Après l’EQC et l’EQA, Mercedes a complété sa gamme 100 % électrique EQ avec l’EQS, variante 100 % électrique de son vaisseau amiral, la Classe S. Nous avions eu l’occasion de tester la Mercedes EQS quelques jours. Après un 1er essai à sa sortie, nous avons remis à l’épreuve la voiture 100 % électrique la plus autonome du marché.
Autonomie et Recharge
L’une des particularités de cette berline de luxe est qu’elle revendique la meilleure autonomie du marché. Le constructeur revendique en effet « jusqu’à 784/863 km », respectivement en cycle mixte WLTP et en cycle urbain WLTP. Nous commençons l’essai en mettant immédiatement à l’épreuve l’autonomie de la voiture. Notre objectif : Paris-Nantes sans recharger. Plus précisément, nous partons directement du garage Mercedes de Rueil-Malmaison. Distance : 378 km.
Selon le protocole WLTP, le constructeur affiche en fait une fourchette de 528 à 784 km et de 15,6 à 22,9 kWh/100 km en cycle mixte, en fonction du modèle et des équipements. Coupons court au suspense : partis avec 99 % de batterie, nous sommes arrivés avec 13 %. Ceci sans prendre la moindre précaution d’éco-conduite. En mode Confort, nous avons constamment roulé aussi vite que les limitations de vitesse le permettaient, et avons pleinement exploité le pilote automatique, la climatisation/chauffage, la musique, les fauteuils massants, et nous avons pleinement profité des 245 kW/333 ch à chaque sortie de (télé) péage.
Certes, une consommation de 24,5 kWh/100 km n’est pas un exploit. Sur les départementales de ce plat pays, nous consommons 20 à 22 kWh/100 km, un bon score compte tenu du gabarit du véhicule, semblable à celui de voitures beaucoup plus compactes comme l’EQA. Au départ de notre trajet retour Nantes-Paris, nous démarrons avec seulement 57 % de batterie.
Recharge Rapide et Facile
Première bonne nouvelle : la Mercedes EQS est l’une des premières voitures non-Tesla compatible avec la technologie Plug & Charge. On branche la voiture et la charge démarre directement. Deuxième bonne nouvelle : la puissance est déjà à 150 kW après 45 secondes et continue à augmenter pendant 6 minutes jusqu’à 190 kW. Mais nous n’avons pas terminé notre goûter et la charge se poursuit, diminuant progressivement jusqu’à 100 kW quand nous la débranchons à 83 % après 28 min.
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Troisième bonne nouvelle : ce trajet fut aussi l’occasion de tester la recharge sur un Superchargeur ouvert aux non-Tesla, en l’occurrence celui de Vélizy 2, en deux temps. Une première fois à l’arrivée, batterie chaude et à 27 %, où la puissance a de nouveau atteint 150 kW après seulement 1 min, avant d’atteindre un pic à 180 kW après 7 min.
Tableau Récapitulatif de la Recharge
| Lieu de Recharge | État de la Batterie au Départ | Puissance Maximale Atteinte | Durée de la Recharge | État de la Batterie à l'Arrivée |
|---|---|---|---|---|
| Superchargeur Vélizy 2 | 27 % | 180 kW | Variable | N/A |
| Borne de recharge rapide | 57 % | 190 kW | 28 min | 83 % |
Confort et Expérience de Conduite
Sur le plan du confort, d’abord, tout est mis en œuvre pour le maximiser. Les fauteuils « multi-contours » et surtout l’appuie-tête avec son coussin s’ajustent parfaitement à chaque morphologie et parfont le confort. Le réglage en profondeur de l’appuie-tête en particulier permet d’en profiter sans pencher la tête en arrière, comme c’est souvent le cas. L’EQS soigne aussi le confort de conduite.
Sur autoroute, d’abord, elle propose une conduite autonome de niveau 2 convaincante (niveau 3 en Allemagne). Mieux, en cas d’embouteillage, elle peut se déporter automatiquement pour former une « voie d’urgence ». Aussi, le régulateur s’adapte automatiquement aux changements de limitation de vitesse, à la baisse mais aussi à la hausse, sans confirmation du conducteur. Ce (co)pilote automatique soulage donc le conducteur lors des phases de conduite monotones et libère du temps de cerveau pour discuter, penser ou profiter du paysage.
Cette très grande berline sait en revanche faire oublier sa longueur de 5,2 m avec ses 4 roues directrices (en option), qui procurent des sensations inédites : la voiture pivote quelque part entre son centre et son essieu arrière, et non sur son essieu arrière comme toutes les autres voitures, ce qui, contre toute attente, lui permet de se faufiler facilement dans des rues étroites.
Technologie Embarquée
La Mercedes EQS est par ailleurs une vitrine technologique. Notre modèle était évidemment équipé de la nouveauté phare de l’EQS, celle à laquelle même la Classe S n’a pas droit : l’Hyperscreen. Elle abrite en réalité trois écrans indépendants : un écran LCD de 12,3 pouces pour le « combiné d’instrumentation » derrière le volant, un grand écran OLED central de 17,7 pouces et un écran OLED de 12,3 pouces face au passager avant.
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Le tarif rend l’« hyper écran » aberrant (« frérot »), mais le produit est abouti. L’interface MBUX a été adaptée pour exploiter pleinement le grand écran central. Les réglages de climatisation et les différents « modules » (musique, téléphone, navigation) cohabitent sans problème en surimpression d’une grande carte qui permet de se repérer à grande échelle. Le grand écran central permet de naviguer plus confortablement que sur l’écran conventionnel des autres Mercedes dans les innombrables fonctions du système d’info-divertissement.
L’écran de droite quant à lui permet au passager avant soit d’assister le conducteur, en utilisant des fonctions sur son propre écran avant d’éventuellement les transférer sur l’écran central, soit d’utiliser certaines fonctions, comme le fauteuil massant, sans déranger le conducteur. Il peut connecter un casque Bluetooth et écouter une musique différente.
Sur l’écran du combiné d’instrumentation, Mercedes a simplifié l’interface, par rapport à l’EQA, ce qui nous paraît bienvenu. D’autant que la voiture propose un affichage tête haute (HUD) qui affiche les informations essentielles (vitesse, navigation, régulateur…) dans le champ de vision, en surimpression de la route.
À défaut, la réalité augmentée s’affiche sur l’écran central, en surimpression d’une caméra fixée au rétroviseur central. Cette dernière permet aussi d’afficher les feux tricolores à l’écran, ce qui dispense de sortir la tête de l’appuie-tête lorsqu’on s’arrête à un feu dépourvu de répétiteur (le rappel à mi-hauteur).
En somme, MBUX est un des rares systèmes d’info-divertissement qu’on utilise volontiers à la place d’Apple CarPlay ou d’Android Auto (qu’il intègre d’ailleurs élégamment). La « navigation avec Electric Intelligence », qui intègre (désormais) efficacement les recharges aux longs trajets, et qui est l’un des rares à permettre de choisir le niveau de charge avec lequel on souhaite arriver à destination, est l’un de ses principaux atouts.
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Points à Améliorer
Nous avons néanmoins deux regrets concernant le système d’info-divertissement de l’EQS. Le premier est assez anecdotique, mais regrettable sur une voiture de cette gamme : l’écran LCD du conducteur et l’écran OLED central manquent d’homogénéité. Le second est plus gênant : les commandes tactiles au volant sont nettement moins instinctives que les molettes ou les boutons d’un EQA. Une semaine d’utilisation quotidienne n’aura pas suffi à enregistrer le bon dosage pour ajuster la vitesse ou le volume d’un seul cran.
Équipements Courants sur les Modèles d'Occasion
Voici une liste d'équipements que l'on retrouve fréquemment sur les Mercedes EQS d'occasion en Allemagne :
- Alarme antivol (Urban Guard)
- Jantes en alliage de 20 ou 21 pouces
- Volant sport multifonction en cuir
- Sac à skis/objets longs
- Vitres électriques
- Climatisation automatique
- Système de navigation
- Rétroviseur intérieur/extérieur électrochromatique
- Toit coulissant panoramique électrique
- Applications décoratives
- Couvre-coffre
Note Importante: Les systèmes d'assistance à la conduite et de sécurité sont des dispositifs d'aide et ne vous déchargent pas de vos responsabilités en tant que conducteur.
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