dans le temps. L’usure du siège conducteur doit être en rapport avec le kilométrage indiqué. L’électronique embarquée posant problème, prenez le temps de vérifier le bon fonctionnement de tous les équipements. Sur les modèles dotés du toit ouvrant, il peut y avoir des soucis au niveau des joints. A partir du restylage de 2006, l’ensemble gagne encore en qualité et en modernité. Mais aussi en présentation, avec le pack Performance qui comprend des parements en carbone.
Au lancement, la W211 hérite du V8 5,5 litres suralimenté « M113 ». Ce bloc à distribution par chaîne (476 ch) est fiable. Mais avec le temps, il faudra songer à changer les supports du moteur. Avec l’âge, des fuites du côté des joints du couvre-culasse apparaissent : comptez 620 € pour les remplacer. La pompe à carburant, à changer vers les 100 000 km, coûte dans les 1 200 €. Remplacer la poulie au complet revient en revanche bien plus cher : prévoyez 2 130 €.
A partir du restylage de septembre 2006 arrive le « M156 », un V8 6,2 litres atmosphérique. Ce bloc à 4 arbres à cames dotés de déphaseurs brille par sa robustesse. Les exemplaires dépassant les 300 000 km ne sont pas rares. Les ennuis de jeunesse concernant les vis de culasse défectueuses et les poussoirs hydrauliques ont été pris en charge par le constructeur. Avec le temps, il peut y avoir de légères fuites d’huile sur le haut moteur.
Dans tous les cas, en 55 ou 63 AMG, faites au moins une révision par an dans la limite de 15 000 km (600 € pour le petit service et 1 500 € pour le grand service).
Cette propulsion de 4,81 m est lourde (1 839 kg à vide en berline). Les périssables ont tendance à s’user rapidement, notamment les pneus. D’origine, la 55 AMG reçoit des 245/40 R 18 à l’avant et des 265/35 R 18 à l’arrière, et il faudra les changer tous les 30 000 km maximum, voire bien moins en cas de conduite énergique.
Sur les premiers modèles, les freins électro-hydrauliques Sensotronic « SBC » ont été à la source de nombreux dysfonctionnements, corrigés lors de rappels en novembre 2005 avec à la clé un changement de l’unité hydraulique. A partir de 2006, Mercedes est revenu à un système plus classique, moins capricieux. Autre source fréquente de soucis : la suspension pneumatique Airmatic, pas fiable du tout. Un problème réglé à la suite de rappels jusqu’en 2004, dont vous devrez vous assurer.
Vérifiez le bon état des roulements, rotules, bras et triangles de suspension. Pensez à une géométrie complète des trains roulants chez un spécialiste.
Mercedes AMG E 55 / E63 (2002-2009) : combien coûte-t-elle ?
Mercedes AMG E 55 / E63 (2002-2009) : ses plus ?
- Cote attractive
- Performances Super V8 (55 et 63)
- Qualité de fabrication
Mercedes AMG E 55 / E63 (2002-2009) : ses moins ?
- Electronique capricieuse (jusqu’en 2005)
- Rare en bel état d’origine
- Poids élevé
- Coûts d’entretien élevés
Mercedes-Benz E55 AMG : Une Légende Accessible à 11 000 Euros ?
La Mercedes E55 AMG est clairement l'une des berlines sportives qui conjugue brutalité mécanique et élégance. Son moteur V8 de 5,4 litres compressé continue de faire vibrer les passionnés. Aujourd'hui, un modèle est proposé à la vente pour environ 11 000 euros. Ce prix interpelle autant qu'il intrigue.
La Mercedes qui a changé la donne
En 2002, la Mercedes W211 E55 AMG est la berline de production la plus rapide du monde. Elle est capable d'abattre le 0 à 100 km/h en 4,6 secondes. Cela relève de l'exploit pour une voiture pesant près de deux tonnes. Son V8 conçu dans la pure tradition AMG avec une fabrication à la main est clairement un chef-d'œuvre d'ingénierie allemande.
Toutefois, la E55 AMG ne se résume pas qu'à ses performances. Elle est également réputée pour sa robustesse. Contrairement à ses rivales de l'époque, la BMW M5 E39 et l'Audi RS6 C5, la Mercedes est dotée d'une bien meilleure fiabilité, à condition d'être entretenue correctement.
L'exemplaire proposé à la vente fait partie des 275 unités vendues aux États-Unis en 2002. Cela en fait donc un modèle plutôt exclusif. Ainsi, la rareté est toujours un atout qui joue en faveur de la cote.
Avec un moteur légendaire extrêmement fiable, cette Mercedes E55 AMG semble avoir tout pour plaire. Le vendeur mentionne un entretien régulier avec des remplacements récents, dont l'huile moteur et les bougies. Son aspect visuel est prometteur alors que la peinture a bénéficié d'un traitement céramique de 10 ans pour lui donner un éclat presque irréel. Au niveau de l'intérieur, il semble être bien conservé avec un cuir propre et un tableau de bord sans pixels manquants.
Un prix attractif, mais des frais à prévoir
À 11 500 dollars, soit environ 11 000 euros, cette E55 AMG est donc plutôt bien placée par rapport au marché. En effet, il est plutôt rare de trouver un exemplaire en bon état sous les 15 000 à 20 000 euros de nos jours. Néanmoins, elle affiche 252 000 kilomètres au compteur.
Ce n'est pas catastrophique pour une AMG bien entretenue, mais cela signifie tout de même que certaines pièces coûteuses approchent de la fin de leur cycle de vie. On peut notamment citer la suspension pneumatique AIRMATIC qui n'a pas été refaite récemment. Cela peut coûter plusieurs milliers d'euros à remettre en état. Il y a aussi la boîte de vitesses automatique qui se fait vieillissante. En général, la BVA5 AMG est fiable, mais elle peut tout de même nécessiter une révision complète à fort kilométrage.
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