L'histoire de Mercedes à Saint-Georges-de-Reneins est marquée par une transition significative vers un atelier moderne et innovant à Arnas. Retour sur les étapes clés de cette évolution.

Le Groupe Bernard : Un héritage familial

« Le groupe Bernard a été créé en 1921 par Alfred Bernard », explique Marie Molle, la responsable santé sécurité groupe. Toujours dirigé par la famille, il emploie 3 100 personnes sur 128 sites et propose la vente et la réparation de plusieurs marques de véhicules, parmi lesquelles Mercedes Benz.

De Saint-Georges-de-Reneins à Arnas

Il y a encore un an, la concession aujourd’hui arnassienne était située à Saint-Georges-de-Reneins, à une dizaine de minutes du lieu actuel.

Devant ce chiffre, les dirigeants se demandent s’il ne serait pas plus intéressant de créer un nouvel atelier, de toutes pièces, sur un terrain dont le groupe est propriétaire, à Arnas.

Un atelier moderne axé sur la sécurité

Le bâtiment est vaste - 1 500 m2 dont 1 000 m2 d’atelier. Il accueille 22 personnes, dont 8 à l’atelier, et reçoit plus de 200 véhicules par mois pour de la maintenance ou de la réparation.

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Équipé de meubles noirs, l’atelier comprend de vastes ouvertures laissant entrer la lumière naturelle (portes sectionnelles translucides motorisées, voûte zénithale centrale avec grilles anti-chutes…). Les véhicules entrent d’un côté et ressortent de l’autre, toujours en marche avant.

Gestion des risques chimiques

À l’intérieur de l’atelier, les risques chimiques ont fait l’objet de nombreuses attentions.

Pour capter les émissions de moteurs diesel 2, cinq enrouleurs d’extraction ont été installés.

« On essaie de faire tourner le plus possible les véhicules à l’extérieur, mais lorsque nous devons effectuer des réglages, ils ont lieu dans l’atelier », précise Yannick Pillon, le chef d’équipe poids lourds.

Trois enrouleurs sont destinés aux poids lourds, deux autres aux VUL.

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« Ceux pour les poids lourds ont des flexibles d’un diamètre de 150 mm pour un débit de 1 000 m3/h, précise Pamela Brun, ingénieure-conseil au laboratoire interrégional de chimie de la Carsat. Ceux destinés aux VUL font 100 mm, pour un débit de 400 m3/h, de façon à respecter les exigences Carsat et INRS. »

Sécurité et efficacité des fosses

Le jour de notre venue, huit véhicules étaient pris en charge dans l’atelier, dont trois poids lourds positionnés au-dessus de deux fosses.

Longues de 22 m, elles peuvent accueillir chacune deux véhicules simultanément. Elles bénéficient d’une couverture motorisée, en aluminium, en deux parties, qui peut supporter 25 tonnes au m2.

« Les chutes sont une vraie préoccupation… même si un seul accident me vient à l’esprit.

Dans la fosse, le mécanicien bénéficie d’un éclairage led performant et d’une ventilation de fond de fosse asservie à l’éclairage, conformément à la recommandation R469 3.

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« C’est important, au cas où des liquides inflammables ou produits dangereux se déverseraient dans la fosse, souligne Pamela Brun.

Gestion des fluides et équipements

De plus, des récupérateurs mobiles des fluides vidangés sont à la disposition des mécaniciens.

La très grande majorité des fluides sont stockés dans des cuves sur rétention situées dans un local dédié ventilé.

« Nous n’avons pas moins de cinq types d’huiles - deux pour les moteurs, une pour les boîtes, une autre pour le pont et une hydraulique - et il nous faut donc cinq réseaux, d’où ces nombreux circuits », remarque Étienne Donjon.

Un pont roulant permet de déplacer les charges les plus lourdes, et un système innovant aide les mécaniciens à extraire les systèmes de freinage (moyeu, étrier, disque) sans les porter.

Un projet réussi grâce à la prévention

Devant l’atelier mis en service l’été 2023, Gilles Sospedra ne cache pas sa satisfaction : « C’est une très belle réalisation, qui a pu voir le jour parce que les dirigeants étaient convaincus, mais aussi parce que la prévention des risques professionnels a été prise en compte très tôt dans le projet. »

Les salariés, à travers le CSE, ont été associés : ils ont pu visiter les lieux, se rendre compte des volumes et de l’organisation future. Il leur a cependant fallu un peu de temps pour s’approprier les lieux, reconnaît Marie Molle : « Ce site est un peu devenu notre vitrine, déclare-t-elle.

Nous avons d’autres projets en cours, dans d’autres régions. Je m’appuie beaucoup sur ce qui a été fait à Arnas pour arriver à des résultats similaires...

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