L’automobile est souvent une affaire de passion, de style, d’élégance. Mais parfois, il arrive que le design prenne une route bien différente, et que la postérité retienne surtout les “erreurs de parcours”. Certaines voitures sont devenues des légendes, non pas pour leur beauté, mais pour leur audace - ou leur ratage complet. Il y a des modèles qui font tourner les têtes, mais pas toujours pour de bonnes raisons. Et si, au fond, la vraie légende automobile, c’était aussi le droit d’être (très) moche ?

La Fiat Multipla : L'Ingéniosité au Détriment de l'Esthétique

Difficile d’ouvrir un classement des voitures moches sans évoquer la Fiat Multipla. Présentée à la fin des années 90, elle fut d’abord saluée pour son ingéniosité : trois places à l’avant, une modularité sans égale, un format compact… Mais c’est surtout son style “double étage”, avec ses phares globuleux et son capot boursouflé, qui a marqué les esprits. La Multipla a longtemps été la risée des automobilistes : moquée dans les pubs, citée en exemple dans tous les tops du design raté, elle a souffert de son look de vaisseau spatial tombé du camion. Pourtant, avec le temps, elle est devenue attachante, presque attendrissante. Aujourd’hui, certains collectionneurs s’arrachent les premiers modèles pour leur côté “so ugly it’s cool”.

La Pontiac Aztek : L'Échec Commercial Devenu Culte Grâce à Breaking Bad

Dans le genre “design incompris”, la Pontiac Aztek occupe une place à part. L’Amérique des années 2000 voulait du SUV, du volume, de l’aventure… Pontiac a tout donné, mais en mélangeant toutes les tendances dans une même silhouette improbable. Résultat : un avant massif, un arrière taillé à la hache, des vitres cassées, des lignes qui s’entrechoquent. L’Aztek a été un échec commercial cuisant, au point de devenir le symbole du “moche made in USA”.

La série Breaking Bad lui a offert une seconde vie : Walter White roule en Aztek, et toute une génération a redécouvert la bête, mi-gênée, mi-fascinée. L’ironie, c’est qu’aujourd’hui, elle commence à être recherchée pour son statut culte, mais aucun designer n’a jamais osé en revendiquer la paternité.

La Nissan S-Cargo : Une Caricature à Roulettes Venue du Japon

Le Japon n’a jamais eu peur d’oser, mais parfois, le résultat frise l’absurde. La Nissan S-Cargo est un micro-van conçu pour la livraison urbaine… et pour faire sourire les enfants. Avec ses formes arrondies, sa petite calandre rigolote et sa silhouette d’escargot (d’où son nom), la S-Cargo est une caricature à roulettes.

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Vendue seulement au Japon à la fin des années 80, elle n’a jamais été pensée pour séduire l’Occident. Mais sa bouille unique en a fait une icône underground chez les amateurs de voitures “kawaii” ou de bizarreries mécaniques. Croisement improbable entre une Citroën 2CV Fourgonnette et un jouet Playmobil, la S-Cargo assume son côté “moche décomplexé” : elle ne cherche pas à plaire, mais à exister autrement.

La Tatra 603 : L'Erreur Sublime du Bloc Soviétique

Parmi les légendes de l’Europe de l’Est, la Tatra 603 occupe une place à part. Produite de 1956 à 1975, cette berline de prestige réservée aux élites du bloc soviétique aurait pu rivaliser avec les plus belles Mercedes ou Cadillac… si son design n’avait pas déconcerté tout le monde.

L’avant tout en rondeurs, le triple phare central (sur les premiers modèles), la poupe fastback surdimensionnée : la Tatra semble dessinée pour un dessin animé de science-fiction plus que pour un ministre communiste. Pourtant, la 603 était très avancée techniquement, avec son V8 à l’arrière et son aérodynamique audacieuse. Mais personne ne s’est jamais remis de son look improbable. Aujourd’hui, la Tatra est devenue un collector, précisément parce qu’elle assume jusqu’au bout son statut “d’erreur sublime”.

La Lykan Hypersport : Le Summum du "Moche Premium"

Parler de voitures moches sans évoquer un modèle moderne serait réducteur. La Lykan Hypersport, lancée dans les années 2010 par W Motors, voulait incarner le luxe ultime : moteur surpuissant, diamants dans les phares, carrosserie de science-fiction, prix stratosphérique… Sur le papier, c’était la supercar de tous les excès. Mais à force de vouloir en faire trop, la Lykan a surtout choqué par ses angles agressifs, ses prises d’air bizarres et sa silhouette de jouet mal assemblé.

Certes, elle est entrée dans la légende grâce à Fast & Furious et à sa fiche technique hallucinante. Mais côté look, difficile de trouver plus clivant : certains crient au génie futuriste, d’autres y voient le summum du “moche premium”.

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L'Importance du Design Automobile

Qu’elles aient été créées par excès d’audace, par erreur de calcul ou par pure provocation, ces cinq voitures prouvent qu’on peut marquer l’histoire autrement que par la beauté. Parfois, c’est le moche qui attire l’attention, qui fait sourire ou grincer des dents… et qui finit, à force d’être moqué, par devenir culte. Le design automobile a ses codes, mais il lui arrive aussi, heureusement, de prendre la tangente. On dit souvent que l’histoire ne retient que les plus beaux. Mais en automobile, même les voitures les plus moches finissent par devenir inoubliables.

Vous êtes sûrement habitués à découvrir les véhicules les plus exclusifs et les plus spectaculaires qu'a à proposer le monde de l'automobile. Mais cette fois, il est temps de prendre le contrepied, en mettant en avant les voitures au design les plus surprenants de l'histoire. Même si quelques-uns de ces véhicules ont connu une courte carrière, ils sont restés dans la légende en raison de leur look étrange. Certains sont particulièrement atypiques, ce qui ne les a pas empêché de trouver leur public...

Attention, si un véhicule se retrouve dans ce top, après une sélection ouvertement subjective, ce n'est pas synonyme d'échec commercial ou d'une voiture mal faite. Rappelons que certains ont été développés dans un but précis et leur look leur a permis d'assurer les fonctions pour lesquelles ils ont été créés. Il s'agit donc d'une liste non exhaustive que vous pourrez enrichir en utilisant les commentaires en bas de page. Si le produit est techniquement bon, le style est vraiment à la ramasse. Il ne suffit pas de faire futuriste, il faut aussi séduire. Et pour cela il faut employer des recettes qui datent de plusieurs dizaines de millions d'années ... A savoir les codes esthétiques universels qui pont été amenés par le monde animal (par exemple les félins).

Quelques Autres Exemples de Voitures au Design Discutable

  • La deuxième génération de Q7 semble avoir été croisée avec une Passat tellement son style est sage et insipide.
  • Dans le genre ratage, la Série 7 E65 est un exemple parfait.
  • Si la Série 5 E60 a bien vieilli, à sa sortie elle a déçu certains admirateurs de ce modèle.
  • La série 2 Gran Coupé n'est ni esthétique ni respectueuse du format coupé 4 portes.
  • BMW ne semble pas apprendre du passé.
  • Entre son regard sans conviction, ses grandes dents (calandre), ses proportion douteuses et des éléments de style maladroits, il était difficile de proposer quelque chose d'aussi moche.
  • Le style de cette Série 5 est plus que décevant, où sont les proportions parfaites que BMW nous avait habitué ?
  • Bref, le C4 Cactus ressemble à un Zodiac tellement ses Airbump manquent de raffinement.
  • Puisqu'on semble aimer la médiocrité au niveau du style, les équipes de Citroën se font encore une fois plaisir sur cette nouvelle génération de C4.
  • Le style fait donc penser à une Cx (pas super pour le sexappeal) !
  • Autrefois doté d'une belle personnalité et d'un style attirant, le Voyager a tout perdu en 2008.
  • Elle a donc tué la légende Delta, rien que ça !
  • LA 812 Superfast cumule un avant très moyen avec une poupe bien trop chargée.
  • Dans le genre moyen, la 456 M Scaglietti est un bon exemple.
  • La troisième génération de Kuga me laisse un peu de marbre.
  • Ils ont voulu transformer une Fiesta en SUV et il semble que le designer était un stagiaire de première année.
  • Dans le genre insipide, la dernière NSX est franchement une bonne cliente.
  • L'i20 de 2021 est franchement des plus douteuses.
  • Le Velar est une superbe machine, dommage qu'il est adopté des optiques de ce genre à l'arrière.
  • Toujours chez Land Rover, le Discovery a un arrière assez étrange.
  • Sans être moches, les Maserati des années 2010 n'ont pas plus et se sont très mal vendues.
  • J'ai peut-être un problème mais cet EQC me donne la nausée, rien de moins.
  • Après deux générations de ML au top, Mercedes nous a pondu cette horreur.
  • Le dernier restylage de la SL génération R230 est vraiment à oublier.
  • Le troisième opus de la CLS déçoit comparé aux générations précédentes.
  • La première Clubman (si on omet les anciennes) ne fut pas très appréciée.
  • Hélas, plus moche tu meurs aussi.
  • La Micra a toujours eu du succès, sauf pour cette génération sans grande inspiration.
  • On a déjà vu pire mais la Panamera I a été couronnée de déception concernant sa poupe.
  • Le Cayenne deuxième génération n'a pas franchement hérité d'optiques arrière à la hauteur des versions précédentes.
  • Avec un style qui pourrait faire croire que Louis XIV a participé à l'élaboration du design, l'Espace V est plutôt controversé.
  • Si la Laguna I fut une réussite totale, toutes les autres générations ont été affublées de designs franchement douteux.
  • La dernière des SAAB (95) n'a pas su sauver la marque.
  • Si la gamme Skoda assure niveau praticité et qualité perçue de l'habitacle, niveau style il me semble que c'est l'ennui total.
  • A 100 000 euros environ, l'esthétique moyen du Model X de Tesla passe assez mal.
  • Voici l'auto qui a tué le mythe Imprezza.
  • Au delà d'être esthétiquement décevant, le Land Cruiser 15 semble aussi venir des années 90/2000.
  • Que ce soit en hybride simple ou rechargeable, les Prius de quatrième génération sont franchement allés trop loin.
  • Pour gagner en praticité, la Golf Plus a alors perdu tout son charme.
  • On peut dire qu'en voulant moderniser le style, les designers ont peut-être perdu le charme naturel de la Golf.
  • Bref, la Up!
  • Cet Hamburger de chrome est aussi très lourd à digérer.

Bien sûr, il y a les incompétents de la planche à dessin, les cancres du crayon à qui on a confié la responsabilité d’une ligne, ou encore ceux à qui on a demandé l’impossible. Mais au royaume de l’injustice, les audacieux sont trop souvent rois. C’est aussi pour avoir voulu casser les codes, innover ou surprendre, que quelques designers ont mis sur le marché des autos laides, disgracieuses ou mal proportionnées. Au secours !

« La voiture qui fait peur aux enfants » aurait pu être le slogan imaginé par Jacques Séguéla et son équipe, en charge de la communication de la Citroën Visa. Le publicitaire avouera plus tard : « la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a… ». « Et la plus laide ?.. » aurait-il pu ajouter. Incroyable. A une époque où le style est devenu la première motivation d’achat, et dans une catégorie de voiture coup de cœur, qui, chez le premier constructeur français, a pu laisser sortir une telle horreur ?

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Ce petit roadster est une insulte au design. Œuvre (?) de Philippe Le Quément, qui allait devenir le designer star de Renault quelques années plus tard, la Ford Scorpio a d’abord bénéficié d’un accueil plutôt favorable. On louait son originalité à une époque où l’uniformisation guettait la production automobile.

Parfois, le designer n’est pas seul responsable du désastre. Témoin cette Fiat Multipla, absolument géniale dans son cahier des charges : six places (deux rangées de trois sièges) en à peine plus de quatre mètres de long. Mais pour obtenir un tel concept, il a fallu manier des trésors d’ingéniosité en matière de style. Résultat : jugez par vous-même et partez en courant.

Difficile de cohabiter avec une légende comme la Mini. L’Allegro, comme la Princess ou d’autres horreurs de la marque oubliées, devait permettre à Austin de se diversifier, de monter en gamme et de s’affranchir de la Mini-dépendance.

Les constructeurs italiens disposent de cette capacité de génie, qui peut leur faire dessiner les plus belles voitures du monde et commettre de temps à autre d’inexplicables catastrophes esthétiques. Il ne suffit pas de le dire. Lorsque la Skoda Superb a été dévoilée, son nom a bien fait rire. Car objectivement, cette auto était tout sauf ça.

Eh oui, BMW n’a pas produit que des chefs-d’œuvre. Dans les années 50, la marque est au bord de la faillite et se résout à investir le marché de la petite voiture de ville en prenant la licence de l’Isetta au constructeur italien Iso. Mais avec ce tricycle, dans lequel les deux occupants pénètrent par la face avant faisant office de porte, BWM n’a pas gagné en image. Quand on en voit une, on s’en souvient.

Avant de s’adjoindre les services de l’ancien styliste d’Audi, Kia, devait certainement confier le dessin de ses voitures à des élèves de CM2. Cette Opirus s’inspire vaguement de la Jaguar S-Type, le strabisme en plus. Quant à l’arrière, personne n’a dû s’en occuper.

Ah, que n’a-t-on écrit sur la Vel Satis ? Finalement, elle constituera la dernière tentative de Renault dans le haut de gamme. Un échec total. Pourtant, la démarche était intelligente : plutôt que d’attaquer les allemands frontalement, les designers avaient décidé de miser sur la différenciation, en s’inspirant du luxe à la française, représenté par les maisons de haute de couture. Las, cette ligne baroque n’a jamais plu et la voiture était très mauvaise, ce qui ne pardonne pas dans cette catégorie.

Assez curieusement, Morgan, vénérable marque britannique qui sort un nouveau modèle tous les quarante-cinq ans, a inventé la voiture qui louche. Opération suicide, soldée par un désastre commercial que même un aveugle aurait certainement pu prévoir.

Comme le diable, l’esthétique se niche dans les détails. Prenez cette Peugeot 309, d’une laideur qui s’exprime uniquement de l’arrière. Eh bien figurez-vous qu’elle partage 80% de sa ligne avec le modèle plus successfull de l’histoire de la marque, sa majesté 205. Rallongée de quelques centimètres pour accueillir un coffre généreux -et faire croire qu’il s’agissait d’une familiale-, la star s’est transformée en voiture totalement ringarde.

Même concept, même punition que la Peugeot 309. Cette fois, c’est la fantastique Renault 5 (meilleure voiture française du siècle dernier ?) qui a servi de base à cette petite berline trois volumes. La Siete (sept en français), heureusement jamais vendue chez nous, s’adressait au marché espagnol où les voitures à coffre rencontraient un succès bien plus grand que les modèles à hayon.

Si le monospace Dacia est unanimement reconnu comme l’une des autos les plus intéressantes du marché -rapport prix/habitabilité imbattable-, on ne peut pas dire que son look ait fait l’objet d’un gros investissement. Quand une auto de série se prend pour une voiture de course, l’aventure se termine souvent dans le décor.

Opel n’a jamais été un grand spécialiste des suspensions. Mais là, avec la Corsa deuxième génération, on touche le fond. C’est le cas de le dire, tant les nids-de-poule ou ralentisseurs se rappellent directement aux vertèbres des occupants. Dans sa version sportive GSI, on atteint le niveau danger, car les performances étaient élevées.

Voici une auto dont l’étude de marché aboutissait à une prévision de ventes extrêmement précise : zéro voiture vendue par an. Pour quelle raison ? Tout simplement parce que cette grande familiale 100% électrique est objectivement inutilisable. Taillée pour les longs voyages du fait de ses dimensions, il lui faut une semaine pour faire un aller-retour Paris-Marseille (temps de charge compris bien entendu).

La 411 voit le jour à une époque où VW, dépendante de la Coccinelle depuis trente ans, doit absolument se diversifier, mais utilise pour cela les mêmes principes que pour son best-seller. Ainsi, cette grande berline conserve-t-elle l’architecture avec moteur arrière refroidi par air, totalement inadaptée pour une familiale.

A cette époque, Citroën vivait sur les cendres de son image de marque innovante, construite sur la Traction et la longue lignée des DS. Entamée dans les années soixante-dix, cette traversée du désert durera plus de vingt ans. Deux décennies durant lesquelles la firme aux chevrons produira des autos à la qualité de fabrication absolument effroyable.

Nous sommes en 1999. A la surprise générale, Nissan, qui a beaucoup investi ces dernières années, est au bord de la faillite et doit conclure une alliance avec Renault qui en prend le contrôle. Pour sauver la marque, Carlos Ghosn le nouveau président, entreprend la relance en même temps qu’un plan de réduction des coûts. Une stratégie qui se traduit par des nouveaux modèles au look séduisant, mais fabriqués à l’économie.

Déjà, appeler une voiture phonétiquement “c’est zéro” aurait dû alerter les quelques esprits lucides de la marque aux chevrons. Prémonitoire, le concept débouchera sur des ventes du même niveau.

De façon absolument irrationnelle, l’automobile fait partie de ces rares secteurs où un mauvais produit peut parfois traverser les âges avec succès.

Vous êtes passionné de voiture et de design ? Pensez à feuilleter les 568 pages de The Atlas of Car Design (L'Atlas du design automobile) publié par Phaidon.

Les lecteurs sont nombreux à nous demander notre liste des voitures les plus laides du monde. Par soucis d'honnêteté, nous ne parlerons pas ici de la Fiat Multiplia que nous apprécions, ni de la Citroën BX et encore moins de la BMW série 7 e65 dont le designer (Chris Bangle) avait fait l’objet de la première pétition mondiale sur internet contre un designer. Voici donc une liste de ce qui s'est fait de pire selon nous.

Quelques Autres Voitures Considérées Comme Moches

  • Toyota Mirai (2015-2020)

Rien ne va sur cette voiture concave et convexe à la fois, rectiligne et boursoufflée, avec une malle arrière proéminente, un brin angoissante, d’autant qu’elle dissimule un réservoir d’hydrogène à 700 bars qui alimente la pile à combustible produisant l’énergie pour le moteur électrique de 151 ch. Fort heureusement, le massacre doit s’arrêter cette année.

  • Nissan Juke (2010-2019)

Jusqu’à l’arrivée du Nissan Juke en 2010, il était à peu près facile de reconnaître les phares d’une voiture. Mais la sortie de ce petit SUV urbain en 2010 brouille les cartes : les phares sont-ils les cercles de part et d’autre de la calandre ou les longs tubes de verre de chaque coté du capot ? Et que dire de la partie arrière avec ses ailes sculptées qui lui donnent un air de nain de jardin bodybuildé ?

  • Pontiac Aztek (2000-2005)

Ce mauvais mélange entre un SUV et un monospace apparu chez la filiale populaire de General Motors a non seulement souffert de son design mais aussi de sa motorisation faiblarde : un V6 3.3 L de 185 ch, trop timide face aux V8 full size de la concurrence yankee. Echec commercial avéré, n’ayant jamais réussi à attendre la moitié des 75.000 exemplaires prévus par an, sa rédemption est arrivée trois ans après la fin de la production avec la série Breaking Bad qui met en scène un prof de chimie loser et malade qui se lance dans la fabrication de meth.

  • Renault Vel Satis (2002-2009)

En France, on n’a pas de gros moteur mais une richesse intérieure. D’où l’idée de concevoir une berline haut de gamme à partir d’un vaste habitacle, lumineux et légèrement surélevé. Tous ceux qui sont montés à bord en étaient émerveillés. Problème, personne ne voulait y entrer tellement la carrosserie disproportionnée en forme de fer à repasser géant échouait à faire valoir dignement son propriétaire. Dommage car son silence et son confort en faisaient une référence absolue dans sa catégorie.

  • Peugeot 407 (2004-2011)

Chez Peugeot, on a longtemps fait confiance au bureau de style Pininfarina pour la 403 ou la 406. Mais pour la 407 c’est Gérard Welter, l’homme qui a dessiné la 205 qui s’y colle. Catastrophe ! La 407, avec sa malle arrière enfoncée, rappelle le drame de la cassure du coffre de la 504 et les interminables feux avant qui s’étiraient de chaque côté du capot faisaient craindre de les abîmer à chaque créneau en ville.

  • Ford Scorpio 2 (1994-1998)

Les très courtes carrières n’augurent généralement rien de bon. Et le plus souvent, le look n’est pas étranger à un échec commercial. La faute ici aux yeux de gros batracien fatigué qui servaient de phares et aux rondeurs propres à la doctrine du « bio design » qui sévissait chez Ford à l’époque. Pourtant près de 100.000 exemplaires de cette deuxième Scorpio ont été produits, soit plus que la Renault Vel satis et la Citroën C6 réunies ! Avec ses roues arrière motrices et sa sellerie enveloppante, cette berline statutaires n’a jamais eu l’étoffe des Mercedes ou BMW.

  • Hyundai coupé 1996-2001

Avant de devenir la marque championne du monde des rallyes 2019 ou de se spécialiser dans les SUV garantie 5 ans, Hyundai s’est longtemps cherché un style. La preuve avec ce coupé compact aux formes mollassonnes baptisé Tiburon sur certains marchés. Si la première version (RD1) restait encore assez discrète, la version RD2 avec phares ronds et entailles saillantes le long de la carrosserie n’avait pour elle que l’arrivée du vaillant 4 cylindres 2 L de 138 ch en remplacement du 1,6L précédent.

  • Honda Civic Mk8 2005-2010

A GQ, nous avons toujours eu beaucoup de respect pour la marque Honda et sa pétillante petite Civic apparue en 1972. Après tout, c’est la voiture que conduit Bruce Willis dans Pulp Fiction. Sauf qu’au fil des années, les versions se sont systématiquement enlaidies jusqu’à toucher le fond en 2005, avec la 8ème version (Mk8).

  • Subaru SVX 1991-1997

Avec ce coupé, la marque japonaise spécialisée dans les voitures à quatre roues motrices sort le grand jeu : un moteur 6 cylindres comme la Porsche 911 (3,3 L de 240 ch) et une ligne confiée à Giorgietto Giugiaro, l’homme qui a dessiné la DeLorean de Retour vers le Futur. Problème : la longue silhouette de cette GT se termine par un coffre de berline familiale et l’immense surface vitrée façon cockpit d’avion a imposé aux ingénieurs de rogner sur l’ouverture des vitres à mi-hauteur seulement.

  • UMM Alter (1984 -2004)

Comparé à ce 4X4, le Ssangyong Rexton est un prix de beauté. Il fut longtemps utilisé par les pompiers en montagne, non pas parce que son look faisait peur aux feux de forêt, mais parce que son capot méchamment incliné permettait au conducteur de toujours savoir où il mettait ses roues avant, même dans les fortes pentes. A l’origine, il s’agissait d’un véhicule créé par le Français Bernard Cournil, à partir de pièces de Jeep Hotchkiss et motorisé avec un diesel Peugeot 2,5 L ou 1,9L. Construit sous licence au Portugal jusqu’à la faillite d’UMM en 2004.

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