Nissan West Europe annonce des changements au sein de sa direction à compter du 1er avril, début de l'année fiscale 2022-2023 pour Nissan. Jérôme Biguet est nommé Directeur Marketing. Jérôme Biguet était jusqu'à présent en charge du Pricing de Nissan Europe. Jérôme est entré chez Nissan West Europe en 2002. Il a d'abord occupé le poste de Chef de Région Après-Vente avant de prendre de nombreuses responsabilités au sein des départements Marketing (lancement du premier QASHQAI) et Ventes.

Suite à sa nomination, Jérôme Biguet a déclaré : « Je suis heureux de revenir au marketing de Nissan West Europe alors que nous nous préparons à lancer de nouveaux produits exceptionnels, en particulier l'ARIYA, notre premier crossover 100 % électrique qui ouvre une nouvelle page passionnante de l'histoire de Nissan.

Le Nouveau Siège Européen à Montigny-le-Bretonneux

Pour se relancer, Nissan doit aussi assainir son bilan. La réduction des coûts est à l’ordre du jour. Nissan, qui vient de créer un nouveau grand siège pour ses activités européennes à Montigny-le-Bretonneux en région parisienne, va fermer d’ici à 2022 son siège suisse de Rolle, inauguré en 2007. C’était en effet une absurdité car les dirigeants étaient… sur les bords du lac Léman et leurs troupes à Montigny-le-Bretonneux, dans des anciens bâtiments. Une absurdité, notamment en termes de management.

Le constructeur automobile japonais en difficulté, engagé dans une vaste restructuration, a confirmé avoir entamé des consultations avec les représentants du personnel de Nissan Automotive Europe, son bureau régional à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines), qui compte environ 560 employés.

Contexte de Saint-Quentin-en-Yvelines

Depuis le 1er janvier 2004, Saint-Quentin-en-Yvelines n'est plus une « ville nouvelle », mais une communauté d'agglomération comme il en existe partout en France. Entré il y a un an dans le droit commun, Saint-Quentin, qui regroupe sept communes des Yvelines _ Elancourt, Guyancourt, La Verrière, Magny-les-Hameaux, Montigny-le-Bretonneux, Trappes et Voisins-le-Bretonneux _, a pris son destin en main, après avoir « grandi » pendant plus de trente ans sous la protection de l'Etat.

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Depuis 1970, date de sa création, Saint-Quentin-en-Yvelines et quatre autres villes nouvelles de la région parisienne _ Evry, Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée et Sénart _ étaient l'objet d'un « intérêt national ». L'idée était à l'époque de créer des agglomérations satellites autour de Paris suffisamment distinctes pour disposer d'une vie de quartier et d'une autonomie économique, culturelle, universitaire. L'Ile-de-France devait être en mesure d'accueillir une démographie que l'on prévoyait trop importante à Paris et sa première couronne. Le concept de « ville nouvelle » a ainsi été inventé et mis en place par un haut fonctionnaire : Paul Delouvrier.

Via son bras armé, l'établissement public d'aménagement (EPA), l'Etat a ainsi orchestré la sortie de terre de cette nouvelle génération de villes, en prenant soin d'équilibrer l'habitat et l'emploi, avec une volonté de maîtriser le prix du foncier. Le retrait récent des pouvoirs publics de Saint-Quentin, comme de Cergy-Pontoise, marque donc une étape importante dans leur histoire.

Développement Démographique et Économique

A l'occasion du transfert des pouvoirs et des 55 hectares de terrains aux collectivités locales saint-quentinoises, le bilan de cette urbanisation d'envergure, menée à marche forcée depuis trois décennies, se révèle positif. On désigne volontiers Saint-Quentin comme la plus réussie des villes nouvelles de l'Ile-de-France. D'un point de vue démographique, elle a rempli sa mission et accueilli plus de 120.000 personnes entre 1970 et 2003.

Sa population a été multipliée par six, passant de 25.000 à 147.000 habitants. Aujourd'hui, 37 % des Saint-Quentinois sont détenteurs du baccalauréat et 14 % sont étudiants. Près de la moitié de la population est âgée de moins de trente ans. La création de logements a accompagné le mouvement.

Du point de vue économique, le bilan est de la même veine. Saint-Quentin est aujourd'hui un pôle d'attraction important en Ile-de-France. Près de 3.000 entreprises y sont installées et 94.000 personnes y travaillent. De nombreux sièges sociaux de renom y ont élu domicile : c'est le cas du Technocentre de Renault, Fiat, Valeo, Hertz, BMW ou Nissan dans le secteur automobile ; de Snecma, Bouygues et Colas dans les domaines de l'aéronautique et de l'ingénierie ; du groupe Malakoff, de la Banque Populaire Val de France et de la Caisse d'Epargne Ile-de-France Ouest dans le monde de la banque et la finance, et enfin de Nortell, France Télécom et Matra Communication dans celui de l'informatique et de la communication.

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Aujourd'hui, près de 40 % de la population active vivent et travaillent sur place. « C'est un pari réussi puisque, à la création de la ville, il n'y avait pas, ou quasiment pas, d'emplois dans cette zone », souligne un ancien de l'établissement public (EPA) de Saint-Quentin.

Facteurs de Réussite

La localisation géographique n'est pas anodine pour expliquer cet essor rapide de Saint-Quentin-en-Yvelines tant en immobilier tertiaire que résidentiel, alors que d'autres villes nouvelles franciliennes, nées pourtant à la même époque, peinent encore à attirer les entreprises ou paient cher leurs erreurs architecturales du passé. Situé à 20 kilomètres à l'ouest de Paris, non loin de la vallée de Chevreuse et de la ville historique de Versailles, ce territoire d'une superficie de 6.800 hectares dispose de deux tiers d'espaces verts et de plans d'eau. Ce cadre de vie a séduit de nombreux habitants et de décideurs.

L'autre atout tient à la bonne desserte autoroutière (A12, A13 et A86) et à un réseau de transports en commun dense (gare SNCF, RER et TGV).

Pour Robert Cadalbert, président de la communauté d'agglomération, deux autres éléments ont aussi contribué à cet essor rapide : « Depuis le départ, les concepteurs de la ville ont joué la complémentarité et la synergie avec les territoires voisins comme Saclay, Vélizy ou Versailles. » « L'autre facteur moteur a été l'effort important réalisé en matière d'investissements publics, aussi bien dans l'éducation que la dans la culture et dans les équipements collectifs », renchérit l'élu.

Défis Actuels et Perspectives

Confronté depuis quelques années à l'érosion des recettes fiscales, la communauté d'agglomération se serre la ceinture et, pour maintenir le cap, a défini trois priorités : le développement, l'équilibre et la solidarité. En matière de logements, elle s'est engagée à construire, entre 2003 et 2008, 400 logements neufs par an. Mais, avec des réserves foncières qui s'étiolent et des prix qui s'envolent, il est aujourd'hui difficile de lancer de nouvelles constructions. Or l'enjeu est désormais crucial pour conserver les habitants.

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S'agissant du développement économique, Saint-Quentin n'est pas épargné par la morosité actuelle du marché de l'immobilier d'entreprise. Avec le temps, la ville a pourtant su renouveler son parc de bureaux et offrir des locaux aux normes internationales.

La dynamique des JO 2012 : En attendant un deuxième souffle, la candidature de Paris comme ville organisatrice des jeux Olympiques de 2012 pourrait stimuler l'activité. En effet, si la capitale est choisie par le CIO le 6 juillet, la communauté d'agglomération accueillera les épreuves de cyclisme, notamment celles sur piste, de VTT et de bicross qui se dérouleront dans le parc de loisirs et notamment sur la « colline de la Revanche », point culminant de la région Ile-de-France.

Les Défis de Nissan en Europe

Les ventes de Nissan ont chuté de 20% l'an dernier sur le Vieux continent. Et elles vont encore reculer cette année, selon l'allié japonais de Renault. En cause: une gamme vieillissante mais aussi un (petit) coup d'arrêt aux rabais et ventes aux loueurs très peu rentables... Nissan va supprimer son prestigieux site européen en Suisse et tout rapatrier en France.

Les ventes se sont effondrées en 2019. Et "elles vont encore baisser en 2020, prévient Gianluca de Ficchy, président de Nissan Europe. La firme de Yokohama a réduit fortement ses volumes en Europe (-20% à 394.000 exemplaires, hors utilitaires selon les chiffres de l’Association des constructeurs européens) l'an passé.

Pour remonter la pente avec des ventes profitables, Nissan entame une longue marche. Il compte d’abord sur un début de renouvellement de la gamme, qui a commencé par le lancement du petit SUV Juke de deuxième génération fin 2019 - toujours produit à Sunderland, dans le nord-est de l’Angleterre. Il devrait ensuite remplacer en fin de cette année son SUV compact - également monté en Grande-Bretagne -, le fameux Qashqai, dont "plus de trois millions ont été vendus en Europe depuis 2006", rappelle le président de Nissan Europe. Ce best-seller, qui a contribué à créer le segment des faux 4x4, est hélas entouré aujourd’hui de rivaux, plus modernes…

Nissan, qui fut le pionnier de l’électrique en grande série, compte aussi beaucoup sur la pression de Bruxelles sur le CO2. Il espère ainsi accroître les ventes de sa Leaf zéro émission, le modèle électrique le plus vendu dans le monde à ce jour au cumul (460.000 dans le monde en dix ans, dont 162.000 en Europe où il est assemblé outre-Manche). A cela s’ajoute le petit utilitaire NV200 en version zéro émission (construit à Barcelone).

Par ailleurs, Nissan a annoncé la suppression de 600 postes sur son site de Barcelone, qui fabrique surtout les pick-ups.

Restructuration et Perspectives

Ce siège, qui supervise également les activités de Nissan en Afrique, au Moyen-Orient, en Inde et en Océanie, devrait faire l’objet de changements majeurs, selon une source proche du dossier qui a souhaité garder l’anonymat.

La direction et les représentants du personnel ont convenu d'examiner en priorité les départs volontaires avant d'envisager tout licenciement contraint, selon un document consulté par Reuters. Les négociations devraient s’achever d’ici au 20 octobre, et l’ensemble des détails sera communiqué au personnel en novembre, d’après ce document et des courriels internes.

Depuis sa prise de fonction en avril, le directeur général de Nissan Ivan Espinosa a annoncé une restructuration radicale incluant la suppression de 15% des effectifs, une réduction de la capacité de production de 30% (soit 2,5 millions de véhicules) et la diminution du nombre de ses sites de production, de 17 à 10.

Chiffres clés de Saint-Quentin-en-Yvelines
Indicateur Valeur
Population (2003) 147 000 habitants
Nombre d'entreprises Près de 3 000
Nombre d'emplois 94 000
Part de la population active vivant et travaillant sur place Près de 40%
Espaces verts et plans d'eau Deux tiers du territoire (6 800 hectares)

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